Même capital, trois durées. Le classement par mensualité et le classement par coût total s'inversent presque toujours.
Ce calcul est une estimation. Le taux réel d'un dossier dépend de son profil, et aucune somme ne peut vous être demandée avant le déblocage effectif des fonds (article L.519-6 du code monétaire et financier).
L’auteur de ce site a dirigé EmpruntGo de 2016 à 2024. Cette société figure dans le relevé des marques éteintes de cette page, qui s’en tient strictement aux données publiées et aux registres publics et ne porte aucune appréciation sur la qualité de son service. Reductis, de son côté, n’est pas immatriculé comme intermédiaire en opérations de banque.
Le meilleur organisme de rachat de crédit dépend de votre dossier
Le bon interlocuteur se déduit de deux chiffres seulement — le montant à regrouper et votre statut d’occupation — parce que ce sont les deux seules variables sur lesquelles les organismes publient des plafonds différents.
Une page mère sert à orienter, pas à énumérer. Voici quatre situations qui couvrent l’essentiel des dossiers. Les marques citées n’ont pas été choisies pour d’autres raisons que celle-ci : leurs bornes chiffrées, publiées au 13 août 2026, englobent le cas décrit.
Propriétaire avec un prêt immobilier en cours et plus de 100 000 € à regrouper
Les banques de réseau s’arrêtent à 75 000 € : restent Créatis, Oney, Sygma et Partners Finances, qui publient une offre adossée à une garantie.
Les banques de réseau sont hors jeu : les mieux dotées — BNP Paribas, LCL, la Caisse d’Épargne — s’arrêtent à 75 000 €, et BNP Paribas exclut l’immobilier de son périmètre. Restent quatre acteurs qui publient une offre adossée à une garantie : Créatis en hypothécaire (50 000 à 400 000 € sur 10 à 25 ans, jusqu’à 75 000 € de trésorerie complémentaire, fin de prêt possible à 85 ans), Oney (10 000 à 2 500 000 € sur 12 à 300 mois), Sygma sur son offre « avec garantie », par courtier uniquement, et Partners Finances (25 ans avec garantie hypothécaire, aucun plafond de montant publié). La contrepartie est chiffrable — le coût de la garantie, puis celui de sa levée — et détaillée sur le rachat de crédit hypothécaire.
Locataire avec environ 30 000 € de crédits à la consommation
C’est le profil le mieux servi du marché, à condition de regarder les planchers : Sofinco ne descend pas sous 20 000 €, Cetelem fixe son minimum à 4 001 €.
C’est le profil le mieux servi : Cofidis de 3 000 à 80 000 €, Cetelem de 4 001 à 250 000 € sur 12 à 180 mois, Créatis jusqu’à 150 000 € pour un locataire, BNP Paribas et LCL de 3 000 à 75 000 €, la Caisse d’Épargne de 1 000 à 75 000 €. Attention aux planchers, souvent ignorés : Sofinco ne descend pas sous 20 000 €, et Cetelem fixe le minimum de son regroupement à 4 001 €, non aux 1 500 € affichés ailleurs sur la même page. Les durées maximales applicables à un rachat de crédit locataire commandent directement la baisse de mensualité atteignable.
Dossier fiché à la Banque de France : aucune des vingt et une marques ne publie d’offre dédiée
Deux voies restent ouvertes : la garantie réelle, qui sort le dossier de la grille de scoring, et la procédure de surendettement, dont le plan est plafonné à sept ans.
Autant le dire franchement : les vingt et une marques du relevé ne publient pas de produit destiné aux personnes fichées. Sofinco l’écrit sans détour : « Il est extrêmement rare que les établissements bancaires accordent un rachat de crédit à une personne inscrite au Fichier des Incidents de Paiement des Crédits aux Particuliers. » Cofidis annonce consulter ce fichier avant toute étude, et CAFPI exclut les personnes déjà engagées dans une procédure de surendettement.
Ce n’est pas une impasse pour autant. Première voie, la garantie réelle : un propriétaire qui apporte un bien change la nature du risque et sort de la grille de scoring, ce qui explique que les rares accords se signent chez les spécialistes de l’hypothécaire et non en agence. Seconde voie, la procédure de surendettement, qui n’est pas un échec mais un droit, et dont le résultat est souvent meilleur qu’un regroupement coûteux : un plan est plafonné à sept ans quand un regroupement long court sur quinze ou vingt-cinq. La comparaison chiffrée des deux figure sur le rachat de crédit en cas de surendettement.
Déjà client d’une banque de réseau : trois exceptions publiées à connaître avant le rendez-vous
La Banque Postale ne rachète pas ses propres prêts, BoursoBank ne fait pas de regroupement à la consommation, et la Banque Française Mutualiste impose un compte à la Société Générale.
Commencez par elle : elle détient vos relevés, votre historique et vos revenus, et n’a aucun frais d’acquisition à récupérer. BNP Paribas accepte d’ailleurs de reprendre des crédits détenus « chez BNP Paribas et / ou dans d’autres établissements bancaires ». Trois exceptions publiées méritent d’être connues avant le rendez-vous.
- 1La Banque Postale ne rachète pas ses propres prêts : les crédits déjà souscrits chez elle sont exclus du regroupement.
- 2BoursoBank ne fait pas de regroupement conso, et l’écrit : « nous ne proposons pas le regroupement de prêts à la consommation ». Elle rachète un crédit isolé de 3 000 à 30 000 € sur 12 à 60 mois, et des prêts immobiliers externes à partir de 100 000 € de capital restant dû, venant d’une même banque et portant sur un même bien.
- 3La Banque Française Mutualiste impose un compte à la Société Générale : son Prêt BFM Perspective suppose « d’être titulaire d’un compte bancaire ouvert à la Société Générale ».
Ce dernier point ouvre une cinquième situation, plus large qu’on ne le croit : agent public, élève d’une école de la fonction publique, agent de la RATP, ou adhérent — même non fonctionnaire — de l’une des vingt-cinq mutuelles sociétaires de la BFM. Le produit est chiffré et daté : 1 500 à 75 000 €, 6 à 96 mois, TAEG fixe de 8,50 % du 1ᵉʳ au 31 août 2026. Les autres options d’un rachat de crédit fonctionnaire se comparent à ce repère précis, et non à un taux moyen de marché.
Les prêteurs regardent trois chiffres avant tout : votre taux d'endettement, votre reste à vivre et le montant qui reste dû. Nous les calculons ensemble, sur vos montants, et nous vous disons franchement si le dossier tient.
Deux crédits en cours au minimum : la condition d’entrée commune à tout le marché
BNP Paribas, Sofinco et la Banque Française Mutualiste l’exigent tous les trois ; Cetelem accepte « au moins un crédit et une dette », et Créatis reprend aussi les factures impayées et les arriérés d’impôts.
Une condition d’entrée vaut partout, et c’est la première à vérifier : deux crédits en cours au minimum, chez BNP Paribas comme chez Sofinco ou à la Banque Française Mutualiste. Cetelem ouvre seul une variante, « au moins 2 crédits en cours de remboursement (ou au moins un crédit et une dette) ». Créatis va plus loin et cite les factures impayées, les arriérés d’impôts, les arriérés de loyer et les dettes familiales parmi les créances reprises.
Le dossier, lui, se prépare : la liste exacte des pièces justificatives à fournir est publiée par plusieurs organismes, et un dossier complet au premier envoi supprime le motif de refus le plus évitable.
Comment un organisme de rachat de crédit accepte ou refuse un dossier
Le circuit est le même partout — scoring, consultation des fichiers, étude par un analyste, comité au-delà d’un certain montant — et les motifs de refus publiés par les organismes eux-mêmes tiennent en six lignes.
Personne ne décrit ce parcours, et c’est pourtant lui qui décide. Un dossier de regroupement suit toujours les mêmes étapes, quelle que soit l’enseigne. La première est machine : le profil emprunteur d’un regroupement de crédits est noté par un algorithme avant qu’aucun analyste ne l’ait lu.
Les six étapes d’un dossier de regroupement, du scoring au déblocage des fonds
Scoring automatique, consultation des fichiers réglementaires, étude par un analyste, comité au-delà d’un certain montant, édition de l’offre, puis déblocage et soldage des créances.
- 1Réception et scoring automatique. Revenus, charges, endettement, ancienneté professionnelle, nature des crédits repris. Cette étape est machine : elle ne discute pas.
- 2Consultation des fichiers réglementaires. Le fichier des incidents de paiement est interrogé avant toute décision. Cofidis l’annonce sur sa page produit, avant même la demande.
- 3Étude par un analyste. Lecture des trois derniers relevés bancaires, ligne par ligne : découverts, rejets, virements non expliqués.
- 4Passage en comité au-delà d’un certain montant. Le seuil n’est publié par aucune marque du relevé ; il explique les délais plus longs sur les gros dossiers.
- 5Édition de l’offre de prêt. Elle nomme le prêteur, le TAEG, le coût total et les frais, et ouvre le délai de rétractation de 14 jours en consommation, ou de réflexion de 10 jours en immobilier.
