Regrouper ses crédits en étant locataire : les montants et durées publiés par les établissements
Les conditions relevées vont de 3 000 € à 250 000 € et de 84 à 180 mois ; deux établissements sur six publient une condition liée au statut d’occupation.
Les grilles relevées vont de 3 000 € à 250 000 € et de 84 à 180 mois. Deux établissements sur six publient une condition liée au statut d’occupation : la Caisse d’Épargne, qui accorde 12 ans à un locataire contre 15 ans à un propriétaire, et Créatis, qui plafonne à 150 000 € un locataire contre 250 000 € un propriétaire.
Voir les conditions publiées, établissement par établissement+
| Établissement | Montant et durée publiés | Condition liée au statut d’occupation | Source | Date |
|---|---|---|---|---|
| Caisse d’Épargne | 1 000 à 75 000 €, 4 à 120 mois | 12 ans locataire, 15 ans propriétaire, 25 ans en immobilier ; trésorerie plafonnée à 75 000 € | caisse-epargne.fr | 13/08/2026 |
| Créatis | 7 à 12 ans en consommation | 150 000 € locataire, 250 000 € propriétaire | creatis.fr | 13/08/2026 |
| Cetelem | 4 001 à 250 000 €, 12 à 180 mois | Hypothèque possible pour les propriétaires | cetelem.fr | 13/08/2026 |
| Cofidis | 3 000 à 80 000 € | Non publiée | cofidis.fr | 13/08/2026 |
| Sofinco | 20 000 à 100 000 €, 36 à 120 mois | Non publiée | sofinco.fr | 13/08/2026 |
| BNP Paribas | 3 000 à 75 000 €, 4 à 108 mois | Non publiée | mabanque.bnpparibas | 13/08/2026 |
La colonne de droite est l’information principale.
Pour comparer les offres de rachat de crédit, la durée maximale compte autant que le plafond.
Aucun texte ne fixe de plafond de montant ni de durée selon le statut d’occupation
Les limites relevées sont des grilles commerciales, contradictoires d’un établissement à l’autre, pas des règles de droit.
Le code de la consommation ne connaît pas la distinction locataire ou propriétaire. Les limites relevées sont des grilles commerciales, et un refus sur le montant ne préjuge de rien chez le prêteur suivant.
Le taux d’effort de 35 % s’applique-t-il à un regroupement ?+
Non. Le seuil fixé par le Haut Conseil de stabilité financière vise les crédits immobiliers résidentiels, et sa foire aux questions exclut expressément les rachats et regroupements de crédits.
12 ans pour un locataire, 15 ans pour un propriétaire : l’écart publié par un même établissement
Trois ans de durée en moins et un plafond divisé par 1,7 chez un spécialiste : voilà ce que coûte l’absence de garantie réelle.
Les taux viennent d’Empruntis, en juillet 2026. Ils s’établissent à 4,38 % avec une hypothèque et à 6,26 % sans. L’écart n’est pas une préférence pour les propriétaires, c’est le prix d’un recours sur un bien.
La durée qui donne la plus petite mensualité est presque toujours celle qui coûte le plus cher. Posez vos chiffres, et voyez l'écart réel entre les deux en euros — c'est l'argument le plus solide face à un conseiller.
Pourquoi le loyer pèse plus lourd qu’une mensualité de prêt immobilier après un regroupement
La mensualité d’un prêt immobilier peut entrer dans l’opération et disparaître des charges ; le loyer reste dû tous les mois.
Voir les hypothèses et le détail des deux calculs+
Le calcul en clair
Deux foyers, 2 600 € de revenus nets, quatre crédits pour 22 000 € de capital restant dû et 610 € de mensualités. Le premier paie 780 € de loyer, le second 780 € de mensualité de prêt immobilier pour 96 000 € restant dus. Regroupement du locataire sur 96 mois à 6,26 %, du propriétaire sur 180 mois à 4,38 %, taux Empruntis de juillet 2026, assurance à 0,30 % par an, frais de 1 % financés.
| Situation | Endettement avant | Endettement après | Source | Date |
|---|---|---|---|---|
| Foyer locataire, loyer de 780 € | 53,46 % | 41,55 % | Calcul Reductis | 19/08/2026 |
| Foyer propriétaire, prêt de 780 € | 53,46 % | 35,93 % | Calcul Reductis | 19/08/2026 |
Les deux foyers partent du même endettement, 53,46 %. Après opération, 5,62 points les séparent — 41,55 % pour le locataire, 35,93 % pour le propriétaire —, uniquement parce que le loyer ne peut pas entrer dans le regroupement.
