Montants et durée chez Cetelem : de 4 001 € à 250 000 €, sur 12 à 180 mois
Quatorze lignes relevées sur les supports officiels de la marque, dont dix chiffrées : montants, durée et frais de dossier sont publiés, le TAEG ne l’est pas.
Voici, ligne par ligne, ce que la marque publie — et ce qu’elle ne publie pas. Rien n’a été reconstitué : les cases vides portent la mention « non publié » plutôt qu’une fourchette vraisemblable.
Sur le terrain des données publiées, Cetelem se situe très au-dessus de la moyenne du marché : dix lignes chiffrées, là où plusieurs grandes banques n’en publient aucune. Le point manquant est le plus important : le TAEG.
Le plancher du regroupement est de 4 001 €, pas les 1 500 € de la même page
Deux planchers cohabitent sur la page produit : 1 500 € est le minimum du crédit sans garantie, 4 001 € celui du regroupement de crédits.
C’est le piège de lecture de cette page, et il fait perdre du temps à ceux qui ont peu à regrouper : deux chiffres apparaissent au même endroit, et ils ne désignent pas le même produit.
- 11 500 € : le montant minimum d’un crédit sans garantie, c’est-à-dire un prêt personnel classique, sans reprise d’autres crédits.
- 24 001 € : le montant minimum du regroupement de crédits, seul chiffre qui vous concerne si vous voulez réunir plusieurs échéances.
Le lecteur qui retient 1 500 € se trompe de produit, et la nuance est rarement relevée par les comparateurs la nuance. Ce plancher de 4 001 € reste bas comparé au marché : plusieurs spécialistes n’étudient rien en dessous de 20 000 €, et l’un d’eux ne se déclenche qu’au-delà de 80 000 € de crédits repris.
0 € de frais de dossier au départ, 4 % sur chaque échéance reportée
La gratuité annoncée porte sur la mise en place du prêt : le report d’une mensualité est facturé 4 % du montant reporté, deux fois par an au maximum.
Le bon côté d’abord, parce qu’il est réel et rare. « 0 € frais de dossier, aucuns frais cachés » : sur un regroupement de 42 000 €, c’est 420 € économisés face à un prêteur qui facture 1 %, et autant de capital emprunté en moins. Plusieurs grandes marques facturent entre 79 € et 200 € minimum.
Cetelem autorise jusqu’à 2 reports de mensualité par an, assortis de « frais de gestion de 4 % du montant des échéances reportées ». Sur une mensualité de 498 €, un report coûte 19,92 € de frais, auxquels s’ajoutent les intérêts qui continuent de courir pendant le mois décalé. Deux reports par an sur quinze ans, c’est près de 600 € de frais de gestion, plus l’allongement de la durée. La gratuité porte sur la mise en place du crédit, pas sur sa vie.
Ce n’est pas une raison de renoncer à l’option : un report coûte infiniment moins cher qu’un incident de paiement, qui déclenche des frais de rejet, une inscription possible au fichier des incidents et la fin de toute négociation. C’est une soupape d’urgence chiffrée à l’avance, pas une souplesse gratuite. Les frais et le coût réel d’un rachat de crédit se répartissent sur treize lignes de frais, et celui-ci n’apparaît sur aucune plaquette.
La durée qui donne la plus petite mensualité est presque toujours celle qui coûte le plus cher. Posez vos chiffres, et voyez l'écart réel entre les deux en euros — c'est l'argument le plus solide face à un conseiller.
Conditions d’entrée chez Cetelem : 2 crédits, ou un crédit et une dette
Cetelem exige « au moins 2 crédits en cours de remboursement (ou au moins un crédit et une dette) » — une règle d’éligibilité que presque cette donnée n’est pas publiée par les prêteurs noir sur blanc.
La formulation exacte, relevée le 13 août 2026, mérite d’être lue deux fois, car la parenthèse ouvre beaucoup plus grand que la règle principale : « au moins 2 crédits en cours de remboursement (ou au moins un crédit et une dette) ». Un regroupement suppose qu’il y ait quelque chose à regrouper, et avec un seul crédit l’opération relève du rachat de prêt classique. Mais Cetelem accepte qu’un des deux engagements soit une dette, et pas seulement un crédit bancaire.
Un arriéré ou un découvert peut tenir lieu de second engagement
La parenthèse « ou au moins un crédit et une dette » rend éligibles des situations qu’un emprunteur croyait exclues, faute d’avoir deux crédits bancaires.
