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Situations difficiles

Le reste à vivre, le chiffre qui décide d’un regroupement de crédits

Le reste à vivre est ce qui reste chaque mois une fois payés le logement, les charges et les mensualités. C’est lui, plus souvent que le taux d’endettement, qui décide d’un dossier. Aucun texte n’en fixe le minimum : seul le reste à vivre d’un dossier de surendettement a un plancher légal.

R La rédaction de Reductis
rédigé et vérifié par notre équipe éditoriale
Vérifiée le 15 août 2026 Mis à jour le 15 août 2026 11 min de lecture
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L'essentiel en 5 points
  • Revenus nets moins charges fixes. Logement, mensualités assurance comprise, charges incompressibles.
  • Aucune loi n’en fixe le minimum. Les grilles « 700 € par adulte » sont des barèmes internes de prêteur, non opposables.
  • Deux quotients familiaux. Sur 1 800 €, un couple avec un enfant : 600 € par personne, ou 1 000 € par unité de consommation.
  • 203,06 € par personne avant, 411,92 € après. Sur le foyer chiffré plus bas.
  • 651,69 € : le seul plancher écrit. En commission de surendettement, la part réservée aux dépenses courantes ne descend pas sous le montant forfaitaire du RSA.

Le reste à vivre, c’est vos revenus nets moins vos charges fixes

Revenus nets du foyer moins charges fixes : logement, mensualités de crédit assurance comprise, pension alimentaire et charges incompressibles.

La formule tient en une ligne : revenus nets moins charges fixes. La difficulté est dans le périmètre, qu’aucun texte ne normalise.

Ce que tout prêteur retire

Loyer ou mensualité immobilière, mensualités de crédit assurance comprise, pension alimentaire versée, taxe foncière mensualisée.

Ce qui varie selon le prêteur

Énergie, eau, transports, cantine, garde d’enfants, assurances. Au réel sur justificatifs, ou au forfait.

Ce qui n’est jamais retiré

Alimentation, loisirs, abonnements, épargne. Ces dépenses se paient avec le reste à vivre.

Salaires et pensions comptent en totalité, les revenus locatifs seulement en partie

Les primes sont lissées et les loyers perçus retenus partiellement : c’est ce qui explique l’écart entre votre calcul et celui de la banque.

Côté revenus, salaires et pensions comptent en totalité, les revenus locatifs partiellement, les primes après lissage. D’où l’écart entre votre calcul et celui de la banque.

Aucune loi française ne fixe de reste à vivre minimum

Le code de la consommation impose d’évaluer votre solvabilité sans fixer aucun montant : les grilles utilisées sont des barèmes internes, propres à chaque prêteur.

Aucun article du code de la consommation ne fixe de reste à vivre minimum. Les articles L.312-16 et L.313-16 obligent le prêteur à évaluer la solvabilité et à consulter le fichier des incidents. Ni méthode, ni montant.

Le seuil de 35 % vient d’une décision qui ne vise pas les regroupements de crédits

La décision D-HCSF-2021-7 porte sur les crédits immobiliers résidentiels, et sa foire aux questions exclut les rachats.

Le seuil de 35 % ne vient pas de là : la décision D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 vise les crédits immobiliers résidentiels, et sa foire aux questions exclut les regroupements.

La Caisse d’Épargne et Cofidis publient un seuil d’endettement, jamais un montant de reste à vivre

Les barèmes de 700 € par adulte et 300 € par enfant qui circulent sont des politiques internes, non opposables.

Restent les grilles des établissements. La Caisse d’Épargne annonce « en dessous de 35 % » d’endettement et un « reste à vivre suffisant », sans montant. Cofidis retient 33 % (relevés le 13 août 2026). Les barèmes « 700 € par adulte, 300 € par enfant » sont des politiques internes, non opposables.

iUn refus sur le reste à vivre n’est pas une disqualification légale

Le barème appartient à chaque prêteur : les conditions d’un rachat de crédit varient, et un dossier refusé reste recevable ailleurs.

Votre situation passe-t-elle ? La réponse en cinq questions

Les prêteurs regardent trois chiffres avant tout : votre taux d'endettement, votre reste à vivre et le montant qui reste dû. Nous les calculons ensemble, sur vos montants, et nous vous disons franchement si le dossier tient.

Reste à vivre par personne ou par unité de consommation : deux calculs, deux résultats

Sur 1 800 € de reste à vivre, un couple avec un enfant obtient 600 € par personne et 1 000 € par unité de consommation.

Un reste à vivre ne se lit jamais brut : il se rapporte à la taille du foyer. Deux quotients coexistent.

