Cinq crédits, 35 000 € de capital restant dû, 1 900 € de revenu : le point de départ
1 010 € d’échéances par mois, 53 % de taux d’endettement, 890 € de reste à vivre : le budget ne passe plus, et 42 830 € restent à payer.
Toutes les hypothèses sont affichées avant le moindre résultat. Le dossier de départ compte cinq crédits, 35 000 € de capital restant dû et 1 010 € d’échéances mensuelles, sur un revenu net de 1 900 €.
Le taux d’endettement de départ, et pourquoi 35 % n’est pas une loi
53 % d’endettement dépasse largement le repère de 35 %, qui est une recommandation du Haut Conseil de stabilité financière, pas une règle de droit.
Le seuil de 35 % est une recommandation du Haut Conseil de stabilité financière, pas une disposition légale : un prêteur peut s’en écarter, et il le fait régulièrement en regroupement, puisque l’opération fait précisément baisser ce taux. Ici, 1 010 € rapportés à 1 900 € donnent 53,2 % et 890 € de reste à vivre pour le foyer. Le taux d’endettement calculé avant et après l’opération est le premier chiffre que l’analyste écrit sur la fiche.
Le capital restant dû compte, jamais la somme des mensualités restantes
Un regroupement reprend ce qui reste à rembourser en capital ; additionner les mensualités à venir gonfle le montant de plusieurs milliers d’euros.
C’est la confusion la plus fréquente au moment de chiffrer sa demande. Un regroupement porte sur le capital restant dû, soit 35 000 € ici ; la somme des mensualités qui restent à payer, elle, s’élève à 42 830 €, intérêts futurs compris. Il faut donc un décompte à jour, daté du mois en cours, pour chaque ligne.
Revenus fonciers retenus à 70 %, pensions versées comptées en charge : les conventions réelles, que la plupart des simulateurs oublient. Vous saurez de combien vous dépassez, ou ce qu'il vous reste de marge.
Tout regrouper sur 108 mois : la mensualité obtenue et le coût total payé
436 € par mois au lieu de 1 010 €, mais 47 088 € payés au total contre 42 830 € : l’allègement coûte 4 258 €.
Le premier scénario est celui que tout le monde envisage : reprendre les cinq crédits dans un seul prêt. L’hypothèse retenue est un taux nominal de 6,90 % sur 108 mois — la Banque de France relève 6,53 % en moyenne sur les crédits à la consommation amortissables en mai 2026, et un regroupement se tarife structurellement au-dessus, parce que la durée est plus longue et le risque concentré.
La mensualité tombe de 1 010 € à 436 €
574 € reviennent chaque mois dans le budget, et le reste à vivre passe de 890 € à 1 464 €.
Regrouper les 35 000 € sur 108 mois ramène l’échéance à 436 €, soit 574 € de moins chaque mois et un reste à vivre qui passe de 890 € à 1 464 €. Le taux d’endettement retombe de 53,2 % à 22,9 %.
Le coût total augmente de 4 258 €, et les trois leviers qui le réduisent
47 088 € payés au total contre 42 830 € sans rien faire : trois leviers ramènent l’écart à quelques centaines d’euros.
Le chiffre qui dessert doit être écrit : l’opération fait payer 47 088 € au total, contre 42 830 € si rien ne change, soit 4 258 € de plus. Trois leviers agissent directement dessus.
Sur 72 mois plutôt que 108, le coût total tombe à 42 840 €, au niveau du scénario sans opération.
C’est le rachat partiel, détaillé juste en dessous : 3 460 € d’économie sur le même dossier.
Rien n’interdit de solder plus tôt, et l’indemnité éventuelle est plafonnée par la loi.
Deux chiffres, jamais l'un sans l'autre : ce que vous paierez chaque mois, et ce que l'opération coûte en tout. Vous verrez immédiatement ce que chaque année de durée en plus vous prend.
Le rachat partiel : ne reprendre que les crédits qui coûtent cher
Reprendre les 18 600 € les plus chers et laisser courir les deux crédits à bas taux donne 431 € de mensualité et 3 460 € de coût total en moins.
Aucun prêteur n’a intérêt à proposer ce montage, puisqu’il y reprend moins d’encours. Il est pourtant le plus favorable sur ce dossier. En ne reprenant que les deux réserves d’argent et le prêt personnel — 18 600 € au total — et en laissant courir le prêt travaux à 4,60 % et le crédit auto à 3,90 %, la mensualité s’établit à 431 € après le dixième mois, pour un coût total de 43 628 €.