Cetelem ne publie pas la liste des dettes admises. Sur la base de la formulation, entrent typiquement dans cette catégorie :
- 1un découvert bancaire installé, que la plupart des prêteurs traitent comme un engagement à part entière ;
- 2un arriéré fiscal ou un échéancier accordé par l’administration ;
- 3un retard de loyer ou de charges de copropriété faisant l’objet d’un plan ;
- 4une dette familiale ou professionnelle formalisée par une reconnaissance écrite.
Le taux moyen d’un découvert s’établissait à 7,69 % en mai 2026 selon les statistiques de la Banque de France sur les crédits aux particuliers, contre 6,53 % pour un crédit à la consommation amortissable. Un découvert permanent est donc à la fois le poste le plus cher du budget et, ici, la pièce qui rend le dossier recevable.
Une réserve d’argent compte aussi comme crédit en cours, même inutilisée : le contrat existe, la ligne est mobilisable, elle pèse dans le taux d’endettement. Un rachat de crédit renouvelable ne produit donc son plein effet que si le contrat est ensuite résilié par écrit — fermer sa réserve d’argent après un rachat tient en une lettre et un accusé de réception.
L’hypothèque proposée aux propriétaires change les règles du prêt
Cetelem peut prendre une hypothèque quand l’emprunteur est propriétaire : l’opération quitte alors les règles du crédit à la consommation, avec 10 jours de réflexion au lieu de 14 jours de rétractation.
Aucune exclusion de profil n’est publiée : la page annonce « tout le monde, quel que soit son statut ou son métier », et aucune obligation de garantie n’est publiée pour un locataire. Pour un propriétaire, la marque indique qu’une hypothèque est possible sur le logement — sans dire à partir de quel montant elle est demandée, ce qui reste la donnée manquante la plus gênante de la fiche.
La conséquence juridique ne dépend pas de la marque. Dès qu’une garantie hypothécaire est prise, l’opération passe sous les règles du crédit immobilier en application de l’article L.314-12 du code de la consommation. Trois choses changent le même jour.
Le délai. Les 14 jours de rétractation après acceptation laissent place à 10 jours de réflexion avant signature, pendant lesquels vous ne pouvez pas accepter l’offre.
Le plafond de taux. Le plafond d’usure passe de 8,56 % en consommation à une fourchette de 4,07 % à 5,29 % selon la durée, côté crédit immobilier.
Les frais. Une inscription hypothécaire se paie chez le notaire, et sa mainlevée éventuelle aussi, avec un émolument forfaitaire de 78 € HT auquel s’ajoutent les débours.
Ce basculement n’est pas une mauvaise nouvelle en soi : le plafond de taux baisse fortement, ce qui joue en faveur de l’emprunteur sur les gros montants et les longues durées. C’est le raisonnement d’un rachat de crédit hypothécaire. Sur un petit dossier, les frais de garantie mangent l’avantage.
Les prêteurs regardent trois chiffres avant tout : votre taux d'endettement, votre reste à vivre et le montant qui reste dû. Nous les calculons ensemble, sur vos montants, et nous vous disons franchement si le dossier tient.
Simulation rachat de crédit Cetelem : 42 000 € sur 120 mois
Le parcours de simulation existe et part sur un sous-domaine de souscription, mais il demande votre situation avant d’afficher un chiffre, et aucun TAEG n’est publié : voici le calcul refait, hypothèses avant résultat.
Commençons par ce que l’outil de la marque fait réellement, relevé du 13 août 2026. Un parcours de simulation existe bien, et c’est un point rare sur ce marché : le bouton « Commencer votre demande » quitte la page produit et ouvre un parcours hébergé sur souscription.cetelem.fr. La marque en décrit elle-même l’ordre des opérations : « Vous indiquez dans le formulaire votre situation et les crédits à racheter pour découvrir notre simulation de financement ». Le chiffre arrive donc après la saisie, pas avant.
Deux limites, datées du même relevé. La marque ne publie ni TAEG ni exemple représentatif de regroupement : rien ne permet de savoir, avant d’entrer dans le parcours, dans quelle fourchette de taux on se situe. Et le module de calcul généraliste du site, lui, s’arrête à 75 000 € et ne chiffre pas un regroupement.
- 1Vous renseignez votre situation et vos crédits. Le bouton « Commencer votre demande » quitte la page produit et ouvre un parcours de souscription hébergé sur un sous-domaine distinct.
- 2La marque affiche un financement chiffré. Elle parle d’une « simulation de financement » sans préciser publiquement si mensualité, TAEG et coût total y figurent tous les trois.