Le premier divise par le nombre de personnes, immédiat et très répandu. Le lieu de résidence pèse ensuite autant que la composition du foyer : à somme égale, un reste à vivre couvre moins de dépenses là où les prix sont plus élevés, et un dossier de regroupement ultramarin se juge sur cette base. Le second divise par le nombre d’unités de consommation : l’échelle d’équivalence OCDE modifiée de l’INSEE compte 1 unité pour le premier adulte, 0,5 par personne de 14 ans ou plus, 0,3 par enfant.

Un couple avec un enfant dispose de 600 € par personne ou de 1 000 € par unité de consommation

Même foyer, même euro, deux chiffres : le quotient retenu change le résultat du simple au double.

Un couple avec un enfant de 8 ans, c’est 3 personnes et 1,8 unité de consommation : sur 1 800 € de reste à vivre, 600 € par personne ou 1 000 € par unité. Même foyer, même euro, deux chiffres.

Ce qui vous restera vraiment chaque mois

Le taux d'endettement est un ratio ; le reste à vivre est une somme d'argent. C'est lui qui dit si le mois passe, et c'est le premier chiffre qu'un prêteur regarde. Nous le calculons avant et après l'opération.

Devant une commission de surendettement, le reste à vivre a un plancher fixé par la loi

La part réservée aux dépenses courantes ne descend pas sous le montant forfaitaire du RSA, et la capacité de remboursement suit le barème de saisie sur salaire.

Chez un prêteur, le reste à vivre est un critère commercial. Devant une commission de surendettement, c’est une notion écrite au code de la consommation, articles L.731-1 à R.731-3.

La part réservée aux dépenses courantes ne peut y descendre sous le montant forfaitaire du revenu de solidarité active, et la capacité de remboursement se détermine par référence à la quotité saisissable du salaire.

Que disent les articles L.731-1 et L.731-2 ?+

L.731-1 détermine la capacité de remboursement par référence à la quotité saisissable du salaire ; L.731-2 interdit de faire descendre la part réservée aux dépenses courantes sous le montant forfaitaire du revenu de solidarité active, et énumère ces dépenses : logement, nourriture, énergie, eau, scolarité, garde, transports, santé.

651,69 € pour une personne seule au 1er avril 2026 : le plancher que rien ne peut franchir

Ce montant est aussi la fraction absolument insaisissable du salaire, majorée de 145 € par mois et par personne à charge.

Ce montant atteint 651,69 € pour une personne seule au 1er avril 2026 et varie selon le foyer. C’est aussi la fraction absolument insaisissable du salaire (article L.3252-5 du code du travail). La saisie sur rémunération applique un barème par tranches, majoré de 145 € par mois et par personne à charge, sans descendre sous cette fraction. Le barème de la saisie sur salaire en détaille le calcul.

Reste à vivre avant et après un regroupement : le calcul sur un foyer de 3 personnes

Sur 3 000 € nets et 34 000 € de crédits, le reste à vivre passe de 609,17 € à 1 235,77 € par mois, au prix de 6 302,64 € de coût total.

Voir les hypothèses chiffrées du foyer+

Le calcul en clair

Couple et un enfant de moins de 14 ans : 3 personnes, 1,8 UC. 3 000 € nets, 850 € de logement, 450 € d’autres charges fixes. Trois crédits pour 34 000 € : 12 000 € et 19 000 € à 6,53 % sur 24 et 48 mois, 3 000 € à 15,86 % sur 36 mois. Regroupement de 34 340 €, frais de 1 % compris, à 6,26 % sur 96 mois, assurance de 8,59 € par mois (0,30 % par an).

IndicateurAvantAprès
Mensualités totales1 090,83 €464,23 €
Taux d’endettement36,36 %15,47 %
Reste à vivre mensuel609,17 €1 235,77 €
Par personne (par UC)203,06 € (338,43 €)411,92 € (686,54 €)
Coût total restant38 263,44 €44 566,08 €
Relevé : Reductis (18/08/2026).

Le coût total augmente de 6 302,64 €, prix de l’allongement sur 96 mois

Ce surcoût se lit en face de ce que le foyer gagne le même mois : 626,60 € de reste à vivre supplémentaire.

Le coût total augmente de 6 302,64 €, prix de l’allongement, à lire en face de ce que le foyer gagne le même mois.

− 626,60 €
de mensualités dès la première échéance
+ 626,60 €
de reste à vivre chaque mois
20,89 points
de taux d’endettement en moins

626,60 € de mensualités en moins font passer un dossier refusé la veille

Le taux et la durée du regroupement décident du surcoût, et se négocient avant la signature.

C’est le mécanisme qui fait accepter un dossier refusé la veille. Le taux d’un rachat de crédit et la durée décident du surcoût. Un reste à vivre qui remonte contre un coût total qui monte aussi : c’est là que se mesure ce qu’on gagne vraiment à regrouper ses crédits.

