8,43 % de TAEG et 200 € de frais : le barème publié par La Banque Postale
Le barème en vigueur du 6 juillet au 30 août 2026 affiche un taux débiteur fixe de 7,78 %, un TAEG de 8,43 % et 200 € de frais de dossier.
Un barème daté vaut mieux qu’une fourchette : il se vérifie, et il se périme proprement. Celui-ci porte une date de fin, ce qui oblige à relever le suivant plutôt qu’à recopier l’ancien.
L’exemple représentatif publié : 20 000 € sur 72 mois, 354,22 € par mois
L’exemple porte sur 20 000 € remboursés en 72 mensualités de 354,22 €, pour un montant total dû de 25 503,84 € et 200 € de frais de dossier.
C’est l’un des rares exemples représentatifs du marché qui porte réellement sur un regroupement, et non sur un prêt personnel. Il livre tout ce dont un lecteur a besoin pour refaire le calcul : capital, durée, taux débiteur, TAEG, mensualité, coût total et frais. L’assurance facultative, à 18,50 € par mois, n’y est pas incluse.
18,50 € par mois d’assurance facultative, pour un TAEA de 1,99 %
L’assurance emprunteur proposée dans l’exemple coûte 18,50 € par mois sur 20 000 €, soit un taux annuel effectif d’assurance de 1,99 %.
Sur 72 mois, cette ligne représente 1 332 €, à ajouter au montant total dû. Elle est facultative sur un crédit à la consommation, et son coût dépend de l’âge, de la profession et des garanties retenues. Le détail des coût de l’assurance emprunteur d’un rachat de crédit se lit avant la signature de l’offre.
La durée qui donne la plus petite mensualité est presque toujours celle qui coûte le plus cher. Posez vos chiffres, et voyez l'écart réel entre les deux en euros — c'est l'argument le plus solide face à un conseiller.
Le simulateur de regroupement de La Banque Postale : ce qu’il calcule à l’écran
L’outil en ligne estime une mensualité, un TAEG et un coût total à partir du montant à regrouper et de la durée souhaitée, avant tout dépôt de dossier.
Le simulateur relevé le 19 août 2026 affiche les trois chiffres qui décident : l’échéance, le taux annuel effectif global et le montant total dû. C’est plus que la plupart des outils bancaires, qui s’arrêtent à la mensualité. Vient ensuite la demande de rappel, puis le dépôt du dossier : on ne peut pas souscrire l’offre de bout en bout depuis le simulateur.
Le taux affiché en simulation n’est pas le taux accordé après étude
Une simulation applique le taux du barème en vigueur ; le taux retenu dépend des revenus, du taux d’endettement et de la composition des crédits repris.
L’écart se joue sur trois éléments : la part de crédit renouvelable dans le lot, le taux d’endettement après opération et la stabilité des revenus. Le taux accordé sur un rachat de crédit se négocie donc par le dossier, jamais par la simulation elle-même.
Les trois chiffres à réunir avant de chiffrer son regroupement
Le capital restant dû de chaque crédit, sa mensualité et son nombre d’échéances restantes suffisent à estimer l’opération et à la comparer honnêtement.
- 1Réclamez un décompte à chaque prêteur. Il donne le capital restant dû à date, seul chiffre utile pour un regroupement.
- 2Notez la mensualité et les échéances restantes. Leur produit donne le coût total actuel, crédit par crédit.
- 3Comparez des coûts totaux, pas des mensualités. Une échéance plus basse sur une durée plus longue peut coûter davantage.
Simulation chiffrée : 26 000 € de crédits regroupés sur 84 mois au barème publié
Sur trois crédits représentant 26 000 € de capital restant dû, le regroupement ramène la mensualité de 801,31 € à 405,46 € et porte le coût total de 30 256,56 € à 34 058,64 €.
Le calcul en clair
Les hypothèses, avant le résultat. Trois crédits à la consommation, aucun prêt immobilier, aucune garantie. Taux débiteur retenu : 7,78 %, celui du barème La Banque Postale en vigueur du 6 juillet au 30 août 2026. Frais de dossier de 200 € ajoutés au capital financé. Assurance facultative exclue du calcul.
Payés jusqu’au bout, ces trois crédits coûtent 30 256,56 €. Regroupés sur 84 mois à 7,78 %, frais de dossier compris, ils donnent 405,46 € par mois et 34 058,64 € au total : l’opération coûte 3 802,08 € de plus au total. La durée retenue explique presque tout cet écart.