01 Ne rien changer Cinq crédits maintenus jusqu’à leur terme +
02 Tout regrouper sur 108 mois Les cinq crédits repris dans un seul prêt à 6,90 % +
03 Rachat partiel de 18 600 € Les deux crédits bon marché laissés en place +
Le prix à payer se dit franchement : pendant les dix mois où le crédit auto court encore, l’échéance totale reste à 736 €. Passé ce cap, elle descend sous celle du regroupement complet. La reprise partielle d’un ensemble de crédits obéit à une règle de tri simple.
La règle de tri, crédit par crédit
Trois critères s’appliquent ligne par ligne : le taux comparé à celui du regroupement, la durée restante, et le poids réel dans la mensualité globale.
Un crédit dont le taux est inférieur à celui du regroupement envisagé se garde, sauf besoin impérieux de trésorerie. Le deuxième critère est la durée restante : à moins d’un an de la fin, l’intégrer revient à réétaler un capital presque remboursé. Le troisième est le poids dans le budget. Appliquée au dossier, la grille écarte le prêt travaux à 4,60 % et le crédit auto qui se termine dans dix mois — le même raisonnement que pour une reprise de plusieurs prêts à la consommation de taux hétérogènes.
Les crédits qu’on garde presque toujours
Le prêt à taux bonifié, le prêt en fin de course et le prêt assorti d’une assurance souscrite jeune restent dehors dans la quasi-totalité des cas.
Trois crédits se gardent presque toujours : le prêt aidé ou bonifié dont on ne retrouvera jamais l’équivalent, le prêt en fin de course où il ne reste que du capital, et le prêt couvert par une assurance souscrite à un âge où elle coûtait peu. Un seul cas justifie de reprendre malgré tout un crédit à bon taux : quand sa mensualité, à elle seule, fait sauter le budget du mois.
La durée qui donne la plus petite mensualité est presque toujours celle qui coûte le plus cher. Posez vos chiffres, et voyez l'écart réel entre les deux en euros — c'est l'argument le plus solide face à un conseiller.
L’allongement de la durée, dit en euros plutôt qu’en pourcentage
Sur le même montant, passer de 72 à 144 mois divise la mensualité par 1,7 et ajoute 8 712 € au coût total.
La contrepartie de l’opération mérite mieux qu’une mention en bas de page. Sur 35 000 € au même taux, la mensualité passe de 595 € à 358 € entre 72 et 144 mois, et le coût total grimpe de 42 840 € à 51 552 €. Le regroupement allonge la durée de remboursement et augmente le coût total du crédit : la phrase est imposée aux publicités, elle est ici chiffrée.
Baisser la mensualité sans allonger la durée : les deux seuls leviers
Réduire le montant repris et faire jouer la concurrence sur le taux sont les deux seuls moyens d’alléger l’échéance sans payer plus longtemps.
Deux leviers seulement allègent l’échéance sans rallonger la durée : reprendre moins, et obtenir un meilleur taux. Le premier est le rachat partiel démontré plus haut. Le second se joue sur le taux annuel effectif global, seul chiffre comparable d’une offre à l’autre. Tout le reste — assurance moins chère, frais de dossier négociés — agit sur le coût total, pas sur la mensualité.
La durée praticable d’un regroupement de crédits à la consommation
En régime consommation, l’étalement dépasse rarement 144 mois, et chaque année supplémentaire se paie en intérêts.
Un regroupement de crédits à la consommation s’étale rarement au-delà de douze ans, et le gain de mensualité décroît à mesure qu’on allonge. Entre 108 et 144 mois, l’échéance ne baisse plus que de 78 € alors que le coût total augmente de 4 464 €. La durée sur laquelle étaler un regroupement se choisit sur le besoin réel du budget, pas sur la mensualité la plus basse affichée.
Les frais d’un regroupement de 35 000 €, poste par poste
Frais de dossier de 0 à 350 €, courtage dû après déblocage, assurance facultative en régime consommation, et 102 € d’indemnité sur le cas traité.
Les frais se comptent poste par poste, et tous entrent dans le taux annuel effectif global — donc sous le plafond du taux d’usure fixé chaque trimestre. Sur ce dossier, l’addition s’étend de 102 € à 452 € selon l’établissement retenu.