- 3Un conseiller étudie le dossier. Étape d’instruction, avec les pièces justificatives. Aucun délai de réponse n’est publié au 13 août 2026.
- 4Vous signez, puis le délai légal court. 14 jours de rétractation en crédit à la consommation, 10 jours de réflexion si une hypothèque a fait basculer l’opération.
Nous refaisons donc le calcul à côté, sur les conditions que la marque publie — 4 001 € à 250 000 €, 12 à 180 mois, 0 € de frais de dossier. Les hypothèses sont affichées avant le résultat, le résultat est lu au regard du taux moyen de la Banque de France et du plafond d’usure du trimestre, puis le même dossier est repassé chez trois autres prêteurs. Reductis n’est pas Cetelem, ne prête pas et ne perçoit aucune somme de la part du visiteur. Les pièces justificatives d’un dossier de rachat de crédit se réunissent, elles, en une seule fois : c’est la seule étape du parcours que vous maîtrisez entièrement.
L’outil de calcul en ligne s’arrête à 75 000 € et ne chiffre pas un regroupement
Le module de calcul généraliste de la marque accepte « un montant entre 500 € et 75 000 € » : sa fourchette ne couvre même pas le plafond de 250 000 € du regroupement.
Voilà l’erreur d’aiguillage la plus fréquente sur cette marque. La personne qui cherche une simulation de rachat de crédit Cetelem atterrit souvent sur le simulateur de crédit à la consommation, qui indique « Indiquez un montant entre 500 € et 75 000 € », relevé du 13 août 2026. Trois raisons de ne pas s’en servir pour un regroupement :
- 1sa borne haute, 75 000 €, ne couvre pas le plafond de 250 000 € du regroupement ;
- 2il calcule un crédit neuf, sans reprise des crédits existants, donc sans le seul chiffre qui décide : le coût total avant et après ;
- 3il ignore votre capital restant dû, les taux de vos crédits actuels et les intérêts que vous n’aurez plus à payer.
Le parcours de regroupement est une application distincte, ouverte depuis le bouton de demande de la page produit. Une mensualité estimée sur le module généraliste répond à une autre question.
Les hypothèses, puis le résultat : 42 000 € regroupés sur 120 mois
Trois engagements, 38 400 € de capital restant dû, 3 600 € de trésorerie et 120 mois : la mensualité baisse de 554,61 €, le coût total augmente de 14 483,49 €.
Trois crédits repris, 42 000 € financés sur 120 mois à 6,90 %
Situation de départ. Trois engagements en cours, aucun crédit immobilier : le dossier reste soumis aux règles du crédit à la consommation.
Hypothèses du montage. Reprise des 38 400 € et 3 600 € de trésorerie, soit 42 000 € financés, dans la fourchette 4 001 € à 250 000 € publiée par Cetelem. Durée retenue : 120 mois. Frais de dossier : 0 €, conformément à ce que publie la marque ; le capital emprunté reste donc de 42 000 € et non de 42 420 €. Taux débiteur fixe retenu : 6,90 %, hypothèse de travail, la marque ne publiant aucun TAEG au 13 août 2026. Assurance de groupe : 0,36 % l’an sur capital initial, soit 12,60 € par mois. Aucune garantie hypothécaire, donc aucun frais de notaire.
Résultat. Mensualité de 485,49 € hors assurance, 498,09 € assurance comprise. TAEG recalculé sur ces hypothèses : 7,74 %, sous le plafond de 8,56 % applicable aux crédits à la consommation de plus de 6 000 € selon le taux d’usure du 3ᵉ trimestre 2026.
Coût total. Il restait 45 287,31 € à payer sur les trois crédits ; après regroupement, 59 770,80 € sur 120 mois, dont 16 258,80 € d’intérêts et 1 512 € d’assurance. L’opération coûte 14 483,49 € de plus, dont 3 600 € vous sont versés en trésorerie : le surcoût net est de 10 883,49 €.
Le surcoût est le seul chiffre qui permette de décider, et il figure ici au même endroit que la baisse de mensualité. Voici ce que l’opération apporte en échange.
Trois leviers réduisent ce surcoût de 10 883,49 €, et ils se cumulent. Raccourcir la durée : à 84 mois, le coût total tombe à 54 132,96 €, soit 5 637,84 € de moins, pour une mensualité qui reste inférieure de 408 € à la situation de départ. Déléguer l’assurance : les 1 512 € d’assurance de groupe se négocient chez un assureur externe, à garanties équivalentes. Sortir le crédit renouvelable du lot : c’est lui qui coûte 19,90 %, et le racheter seul suffit parfois.