Le même dossier sur 60 mois : 2 349,24 € de coût en moins
Ramener la durée de 84 à 60 mois porte la mensualité à 528,49 € et le coût total à 31 709,40 €, soit 2 349,24 € économisés sur l’opération.
La mensualité reste alors inférieure de 272,82 € à la somme des échéances actuelles, et le surcoût tombe à 1 452,84 €. C’est le réglage à viser dès que le budget le supporte. Chaque année d’allongement se paie, et le coût total est la seule mesure qui le montre.
200 € de frais de dossier : 0,77 % du capital sur un dossier de 26 000 €
Les frais forfaitaires de 200 € pèsent d’autant moins que le montant regroupé est élevé : 1 % sur 20 000 €, 0,77 % sur 26 000 €, 0,4 % sur 50 000 €.
Un forfait n’est pas un pourcentage, et la distinction change la comparaison entre prêteurs. Sur un petit dossier, un forfait coûte cher en proportion ; sur un dossier lourd, il devient avantageux face à un barème proportionnel. Les frais d’un rachat de crédit se lisent toujours ramenés au capital financé.
Deux chiffres, jamais l'un sans l'autre : ce que vous paierez chaque mois, et ce que l'opération coûte en tout. Vous verrez immédiatement ce que chaque année de durée en plus vous prend.
Le cadre légal du regroupement La Banque Postale : rétractation, réflexion et seuil de 60 %
Le crédit à la consommation ouvre 14 jours de rétractation ; au-delà de 60 % de part immobilière, l’opération passe en régime immobilier avec 10 jours de réflexion.
Ces deux règles décident du calendrier et des documents remis. Elles ne dépendent pas de la banque : elles s’imposent à elle. Les conditions d’entrée, les pièces exigées et ce que change le fait d’être déjà client se lisent en détail sur le rachat de crédit à La Banque Postale.
14 jours de rétractation après l’acceptation de l’offre de crédit
Le délai légal de rétractation en crédit à la consommation est de 14 jours calendaires révolus à compter de l’acceptation de l’offre, au titre de l’article L.312-19.
Le délai est d’ordre public : aucun contrat ne peut le réduire. Il court à compter de l’acceptation, et le bordereau de rétractation est joint à l’offre. En régime immobilier, quand la part de prêt à l’habitat dépasse 60 %, il cède la place à un délai de réflexion de 10 jours.
Au-delà des critères publiés : vers quel type d’établissement se tourner
Un dossier trop lourd, un prêt immobilier majoritaire ou un besoin de durée très longue se déposent auprès d’un établissement spécialisé en regroupement.
Trois écarts se lisent d’emblée. Une part immobilière supérieure à 60 % appelle un reprise d’un prêt immobilier dans un rachat de crédit. Un besoin de durée au-delà de 84 mois oriente vers les prêteurs spécialisés, qui vont jusqu’à 180 mois. Un dossier fiché suppose presque toujours une garantie.
Les prêteurs regardent trois chiffres avant tout : votre taux d'endettement, votre reste à vivre et le montant qui reste dû. Nous les calculons ensemble, sur vos montants, et nous vous disons franchement si le dossier tient.
Frais, durées et montants : où se situe le regroupement de La Banque Postale parmi quatre banques de réseau
Sur ces cinq banques, trois publient un barème de frais de dossier, deux publient un plancher et un plafond de montant, et deux n’affichent aucune borne chiffrée.
Un barème daté ne prend son sens qu’en face de ceux qui publient les leurs. Voici les mêmes quatre colonnes remplies pour cinq banques de réseau qui commercialisent un regroupement ou un prêt personnel, avec la mention « non publié » partout où la donnée n’est pas affichée au relevé.
Frais de dossier : un forfait de 200 €, un barème à 1 % avec minimum, et un zéro affiché
Trois banques sur cinq publient leurs frais de dossier ; le forfait et le pourcentage ne se croisent pas au même endroit selon le capital financé.