- 6Déblocage des fonds et soldage des créances. BNP Paribas verse au 15ᵉ jour suivant l’acceptation, LCL au 15ᵉ ou au 8ᵉ en mise en place anticipée, Sofinco solde les créances sous 8 jours.
Les motifs publiés par le CIC, Sofinco et la Caisse d’Épargne, et ce qui se corrige
Endettement, stabilité professionnelle, incidents récents, ancienneté, montant hors plafond, garantie : quatre de ces six lignes se corrigent avant un nouveau dépôt.
Les motifs de refus ne sont pas un secret : plusieurs organismes les publient. Le CIC cite l’endettement excessif, une stabilité financière insuffisante, un historique de crédit défavorable et le dossier incomplet. Sofinco cite une « situation personnelle et/ou professionnelle instable (CDD, intérim, etc.) », des revenus mensuels inférieurs à 1 500 € et l’inscription au fichier des incidents de paiement. La Caisse d’Épargne exige des revenus réguliers, une situation professionnelle stable, l’absence d’impayés, un taux d’endettement « qui doit rester en-dessous de 35 % » et un reste à vivre suffisant.
Durée, assurance et frais de dossier : les trois lignes qui se négocient réellement
De 4 à 300 mois selon les marques, une assurance facultative de 4,83 € à 18,50 € par mois, et des frais nuls chez cinq marques contre 200 € à La Banque Postale.
Trois choses se négocient réellement. La durée : seul levier qui agit vraiment sur la mensualité, au prix d’un coût total plus élevé, avec des amplitudes larges — 4 à 108 mois chez BNP Paribas, 12 à 180 chez Cetelem, 12 à 300 chez Oney. L’assurance : facultative sur toutes les offres du relevé qui la chiffrent, et son coût varie du simple au quadruple, de 4,83 € par mois chez LCL à 18,50 € par mois à La Banque Postale. Les frais : nuls chez cinq marques, 200 € à La Banque Postale, 1 % au minimum 79 € chez LCL, 1 % plafonné à 150 € chez Sofinco. Le plafond de la marque et sa politique de risque, eux, ne se négocient jamais.
Sur le Prêt BFM Perspective, la page du prêteur annonce « aucuns frais de dossier », quand celle du distributeur, la Société Générale, annonce « des frais de dossier calculés à 1 % du montant du prêt et plafonnés à 120 € ». Les deux pages ont été relevées le même jour, le 13 août 2026. Faites trancher la contradiction par écrit avant de signer : sur 12 000 €, l’écart est de 120 €.
Peut-on déposer plusieurs dossiers de rachat de crédit en même temps ?
Rien ne l’interdit et une demande de crédit ne s’inscrit dans aucun fichier : seuls les incidents de paiement sont enregistrés, pas les recherches de financement.
Oui, et la crainte qui retient la plupart des gens n’a pas d’objet. Une demande de crédit ne laisse aucune trace dans un fichier. Le fichier des incidents de paiement tenu par la Banque de France recense les incidents caractérisés et les mesures de traitement du surendettement — pas les recherches de financement, pas les demandes en cours, pas les refus. Déposer trois dossiers ne « marque » donc rien, et un refus chez l’un ne se voit pas chez l’autre.
Deux intermédiaires qui présentent le même dossier au même prêteur
Le dossier ressort en doublon dans les outils de l’établissement, et le recoupement est presque inévitable : les listes de partenaires des courtiers se chevauchent largement.
Le vrai problème est ailleurs : deux intermédiaires qui présentent le même dossier au même prêteur. Il ressort en doublon dans les outils de l’établissement, qui ne sait plus qui le mandate, et l’effet est mécaniquement défavorable. Or le recoupement est presque inévitable, les listes de partenaires se chevauchant largement : Créatis, BNP Paribas Personal Finance et La Banque Postale Financement figurent à la fois chez Empruntis et, pour les deux premiers, chez CRÉSERFI ; IN&FI Crédits annonce de son côté la Caisse d’Épargne, la Banque Populaire, BNP Paribas, le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel, La Banque Postale, Cofidis et Sofinco. Trois intermédiaires, et déjà les mêmes noms.
Quatre règles pour déposer plusieurs dossiers sans créer de doublon
Tenir la liste écrite de ses dépôts, ne mandater qu’un intermédiaire à la fois, demander à chacun les établissements sollicités, et séparer ses dépôts par groupe et non par marque.
- 1Tenez la liste écrite de vos dépôts. Une ligne par organisme : nom, date, montant demandé, canal.
- 2Ne mandatez qu’un intermédiaire à la fois. Deux mandats simultanés produisent exactement le doublon à éviter.
- 3Demandez à chacun la liste des établissements sollicités. Elle vous est due, et elle vous permet d’exclure ces établissements d’une démarche parallèle.
- 4Séparez vos dépôts par groupe, pas par marque. Un dossier chez BNP Paribas et un au Crédit Mutuel Alliance Fédérale valent mieux que quatre chez quatre marques du même actionnaire.
Aucune somme réclamée avant le déblocage, quel que soit le nombre de dossiers déposés
L’article L.519-6 du code monétaire et financier ne souffre aucune exception : ni « frais d’étude », ni « frais de constitution », ni « caution de dossier ».
Une précision qui rassure sur l’argent : quel que soit le nombre de dossiers déposés, aucun organisme ne peut vous réclamer la moindre somme tant que les fonds ne sont pas débloqués. C’est l’article L.519-6 du code monétaire et financier, et il ne souffre aucune exception — ni « frais d’étude », ni « frais de constitution », ni « caution de dossier ».
Un mandat tombe avec la société du courtier, un crédit signé reste dû au prêteur
La distinction a compté pour les clients de Fidelis Courtiers en 2020 et pour ceux de Sphinx Solutions en 2022.
Enfin, un dossier déposé chez un courtier qui disparaît n’est pas un dossier perdu, mais ce n’est pas non plus un droit acquis : le mandat tombe avec la société, alors qu’un crédit déjà signé reste dû au prêteur qui l’a accordé, et à lui seul. La distinction a compté pour les clients de Fidelis Courtiers en 2020, pour ceux de Sphinx Solutions en 2022, et pour les dossiers restés ouverts chez le courtier EmpruntGo.
La plus petite mensualité d’un rachat de crédit est la plus chère au total
Sur 45 000 € repris, le montage à 204 mois affiche l’échéance la plus basse et coûte 22 320 € de plus que celui à 84 mois : les deux classements se lisent ensemble, jamais l’un sans l’autre.
Le montage qui donne la plus petite mensualité est rarement celui qui coûte le moins cher. Ce comparateur affiche les deux classements en même temps, ce qui suffit à faire apparaître l’inversion. Le cas chiffré, les conventions de calcul et ce que le comparateur ne compare pas sont publiés plus bas.
84, 144 ou 204 mois sur 45 000 € : le classement s’inverse d’une colonne à l’autre
Le montage le mieux classé par mensualité est le dernier par coût total, et inversement : un comparateur qui n’affiche que l’échéance désigne le montage le plus coûteux.
C’est le fait central de tout regroupement, et il se démontre en trois lignes. Même capital, trois durées, trois taux croissants avec la durée — le comportement observé du marché :
Hypothèses : 45 000 € de capital repris, assurance de 0,30 % l’an sur capital initial, aucun frais financé, aucune trésorerie. Le premier et le dernier rang sont exactement inversés d’une colonne à l’autre. Un comparateur qui n’affiche que la mensualité désigne donc systématiquement le montage le plus coûteux comme la meilleure offre.
22 320 € d’écart de coût total entre 84 et 204 mois, pour 286,45 € d’échéance
La bonne lecture n’est pas « prenez le plus court » mais « prenez le plus court que votre budget supporte » : une échéance intenable finit en incident de paiement.
Ce que cet écart vous laisse comme marge de manœuvre tient en trois chiffres :
La bonne lecture n’est pas « prenez le plus court » : c’est prenez le plus court que votre budget supporte. Une échéance intenable finit en incident de paiement, et un incident coûte plus cher que 22 320 €.
La liste des 42 fiches d’organismes de rachat de crédit, classés par famille
Les quarante-deux fiches d’organismes relevées le 13 août 2026, rangées en quatre familles — banques de réseau, établissements spécialisés, courtiers et mandataires, marques éteintes — avec pour chacune la donnée publiée qui la caractérise.
Répertoire trié par famille, puis par ordre alphabétique. Ni classement, ni palmarès, ni note : un rachat de crédit se juge sur un dossier, pas sur une moyenne. Chaque ligne porte la donnée publiée qui caractérise l’organisme, avec sa source et sa date.
Les banques de réseau, d’AXA Banque à la Société Générale
Treize enseignes de guichet, dont les plafonds publiés plafonnent à 75 000 € et dont la décision revient à l’agence ou à la caisse régionale.
Les établissements spécialisés et les sociétés de financement, de Cetelem à Sygma
Les seuls du marché à publier des plafonds élevés : 250 000 € chez Cetelem, 400 000 € en hypothécaire chez Créatis, 2 500 000 € chez Oney.