7,74 % de TAEG : 1,21 point au-dessus de la moyenne Banque de France
Le TAEG obtenu reste 0,82 point sous le plafond d’usure du trimestre ; au plafond, le même dossier coûterait 4 392 € de plus sur dix ans.
Un résultat ne veut rien dire seul. Trois repères publics permettent de le situer, et ils datent tous de 2026.
- 16,53 % : taux moyen des crédits à la consommation amortissables en mai 2026, Banque de France. Notre TAEG de 7,74 % est 1,21 point au-dessus — l’écart normal d’une durée de dix ans sur un prêt sans garantie.
- 28,56 % : plafond d’usure des crédits à la consommation de plus de 6 000 €, 3ᵉ trimestre 2026. Le résultat reste 0,82 point en dessous. La marge est mince : c’est sur la durée, pas sur le taux, que se joue le coût.
- 33,21 % : taux moyen des crédits à l’habitat en mai 2026. Il ne s’applique pas à ce dossier, qui ne contient aucun crédit immobilier.
Voici ce que donne chacun de ces taux sur le même montage : mêmes 42 000 € empruntés, mêmes 120 mois, mêmes 0 € de frais et même assurance. Seul le taux change.
Entre notre hypothèse et la moyenne du marché, l’écart est de 954 € sur dix ans, soit 7,95 € par mois. Entre notre hypothèse et le plafond du trimestre, il atteint 4 392 €, soit 36,60 € par mois. Un TAEG proposé au-dessus de 8,56 % ne serait pas une mauvaise affaire : ce serait un prêt juridiquement impossible. Le taux d’un rachat de crédit ne se compare de toute façon qu’en TAEG, assurance et frais compris.
Un cas fait exception, et il concerne les propriétaires. Si Cetelem prend une hypothèque en garantie, l’opération bascule sous les règles du crédit immobilier et le plafond tombe à 4,07 % sous 10 ans, 4,57 % de 10 à 20 ans, 5,29 % au-delà. Un TAEG de 7,74 % deviendrait alors impossible : la garantie change le prix maximum autorisé autant que les délais.
Le même dossier de 42 000 € chez Sofinco, La Banque Postale et Oney
Les 0 € de frais de dossier font 208,80 € d’écart sur dix ans ; aux deux seuls TAEG de regroupement publiés du panel, le même dossier coûterait 4 338 € à 4 392 € de plus.
Le dossier ne bouge pas : 42 000 € financés sur 120 mois, hors assurance. Ce qui change d’une ligne à l’autre, ce sont les conditions que chaque établissement publie sur son propre site. Là où aucun taux n’est publié, notre hypothèse de 6,90 % est reprise à l’identique, pour que la seule variable soit les frais.
Trois lectures. Sur les frais, les 0 € annoncés valent 208,80 € de moins que 150 € de frais financés sur dix ans : réel, mais modeste. Sur le taux, l’écart change d’ordre de grandeur — aux deux seuls TAEG de regroupement publiés du panel, le même dossier coûterait 4 338 € et 4 392 € de plus. Sur le périmètre, enfin, un prêteur du panel sort du jeu : BNP Paribas publie 108 mois de durée maximale, le dossier n’y entre donc pas sur 120 mois.
Deux réserves de lecture. Les TAEG de La Banque Postale et d’Oney sortent d’exemples représentatifs portant sur d’autres montants et d’autres durées : appliqués ici, ils donnent un ordre de grandeur, pas une offre. Et aucune de ces lignes ne dit qui acceptera le dossier : elles disent ce que chacun publie, à la date du relevé. Le détail marque par marque est rassemblé dans notre comparatif chiffré des organismes de rachat de crédit.
Deux chiffres, jamais l'un sans l'autre : ce que vous paierez chaque mois, et ce que l'opération coûte en tout. Vous verrez immédiatement ce que chaque année de durée en plus vous prend.
84, 120 ou 180 mois : le prix de chaque année de durée sur 42 000 €
Passer de 84 à 180 mois fait gagner 256,68 € de mensualité et coûte 15 663,84 € de plus au total, sur des hypothèses identiques.
Cetelem publie une durée maximale de 180 mois, soit quinze ans, sur un prêt personnel sans garantie. C’est long pour du crédit à la consommation, et c’est ce qui permet les baisses de mensualité les plus spectaculaires. Voici ce que coûte cette durée, à montant, taux et assurance identiques.