Votre nouvelle mensualité, et ce qu'elle coûte au total

Deux chiffres, jamais l'un sans l'autre : ce que vous paierez chaque mois, et ce que l'opération coûte en tout. Vous verrez immédiatement ce que chaque année de durée en plus vous prend.

Questions fréquentes

C’est quoi un bon reste à vivre pour 2 personnes ?+

Aucun montant n’est fixé par un texte. Deux repères publics : le montant forfaitaire du RSA, 651,69 € pour une personne seule au 1er avril 2026, et le seuil de pauvreté de l’INSEE, 1 288 € par unité de consommation. Un couple compte 1,5 unité.

Quel reste à vivre faut-il pour 3 personnes ?+

Là encore, aucun barème légal. Ce qui change, c’est le diviseur : un couple avec un enfant de moins de 14 ans compte 3 personnes et 1,8 unité de consommation. Sur 1 800 €, cela fait 600 € par personne ou 1 000 € par unité.

Est-ce que les allocations familiales entrent dans le calcul du reste à vivre ?+

Cela dépend du prêteur : aucun texte ne l’impose ni ne l’interdit. Sont retenus en totalité les revenus stables et durables, salaires et pensions en tête. Les prestations dont la fin est prévisible sont pondérées.

Le reste à vivre se calcule-t-il avant ou après impôt ?+

Sur des revenus nets. Avec le prélèvement à la source, l’impôt est déjà retiré du salaire versé et n’a pas à être décompté deux fois. Une taxe foncière mensualisée, elle, est une charge fixe.

Est-ce qu’un rachat de crédits fait toujours remonter le reste à vivre ?+

Non. Il le remonte quand la mensualité baisse, ce qui suppose d’allonger la durée ou d’abaisser le taux. Un regroupement à durée constante peut le laisser inchangé.

Qui écrit cette page

Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.

Nos sources

  1. 1Légifrance — Code de la consommation — articles L.731-1 à L.731-3 et R.731-1 à R.731-3 : capacité de remboursement déterminée par référence à la quotité saisissable, part réservée aux dépenses courantes ne pouvant être inférieure au montant forfaitaire du RSA, liste des dépenses courantes, évaluation au réel ou au barème de la commission (18 août 2026)
  2. 2Légifrance — Code de la consommation — articles L.312-16 et L.313-16 : évaluation de la solvabilité de l’emprunteur et consultation du fichier des incidents de remboursement, sans montant de reste à vivre (17 août 2026)
  3. 3Légifrance — Code du travail — article R.3252-2 (barème de la part saisissable et cessible de la rémunération) et article L.3252-5 (fraction absolument insaisissable de 651,69 €) (10 août 2026)
  4. 4Service-public.fr — Barème 2026 de la saisie des rémunérations — tranches et quotités saisissables, majoration de 145 € par mois et par personne à charge (10 août 2026)
  5. 5Banque de France — Fraction insaisissable et solde bancaire insaisissable de 651,69 € au 1er avril 2026, montant forfaitaire du RSA pour une personne seule (15 août 2026)
  6. 6INSEE — Échelle d’équivalence OCDE modifiée — 1 unité de consommation pour le premier adulte, 0,5 par personne de 14 ans ou plus, 0,3 par enfant de moins de 14 ans (15 août 2026)
  7. 7INSEE — Niveau de vie et pauvreté en 2023, Insee Première n° 2063 — seuil de pauvreté de 1 288 € par mois et par unité de consommation (15 août 2026)
  8. 8Haut Conseil de stabilité financière — Décision n° D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 et sa foire aux questions — taux d’effort de 35 % applicable aux crédits immobiliers résidentiels, rachats, regroupements et renégociations exclus du champ d’application (17 août 2026)
  9. 9Caisse d’Épargne et Cofidis — Pages produit de regroupement de crédits — taux d’endettement « en dessous de 35 % » et « reste à vivre suffisant » sans montant chez l’une, 33 % chez l’autre (13 août 2026)
  10. 10Banque de France — Crédits aux particuliers, mai 2026 — taux effectif moyen de la consommation amortissable 6,53 % ; seuils de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026 — 21,15 % jusqu’à 3 000 €, dont se déduit le taux effectif moyen de 15,86 % retenu pour le crédit renouvelable du cas chiffré (17 août 2026)
  11. 11Empruntis — Taux relevé en juillet 2026 : 6,26 % sur un rachat de crédits à la consommation, retenu comme taux du regroupement dans le cas chiffré (17 août 2026)
  12. 12Calcul Reductis — Cas type de 34 000 € de capital restant dû sur trois crédits, foyer de 3 personnes à 3 000 € nets : mensualités, taux d’endettement, restes à vivre par personne et par unité de consommation, coûts totaux avant et après regroupement (18 août 2026)
R La rédaction de Reductis — page rédigée et vérifiée par notre équipe éditoriale. Vérifiée le 15 août 2026.
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