Trois lignes portent un chiffre dans cette colonne. La Banque Postale annonce un forfait de 200 €, quel que soit le capital. En face, le barème de 1 % avec un minimum de 79 € publié par LCL suit le montant emprunté. Les deux se croisent à 20 000 € : en dessous, le pourcentage donne un montant inférieur au forfait ; au-dessus, c’est l’inverse. Sur les 26 000 € du cas chiffré plus haut, cela fait 200 € d’un côté et 260 € de l’autre. La troisième ligne affiche 0 €, sur un prêt personnel dont les conditions publiées excluent le rachat de crédit. Les deux banques restantes ne publient pas cette ligne.
Durées maximales : 72 mois, 84 mois, 7 ans en consommation et jusqu’à 25 ans sur un montage immobilier
Trois banques publient une durée maximale, et l’écart entre le volet consommation et le volet immobilier va du simple au triple.
Les durées publiées se lisent en deux volets. Côté consommation, les maximums affichés vont de 72 à 84 mois, soit 6 à 7 ans, ce qui écarte les dossiers qui demandent 10 ou 12 ans d’étalement. Côté immobilier, une seule ligne du tableau monte beaucoup plus haut : les 25 ans annoncés par le CIC sur un montage immobilier. La Banque Postale ne publie pas de durée maximale au 19 août 2026 : le cas chiffré de cette page retient 84 mois, et le même dossier sur 60 mois coûte 2 349,24 € de moins au total.
Ce qui filtre le dossier avant le taux : part immobilière, nombre de crédits repris, nature des prêts
Chaque banque du tableau pose une condition d’entrée qui n’est ni un montant ni un taux, et c’est elle qui se vérifie en premier.
La dernière colonne est celle qui se lit d’abord. La Banque Postale plafonne la part immobilière à 60 % du montant financé, seuil repris de l’article L.314-11 du code de la consommation. Une autre banque ne reprend que des crédits à la consommation. Une troisième consent son prêt personnel « hors projet professionnel, immobilier ou rachat de crédit ». Et les deux crédits repris au minimum demandés par le Crédit Agricole écartent le dossier qui n’en compte qu’un. Ces conditions se vérifient avant de comparer un TAEG, parce qu’elles décident si le dossier entre. Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers.
Le regroupement de La Banque Postale est prêté par La Banque Postale Consumer Finance
La Banque Postale Consumer Finance porte le contrat, La Banque Postale distribue l’offre, et c’est le prêteur qui étudie le dossier puis décide.
La distinction figure noir sur blanc sur la page produit relevée le 19 août 2026, et elle décide de l’interlocuteur pendant toute la vie du crédit.
Qui prête, et qui distribue l’offre ?+
La Banque Postale Consumer Finance, 487 779 035 RCS Bobigny, porte le contrat de regroupement. La Banque Postale, elle, distribue l’offre en réseau et en ligne. La mention est publiée sur la page produit, relevé du 19 août 2026.
Qu’est-ce que cela change une fois le crédit en place ?+
Le prélèvement mensuel porte le nom du prêteur, l’espace de gestion du crédit est séparé de l’espace bancaire, et une demande de décompte ou de remboursement anticipé se traite auprès du prêteur plutôt qu’au guichet.
Qui décide de l’acceptation du dossier ?+
Le prêteur. L’étude est menée par lui et l’acceptation définitive relève de sa décision, comme le rappelle la mention publiée sur le support commercial. Le bureau de poste transmet, il n’octroie pas.
Sur quel nom adresser une réclamation ?+
Sur celui qui figure en tête de l’offre de crédit et du tableau d’amortissement, avec le numéro de dossier. C’est l’entité prêteuse qui répond, y compris lorsque le compte courant est ouvert dans un autre établissement.
Questions fréquentes
Le TAEG de 8,43 % vaut-il pour tous les dossiers ?+
Non. C’est le taux du barème en vigueur du 6 juillet au 30 août 2026, appliqué à l’exemple représentatif publié. Le taux accordé dépend de l’étude du dossier par le prêteur. Il reste plafonné par le taux d’usure de 8,56 % du 3ᵉ trimestre 2026.
Combien peut-on regrouper au maximum à La Banque Postale ?+
Le montant maximum n’est pas publié sur la page produit relevée le 19 août 2026 : la ligne reste en « non publié ». L’exemple représentatif porte sur 20 000 €, ce qui donne un ordre de grandeur du dossier type, pas un plafond.