Hypothèses communes : 42 000 € financés, taux débiteur fixe 6,90 %, 0 € de frais de dossier, assurance 0,36 % l’an sur capital initial.
96 mois de plus valent 256,68 € de mensualité en moins et 15 663,84 € de coût en plus
Chaque euro de mensualité économisé par l’allongement de la durée se paie environ 61 € de coût total sur ce dossier de 42 000 €.
La lecture tient en une ligne : 96 mois de plus font gagner 256,68 € par mois et coûtent 15 663,84 € de plus. Chaque euro de mensualité économisé se paie environ 61 € de coût total. Ce n’est pas un argument contre les 180 mois, c’est la mesure de ce qu’on achète : quand la mensualité actuelle met le budget en tension chaque mois, quinze ans à 387,76 € valent mieux qu’un incident de paiement à sept ans. La règle utile est de choisir la durée la plus courte compatible avec un reste à vivre confortable, jamais la mensualité la plus basse proposée.
Cinq questions, l'estimation affichée à l'écran, et vos coordonnées seulement si vous décidez d'aller plus loin. Rien ne vous est facturé, à aucun moment.
5 plafonds différents attribués à Cetelem par des sites tiers
Le seul plafond publié par la marque est 250 000 € ; les cinq valeurs relevées sur des pages tierces vont de 75 000 € à 400 000 €, dont une supérieure au chiffre officiel.
Un même produit, cinq plafonds différents. Le relevé de cinq pages tierces traitant du rachat de crédit Cetelem, le 10 août 2026, donne des chiffres qui ne peuvent pas être vrais simultanément.
Une page tierce annonce donc un plafond supérieur à ce que le prêteur publie lui-même. Celui à 75 000 € s’explique vraisemblablement par une confusion avec la borne haute du module de simulation de crédit à la consommation.
Une « valeur minimale du bien de 75 000 € » circule sans figurer sur un support officiel
Ce critère d’hypothèque n’apparaît sur aucun support de la marque au 13 août 2026 : il n’est donc pas repris dans le tableau des conditions.
Un second chiffre circule sans être publié par la marque : une « valeur minimale du bien de 75 000 € » qui conditionnerait la prise d’hypothèque. Aucun support officiel de Cetelem ne comporte ce critère au 13 août 2026 : il ne figure donc pas dans le tableau des conditions, et ne doit pas être repris comme une règle d’éligibilité.
La méthode de vérification est la même pour n’importe quelle marque : un chiffre sans page officielle citée et sans date de relevé est une reconstitution, y compris quand il est présenté comme un « montant maximum ». Notre comparatif chiffré des organismes de rachat de crédit ne retient que des valeurs relevées à la source, avec leur date.
Avis Cetelem : 4,8 sur 5 pour 21 857 avis, sur l’ensemble de ses produits
La note publiée sur la fiche Avis Vérifiés de la marque est de 4,8 sur 5 pour 21 857 avis au 13 août 2026 : elle porte sur l’ensemble de ses produits, pas sur son regroupement de crédits.
Une seule note agrégée est reprise ici, avec sa plateforme, son volume, sa répartition et sa date de relevé.
La note porte sur l’ensemble des produits de la marque, pas sur son regroupement de crédits
La plateforme n’isole pas le regroupement de crédits dans les 21 857 avis, et une note agrégée mesure une relation commerciale, non le coût du financement.
Deux précisions sur le périmètre de cette note. D’abord, elle porte sur l’ensemble des produits de la marque : crédit auto, prêt personnel, crédit renouvelable, espace client, service après-vente. Le regroupement de crédits n’en représente qu’une part, non isolée par la plateforme. Ensuite, une note agrégée mesure une relation commerciale — accueil, délais, clarté des réponses — et non le coût du financement. Aucun des 21 857 avis ne dit à quel TAEG le crédit a été signé.
La répartition publiée par la plateforme donne 98 % d’avis à 4 ou 5 étoiles et 1 % à une étoile, sur les 21 857 avis collectés depuis le 8 octobre 2021.
Cetelem n’est pas le prêteur : c’est BNP Paribas Personal Finance
Cetelem est une marque : l’établissement de crédit qui signe le contrat est BNP Paribas Personal Finance, et il porte aussi les marques Cofinoga et Sygma.
Le nom porté par la publicité n’est pas celui qui figure sur l’offre de prêt, et c’est la seule conséquence pratique de ce qui suit.