Voir le décompte des frais, poste par poste+
| Poste | Montant sur 35 000 € | Base | Source | Date |
|---|---|---|---|---|
| Frais de dossier | 0 € à 350 € | Zéro chez un établissement, 1 % plafonné à 150 € chez un deuxième, 1 % avec minimum de 79 € chez un troisième | Relevé Reductis | 10/08/2026 |
| Frais de courtage | Variable | Dus après le déblocage des fonds uniquement | L.519-6 CMF | 20/08/2026 |
| Assurance emprunteur | Variable | Facultative en régime consommation, souvent exigée | Relevé Reductis | 20/08/2026 |
| Indemnité des prêteurs sortants | 102 € | 1 % du capital du prêt personnel remboursé par anticipation | L.312-34 c. conso | 20/08/2026 |
Aucune somme ne peut vous être demandée avant le déblocage des fonds
L’article L.519-6 du code monétaire et financier interdit toute perception avant le versement effectif : frais d’étude, caution ou avance sont illégaux.
Aucun intermédiaire ne peut percevoir, à quelque titre et sous quelque forme que ce soit, une somme avant le versement effectif des fonds prêtés, en application de l’article L.519-6 du code monétaire et financier. Toute demande de frais de dossier, d’étude, d’assurance ou de déblocage payable en amont est donc illégale. Ne rien verser, et signaler. Le détail des frais facturés sur un regroupement de crédits se lit dans l’offre, avant signature.
L’indemnité de remboursement anticipé, calculée sur le cas
Rien n’est dû sous 10 000 € remboursés sur douze mois ; au-delà, 1 % du capital si la durée restante dépasse un an, soit 102 € ici.
C’est le poste que les lecteurs redoutent le plus, et il est souvent nul. Aucune indemnité n’est due lorsque le remboursement anticipé n’excède pas 10 000 € sur une période de douze mois ; au-delà, le prêteur peut réclamer 1 % du capital remboursé si la durée restante dépasse un an, 0,5 % sinon, sans jamais dépasser les intérêts qu’il aurait perçus. Sur le dossier, seul le prêt personnel de 10 200 € franchit le seuil : l’indemnité s’élève à 102 €. Les réserves d’argent n’en supportent aucune. La rédaction de l’article L.312-34 du code de la consommation change au 20 novembre 2026 : les chiffres ci-dessus sont ceux en vigueur au 20 août 2026. Le calcul des indemnités réclamées par le prêteur sortant se refait ligne par ligne.
Frais de dossier, courtage, garantie : le total avant signature, et ce que ces frais vous coûtent en plus quand ils sont financés. Aucune somme ne peut vous être demandée avant le déblocage des fonds.
Fermer ses réserves d’argent après le regroupement
Rembourser une réserve ne la ferme pas : elle reste disponible et se remplit à nouveau, ce qui est le scénario de rechute le plus fréquent.
C’est la question qui décide de la réussite de l’opération à trois ans, et elle est rarement traitée avec sérieux. Solder une réserve d’argent ne la clôture pas : le contrat reste ouvert, le plafond reste disponible, et il se réutilise. À l’arrivée, le foyer porte le regroupement et les réserves reconstituées.
Rembourser une réserve d’argent ne met pas fin au contrat
Le solde revient à zéro, le plafond reste ouvert : seule une résiliation écrite ferme le compte de crédit renouvelable.
Le remboursement remet le solde à zéro ; seule une demande écrite de résiliation ferme le contrat. Sur ce dossier, les deux réserves représentent 8 400 € de plafond qui resteraient disponibles le lendemain du déblocage. Le rachat puis la clôture d’une réserve de crédit renouvelable forment un seul et même geste, à faire le jour du versement.
La marche à suivre, en trois gestes écrits
Demander la résiliation par écrit, conserver l’accusé de réception, vérifier la disparition de la ligne sur le relevé suivant.
- 1Demander la résiliation par écrit Une lettre ou un message depuis l’espace client, adressé à chaque organisme, le jour du déblocage.
- 2Conserver l’accusé de réception C’est la seule preuve opposable si la ligne réapparaît quelques mois plus tard.
- 3Vérifier le relevé suivant La ligne de réserve doit avoir disparu ; si elle figure encore, relancer immédiatement.
Ces trois gestes prennent vingt minutes et évitent le scénario le plus courant de rechute.