Les courtiers et les mandataires, de CAFPI à Partners Finances
Ils montent le dossier et le présentent à plusieurs prêteurs ; leur rémunération, publiée par certains d’entre eux, entre dans le TAEG de l’offre.
Les marques éteintes, avec la date de leur disparition
Renommées, absorbées, radiées ou liquidées : leur date de sortie est relevée au registre, et les crédits signés sous ces enseignes courent aux conditions d’origine.
Une marque éteinte n’est pas un contrat éteint : les crédits signés sous ces enseignes courent aux conditions d’origine. Et cinq noms de la dernière table sont ceux d’intermédiaires, non de prêteurs — la disparition d’un courtier n’a jamais annulé un crédit, parce qu’il ne l’a jamais détenu.
La durée qui donne la plus petite mensualité est presque toujours celle qui coûte le plus cher. Posez vos chiffres, et voyez l'écart réel entre les deux en euros — c'est l'argument le plus solide face à un conseiller.
Pourquoi la mensualité la plus basse fait payer le plus cher
Une mensualité ne baisse qu’en allongeant la durée, et chaque mois ajouté est un mois d’intérêts de plus : les deux classements lisent le même chiffre en sens contraire.
Une seule chose fait baisser une mensualité : allonger la durée. Chaque mois ajouté réduit la part de capital appelée, et ajoute un mois d’intérêts sur le capital qui reste dû. La mensualité la plus basse et le coût total le plus élevé désignent donc le même montage, vu de deux côtés.
Chaque euro d’échéance économisé coûte 77,92 € sur la durée du prêt
C’est la seule statistique qui permette d’arbitrer, parce qu’elle met la mensualité et le coût total dans la même unité.
Voir le calcul : 286,45 € gagnés chaque mois, 22 320 € payés en plus+
| Ce qu’on compare | 84 mois à 6,20 % | 204 mois à 6,90 % | Écart | Source | Date |
|---|---|---|---|---|---|
| Échéance mensuelle, assurance comprise | 672,96 € | 386,51 € | − 286,45 € | calcul Reductis | 15/08/2026 |
| Coût total du montage | 11 528 € | 33 848 € | + 22 320 € | calcul Reductis | 15/08/2026 |
| Prix d’un euro d’échéance gagné | — | — | 77,92 € | calcul Reductis | 15/08/2026 |
22 320 € divisés par 286,45 € : chaque euro d’échéance économisé coûte 77,92 € sur la durée du prêt. C’est la seule statistique qui permette d’arbitrer, parce qu’elle met les deux grandeurs dans la même unité.
Le taux monte avec la durée, et l’assurance se paie sur le capital initial
6,20 % sur 84 mois contre 6,90 % sur 204, et une assurance à 0,30 % l’an qui passe de 945 € à 2 295 € pour une couverture identique.
Deux effets amplifient le phénomène, et aucun n’est visible sur une échéance :
- 1Le taux monte avec la durée. Un prêteur qui s’engage sur dix-sept ans facture le risque de durée : 6,20 % sur 84 mois contre 6,90 % sur 204 dans l’exemple.
- 2L’assurance se paie au mois, sur le capital initial. À 0,30 % l’an, elle coûte 945 € sur 84 mois, 1 620 € sur 144 et 2 295 € sur 204 — pour une couverture identique et un capital dû qui, lui, diminue.
L’inversion est donc presque toujours au rendez-vous. Un montage qui gagne sur les deux tableaux existe, mais seulement si le plus court porte aussi un taux nettement inférieur aux autres. Si vos trois offres donnent ce résultat, vérifiez d’abord qu’elles portent bien sur le même capital et la même base de calcul de l’assurance.
Les hypothèses du comparateur, et ce qu’il ne calcule pas
Même capital pour les trois montages, assurance sur capital initial, aucun frais et aucune trésorerie : le comparateur isole l’effet de la durée et du taux, rien d’autre.
- 1Un seul capital, saisi une fois , appliqué aux trois montages. C’est ce qui rend la comparaison valide : deux offres sur deux capitaux différents ne se comparent pas.
- 2Mensualité = C × t / (1 − (1+t)−n) , avec t le taux nominal annuel divisé par 12, exactement comme sur la calculette de mensualité.
- 3Assurance calculée sur le capital initial , à capital × taux ÷ 12, constante sur toute la durée et ajoutée à la mensualité pour former l’échéance affichée.
- 4Aucun frais, aucune trésorerie. Le capital saisi est le capital financé. Un montage avec 1 200 € de frais financés coûte davantage que ce qui s’affiche ici.
- 5Coût total = échéance × durée − capital. Il comprend les intérêts et l’assurance, et rien d’autre.
- 6Ni TAEG ni contrôle d’usure ne sont calculés dans ce module. Les deux figurent sur la calculette de mensualité de rachat de crédit, qui confronte le taux annuel effectif global au plafond du trimestre.
Le taux débiteur annuel, jamais le TAEG : la saisie qui fausse les deux classements
Un TAEG saisi à la place du taux nominal gonfle la mensualité et déplace les deux classements dans le même sens.
Reprenez les trois durées et les trois taux tels qu’ils figurent sur des offres ou des propositions écrites, et vérifiez que le taux saisi est bien le taux débiteur annuel, non le TAEG. Un TAEG saisi à la place du taux nominal gonfle la mensualité et fausse les deux classements dans le même sens.
Un comparateur ne compare ni l’acceptation, ni la garantie exigée, ni le délai
Trois éléments décident de la faisabilité d’un rachat de crédit et n’entrent dans aucun calcul : la politique de risque du prêteur, la garantie qu’il exige et le temps d’instruction.
Aucun barème d’octroi n’est public, et le seuil de 35 % du Haut Conseil de stabilité financière vise les crédits immobiliers résidentiels, pas les regroupements. Deux établissements peuvent donc rendre deux décisions opposées sur le même dossier, à la même date. Une offre moins chère refusée vaut moins qu’une offre acceptée.
Le prêteur décide de la garantie, pas l’emprunteur. Et une garantie hypothécaire fait passer l’opération sous les règles du crédit immobilier quel que soit le ratio des capitaux repris, par l’article L.314-12 alinéa 2 du code de la consommation : acte notarié, frais de garantie, et 10 jours de réflexion obligatoires à la place des 14 jours de rétractation. Le choix entre hypothèque, caution ou privilège de prêteur de deniers change le coût d’entrée de plusieurs milliers d’euros.
Comptez 3 à 6 semaines pour un regroupement sans garantie réelle et 6 à 10 semaines dès qu’un notaire intervient. Le délai entre l’accord de principe et l’accord définitif concentre l’essentiel de l’attente. Sur un budget déjà tendu, six semaines de plus se paient en agios.
Éliminer d’abord les montages trop coûteux, vérifier ensuite acceptation, garantie et délai
L’ordre inverse fait perdre des semaines sur des offres qui ne seront jamais éditées.
D’où la méthode : servez-vous du comparateur pour éliminer les montages trop coûteux, puis vérifiez ces trois points sur les deux ou trois qui restent. L’ordre inverse fait perdre des semaines sur des offres qui ne seront jamais éditées.
Rachat complet ou rachat partiel : demandez les 2 chiffrés
Sur un dossier mêlant prêt immobilier et crédits à la consommation, tout regrouper libère 275,34 € de plus par mois qu’un rachat partiel — et coûte 55 313 € de plus.
C’est la comparaison que presque aucun dossier ne contient, et c’est celle qui change le plus le résultat. Deux montages, un seul dossier, les mêmes chiffres de départ.
Le calcul en clair : 92 000 € d’immobilier et 33 000 € de consommation
La situation, avant le résultat. Un prêt immobilier de 92 000 € de capital restant dû à 1,45 % sur 168 échéances restantes, soit 605,41 € par mois et 9 709 € d’intérêts encore à payer. Trois crédits à la consommation pour 33 000 € : 14 000 € à 5,90 % sur 60 mois, 11 000 € à 6,53 % sur 48 mois et 8 000 € à 14,80 % sur 36 mois — ce dernier taux étant le TAEG révisable publié par Carrefour Banque pour sa carte PASS, relevé le 10 août 2026, les deux autres étant des hypothèses de travail. Ensemble : 1 412,98 € par mois et 15 394 € de coût restant.
Montage A, tout regrouper. 125 000 € sur 240 mois. La part immobilière ressort à 73,6 %, au-dessus du seuil de 60 % des articles L.314-11 et R.314-18 du code de la consommation : l’opération relève des règles du crédit immobilier, avec garantie hypothécaire et acte notarié. Taux retenu 4,60 %, hypothèse de travail sous le plafond d’usure de 5,29 % applicable à 20 ans et plus au 3ᵉ trimestre 2026, assurance 0,30 %.
Montage B, ne regrouper que la consommation. 33 000 € sur 84 mois à 6,53 %, assurance 0,30 %. Le prêt immobilier de 2021 reste en place, avec son taux de 1,45 % que rien ne peut remplacer.
Charge mensuelle, coût total, durée et garantie : les deux montages côte à côte
828,83 € par mois et 73 918 € de coût pour le montage complet, 1 104,17 € et 18 605 € pour le partiel, sur les mêmes chiffres de départ.