Quel établissement signe le contrat de prêt ?+
La mention légale relevée le 13 août 2026 est explicite : « Cetelem est une marque de BNP Paribas Personal Finance, Etablissement de crédit, SA au capital de 634 574 115 € — Siège social : 1 boulevard Haussmann 75009 Paris — 542 097 902 RCS Paris ». C’est ce nom qui figure sur l’offre et à qui l’on écrit ensuite.
Une demande chez Cetelem vaut-elle demande chez BNP Paribas ?+
Non. La banque de réseau BNP Paribas est une autre entité, avec sa propre offre de regroupement : 3 000 € à 75 000 € sur 108 mois au maximum, sans rachat de crédit immobilier, relevé du 10 août 2026. Une décision prise par l’une ne préjuge pas de celle de l’autre.
Cofinoga et Sygma sont-elles d’autres sociétés ?+
Non, ce sont deux autres marques du même établissement de crédit, immatriculé sous le RCS 542 097 902. Le parcours de regroupement de Cofinoga renvoie vers celui de Cetelem : le produit est le même.
Peut-on souscrire l’offre Sygma en direct ?+
Non. Sygma est présentée par BNP Paribas Personal Finance comme une offre distribuée exclusivement par des courtiers partenaires ; un particulier ne peut pas y déposer un dossier lui-même. Quand un intermédiaire annonce plusieurs partenaires bancaires, demandez la liste nominative des établissements prêteurs : deux marques d’un même RCS ne comptent que pour un prêteur.
Cetelem, Cofidis, Sofinco : les bornes de montant et de durée que chacun publie
Quatre des cinq établissements publient un plafond, et un lot de 200 000 € de crédits sans garantie n’entre que dans une seule des bornes affichées.
Les cinq établissements ci-dessous sont relevés sur les mêmes colonnes, à partir de leurs pages produit officielles. Une case « non publié » veut dire que la donnée n’est pas communiquée en ligne, pas qu’elle serait défavorable à l’emprunteur.
Plafonds sans garantie : de 80 000 € à 250 000 € selon l’établissement
Le montant à reprendre écarte trois des cinq établissements avant même l’étude du dossier, et un seul publie un plafond au-dessus de 150 000 € sans garantie.
Le montant est le premier filtre, et il se lit sans rendez-vous. Cetelem publie 250 000 €. En dessous, Carrefour Banque s’arrête à 150 000 € sans garantie, Sofinco à 100 000 € et les 80 000 € de plafond du regroupement Cofidis constituent la borne la plus basse des cinq, avec un renvoi vers Créatis au-delà. Franfinance publie un plancher de 1 500 € mais aucun plafond.
Le seuil d’entrée compte tout autant. Sofinco ne descend pas sous 20 000 € de crédits repris : un lot de 12 000 € sort de ses bornes publiées, alors qu’il entre dans celles des trois autres établissements qui affichent un plancher.
Frais de dossier : trois établissements à 0 €, un à 1 % plafonné à 150 €
Sur 42 000 € empruntés, l’écart entre les frais publiés par les cinq établissements va de 0 € à 150 €, et le vrai coût se déplace vers les frais en cours de vie du prêt.
Trois des cinq annoncent zéro frais de mise en place : Cetelem, Cofidis et Carrefour Banque, cette dernière sur l’ouverture de dossier. Les frais plafonnés à 150 € chez Sofinco représentent 1 % du montant emprunté, avec un plafond qui les rend prévisibles : sur 42 000 €, 1 % sans plafond aurait donné 420 €. Franfinance ne publie aucun montant de frais.
Le poste qui coûte réellement se déplace alors vers la vie du prêt. Deux des cinq facturent 4 % de chaque échéance reportée : sur une mensualité de 498,09 €, un report coûte 19,92 €. Ce poste est rarement détaillé, alors qu’il se déclenche au moment précis où le budget se tend.
Durées publiées : de 60 mois de plancher à 300 mois avec une garantie sur le logement
Les cinq établissements publient une durée maximale, de 84 à 300 mois, et deux d’entre eux imposent aussi une durée minimale.
La durée est la colonne la mieux renseignée : les cinq la publient. Cetelem va de 12 à 180 mois, Cofidis de 12 à 144, Sofinco de 36 à 120, Franfinance de 1 à 7 ans. Le regroupement avec garantie de Carrefour Banque, de 96 à 300 mois, est le seul du tableau à dépasser 180 mois.
