Les deux chiffres côte à côte : ce que vous payez chaque mois, et ce que l'opération coûte en tout.
Ce calcul est une estimation. Le taux réel d'un dossier dépend de son profil, et aucune somme ne peut vous être demandée avant le déblocage effectif des fonds (article L.519-6 du code monétaire et financier).
Dans quel ordre utiliser les 7 calculateurs d’un rachat de crédit
Commencez par le diagnostic — taux d’endettement, puis reste à vivre — avant de chiffrer quoi que ce soit : la mensualité, le comparateur et les frais ne servent à rien tant qu’on ignore si le dossier tient.
La plupart des visiteurs commencent par la calculette de mensualité, et c’est l’ordre inverse du bon : une mensualité n’a de sens que rapportée à des revenus et à ce qui reste une fois les charges payées. Voici l’enchaînement qui évite de calculer trois fois.
- 1Le taux d’endettement, pour savoir d’où vous partez. Il donne le ratio tel qu’un prêteur le calcule, avec ses conventions de retenue des revenus et des charges.
- 2Le reste à vivre, pour savoir si le mois passe. C’est le chiffre regardé en premier par un analyste, et le seul qui décrive votre vie quotidienne en euros.
- 3La mensualité, une fois la cible connue. Vous savez alors quelle échéance viser : la calculette donne la durée qui y mène, et le coût total qui va avec.
- 4Le comparateur, pour arbitrer entre les durées. Le montage le moins cher par mois n’est presque jamais le moins cher au total. Les deux classements s’affichent côte à côte.
- 5Les frais, en dernier, sur le montage retenu. Dossier, courtage et garantie se chiffrent sur un capital et une durée déjà choisis, pas avant.
Deux outils s’insèrent où le dossier l’exige : le test d’éligibilité, qui condense le diagnostic en un écran, et le calcul de la trésorerie, dès qu’un prêt immobilier figure dans l’opération.
Calculette de mensualité : la nouvelle échéance et le coût total
Elle répond à la question « combien vais-je payer par mois, et combien l’opération coûte-t-elle en tout », les deux chiffres affichés ensemble.
Une mensualité seule ne dit rien : elle baisse toujours quand la durée s’allonge. La calculette de mensualité de rachat de crédit affiche donc l’échéance assurance comprise, le coût total et le total remboursé sur la même ligne, et vérifie que le taux annuel effectif global obtenu tient sous le plafond d’usure du trimestre.
À utiliser quand le capital à regrouper est connu et qu’il faut trouver la durée qui donne une échéance supportable — ou mesurer ce que coûte chaque année de plus.
Deux chiffres, jamais l'un sans l'autre : ce que vous paierez chaque mois, et ce que l'opération coûte en tout. Vous verrez immédiatement ce que chaque année de durée en plus vous prend.
Test d’éligibilité : les 3 chiffres qu’un prêteur regarde avant de dire oui
Il répond à la question « est-ce que mon dossier a une chance », en affichant ensemble le taux d’endettement, le reste à vivre du foyer et le reste à vivre par personne.
Aucun texte ne fixe de seuil d’éligibilité à un regroupement : ce sont des politiques de risque, et elles regardent d’abord le reste à vivre. Le test d’éligibilité à un rachat de crédit réunit les trois chiffres du premier tri et signale lequel bloquera — pas toujours celui qu’on croit.
À utiliser en tout premier, et surtout après un refus : il montre quel chiffre a coincé, donc quel levier actionner avant de retenter.
Les prêteurs regardent trois chiffres avant tout : votre taux d'endettement, votre reste à vivre et le montant qui reste dû. Nous les calculons ensemble, sur vos montants, et nous vous disons franchement si le dossier tient.
Comparateur de montages : 3 durées sur le même capital
Il répond à la question « quel montage choisir », en affichant simultanément le classement par mensualité et le classement par coût total, qui s’inversent presque toujours.
Il révèle l’arbitrage que le marché préfère taire : la durée qui donne la plus petite échéance est celle qui coûte le plus cher. Le comparateur de montages de rachat de crédit pose trois durées et trois taux sur un même capital, puis chiffre l’écart entre le montage le moins cher par mois et le moins cher au total.
À utiliser au moment de trancher entre deux propositions : l’écart de coût total est l’argument le plus concret dont dispose un emprunteur.
Calculateur de frais : dossier, courtage, garantie et frais financés
Il répond à la question « combien coûte l’opération avant le premier euro d’intérêt », et chiffre ce que les frais coûtent en plus lorsqu’ils sont ajoutés au capital.
Financer les frais paraît indolore puisqu’ils disparaissent dans la mensualité ; en réalité ils portent intérêt sur toute la durée. Le calculateur des frais d’un rachat de crédit additionne dossier, courtage et garantie — caution, privilège de prêteur de deniers ou hypothèque — puis affiche ce que coûtent réellement 100 € de frais financés.
À utiliser en dernier, sur le montage retenu. Aucune de ces sommes ne peut vous être réclamée avant le déblocage effectif des fonds (article L.519-6 du code monétaire et financier).
Calcul du reste à vivre : ce qui reste chaque mois après le regroupement
Il répond à la question « est-ce que le mois passe », en établissant le reste à vivre avant et après opération, en euros, puis rapporté à la taille du foyer selon l’échelle de l’INSEE.
