Où trouver les chiffres d’une simulation de rachat de crédit immobilier : quatre documents suffisent
Le tableau d’amortissement, l’offre de prêt d’origine, les contrats de crédit à la consommation et les bulletins de salaire portent tout ce qu’un calcul demande.
Aucune démarche préalable : ces quatre pièces sont déjà chez vous, ou se demandent au prêteur.
- 1Le tableau d’amortissement du prêt immobilier. Le capital restant dû à ce jour, le nombre d’échéances restantes et la date de la dernière.
- 2L’offre de prêt d’origine. Le taux débiteur annuel, la nature de la garantie — hypothèque, privilège de prêteur de deniers ou caution — et la clause d’indemnité.
- 3Les contrats de crédit à la consommation. Un capital restant dû par crédit, son taux, ses échéances restantes, et le montant utilisé d’une réserve d’argent.
- 4Les trois derniers bulletins de salaire. Les revenus nets du foyer et les charges retenues : loyer, pensions versées, personnes à charge.
Quatre erreurs de saisie qui faussent le calcul d’un rachat immobilier
Le capital restant dû, le taux débiteur de l’offre, la part utilisée d’une réserve et la nature de la garantie sont les quatre valeurs mal reprises.
Quatre saisies faussent le résultat plus souvent que les autres.
- 1La mensualité saisie au lieu du capital restant dû : un rachat porte sur un capital, jamais sur une échéance.
- 2Le taux assurance comprise du relevé annuel, au lieu du taux débiteur de l’offre.
- 3Le montant autorisé d’une réserve au lieu du montant utilisé, seul repris.
- 4La garantie laissée de côté : sans elle, la ligne mainlevée est chiffrée au hasard.
Les simulateurs des établissements ne demandent presque jamais le taux du prêt en cours
Cinq outils relevés le 10 août 2026 comptent de 4 à 11 champs : leur estimation ignore la donnée qui dit s’il faut racheter.
Les cinq simulateurs relevés le 10 août 2026 comptent de 4 à 11 champs. Le taux du prêt immobilier en cours y figure rarement, alors que c’est lui qui dit s’il faut racheter. Les pièces justificatives d’un rachat de crédit demandées ensuite sont plus nombreuses.
Deux chiffres, jamais l'un sans l'autre : ce que vous paierez chaque mois, et ce que l'opération coûte en tout. Vous verrez immédiatement ce que chaque année de durée en plus vous prend.
Racheter son prêt immobilier seul ou tout regrouper : le même dossier de 190 000 € simulé deux fois
La première simulation fait gagner 9 826,27 € sans presque toucher à la mensualité du foyer ; la seconde la fait tomber de 484,35 € et coûte 31 964,61 € de plus.
Les deux opérations portent presque le même nom et se simulent avec des paramètres opposés.
- 1Faire racheter son prêt immobilier seul : un capital, un taux. La durée ne bouge pas, le taux baisse, le résultat se lit en intérêts économisés.
- 2Regrouper le prêt immobilier et les crédits à la consommation : plusieurs dettes, un contrat unique. La durée s’allonge, la mensualité tombe, le coût total monte.
Les hypothèses du dossier simulé, avant les résultats+
Le calcul en clair : les hypothèses avant les résultats
Le patrimoine de départ. Un prêt immobilier de 164 000 € de capital restant dû à 4,05 %, 204 échéances restantes, 1 113,48 € par mois. Trois crédits à la consommation : 11 400 € sur 48 mois et 8 200 € sur 60 mois, à 6,53 %, plus 6 400 € de réserve utilisée à 14,80 % sur 60 mois, soit 582,65 € par mois. Revenus nets : 3 600 €.
Les taux retenus. 3,21 % pour le rachat du seul prêt immobilier, taux moyen des crédits à l’habitat de mai 2026 ; 4,38 % pour un regroupement garanti par le logement, barème de juillet 2026. Indemnité de 3 321 € financée, hors assurance et hors frais de dossier. Calcul Reductis du 18 août 2026.