Deux bornes basses méritent attention, parce qu’elles écartent des dossiers courts. Un plancher de 60 mois exclut un lot de crédits soldable en trois ans, et un plancher de 36 mois produit le même effet sur un dossier plus léger. Une durée longue suppose par ailleurs une garantie sur le logement, qui fait relever l’opération du crédit immobilier selon l’article L.314-12 alinéa 2 du code de la consommation : 10 jours de réflexion au lieu de 14 jours de rétractation.
Hors des critères publiés par Cetelem : à qui s’adresser ensuite
Quatre situations sortent des critères publiés par Cetelem : un seul crédit, moins de 4 001 €, plus de 250 000 €, un fichage. Chacune oriente vers un type d’établissement précis.
Un dossier qui sort des critères publiés ne se traite pas en redéposant ailleurs au hasard, mais en repartant du critère qui ne correspond pas. Les bornes citées ci-dessous sont celles que chaque prêteur publie sur son propre site, relevées les 10 et 13 août 2026.
- 1Un seul crédit et aucune dette. Le regroupement n’est pas le bon produit : un rachat de prêt simple ou une renégociation coûte moins cher et va plus vite.
- 2Moins de 4 001 € à regrouper. C’est le plancher publié par Cetelem. BNP Paribas et LCL étudient à partir de 3 000 €.
- 3Plus de 250 000 € à regrouper. Deux spécialistes montent plus haut : Créatis jusqu’à 500 000 € pour un propriétaire et 150 000 € pour un locataire, Oney jusqu’à 2 500 000 €. Une garantie sur le logement devient alors la règle, et son coût se chiffre avant de dire oui : rachat de crédit hypothécaire.
- 4Locataire avec un dossier tendu. Les plafonds locataires sont structurellement plus bas — 150 000 € chez un spécialiste — et l’absence de garantie se compense par une durée plus courte.
- 5Inscription au FICP. Aucun critère de ce type n’est publié par Cetelem. Un fichage n’interdit pas juridiquement d’emprunter, mais il réduit fortement le nombre d’établissements qui étudient le dossier.
Une demande de crédit ne laisse aucune trace au fichier de la Banque de France
Ce fichier enregistre les incidents de paiement, pas les demandes de crédit ; un dossier confié à un courtier peut par ailleurs être présenté à la marque Sygma, du même prêteur.
Deux remarques pour finir. Une demande de crédit ne laisse aucune trace : le fichier de la Banque de France enregistre les incidents de paiement, pas les demandes. Et un dossier confié à un courtier peut revenir chez la même maison mère sous la marque Sygma, qui ne travaille qu’avec des intermédiaires : demandez à qui votre dossier est présenté avant de signer un mandat — le rôle de l’intermédiaire en opérations de banque.
Questions fréquentes
Combien de temps Cetelem met-il à répondre à une demande de regroupement ?+
Aucun délai n’est publié au 13 août 2026, ni de réponse, ni d’instruction, ni de déblocage des fonds. Les seuls délais certains sont les délais légaux : quatorze jours de rétractation en crédit à la consommation, dix jours de réflexion si une hypothèque fait basculer l’opération côté crédit immobilier.
Comment déposer une demande de regroupement de crédits chez Cetelem ?+
Le parcours publié est en ligne, sans intermédiaire obligatoire, depuis la page produit de la marque. L’outil de calcul du site s’arrête à 75 000 € et ne chiffre pas un regroupement : au-delà, la demande se dépose sans estimation préalable. Aucun délai de réponse n’est publié.
Faut-il déjà être client de Cetelem pour demander un regroupement ?+
Aucune condition d’ancienneté, de domiciliation de revenus ou de détention de compte n’est publiée au 13 août 2026. La page produit indique au contraire que l’offre s’adresse à « tout le monde, quel que soit son statut ou son métier », sous réserve des deux crédits en cours exigés.
Est-ce qu’on peut obtenir de la trésorerie en plus des crédits rachetés ?+
Cetelem ne publie pas de montant maximum de trésorerie complémentaire distinct. Le plafond de 250 000 € s’applique au prêt personnel dans son ensemble, crédits repris et trésorerie confondus. Toute somme ajoutée augmente le capital emprunté, donc le coût total : elle se chiffre avant la signature, pas après.
Peut-on rembourser un regroupement Cetelem par anticipation ?+
Cetelem ne publie pas ses conditions de remboursement anticipé au 13 août 2026. Le cadre applicable est celui de l’article L.312-34 du code de la consommation, dont une nouvelle version entre en vigueur le 20 novembre 2026. L’indemnité éventuelle figure obligatoirement dans l’offre de prêt : vérifiez-la avant de signer.