Le test en trois chiffres qui dit si l’opération vaut le coup
Comparez le capital restant dû, le coût total restant à payer et le coût total du regroupement envisagé : le troisième doit se justifier par le budget.
La décision se prend seul, avec trois nombres écrits sur une feuille. Si le coût total du regroupement dépasse le coût total restant à payer sans que le budget mensuel l’exige, la réponse est non. Sur le dossier traité, le budget l’exige : 890 € de reste à vivre pour un foyer, c’est en dessous de ce qui permet de tenir un mois.
Trois situations où le regroupement se défend
Une mensualité qui dépasse la capacité du budget, des réserves d’argent à taux élevé, un incident de paiement à éviter.
L’opération se défend quand la mensualité dépasse ce que le budget peut porter, quand des réserves d’argent tournent à près de 20 %, et quand un incident de paiement menace. Les trois sont réunis ici : 53 % d’endettement, deux réserves à 19,90 % et 19,50 %, et un reste à vivre qui ne laisse aucune marge. Les risques d’un regroupement de crédits se pèsent contre ce que coûte l’inaction.
Deux situations où il ne se défend pas
Des crédits qui se terminent dans moins de deux ans, ou un ensemble déjà financé à bas taux : dans les deux cas, l’opération coûte sans rien résoudre.
Quand tous les crédits se terminent dans moins de deux ans, ou quand l’ensemble est déjà financé à bas taux, le regroupement ajoute des frais et des intérêts sans rien résoudre. Les deux crédits bon marché du dossier relèvent exactement de cette description, et c’est pour cette raison qu’ils restent dehors. Un regroupement n’est pas une décision tout ou rien.
Questions fréquentes
Peut-on ne racheter qu’une partie de ses crédits ?+
Oui, et c’est souvent le montage le plus économique. Sur le dossier chiffré ici, reprendre 18 600 € au lieu de 35 000 € fait payer 43 628 € au total contre 47 088 €, soit 3 460 € de moins, pour une mensualité inférieure une fois le crédit auto arrivé à son terme.
Combien de crédits faut-il au minimum pour faire un regroupement ?+
La plupart des établissements demandent au moins deux crédits en cours. En dessous, il ne s’agit plus d’un regroupement mais d’un rachat de crédit isolé, que certains prêteurs acceptent tout de même lorsque le taux d’origine est élevé.
Peut-on inclure un découvert bancaire dans l’opération ?+
Oui dans la majorité des cas, au même titre qu’une réserve d’argent ou qu’un paiement en plusieurs fois. Restent exclues les dettes professionnelles, les amendes et les pensions alimentaires, qu’aucun établissement ne reprend.
Faut-il payer des frais avant d’obtenir le crédit ?+
Non, jamais. L’article L.519-6 du code monétaire et financier interdit de percevoir une somme avant le versement effectif des fonds prêtés. Une demande de frais d’étude, de caution ou d’assurance à régler d’avance est illégale, quel que soit le montant annoncé.
Comment savoir quels crédits garder et lesquels racheter ?+
Trois critères, appliqués ligne par ligne : un taux inférieur à celui du regroupement envisagé, une durée restante de moins d’un an, ou un poids négligeable dans la mensualité globale. Un crédit qui remplit l’un des trois se garde presque toujours.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Banque de France — Taux effectifs moyens de mai 2026 — 6,53 % sur les crédits à la consommation amortissables, 7,69 % sur les découverts (20 août 2026)
- 2Légifrance — Article L.519-6 du code monétaire et financier — aucune somme perçue avant le versement effectif des fonds prêtés (20 août 2026)
- 3Légifrance — Article L.312-34 du code de la consommation — indemnité de remboursement anticipé en crédit à la consommation ; nouvelle rédaction en vigueur le 20 novembre 2026 (20 août 2026)
- 4Haut Conseil de stabilité financière — Recommandation relative au taux d’effort maximal de 35 % — recommandation, et non disposition légale (20 août 2026)
- 5Calcul Reductis — Trois scénarios sur 35 000 € de capital restant dû et 1 900 € de revenu — hypothèses affichées : taux nominal de 6,90 %, durées de 72, 108 et 144 mois (20 août 2026)
- 6Relevé Reductis — Frais de dossier relevés sur les conditions tarifaires publiées — zéro chez un établissement, 1 % plafonné à 150 € chez un deuxième, 1 % avec minimum de 79 € chez un troisième (10 août 2026)