Le taux d’endettement est un ratio ; le reste à vivre est une somme d’argent, et c’est lui qu’un analyste regarde d’abord. Le calcul du reste à vivre après un rachat de crédit le rapporte à la composition du foyer selon l’échelle d’équivalence de l’INSEE, seule façon de comparer un célibataire et une famille de cinq.
À utiliser juste après le taux d’endettement : un ratio à 45 % avec un reste à vivre confortable se finance mieux qu’un ratio à 32 % qui ne laisse rien.
Calcul du taux d’endettement : le ratio comme le calcule un prêteur
Il répond à la question « où j’en suis vraiment », en appliquant les conventions réelles du marché : revenus fonciers retenus à 70 %, pensions versées comptées en charge, loyer inclus pour un locataire.
La division des mensualités par le salaire ne correspond à aucune pratique bancaire, et l’écart n’est pas anecdotique. Le calcul du taux d’endettement pour un rachat de crédit pondère les revenus, ajoute les charges que la plupart des simulateurs oublient, et affiche la marge en euros sous le repère de 35 %.
À utiliser au tout début, avant tout chiffrage : les conventions varient d’un établissement à l’autre, au point que le même dossier ressort à plusieurs points d’écart selon celui qui le calcule.
Trésorerie et seuil des 60 % : les règles qui s’appliquent à votre dossier
Il répond à la question « quelles règles protègent mon opération », en calculant la part des crédits immobiliers dans le montant total et la trésorerie qui fait basculer d’un jeu de règles à l’autre.
Au-delà de 60 % de part immobilière, un regroupement relève des règles du crédit immobilier : autre plafond de taux, autres délais, garantie prise par acte notarié. Le calcul de la trésorerie et du seuil de 60 % donne le point de bascule exact, en rapportant les prêts immobiliers au montant total de l’opération, trésorerie comprise.
À utiliser dès qu’un prêt immobilier entre dans le périmètre, avant de fixer la trésorerie. Réserve : une garantie hypothécaire place l’opération sous les règles du crédit immobilier quel que soit le ratio, et le calculateur le signale.
Aucune donnée transmise : les limites de ces 7 outils
Ces calculateurs estiment, ils n’engagent personne : ils s’exécutent dans la page, ne transmettent rien, et ne remplacent ni une étude de dossier ni une offre de prêt.
Trois limites, dites franchement.
- 1Le calcul se fait chez vous. Les formules s’exécutent dans la page ouverte sur votre appareil : les valeurs saisies ne sont envoyées à aucun serveur, ne sont pas conservées, et disparaissent en fermant l’onglet. Aucun de ces outils ne demande d’adresse e-mail ni de téléphone.
- 2Le résultat est une estimation. Les taux proposés sont des repères publics — moyennes Banque de France, seuils de l’usure du trimestre —, pas une proposition. Le taux réel dépend du profil, de la garantie et de la politique de l’établissement.
- 3Seule une offre de prêt engage. Un calcul n’est ni un accord de principe ni une offre, et aucune somme ne peut vous être demandée avant le déblocage effectif des fonds.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers.
Cinq questions, l'estimation affichée à l'écran, et vos coordonnées seulement si vous décidez d'aller plus loin. Rien ne vous est facturé, à aucun moment.
Questions fréquentes
Faut-il s’inscrire pour utiliser les calculateurs de rachat de crédit ?+
Non. Aucun des sept n’exige de compte, d’adresse e-mail ni de numéro de téléphone. Les champs se remplissent, le résultat s’affiche, et rien n’est conservé : le calcul s’exécute dans la page ouverte sur votre appareil.
Par quel outil commencer quand on ne connaît pas encore son projet ?+
Par le test d’éligibilité : il condense en un écran le taux d’endettement, le reste à vivre du foyer et le reste à vivre par personne, et signale lequel des trois pose problème. Les calculateurs de coût viennent ensuite, une fois le diagnostic posé.
Les résultats de ces calculateurs sont-ils les mêmes que ceux d’une banque ?+
Les formules sont les mêmes — le calcul d’une mensualité ne varie pas d’un établissement à l’autre. Ce qui diffère, ce sont les conventions de retenue des revenus et les taux appliqués à un dossier précis. Les hypothèses retenues sont écrites sur chaque page pour rendre l’écart lisible.
Pourquoi 2 outils donnent-ils un reste à vivre différent ?+
Parce qu’ils ne divisent pas par la même chose. Le test d’éligibilité rapporte le reste à vivre au nombre de personnes du foyer ; le calculateur dédié le rapporte aux unités de consommation de l’échelle INSEE, qui compte 0,5 par adulte supplémentaire et 0,3 par enfant.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Banque de France — Crédits aux particuliers, mai 2026 — taux effectifs moyens : habitat 3,21 %, consommation amortissable 6,53 % ; seuils de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026 utilisés comme repères par les calculateurs (15 août 2026)
- 2Légifrance — Article L.519-6 du code monétaire et financier — interdiction pour un intermédiaire de percevoir une somme avant le versement effectif des fonds prêtés ; articles L.314-11, R.314-18 et L.314-12 du code de la consommation pour le seuil de 60 % de part immobilière (15 août 2026)
- 3INSEE — Définition de l’unité de consommation — échelle d’équivalence OCDE modifiée appliquée par le calculateur de reste à vivre (15 août 2026)