Que devient mon crédit renouvelable une fois racheté ?+
Il est soldé par le déblocage des fonds, mais le contrat de réserve n’est pas automatiquement clos. Tant qu’il reste ouvert, la ligne est mobilisable et compte dans votre taux d’endettement. Demandez la résiliation écrite de chaque contrat renouvelable et conservez l’accusé de réception.
Cetelem accepte-t-il les dossiers inscrits au FICP ?+
Aucun critère de ce type n’est publié par la marque au 13 août 2026, ni sur le fichage, ni sur les revenus minimum, ni sur le taux d’endettement. Un fichage FICP n’interdit pas juridiquement d’emprunter, mais il réduit fortement le nombre d’établissements qui étudient le dossier.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Cetelem — Page produit « Rachat de crédits » — mention légale du prêteur BNP Paribas Personal Finance (634 574 115 € de capital, 542 097 902 RCS Paris), 4 001 € à 250 000 €, 12 à 180 mois, 0 € de frais de dossier, report d’échéance à 4 %, deux crédits en cours exigés, hypothèque possible pour les propriétaires, absence de TAEG (13 août 2026)
- 2Cetelem — Guide du rachat de crédit à la consommation — rétractation de 14 jours en consommation, réflexion de 10 jours en immobilier, absence de TAEG (13 août 2026)
- 3Cetelem — Module de simulation de crédit à la consommation — « Indiquez un montant entre 500 € et 75 000 € », outil distinct du parcours de regroupement (13 août 2026)
- 4Cetelem — Parcours de souscription, ouvert depuis le bouton « Commencer votre demande » — nombre de champs et moment de collecte de l’e-mail non relevés (13 août 2026)
- 5BNP Paribas Personal Finance — Présentation de Sygma — marque du même établissement de crédit, distribuée exclusivement par des courtiers partenaires (13 août 2026)
- 6Avis Vérifiés — Fiche de la marque Cetelem — 4,8/5 pour 21 857 avis depuis le 08/10/2021, dont 4 473 sur douze mois ; répartition par étoiles ; plateforme certifiée AFNOR NF ISO 20488 (13 août 2026)
- 7BNP Paribas, La Banque Postale, Oney, Sofinco, LCL, Cofidis, Créatis, Société Générale, Crédit Agricole, Caisse d’Épargne, Banque Populaire — Pages produit de regroupement de crédits — montants, durées maximales, frais de dossier et exemples représentatifs du tableau comparatif (10 août 2026)
- 8Pages tierces traitant du rachat de crédit Cetelem — Cinq relevés donnant des plafonds de 400 000 € à 75 000 €, et un critère de « valeur minimale du bien de 75 000 € » non publié par la marque (10 août 2026)
- 9Légifrance — Article L.314-12 al. 2 du code de la consommation — la garantie hypothécaire fait basculer l’opération en régime de crédit immobilier (13 août 2026)
- 10Légifrance — Articles L.312-19 (rétractation de 14 jours), L.313-34 (réflexion de 10 jours) et L.312-34 (remboursement anticipé, nouvelle version en vigueur le 20 novembre 2026) du code de la consommation (13 août 2026)
- 11Banque de France — Taux d’usure du 3ᵉ trimestre 2026 — 8,56 % en consommation au-delà de 6 000 €, 4,07 % à 5,29 % en immobilier (13 août 2026)
- 12Banque de France — Crédits aux particuliers, mai 2026 — consommation amortissable 6,53 %, découverts 7,69 % (13 août 2026)
- 13Conseil supérieur du notariat — Article A.444-141 du code de commerce — émolument forfaitaire de 78 € HT pour la mainlevée d’hypothèque (13 août 2026)
- 14Relevé Reductis des organismes de rachat de crédit — Montants repris, durées et frais de dossier publiés par Carrefour Banque (1 500 à 150 000 €, sans limite au-delà de 30 000 € avec garantie, 60 à 120 mois et 96 à 300 mois avec garantie, 0 € d’ouverture de dossier, report d’échéance à 4 %), Cofidis (3 000 à 80 000 €, 12 à 144 mois, 0 €, endettement de référence de 33 %), Franfinance (à partir de 1 500 €, 1 à 7 ans, frais non publiés, aucun dépôt en direct) et Sofinco (20 000 à 100 000 €, 36 à 120 mois, 1 % plafonnés à 150 €), relevés sur leurs pages produit officielles (19 août 2026)
Les autres organismes de rachat de crédit
Une fiche par enseigne : conditions publiées, taux relevés à leur date, et notre lecture du montage proposé.