258 863,69 € de coût total restant, 47,11 % d’endettement.
249 037,42 € de coût total, soit 9 826,27 € de moins. Les crédits conso continuent : la mensualité du foyer bouge à peine.
290 828,30 € de coût total, soit 31 964,61 € de plus, pour 484,35 € de respiration mensuelle.
Le surcoût de 31 964,61 € achète 484,35 € de mensualité en moins
Il fait tomber le taux d’endettement de 47,11 % à 33,66 % et remonte le reste à vivre de 484,35 € par mois.
Ce surcoût est le prix de la durée, et il achète trois choses mesurables.
Trois leviers réduisent la facture : laisser courir les crédits les plus courts, raccourcir la durée, fermer la réserve une fois soldée. Les postes qui s’ajoutent sont chiffrés sur les frais de rachat de crédit.
Ici, le prêt immobilier pèse 86,32 % du montant regroupé : dix jours de réflexion, offre maintenue trente jours, plafond d’usure immobilier (articles L.314-11 et R.314-18 du code de la consommation).
Renégocier son prêt immobilier chez la banque prêteuse : ni indemnité, ni nouvelle garantie
Un avenant au contrat existant évite le remboursement anticipé, donc l’indemnité, et laisse la garantie en place.
Une troisième voie ne coûte ni indemnité ni frais de garantie : renégocier son prêt immobilier auprès de la banque qui l’a accordé. Regrouper un prêt immobilier et des crédits à la consommation obéit, lui, à d’autres règles.
La durée qui donne la plus petite mensualité est presque toujours celle qui coûte le plus cher. Posez vos chiffres, et voyez l'écart réel entre les deux en euros — c'est l'argument le plus solide face à un conseiller.
Lire le résultat d’un rachat de prêt immobilier seul : le point mort se compte en échéances
L’indemnité de 3 321 € est reprise par 69 mensualités de 48,17 € : au-delà, chaque échéance restante devient un gain net.
Sur une dette unique, la mensualité affichée en tête du résultat ne décide de rien.
Point mort, taux de bascule, marge sous l’usure : les trois lectures d’un rachat de prêt immobilier
69 échéances pour reprendre l’indemnité, un taux de bascule à 3,47 %, et 1,36 point de marge sous le plafond d’usure.
Trois lectures en découlent, dans cet ordre.
- 1Le point mort. 3 321 € divisés par 48,17 € donnent 69 mois. Une revente avant cette date annule le gain.
- 2Le taux de bascule. Sous 3,47 % sur le prêt en cours, l’opération à 3,21 % ne rapporte plus rien une fois l’indemnité financée.
- 3La marge sous le plafond d’usure. 3,21 % sur 17 ans laisse 1,36 point sous le plafond de 4,57 % applicable de 10 à moins de 20 ans au 3ᵉ trimestre 2026. C’est elle qui absorbe les frais et l’assurance.
Elle ne peut dépasser un semestre d’intérêts sur le capital remboursé, ni 3 % du capital restant dû (article R.313-25 du code de la consommation). Sur 164 000 € à 4,05 %, le semestre atteint 3 321 € et le plafond de 3 % s’établit à 4 920 € : c’est le plus petit qui s’applique. Le calcul figure sur les indemnités de remboursement anticipé.
Reste à vivre, taux d’endettement, coût total : l’ordre de lecture d’un regroupement immobilier et consommation
Le reste à vivre se lit avant le taux d’endettement, et le taux d’endettement avant le coût total ; la mensualité mise en avant arrive en dernier.
Une mensualité en gros caractères ne dit pas si le budget tient. Trois chiffres le disent, dans cet ordre.
- 1Le reste à vivre, en euros. 2 388,22 € après le regroupement contre 1 903,87 € avant, pour 3 600 € de revenus nets. Le seul chiffre qui parle du quotidien.