Le montage complet libère 275,34 € de plus par mois et coûte 55 313 € de plus
Il reste la bonne décision quand le budget passe à 829 € et pas à 1 104 €. Il est un mauvais calcul si le partiel suffit, parce qu’il rachète à 4,60 % un prêt qui court à 1,45 %.
La conclusion, y compris quand elle dessert l’opération la plus vendue : le montage complet libère 275,34 € de plus chaque mois que le partiel, et il coûte 55 313 € de plus. Il reste la bonne décision si le budget ne passe pas à 1 104 € et qu’il passe à 829 €. Il est un mauvais calcul si le partiel suffit, parce qu’il rachète à 4,60 % un prêt immobilier qui court à 1,45 %.
Trois montages intermédiaires entre le rachat complet et le rachat partiel
Allonger le partiel à 120 mois, ajouter de la trésorerie pour repasser sous les 60 % de part immobilière, ou renoncer à l’hypothèque si le prêteur l’accepte.
Trois pistes existent entre les deux, et elles se chiffrent avant de choisir : allonger le rachat de crédit partiel à 120 mois ramène la charge à 988,87 € pour 22 725 € de coût ; ajouter de la trésorerie au montage complet fait repasser la part immobilière sous le seuil de 60 % et évite le notaire ; renoncer à l’hypothèque, si le prêteur l’accepte, restitue les 14 jours de rétractation.
Deux chiffres, jamais l'un sans l'autre : ce que vous paierez chaque mois, et ce que l'opération coûte en tout. Vous verrez immédiatement ce que chaque année de durée en plus vous prend.
Les 8 lignes à comparer entre 2 offres de rachat de crédit
Une comparaison ne vaut que si les deux colonnes portent sur le même capital, la même base de calcul de l’assurance et le même mode de paiement des frais.
Demandez les deux montages par écrit, puis reprenez ces huit lignes côte à côte. Toute case vide est une question à poser avant signature :
- 1Le capital repris , en euros, et la liste nominative des crédits soldés.
- 2La durée , en nombre d’échéances.
- 3Le taux débiteur annuel , à distinguer du TAEG.
- 4Le TAEG , et sa marge sous le plafond d’usure du trimestre.
- 5L’assurance : taux annuel, base de calcul — capital initial ou capital restant dû —, part du capital assurée et coût mensuel en euros.
- 6Les frais : dossier, courtage, garantie, et surtout financés ou payés au déblocage. Le calculateur des frais d’un rachat de crédit chiffre l’écart entre les deux.
- 7La garantie exigée et son coût de sortie, mainlevée comprise.
- 8Le coût total en euros , seule ligne qui permette de trancher.
Frais financés et base de calcul de l’assurance : deux lignes à aligner avant de comparer
Une assurance calculée sur le capital restant dû coûte moins cher qu’une assurance calculée sur le capital initial, à taux affiché identique.
Deux offres dont l’une finance les frais et l’autre non ne sont pas comparables tant que cette ligne n’est pas alignée. Même chose pour l’assurance : une assurance calculée sur le capital restant dû coûte moins cher qu’une assurance calculée sur le capital initial, à taux affiché identique.
Qui prête vraiment quand on regroupe ses crédits ?
Sur les vingt et une marques qui commercialisent un regroupement de crédits, une partie seulement prête son propre argent : les autres distribuent l’offre d’une filiale ou présentent votre dossier à ceux qui prêtent.
Une bonne part des noms qu’on trouve en cherchant un organisme de rachat de crédit ne prête pas un euro. Ce n’est pas une accusation, c’est une lecture de mentions légales. Trois enseignes très connues cachent trois prêteurs que personne ne connaît, relevés le 13 août 2026.
Ces enseignes ne prêtent pas : ce sont leurs sociétés de crédit qui portent le contrat+
Chez la Société Générale, le Crédit Compact est accordé « sous réserve d’acceptation de votre dossier par le prêteur Franfinance SA ». Chez La Banque Postale, le prêteur est La Banque Postale Consumer Finance, la banque étant désignée comme distributeur. Chez la Macif, « les crédits à la consommation distribués par Macif sont des produits Socram Banque ». Immatriculations relevées le 13 août 2026 : Franfinance SA 719 807 406 RCS Nanterre, La Banque Postale Consumer Finance RCS Bobigny 487 779 035, Socram Banque RCS Niort 682 014 865.
Quatre familles suffisent à ranger tout le marché.
Banques de réseau, établissements spécialisés, sociétés de financement, courtiers : les quatre familles
Chaque famille se reconnaît à qui décide, à la façon d’y déposer un dossier et aux plafonds publiés : 75 000 € au plus haut en banque de réseau, 400 000 € en hypothécaire chez un spécialisé.
Un courtier en rachat de crédit ne détient jamais le contrat de prêt
Il met en relation avec des établissements de crédit, et le nom de la banque n’apparaît qu’au stade de l’offre de prêt.
La quatrième famille est la plus difficile à situer, parce que le vocabulaire commercial y est identique à celui des prêteurs. Un courtier en rachat de crédit ne détient jamais votre contrat : Partners Finances définit son métier comme « mettre en relation des clients recherchant un financement avec des établissements de crédits », et le nom de la banque n’apparaît qu’au stade de l’offre de prêt.
Aucune somme ne peut être exigée avant le déblocage effectif des fonds
L’article L.519-6 du code monétaire et financier l’interdit à tout intermédiaire : un acompte, des « frais d’étude » ou des « frais de déblocage » réclamés avant les fonds sont illégaux.
Le point qui rassure vaut pour tout le marché : l’article L.519-6 du code monétaire et financier interdit à un intermédiaire de percevoir la moindre somme avant le déblocage effectif des fonds. Un acompte, des « frais d’étude » ou des « frais de déblocage » réclamés avant les fonds sont donc illégaux, quel que soit le nom sur le courrier. La règle vaut pour les courtiers comme pour les mandataires, sans exception.
Les courtiers reprennent-ils cette règle sur leurs propres pages ?+
CAFPI, Partners Finances et Finvens la reprennent mot pour mot : « aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d’un particulier avant l’obtention d’un ou plusieurs prêts d’argent ».
4 groupes détiennent 15 des 21 marques de rachat de crédit
BNP Paribas, le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel Alliance Fédérale et BPCE portent quinze des vingt et une marques qui commercialisent réellement un regroupement de crédits, avec des plafonds allant de 1 000 € à 2 500 000 € à l’intérieur d’un même groupe.
Les listes d’organismes donnent l’impression d’un marché à vingt acteurs indépendants. Le capital dit autre chose : quinze des vingt et une marques qui vendent un regroupement appartiennent à quatre groupes bancaires, au relevé du 13 août 2026.
Appartenir au même groupe ne veut pas dire appliquer les mêmes critères. La banque de réseau BNP Paribas plafonne à 75 000 € sur 108 mois, quand Cetelem, même groupe, va jusqu’à 250 000 € sur 180 mois. Visez d’emblée la marque dont le plafond publié englobe votre montant.
Voir les cinq groupes, leurs marques et l’amplitude de leurs plafonds+
| Groupe | Marques qui vendent un regroupement | Amplitude des plafonds publiés dans le groupe | Source | Date |
|---|---|---|---|---|
| Crédit Mutuel Alliance Fédérale | Crédit Mutuel, CIC, Cofidis, Créatis — plus Monabanq, sans offre | 3 000 € (Cofidis) à 400 000 € (Créatis, hypothécaire) | Communiqué du 11 avril 2024 · cofidis.fr · creatis.fr | 13/08/2026 |
| BNP Paribas | BNP Paribas, Cetelem, Cofinoga, Sygma | 3 000 € (BNP Paribas) à 250 000 € (Cetelem) | mabanque.bnpparibas · cetelem.fr · cofinoga.fr · personal-finance.bnpparibas | 13/08/2026 |
| Crédit Agricole | Caisses régionales, LCL, Sofinco, Creditlift | 3 000 € (LCL) à 100 000 € (Sofinco) ; Creditlift ne publie rien | credit-agricole.fr · lcl.fr · sofinco.fr · ca-personalfinancemobility.com | 13/08/2026 |
| BPCE | Caisse d’Épargne, Banque Populaire, Oney Bank (50,1 % du capital) | 1 000 € (Caisse d’Épargne) à 2 500 000 € (Oney) | caisse-epargne.fr · banquepopulaire.fr · oney.fr | 13/08/2026 |
| Société Générale | SG (Crédit Compact), Franfinance — plus BoursoBank, sans regroupement | à partir de 1 500 €, plafond non publié | particuliers.sg.fr | 13/08/2026 |
| Hors de ces cinq groupes | La Banque Postale, Banque Française Mutualiste, Carrefour Banque, Crédit Municipal | 1 000 € (Crédit Municipal de Lyon) à 75 000 € (BFM) | labanquepostale.fr · banquefrancaisemutualiste.fr · carrefour-banque.fr | 13/08/2026 |
Qui a racheté Cofidis, et à quelle date ?+
Le 11 avril 2024, Crédit Mutuel Alliance Fédérale a annoncé, via la Banque Fédérative du Crédit Mutuel, l’acquisition d’une participation additionnelle de 20 % de Cofidis Group, portant sa détention à 99,99 %. Créatis est filiale à 100 % de Cofidis Group depuis 2006, et le CIC est passé sous contrôle du Crédit Mutuel dès 1998. Quatre enseignes présentées partout comme concurrentes ont donc le même actionnaire de référence : Crédit Mutuel, CIC, Cofidis et Créatis.