Le loyer est une charge, jamais une dette rachetable
Un prêteur retranche le loyer des revenus disponibles, sans jamais pouvoir le racheter.
Un crédit se rachète parce qu’il a un capital restant dû et une date de fin. Un loyer n’a ni l’un ni l’autre : il reste au numérateur du taux d’endettement après l’opération. Un déménagement qui fait baisser le loyer de 100 € produit le même effet qu’une baisse de mensualité, sans coût de crédit.
Revenus fonciers retenus à 70 %, pensions versées comptées en charge : les conventions réelles, que la plupart des simulateurs oublient. Vous saurez de combien vous dépassez, ou ce qu'il vous reste de marge.
Le reste à vivre d’un locataire après regroupement : le calcul complet
Revenus nets, moins le loyer et les charges, moins la nouvelle mensualité : le solde décide plus souvent que le taux d’endettement.
La formule tient en une ligne : revenus nets du foyer − loyer et charges − nouvelle mensualité. Le résultat se rapporte au nombre d’unités de consommation. L’échelle d’équivalence de l’INSEE compte 1 pour le premier adulte, 0,5 par personne de 14 ans ou plus et 0,3 par enfant.
Voir le reste à vivre calculé pour trois foyers types+
| Foyer | Revenus et loyer | Reste à vivre après regroupement | Par unité de consommation | Source | Date |
|---|---|---|---|---|---|
| Personne seule | 1 800 € et 620 € | 879,62 € | 879,62 € | Calcul Reductis | 19/08/2026 |
| Couple sans enfant | 2 600 € et 780 € | 1 519,62 € | 1 013,08 € | Calcul Reductis | 19/08/2026 |
| Couple avec deux enfants de moins de 14 ans | 3 200 € et 900 € | 1 999,62 € | 952,20 € | Calcul Reductis | 19/08/2026 |
Mensualité commune de 300,38 €.
Le foyer le plus riche en euros est le moins bien loti par unité de consommation, et le taux d’endettement ne montre pas ce renversement.
Aucune loi ne fixe de reste à vivre minimum en matière de crédit
Les seuils utilisés sont des grilles internes ; le seul montant fixé par un texte est le solde bancaire insaisissable.
- 1651,69 € au 1ᵉʳ avril 2026 : le solde bancaire insaisissable, seul montant plancher fixé par un texte, et il concerne les saisies.
- 2700 € à 1 250 € : les restes à vivre indicatifs publiés par un mandataire du marché, relevés le 18 août 2026.
Les écarts entre sites tiennent à une convention de calcul : le loyer est parfois déjà déduit. Le calculateur de reste à vivre après regroupement affiche la sienne.
Refusé à 33 % d’endettement : pourquoi le montant prime sur le ratio
Un célibataire à 1 450 € de revenus laisse moins d’argent sur la table à 33 % d’endettement qu’un couple à 4 200 € et 40 %.
Le taux d’endettement est un ratio, le reste à vivre un montant, et c’est le second qui protège le prêteur. Travailler ses charges fixes rapporte plus que gratter deux points d’endettement.
Le taux d'endettement est un ratio ; le reste à vivre est une somme d'argent. C'est lui qui dit si le mois passe, et c'est le premier chiffre qu'un prêteur regarde. Nous le calculons avant et après l'opération.
Co-emprunteur propriétaire, caution personnelle ou garantie donnée par un tiers
Trois montages, trois engagements : le co-emprunteur emprunte avec vous, la caution paie à votre place, le tiers met son bien en jeu.