Faut-il être propriétaire de son logement pour obtenir ce regroupement ?+
Aucune condition de statut d’occupation n’est publiée au 19 août 2026. Le produit est un regroupement de crédits à la consommation, monté sans garantie réelle, avec une part immobilière plafonnée à 60 % du montant financé. Les conditions retenues pour un dossier donné figurent sur l’offre remise avant signature.
Les 200 € de frais de dossier sont-ils payés à la signature ?+
Ils figurent dans l’exemple représentatif publié et entrent dans le calcul du TAEG. En pratique, ils sont le plus souvent financés avec le capital. Aucune somme ne peut être exigée avant le déblocage effectif des fonds, en application de l’article L.519-6 du code monétaire et financier.
C’est quoi la différence entre le TAEG et le TAEA affichés ?+
Le TAEG mesure le coût du crédit : intérêts, frais de dossier et frais obligatoires. Le TAEA mesure à part le coût de l’assurance emprunteur, ici 1,99 % pour 18,50 € par mois. Les deux s’additionnent dans le budget réel de l’emprunteur.
Est-ce qu’un crédit renouvelable peut entrer dans le regroupement ?+
Oui, le produit rassemble des crédits à la consommation, catégorie qui comprend les crédits renouvelables et les réserves d’argent. C’est souvent la ligne dont le rachat rapporte le plus, parce que son taux est le plus élevé du lot.
Que se passe-t-il si le barème change avant la signature ?+
Le barème publié porte une date de fin : celui relevé le 19 août 2026 court jusqu’au 30 août 2026. Le taux qui engage est celui de l’offre de crédit remise, pas celui affiché sur le site au moment de la simulation.
Où se dépose une demande de regroupement à La Banque Postale ?+
Le simulateur en ligne donne la mensualité, le TAEG et le coût total sans dossier ni pièces. La souscription ne s’achève pas dans l’outil : vient ensuite une demande de rappel, puis le dépôt du dossier avec les justificatifs. L’étude et la décision reviennent au prêteur. Relevé du 19 août 2026.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1La Banque Postale — Page produit « Regroupement de crédits » — prêteur La Banque Postale Consumer Finance, 487 779 035 RCS Bobigny, distributeur La Banque Postale ; barème en vigueur du 06/07/2026 au 30/08/2026 ; exemple représentatif de 20 000 € sur 72 mois, taux débiteur fixe 7,78 %, TAEG 8,43 %, 72 mensualités de 354,22 €, montant total dû 25 503,84 €, frais de dossier 200 €, assurance facultative 18,50 €/mois pour un TAEA de 1,99 % ; part immobilière limitée à 60 % du montant financé ; montant minimum, montant maximum et durée maximale non publiés (19 août 2026)
- 2La Banque Postale — Simulateur de regroupement de crédits en ligne — restitution de la mensualité, du TAEG et du coût total à partir du montant et de la durée, avant demande de rappel (19 août 2026)
- 3LCL, Monabanq, CIC, Crédit Agricole — Pages de regroupement de crédits et de prêt personnel des quatre banques comparées — 3 000 € à 75 000 € sur 12 à 84 mois et frais de dossier de 1 % avec un minimum de 79 € chez la première ; 3 000 à 30 000 € sur 12 à 72 mois, 0 € de frais, prêt personnel consenti « hors projet professionnel, immobilier ou rachat de crédit » chez la deuxième ; durée jusqu’à 7 ans en consommation et 25 ans en immobilier, montant et frais non publiés chez la troisième ; au moins deux crédits repris, offre réservée aux particuliers majeurs, aucune borne chiffrée publiée chez la quatrième (19 août 2026)
- 4Légifrance — Articles L.314-11 et R.314-18 (seuil de 60 % de part immobilière), L.312-19 (rétractation de 14 jours), L.313-34 (réflexion de 10 jours en crédit immobilier) du code de la consommation et L.519-6 du code monétaire et financier (aucune somme avant le déblocage des fonds) (13 août 2026)
- 5Banque de France — Taux d’usure du 3ᵉ trimestre 2026 — 8,56 % sur les crédits à la consommation de plus de 6 000 € ; taux effectifs moyens de mai 2026, consommation amortissable 6,53 % (13 août 2026)
- 6Calcul Reductis — Cas chiffré de 26 000 € regroupés sur 84 mois au taux débiteur de 7,78 %, frais de dossier de 200 € financés — mensualités constantes, taux mensuel proportionnel, hypothèses affichées avant le résultat, assurance exclue (19 août 2026)