Le Crédit Agricole applique-t-il un plafond unique ?+
Non. La Caisse régionale renvoie vers un conseiller « pour tout montant au-delà de 75 000 € », alors que Sofinco pose l’inverse : elle ne prête pas sous 20 000 €.
Les bornes publiées par Oney — 2 500 000 € sur 300 mois — ou par Créatis en hypothécaire — 400 000 € sur 25 ans — supposent une opération adossée à un bien immobilier, ce qu’aucune des deux pages n’écrit. Le seuil, lui, est écrit : au-delà de 60 % de part immobilière dans le montant repris, l’opération passe sous les règles du crédit immobilier. La Banque Postale, Cofidis, Créatis et Cofinoga citent tous les quatre ce plafond de 60 %.
Où ce seuil de 60 % est-il écrit ?+
Aux articles L.314-11 et R.314-18 du code de la consommation. Une garantie hypothécaire produit le même basculement à elle seule, par l’article L.314-12 alinéa 2 du même code.
Un refus chez une marque de rachat de crédit vaut-il refus chez sa marque sœur ?
Non, pas mécaniquement : deux filiales d’un même groupe appliquent des plafonds et des politiques de risque distincts, et l’une sert précisément à traiter les dossiers que l’autre ne prend pas.
Non, et l’un des groupes le publie noir sur blanc. Cofidis traite les regroupements de 3 000 € à 80 000 €. Au-delà, il ne refuse pas : sa page renvoie vers Créatis, « lorsque le montant total de vos crédits à regrouper dépasse 80 000 € ». Un dossier de 120 000 € déposé chez Cofidis finit donc chez Créatis, sous un autre nom et sur une autre grille. C’est la seule bascule de gamme explicitement documentée par un prêteur du relevé.
Ce qui est partagé à l’intérieur d’un groupe, ce sont les fichiers réglementaires : tout prêteur consulte le fichier des incidents de paiement, et Cofidis est l’un des rares à l’annoncer avant la demande. Un dossier refusé pour incident déclaré le sera partout, dans le groupe comme en dehors.
Le réflexe utile n’est donc pas d’arroser les quatre marques d’un groupe en espérant qu’une passe : c’est de viser d’emblée celle dont le plafond publié correspond à votre montant. Redéposer au hasard chez la marque voisine ne change rien si le dossier est hors plafond ou hors périmètre — Sofinco exclut les prêts immobiliers par écrit, LCL et BNP Paribas limitent leur produit au crédit à la consommation.
- 1Écrivez le montant total à regrouper. Ce chiffre élimine à lui seul les trois quarts des marques.
- 2Écrivez votre statut d’occupation. Créatis publie 150 000 € pour un locataire et 250 000 € pour un propriétaire sur la même offre.
- 3Retenez les marques dont le plafond publié englobe votre montant. Un dossier de 40 000 € entre chez huit d’entre elles, un dossier de 180 000 € chez deux.
- 4Déposez chez deux groupes différents, pas chez deux marques du même. Deux actionnaires valent mieux que deux enseignes.
Si les deux dépôts n’aboutissent pas, la suite se joue sur le montage — durée, garantie, périmètre des crédits repris — et non sur une troisième marque du même groupe. C’est ce que détaille la marche à suivre après un rachat de crédit refusé.
2 marques de rachat de crédit, un seul prêteur au contrat
Cetelem, Cofinoga et Sygma désignent la même personne morale au contrat — BNP Paribas Personal Finance — et le Crédit Compact vendu en agence SG est prêté par Franfinance.
Une même société porte souvent plusieurs marques, et c’est le nom du prêteur, écrit en bas de l’offre, qui figurera sur vos prélèvements pendant dix ans. C’est à lui qu’une réclamation devra être adressée, pas à l’enseigne qui vous a reçu.
Cetelem, Cofinoga et Sygma : une seule société de crédit au contrat+
Les trois sont des marques de BNP Paribas Personal Finance, sous la même immatriculation 542 097 902 RCS Paris. Sygma ne vend qu’aux courtiers. Cofinoga a fermé ses dernières agences entre septembre 2023 et mars 2024 et écrit désormais : « Pour vous proposer un rachat de crédits, Cofinoga s’associe à Cetelem ». Mettre les deux marques en concurrence revient à demander deux offres à la même personne morale.
Le Crédit Compact se souscrit en agence SG : qui prête ?+
Franfinance SA, 719 807 406 RCS Nanterre, la filiale de crédit à la consommation du groupe. C’est elle qui accepte ou refuse. Le même établissement prête sous une troisième enseigne : la gamme Désirio distribuée par Groupama, où aucun regroupement ne figure.
La Banque Postale distribue : qui prête ?+
La Banque Postale Consumer Finance, RCS Bobigny 487 779 035.
La Société Générale vend le Prêt BFM Perspective : qui prête ?+
La Banque Française Mutualiste.
La Macif distribue des crédits : qui prête ?+
Socram Banque, RCS Niort 682 014 865, pour sept marques mutualistes dont la MAIF et la MATMUT.
Oney publie l’offre : qui décide ?+
Le parcours de simulation quitte oney.fr pour le formulaire de Partners Finances, et l’acceptation revient à « un partenaire bancaire » que la page ne nomme pas.
Le geste à avoir avant de signer prend dix secondes : chercher le mot « prêteur » dans la mention en bas de l’offre.
Les organismes de rachat de crédit qu’on ne peut pas contacter en direct
Sygma et Creditlift ne distribuent leur offre de regroupement que par des courtiers : il n’existe ni formulaire public, ni agence, ni numéro de téléphone pour un particulier.
Deux prêteurs du relevé sont dans une situation qu’aucune liste d’organismes ne signale : ils prêtent réellement et pourtant un particulier ne peut pas leur adresser un dossier. Chercher leur formulaire coûte des semaines, pour un guichet qui n’existe pas.
Sygma, marque de BNP Paribas Personal Finance commercialisée par des courtiers
Marque mono-produit consacrée au regroupement, avec et sans garantie : ni agence, ni simulateur, ni formulaire grand public.
Sygma est une marque de BNP Paribas Personal Finance, et sa page officielle est sans ambiguïté : « La commercialisation de ces produits se fait par l’intermédiaire d’un réseau de partenaires professionnels du courtage en crédit. » C’est une marque mono-produit : chez BNP Paribas Personal Finance, elle ne porte que le regroupement, avec et sans garantie. Ni agence, ni simulateur, ni formulaire grand public — seulement deux lignes de service client, réservées aux emprunteurs déjà engagés.
Creditlift, filiale à 100 % de Crédit Agricole Personal Finance & Mobility
Spécialisée dans le financement par l’intermédiation, elle ne publie ni montant, ni durée, ni taux, ni exemple représentatif : le grand public n’est pas son client.
Creditlift relève de la même logique dans un autre groupe. CréditLift Courtage est présentée par sa maison mère comme « la filiale de Crédit Agricole Personal Finance & Mobility spécialisée dans le financement via l’intermédiation », détenue à 100 %. Aucun montant, aucune durée, aucun taux, aucun exemple représentatif n’est publié — et pour cause, le grand public n’est pas le client.
Les seuls chiffres publiés par Creditlift+
Ce sont des chiffres d’entreprise, au titre de 2022 : 2,455 milliards d’euros d’encours commerciaux, 95 collaborateurs et 23 % de part de marché.
Les prêteurs partenaires que les courtiers nomment eux-mêmes
Empruntis en cite six, IN&FI Crédits plus de quarante, CAFPI une quinzaine et CRÉSERFI cinq : les mêmes noms reviennent d’une liste à l’autre.
La preuve du circuit réel se trouve chez les courtiers, qui nomment leurs prêteurs partenaires. Empruntis en cite six sur sa rubrique rachat : Axa Banque, BNP Paribas Personal Finance, Créatis, Crédit Lift, La Banque Postale Financement et Younited Credit. IN&FI Crédits annonce plus de quarante partenaires, dont la Caisse d’Épargne, la Banque Populaire, BNP Paribas, le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel, La Banque Postale, Cofidis et Sofinco. CAFPI en liste une quinzaine, parmi lesquels Sofinco, La Banque Postale, Younited et le Crédit Municipal de Bordeaux. CRÉSERFI, la société de financement du CSF, cite Credit Lift, BNP Paribas Personal Finance, le CFCAL, la Banque Edel et Créatis.
La logique commerciale est simple : le prêteur externalise la collecte et le montage, et ne garde que la décision de crédit. Le passage par un tiers n’est pas une option, c’est le seul canal — et la question utile n’est donc plus « comment les joindre » mais « combien coûte celui qui me présentera ».