Le troisième montage fait basculer l’opération en régime de crédit immobilier, avec dix jours de réflexion et des frais d’acte. Le choix entre caution ou hypothèque en garantie d’un rachat se décide sur le coût total.
Le co-emprunteur doit la totalité de la mensualité, pas la moitié
Le prêteur peut lui réclamer l’intégralité dès le premier impayé, sans se retourner d’abord contre l’autre emprunteur.
Trois conséquences à expliquer avant de faire signer un proche. Le crédit figure dans son taux d’endettement et peut l’empêcher d’emprunter pour lui-même. Un incident de paiement le frappe aussi, et rien ne le libère automatiquement.
Se désolidariser plus tard suppose l’accord du prêteur
Le prêteur réexamine le dossier sur les seules ressources de celui qui reste, et refuse quand rien n’a changé.
Deux occasions font aboutir une désolidarisation : un changement de situation favorable, ou le rachat du prêt par un autre établissement au nom d’un seul emprunteur.
Logement social, colocation, hébergement gratuit et fichage : quatre situations de locataire
Chacune change la charge de logement retenue par le prêteur, et surtout la pièce qui doit la prouver.
- 1Logement social : le prêteur raisonne sur le loyer net réellement payé, et l’aide au logement n’est pas toujours comptée comme un revenu. L’avis d’échéance du bailleur fait foi.
- 2Colocation : seule votre part de loyer est une charge, à condition que le bail la mentionne.
- 3Hébergement à titre gratuit : le reste à vivre est excellent, mais l’historique de quittances manque, et l’attestation d’hébergement devient la pièce sensible.
Fiché FICP sans bien à donner en garantie : ce qui reste possible
Le fichage ne s’efface pas par un regroupement : seul le paiement de l’incident met fin à l’inscription.
Le champ est étroit, et mieux vaut le savoir avant de multiplier les demandes. Deux différences comptent : un incident isolé et régularisé ne pèse pas comme un plan de surendettement en cours, et un co-emprunteur non fiché change l’étude. La durée du fichage au FICP est de cinq ans au maximum pour un incident, sept ans pour un plan. Le détail figure sur le rachat de crédit d’un locataire fiché FICP.
Le dossier d’un locataire, pièce par pièce
Aux justificatifs habituels s’ajoutent les trois dernières quittances de loyer, qui prouvent le montant de la charge et sa régularité.
- 1Les trois dernières quittances de loyer, ou l’avis d’échéance du bailleur social.
- 2Le bail en cours, qui indique la part de loyer en colocation.
- 3Les trois derniers bulletins de salaire et le dernier avis d’imposition.
- 4Les tableaux d’amortissement de chaque crédit repris.
- 5Les trois derniers relevés bancaires, tous comptes confondus.
La liste des pièces d’un dossier de rachat de crédit vaut pour tous les profils ; les quittances sont la pièce propre au locataire.
Loyer prélevé sans incident et solde jamais à découvert : les deux lignes lues en premier sur vos relevés
Aucun rejet de prélèvement sur trois mois et un loyer payé à date fixe font basculer un dossier.
L’analyste en cherche deux, et il les cherche avant tout le reste : le loyer prélevé chaque mois, à la même date et sans rejet, et un solde qui ne passe jamais en découvert non autorisé. Ces deux lignes remplacent la garantie que le locataire n’a pas. Trois mois de relevés sans incident valent mieux qu’une lettre d’explication.
Cinq questions, l'estimation affichée à l'écran, et vos coordonnées seulement si vous décidez d'aller plus loin. Rien ne vous est facturé, à aucun moment.
Questions fréquentes
Quel montant maximum pour un rachat de crédit quand on est locataire ?+
Aucun texte ne fixe de plafond selon le statut. Les conditions publiées vont de 3 000 € à 250 000 €, et un spécialiste annonce 150 000 € pour un locataire contre 250 000 € pour un propriétaire, relevé le 13 août 2026.
Le loyer compte-t-il dans le taux d’endettement ?+
Oui, comme une charge fixe. Contrairement à une mensualité de prêt immobilier, il ne peut pas entrer dans le regroupement et disparaître des charges. C’est la raison mécanique des plafonds plus bas.