Honoraires de courtage publiés : 1 à 5 % chez Partners Finances, 5 à 10 % chez Finvens
CAFPI et IN&FI Crédits ne publient aucun barème, et une étude gratuite et sans engagement n’est pas une prestation gratuite.
CAFPI et IN&FI Crédits, eux, ne publient aucun barème d’honoraires : ils annoncent une étude gratuite et sans engagement, ce qui n’est pas la même chose qu’une prestation gratuite. Deux questions posées au premier rendez-vous suffisent à cadrer le sujet : qui vous rémunère, la banque ou moi ? et quel montant, en euros, si le dossier aboutit ? Les réponses doivent figurer par écrit dans le mandat, avant toute étude. La façon dont la commission du courtier entre dans le TAEG se calcule ligne par ligne, et cette rémunération n’est due qu’en cas de succès.
Pourquoi si peu d’organismes de rachat de crédit publient leur taux
Aucun texte n’oblige un établissement à publier un barème de regroupement : l’exemple représentatif n’est exigé que lorsque la publicité comporte elle-même un chiffre, et cinq marques seulement en publient un à jour.
La frustration est légitime, l’explication est simple. Aucune disposition n’impose de diffuser un barème de regroupement. L’obligation d’exemple représentatif chiffré, prévue par le code de la consommation, ne se déclenche que si la publicité comporte elle-même un taux ou un chiffre : un site muet reste parfaitement légal. C’est le choix de la majorité. Sur les vingt et une marques qui commercialisent un regroupement, cinq publient un exemple en cours de validité, deux en publient un périmé, et quatorze n’en publient aucun.
Sept exemples représentatifs publiés, de LCL au Crédit Mutuel
Cinq exemples en cours de validité et deux périmés — celui de la Caisse d’Épargne date des conditions tarifaires du 1ᵉʳ décembre 2013, ceux du Crédit Mutuel du 1ᵉʳ novembre 2020.
Quatre des cinq TAEG à jour sont collés au plafond d’usure de 8,56 %
La marge de négociation sur le seul taux est proche de zéro ; elle se trouve sur les frais de dossier, l’écart entre caisses d’un même groupe et l’assurance facultative.
Le premier constat est déplaisant : quatre de ces cinq TAEG à jour sont collés au plafond légal. Le taux d’usure des crédits à la consommation de plus de 6 000 € est de 8,56 % au 3ᵉ trimestre 2026, selon la Banque de France. Oney affiche exactement ce chiffre, BNP Paribas est deux centièmes en dessous, la BFM six, La Banque Postale treize : la marge de négociation sur le seul taux est proche de zéro. La bonne nouvelle est qu’elle n’est pas là où on la cherche — sur ces mêmes offres publiées, trois leviers pèsent bien davantage.
Deux caisses du même groupe mutualiste : 58 points de base d’écart sur le même dossier
Sur 21 148 € en 48 mois, une fédération publie 4,45 % et l’autre 3,87 %, soit 251,14 € de coût total d’écart : un taux de regroupement se décide à la caisse, pas à l’enseigne.
Le calcul en clair : deux caisses du même groupe, le même dossier
Hypothèses, identiques des deux côtés et publiées par les deux caisses : un regroupement de 21 148 € sur 48 mois, hors assurance facultative, exemple daté du 1ᵉʳ novembre 2020 sur les deux pages.
- 14,45 % Crédit Mutuel de Bretagne : TAEG fixe de , mensualité de 480,90 €, montant total dû 23 082,82 €, soit 1 934,82 € de coût du crédit.
- 23,87 % Crédit Mutuel du Sud-Ouest : TAEG fixe de , mensualité de 475,66 €, montant total dû 22 831,68 €, dont 150 € de frais de dossier, soit 1 683,68 € de coût du crédit.
- 358 points de base Écart : et 251,14 € de coût total, pour le même montant, la même durée et le même groupe mutualiste.
Ces deux exemples portent la date du 1ᵉʳ novembre 2020 : ce ne sont pas des taux actuels. Ce qu’ils démontrent reste vrai — un taux de regroupement se décide au niveau de la caisse ou de la filiale, jamais de l’enseigne. Il n’existe pas de « taux du Crédit Mutuel », pas plus que de « taux du Crédit Agricole ». D’où la conduite à tenir : demander la même simulation à deux caisses du même réseau, ce qui est gratuit et parfaitement admis.
Aucun des sept exemples ne porte sur le même montant ni sur la même durée
La loi exige un exemple représentatif, elle n’exige pas qu’il soit comparable : seul le coût total calculé sur votre montant et votre durée vous concerne.
Le second constat est structurel : aucun de ces sept exemples ne porte sur le même montant ni sur la même durée. Les aligner pour désigner « le moins cher » n’a aucun sens — la loi exige un exemple, elle n’exige pas qu’il soit comparable. Le seul chiffre qui vous concerne est le coût total calculé sur votre montant et votre durée.
Un taux attribué à un organisme sans page officielle ni date de relevé est une reconstitution
Les plafonds prêtés à Cetelem par différents sites vont de 75 000 € à 400 000 €, quand la marque en publie 250 000 €.
D’où une règle de lecture qui vous protège : un taux attribué à un organisme par un site tiers, sans référence à une page officielle et sans date de relevé, est une reconstitution. Les écarts sont considérables — les plafonds prêtés à Cetelem par différents sites vont de 75 000 € à 400 000 €, quand la marque publie 250 000 €. Les conditions chiffrées organisme par organisme, à la date où elles ont été publiées, sont rassemblées dans notre comparateur de rachat de crédit, et le baromètre mensuel des taux de rachat de crédit republie ces valeurs à chaque relevé.
Organismes de rachat de crédit disparus : la liste datée
Treize marques du relevé ne commercialisent plus rien, la plus ancienne depuis 2011 — mais Sygma, Cofinoga, Créatis et l’ex-Rouaix Finances sont bien vivantes, malgré les pages qui les donnent pour mortes.
Treize marques du relevé ne commercialisent plus rien, la plus ancienne depuis 2011. Une marque éteinte n’est pas un contrat éteint : les crédits signés sous ces enseignes courent aux conditions d’origine. Ci-dessous, l’état civil de chacune — constats de registre et communiqués publics, sans appréciation sur ces sociétés ni sur leurs dirigeants.
Voir les treize marques éteintes, leur date de sortie et ce qu’elles sont devenues+
| Marque | Fin de la commercialisation | Ce qu’elle est devenue | Source | Date |
|---|---|---|---|---|
| Mediatis | Radiée le 3 octobre 2011 | Absorbée par Laser Cofinoga, puis BNP Paribas Personal Finance en 2015 | societe.com | 13/08/2026 |
| Finaref | 1ᵉʳ juillet 2013 | Devenue Sofinco : « l’entité Finaref n’existe plus juridiquement et les produits qu’elle commercialisait perdurent au travers de l’offre Sofinco » | sofinco.fr | 13/08/2026 |
| Sygma Banque (l’établissement) | Radiée du RCS de Paris le 17 septembre 2015 | La marque Sygma, elle, est exploitée par BNP Paribas Personal Finance et vend toujours du regroupement | pappers.fr | 13/08/2026 |
| Banque Accord | 1ᵉʳ juillet 2016 | Renommée Oney Bank ; BPCE en détient 50,1 % depuis 2018, Auchan Holding 49,9 % | oney.fr · Wikipédia | 13/08/2026 |
| BC Finance | Radiée le 12 juillet 2018 | Aucune reprise ; le domaine bc-finance.fr ne résout plus | pappers.fr | 13/08/2026 |
| Crédit Foncier | Plus aucun octroi depuis février 2019 | Encours gérés par BPCE Solutions Crédit ; activités reprises par les Banques Populaires et les Caisses d’Épargne | MoneyVox | 13/08/2026 |
| Pass Foncier (le dispositif) | Clos le 31 décembre 2010 | Remplacé par le prêt à taux zéro plus au 1ᵉʳ janvier 2011 | MoneyVox | 13/08/2026 |
| Fidelis (Fidelis Courtiers) | Liquidation judiciaire le 16 décembre 2020 | Clôture pour insuffisance d’actif le 18 novembre 2024 et radiation ; domaine éteint | pappers.fr | 13/08/2026 |
| Rouaix Finances (la marque) | 30 septembre 2021 | La société est active sous le nom Finvens : 14 957 000 € de chiffre d’affaires en 2024 | finvens.fr · registre | 13/08/2026 |
| Sphinx Solutions (84, 83 et 13) | Liquidations ouvertes le 26 janvier 2022 | Radiations entre janvier 2023 et avril 2024 ; le domaine renvoie vers un site sans rapport | societe.com · pappers.fr | 13/08/2026 |
| Groupama Banque, puis Orange Bank | Accords signés le 27 février 2024 | Clients repris par Hello bank! et Cetelem ; Groupama ne publie plus d’offre de crédit en son nom | Communiqué Orange – BNP Paribas | 13/08/2026 |
| EmpruntGo | Dissolution anticipée au 31 octobre 2024 | Société en liquidation, liquidateur nommé le 8 janvier 2025 ; site inaccessible | societe.com · pappers.fr | 13/08/2026 |
| Financo (la marque) | 12 novembre 2024 | Société renommée Arkéa Financements & Services ; gamme Meia, qui ne publie aucun regroupement | meia.fr | 13/08/2026 |
Le correctif vaut autant que la liste, parce que quatre marques régulièrement enterrées par des pages concurrentes sont bien vivantes, et deux d’entre elles ont bougé récemment.
Sygma existe-t-elle encore ?+
La banque a été radiée en 2015, la marque non. Elle a publié le mois dernier une information datée : « Depuis le 10 juillet 2026, nos offres de prêt en regroupement de crédits avec et sans garantie, sont sans frais de dossier. » Toute page annonçant des frais de dossier Sygma est antérieure à cette date.
Cofinoga a-t-elle disparu avec ses agences ?+
Les agences en Galeries Lafayette ont fermé entre septembre 2023 et mars 2024, mais la marque vend toujours un prêt personnel affiché « au TAEG fixe à partir de 4,90 % », sur un exemple de 14 000 € en 48 mois à 322 € par mois. Son rachat de crédits, lui, est renvoyé vers Cetelem.
Créatis s’est-elle éteinte ?+
Non, elle s’est spécialisée : « en 2022, Creatis arrête son activité bancaire pour se concentrer sur le rachat de crédits ». C’est l’un des rares établissements de crédit français dédiés à ce seul produit, avec 145 800 clients revendiqués.
Rouaix Finances existe-t-elle toujours ?+
Le nom n’est plus utilisé, la société l’est. Elle s’appelle Finvens depuis le 30 septembre 2021 et revendique plus de 200 collaborateurs.
Votre crédit après la disparition de l’organisme : taux, mensualité, interlocuteur
Un contrat de crédit survit à la marque sous laquelle il a été signé : le taux, la durée et la mensualité ne bougent pas, seuls l’interlocuteur et l’espace client changent.
C’est l’inquiétude la plus fréquente, et la réponse est rassurante. La disparition d’une marque ne libère personne et n’efface rien : l’engagement est transféré au repreneur, aux conditions signées. Deux choses seulement changent, le nom sur le prélèvement et l’adresse à qui écrire.
Ce que les repreneurs écrivent eux-mêmes+
Sofinco, à propos de Finaref : « La fusion des deux marques n’a pas eu d’incidence pour les clients qui poursuivent le remboursement de leurs crédits en cours. » Cofinoga dit la même chose de ses agences fermées : comptes et cartes restent utilisables. Le Crédit Foncier, qui ne prête plus depuis février 2019, porte toujours ses encours, dont « la gestion est assurée par BPCE Solutions Crédit ».
Pour obtenir un décompte ou un tableau d’amortissement, la marche à suivre est la même partout.
- 1Regardez le libellé de votre dernier prélèvement. Il porte le nom du gestionnaire actuel, pas celui de la marque d’origine.
- 2Reprenez le dernier relevé annuel reçu. L’adresse de gestion et la référence du contrat y figurent, et c’est cette référence qui ouvre le dossier.
- 3Demandez par écrit un décompte de remboursement anticipé. Il donne le capital restant dû à une date précise : la seule pièce qui compte pour faire chiffrer un regroupement.
- 4Demandez le tableau d’amortissement à jour. Il est dû, et il évite de raisonner sur la mensualité au lieu du capital.
Lors d’un transfert de gestion, un prélèvement peut être rejeté ou repris avec un décalage. Une échéance impayée reste une échéance impayée : passé le délai de régularisation, l’établissement déclare l’incident, et l’inscription au FICP ferme l’accès au crédit pour cinq ans. Contrôlez montant et date sur les deux relevés qui suivent l’annonce d’un changement de gestionnaire.
Questions fréquentes
Combien y a-t-il d’organismes de rachat de crédit en France ?+
Notre relevé du 13 août 2026 porte sur quarante-deux fiches d’organismes. Vingt et une marques commercialisent effectivement un regroupement auprès d’un particulier, cinq courtiers et mandataires indépendants placent les dossiers chez elles, et treize marques ne commercialisent plus rien. Aucun registre public ne recense les organismes par produit : ce comptage est le nôtre, à cette date.
Est-ce qu’il faut être propriétaire pour obtenir un rachat de crédit ?+
Non. Créatis publie deux plafonds distincts : 150 000 € pour un locataire, 250 000 € pour un propriétaire. Cofidis accepte les deux statuts sans distinction publiée. En revanche, au-delà de 100 000 €, l’offre passe presque toujours par une garantie hypothécaire, donc par un bien. Le statut ne ferme pas la porte, il fixe le plafond.
Est-ce qu’une banque peut racheter un crédit qu’elle m’a elle-même accordé ?+
Cela dépend de l’établissement, et c’est publié. BNP Paribas accepte de reprendre des crédits détenus chez elle comme ailleurs. La Banque Postale fait l’inverse : les prêts déjà souscrits chez elle sont explicitement exclus de son regroupement. Vérifiez ce point avant le rendez-vous, il élimine parfois l’opération entière.
Quel organisme prête sur la durée la plus longue ?+
Sur les durées publiées au 13 août 2026, Oney annonce jusqu’à 300 mois, soit 25 ans, et Créatis jusqu’à 25 ans sur son offre hypothécaire. Ces durées supposent une opération adossée à un bien immobilier. En crédit à la consommation pur, la plus longue durée publiée est celle de Cetelem, à 180 mois.
Combien de temps faut-il pour recevoir les fonds ?+
Les délais publiés vont de huit jours à plusieurs mois. Sofinco solde les créances reprises sous 8 jours après signature, BNP Paribas verse au 15ᵉ jour suivant l’acceptation, LCL au 15ᵉ ou au 8ᵉ jour selon le cas. Le Crédit Agricole affiche une limite haute rarement citée : versement des fonds sous 180 jours maximum.
Est-ce qu’un organisme peut me demander de l’argent avant l’accord ?+
Non, jamais. L’article L.519-6 du code monétaire et financier interdit toute somme perçue avant le déblocage effectif des fonds. CAFPI, Partners Finances et Finvens reprennent la formule mot pour mot dans leurs mentions légales. Une demande d’acompte, de frais d’étude ou de frais de déblocage avant les fonds est illégale.
Est-ce qu’on peut faire un rachat de crédit sans changer de banque ?+
Oui dans la plupart des cas. Aucune des vingt et une marques du relevé ne publie d’obligation de domiciliation des revenus, à une exception près : la Banque Française Mutualiste impose un compte à la Société Générale. BoursoBank exige, elle, trois mois d’ancienneté comme client avant toute demande de prêt personnel.