Quel reste à vivre minimum pour un rachat de crédit ?+
Aucun texte n’en fixe. Les seuils viennent de grilles internes, rarement publiées. Le seul montant plancher fixé par la loi est le solde bancaire insaisissable, de 651,69 € au 1ᵉʳ avril 2026.
L’APL compte-t-elle comme un revenu ?+
Cela dépend de l’établissement, et ce n’est pas publié. Quand l’aide est versée directement au bailleur, le prêteur raisonne le plus souvent sur le loyer net réellement payé.
Un parent peut-il se porter garant d’un rachat de crédit ?+
Oui, par un cautionnement. Ses revenus n’entrent pas dans le calcul, mais il paie si vous ne payez plus. Un co-emprunteur, lui, doit la totalité de la mensualité.
Peut-on retirer un co-emprunteur d’un crédit après coup ?+
Seulement avec l’accord du prêteur, qui réexamine le dossier sur les seules ressources de celui qui reste. À défaut, un autre établissement peut racheter le prêt au nom d’un seul emprunteur.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Caisse d’Épargne — Pages « prêt personnel regroupement de crédits » et « comment fonctionne le regroupement de crédits » — 1 000 à 75 000 € sur 4 à 120 mois, durées maximales annoncées de 25 ans en immobilier, 15 ans propriétaire et 12 ans locataire, trésorerie complémentaire plafonnée à 75 000 €, taux d’endettement de référence « en dessous de 35 % » (13 août 2026)
- 2Créatis, Cetelem, Cofidis, Sofinco, BNP Paribas — Pages produit de regroupement de crédits — Créatis : rachat consommation jusqu’à 150 000 € pour un locataire et 250 000 € pour un propriétaire, sur 7 à 12 ans. Cetelem : 4 001 à 250 000 €, 12 à 180 mois, hypothèque possible pour les propriétaires. Cofidis : 3 000 à 80 000 €, endettement de référence de 33 %. Sofinco : 20 000 à 100 000 € sur 36 à 120 mois. BNP Paribas : 3 000 à 75 000 €, 4 à 108 mois (13 août 2026)
- 3INSEE — Échelle d’équivalence OCDE modifiée — 1 unité de consommation pour le premier adulte, 0,5 par personne de 14 ans ou plus, 0,3 par enfant (15 août 2026)
- 4Banque de France — Solde bancaire insaisissable de 651,69 € au 1ᵉʳ avril 2026 ; crédits aux particuliers de mai 2026 — taux effectif moyen de 6,53 % sur la consommation amortissable ; seuils de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026 — 8,56 % en crédit à la consommation au-delà de 6 000 € (17 août 2026)
- 5Service-public.gouv.fr — Fiche « Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers » — cinq ans au maximum pour un incident de paiement, sept ans pour un plan ou des mesures imposées, cinq ans pour un rétablissement personnel ; consultation gratuite (17 août 2026)
- 6Haut Conseil de stabilité financière — Décision n° D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 et sa foire aux questions officielle — rachats, regroupements et renégociations exclus du champ d’application du taux d’effort de 35 % (17 août 2026)
- 7Empruntis — Taux relevés en juillet 2026 : 6,26 % sur un rachat de crédits à la consommation, 4,38 % sur un rachat garanti par une hypothèque (17 août 2026)
- 8Partners Finances — Page « Emprunter après 65 ans » et foire aux questions — restes à vivre indicatifs annoncés de 700 € à 1 250 € (18 août 2026)
- 9Calcul Reductis — Cas de deux foyers à 2 600 € de revenus nets, 22 000 € de capital restant dû et 610 € de mensualités, l’un locataire à 780 € de loyer et l’autre propriétaire à 780 € de mensualité pour 96 000 € restant dus — mensualités constantes selon m = C × t ÷ (1 − (1+t)^−n), taux mensuel proportionnel, assurance à 0,30 % par an du capital initial, frais de dossier de 1 % financés ; restes à vivre par unité de consommation selon l’échelle INSEE (19 août 2026)