Combien d’offres faut-il demander avant de choisir ?+
Deux montages chiffrés sur le même dossier apportent plus qu’une dizaine de simulations en ligne : un rachat complet et un rachat partiel. Ils encadrent la décision par le haut et par le bas. Au-delà de trois interlocuteurs, le temps perdu dépasse souvent l’écart de coût obtenu.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Légifrance — Code de la consommation — articles L.314-11 et R.314-18 (seuil de 60 % de part immobilière), L.312-19 (rétractation de 14 jours), L.313-34 (réflexion de 10 jours) (13 août 2026)
- 2Légifrance — Code monétaire et financier — article L.519-6 : aucune somme ne peut être perçue avant le déblocage effectif des fonds (13 août 2026)
- 3Banque de France — Seuils de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026 : 8,56 % en crédit à la consommation au-delà de 6 000 € (13 août 2026)
- 4Crédit Mutuel Alliance Fédérale — Communiqué du 11 avril 2024 : acquisition d’une participation additionnelle de 20 % et détention de 99,99 % du capital de Cofidis Group via la Banque Fédérative du Crédit Mutuel (13 août 2026)
- 5BNP Paribas — Prêt regroupement de crédits à la consommation : 3 000 à 75 000 €, 4 à 108 mois, TAEG fixe 8,54 % au 14/05/2026, 60 échéances de 383,44 €, montant total dû 23 196,40 €, dont 4 006,40 € d’intérêts (13 août 2026)
- 6BNP Paribas Personal Finance — Sygma : « la commercialisation de ces produits se fait par l’intermédiaire d’un réseau de partenaires professionnels du courtage en crédit » ; frais de dossier supprimés depuis le 10 juillet 2026, avec et sans garantie (13 août 2026)
- 7Cetelem — Regroupement de 4 001 à 250 000 €, 12 à 180 mois, « 0 € frais de dossier » ; au moins deux crédits, ou un crédit et une dette ; marque de BNP Paribas Personal Finance, 542 097 902 RCS Paris (13 août 2026)
- 8Cofinoga — « Pour vous proposer un rachat de crédits, Cofinoga s’associe à Cetelem » ; fermeture des dernières agences entre septembre 2023 et mars 2024 ; prêt personnel affiché à partir de 4,90 % de TAEG fixe (13 août 2026)
- 9Cofidis — Regroupement de 3 000 à 80 000 € ; renvoi officiel vers Créatis au-delà de 80 000 € ; taux d’endettement de référence de 33 % ; consultation annoncée du fichier des incidents de paiement (13 août 2026)
- 10Créatis — Établissement de crédit, RCS Lille Métropole 419 446 034, filiale à 100 % de Cofidis Group depuis 2006 ; rachat conso jusqu’à 150 000 € locataire et 250 000 € propriétaire sur 7 à 12 ans ; hypothécaire de 50 000 à 400 000 € sur 10 à 25 ans (13 août 2026)
- 11LCL — Solution Conso Regroupement : 3 000 à 75 000 €, 12 à 84 mois ; exemple du 01/03/2026 — 7 000 € sur 24 mois, TAEG fixe 6,27 %, 24 échéances de 310,55 €, frais de dossier de 1 % avec un minimum de 79 € (13 août 2026)
- 12Sofinco — Rachat de crédits de 20 000 à 100 000 € sur 36 à 120 mois, frais de dossier de 1 % plafonnés à 150 €, prêts immobiliers exclus, créances soldées sous 8 jours ; fusion Finaref-Sofinco au 1ᵉʳ juillet 2013 (13 août 2026)
- 13Crédit Agricole — Prêt Regroupé : « pour tout montant au-delà de 75 000 €, veuillez contacter votre conseiller » ; crédits repris remboursés sous 15 jours, versement des fonds sous 180 jours maximum ; 39 Caisses régionales (13 août 2026)
- 14Crédit Agricole Personal Finance & Mobility — CréditLift Courtage, filiale à 100 % spécialisée dans le financement via l’intermédiation ; 2,455 Md€ d’encours commerciaux, 95 collaborateurs, 23 % de part de marché en 2022 (13 août 2026)
- 15La Banque Postale — Exemple représentatif : 20 000 € sur 72 mois, TAEG fixe 8,43 %, 72 mensualités de 354,22 €, montant total dû 25 503,84 €, frais de dossier 200 € ; prêteur La Banque Postale Consumer Finance, RCS Bobigny 487 779 035 ; prêts maison exclus du regroupement (13 août 2026)
- 16Oney Bank — Regroupement de 10 000 à 2 500 000 € sur 12 à 300 mois, TAEG fixe 8,56 % au 01/07/2026 sur 10 600 € en 60 mois, sans frais de dossier ; parcours opéré par SAS Partners Finances, RCS Nancy 404 681 496 (13 août 2026)
- 17Banque Française Mutualiste — Prêt BFM Perspective : 1 500 à 75 000 €, 6 à 96 mois, TAEG fixe 8,50 % du 01/08 au 31/08/2026, exemple 10 000 € sur 49 mois à 238,40 € ; compte Société Générale obligatoire ; capital détenu par 25 mutuelles sociétaires (13 août 2026)
- 18SG (Société Générale) — Crédit Compact à partir de 1 500 € sur 1 à 7 ans : « sous réserve d’acceptation de votre dossier par le prêteur Franfinance SA 719 807 406 RCS Nanterre » ; réseau de détail renommé SG au 1ᵉʳ janvier 2023 ; frais de dossier du Prêt BFM Perspective annoncés à 1 % plafonnés à 120 € (13 août 2026)
- 19Caisse d’Épargne — Prêt personnel de regroupement de 1 000 à 75 000 € sur 4 à 120 mois ; exemple à 12 500 € sur 48 mois, TAEG 5,23 %, frais de dossier 125 €, portant la mention « conditions tarifaires au 01/12/2013 » ; endettement de référence sous 35 % (13 août 2026)
- 20Crédit Mutuel de Bretagne et Crédit Mutuel du Sud-Ouest — Même exemple représentatif de 21 148 € sur 48 mois, daté du 01/11/2020 : TAEG fixe 4,45 % et montant total dû 23 082,82 € d’un côté ; 3,87 % et 22 831,68 €, dont 150 € de frais de dossier, de l’autre (13 août 2026)
- 21Banque Populaire — « La durée maximale d’un rachat de crédits est de 120 mois, soit 10 ans » ; montants, TAEG, exemple représentatif et frais de dossier non publiés (13 août 2026)
- 22CIC — Rachat de crédit : jusqu’à 7 ans sur le volet consommation, jusqu’à 25 ans sur le volet immobilier ; motifs de refus cités — endettement excessif, stabilité financière insuffisante, historique de crédit défavorable, dossier incomplet (13 août 2026)
- 23BoursoBank — « BoursoBank propose le rachat de crédit à la consommation, de 3 000 € à 30 000 €… En revanche, nous ne proposons pas le regroupement de prêts à la consommation » ; rachat immobilier à partir de 100 000 € de capital restant dû, même banque et même bien (13 août 2026)
- 24Carrefour Banque — « 0 frais d’ouverture de dossier chez Carrefour Banque si vous souscrivez à un regroupement de crédits » ; montants, durées et TAEG non publiés ; S.A. RCS Évry 313 811 515 (13 août 2026)
- 25Crédit municipal de Roubaix et de Lyon — Roubaix : prêt rachat jusqu’à 45 000 € sur 36 à 120 mois, assurance facultative à 0,54 % par an. Lyon : prêt équilibre de 1 000 à 35 000 € sur 36 à 84 mois. Paris, Bordeaux et Nantes ne listent aucune offre de rachat (13 août 2026)
- 26Monabanq et AXA Banque — Aucune offre de regroupement de crédits publiée au 13 août 2026 ; prêt personnel Monabanq de 3 000 à 30 000 € sur 12 à 72 mois ; production de crédit immobilier AXA Banque suspendue depuis le 7 avril 2023 (13 août 2026)
- 27MACIF et Groupama — « Les crédits à la consommation distribués par Macif sont des produits Socram Banque », RCS Niort 682 014 865 ; le prêteur de la gamme Désirio distribuée par Groupama est Franfinance ; aucune offre de regroupement publiée par l’un ni par l’autre (13 août 2026)
- 28Meia (Arkéa Financements & Services) — « Financo, établissement de crédit depuis 1986, a changé de nom le 12 novembre 2024 » ; aucune page de rachat ou de regroupement de crédits dans la gamme Meia (13 août 2026)
- 29Partners Finances — Mandataire non exclusif en opérations de banque, ORIAS n° 07 036 794, RCS Nancy 404 681 496 ; 200 000 € sur 15 ans sans hypothèque, 25 ans avec garantie ; honoraires de courtage annoncés de 1 % à 5 % du nouveau crédit ; délais de 7 à 10 jours en consommation, 2 à 3 semaines en immobilier (13 août 2026)
- 30CAFPI — Courtier en opérations de banque et en assurance, ORIAS n° 09047385 ; frais de dossier bancaires annoncés de 1 à 2,10 % du montant racheté, frais de caution de 1,8 % ; exclusion des personnes engagées dans une procédure de surendettement (13 août 2026)
- 31Empruntis — Courtier, ORIAS n° 10 054 038 ; prêteurs partenaires nommés sur la rubrique rachat : Axa Banque, BNP Paribas Personal Finance, Créatis, Crédit Lift, La Banque Postale Financement, Younited Credit (13 août 2026)
- 32IN&FI Crédits — Courtier en opérations de banque et services de paiement, ORIAS n° 19 00 47 61 ; plus de 40 partenaires annoncés ; agences franchisées « financièrement et juridiquement indépendantes » ; honoraires de courtage non publiés (13 août 2026)
- 33Finvens (ex-Rouaix Finances) — Mandataire non exclusif en regroupement de crédits, ORIAS n° 07 004 179 ; commission « entre 5 et 10 % du montant financé » perçue des partenaires prêteurs ; changement de nom au 30 septembre 2021 (13 août 2026)
- 34Le CSF — CRÉSERFI — « Intervient en qualité d’intermédiaire de crédit non exclusif de plusieurs établissements de crédit », ORIAS 07 022 577 ; partenaires cités : Credit Lift, BNP Paribas Personal Finance, CFCAL, Banque Edel, Créatis (13 août 2026)
- 35Registre du commerce et des sociétés — Radiations et procédures relevées : Mediatis le 03/10/2011, Sygma Banque le 17/09/2015, BC Finance le 12/07/2018, Sphinx Solutions 84, 83 et 13 entre 2023 et 2024, Fidelis Courtiers le 18/11/2024 ; EmpruntGo en liquidation depuis le 31/10/2024 (13 août 2026)
- 36MoneyVox — Fin du Crédit Foncier : plus aucun octroi depuis février 2019, encours gérés par BPCE Solutions Crédit, activités reprises par les Banques Populaires et les Caisses d’Épargne ; Pass Foncier clos le 31 décembre 2010 et remplacé par le prêt à taux zéro plus (13 août 2026)
- 37Légifrance — Code de la consommation : articles L.314-11 et R.314-18 (seuil de 60 % de part immobilière), article L.314-12 alinéa 2 (une garantie hypothécaire fait basculer l’opération en crédit immobilier), article L.312-19 (rétractation de 14 jours), article L.313-34 (réflexion de 10 jours) (15 août 2026)