- 2Le taux d’endettement, en pourcentage. 33,66 % après, contre 47,11 % avant. Le seuil de 35 % reste une pratique d’établissement : la décision D-HCSF-2021-7 exclut de son champ les rachats et regroupements de crédit.
- 3Le coût total, en euros. 290 828,30 € contre 258 863,69 €. Le prix des deux chiffres précédents, à comparer au coût de ne rien faire.
Cinq ans de durée en plus : 149,29 € par mois contre 27 919,30 € de coût total
Passer de 240 à 300 mois abaisse la mensualité à 1 062,49 € et porte le coût total à 318 747,60 €.
Un seul curseur déplace ces trois chiffres ensemble : la durée.
290 828,30 € de coût total et 33,66 % de taux d’endettement.
318 747,60 € de coût total et 29,51 % d’endettement : 149,29 € de moins chaque mois, 27 919,30 € de plus à l’arrivée.
La règle de lecture tient en une ligne : cinq ans de plus achètent 149,29 € par mois au prix de 27 919,30 €, et ce prix doit être écrit avant la signature. Le taux d’endettement, lui, se refait à la main en une division.
Le taux d'endettement est un ratio ; le reste à vivre est une somme d'argent. C'est lui qui dit si le mois passe, et c'est le premier chiffre qu'un prêteur regarde. Nous le calculons avant et après l'opération.
Simulation d’un rachat de prêt immobilier au Crédit Agricole : les conditions publiées du Prêt Regroupé
Le Prêt Regroupé reprend au moins deux crédits et renvoie vers le conseiller au-delà de 75 000 €, chaque caisse régionale arrêtant ses propres conditions.
C’est l’enseigne la plus recherchée sur ce sujet, et son offre de regroupement porte un nom : le Prêt Regroupé. Les conditions publiées sur la page produit, relevées le 13 août 2026.
- 1Reprise d’au moins deux crédits, offre réservée aux particuliers majeurs.
- 2Au-delà de 75 000 €, la page invite à contacter le conseiller de la caisse régionale.
- 3Différé possible de 30, 60 ou 90 jours, et une pause de mensualité par an à partir de la 13ᵉ échéance.
- 4Crédits repris soldés sous 15 jours, versement des fonds sous 180 jours au maximum.
- 5Rétractation de 14 jours, délai propre au crédit à la consommation (article L.312-19 du code de la consommation).
TAEG, frais de dossier et exemple représentatif : les trois données que le Crédit Agricole ne publie pas
Le simulateur ouvert depuis le site national est celui du crédit à la consommation et commence par demander un code postal.
Trois données restent non publiées : le TAEG, les frais de dossier et un exemple représentatif chiffré. Le simulateur accessible depuis le site national est celui du crédit à la consommation, et il commence par demander un code postal : les conditions sont arrêtées par chacune des 39 caisses régionales.
La conséquence est nette : un résultat obtenu en ligne ne vaut que pour la caisse dont dépend votre commune. Le montage complet est chiffré sur la simulation d’un rachat de crédit au Crédit Agricole.
Les prêteurs regardent trois chiffres avant tout : votre taux d'endettement, votre reste à vivre et le montant qui reste dû. Nous les calculons ensemble, sur vos montants, et nous vous disons franchement si le dossier tient.
Questions fréquentes
Y a-t-il une pénalité quand c’est la banque elle-même qui rachète le prêt qu’elle a accordé ?+
Non. Une renégociation prend la forme d’un avenant au contrat existant : pas de remboursement anticipé, donc pas d’indemnité, et pas de nouvelle garantie à constituer. Seuls des frais d’avenant s’appliquent. C’est la voie la moins chère, et elle se tente avant les autres.
Combien de temps le résultat d’une simulation de rachat de prêt immobilier reste-t-il valable ?+
Une simulation n’engage personne et ne porte aucune durée de validité. C’est l’offre de prêt qui compte : en régime immobilier, elle est maintenue trente jours, avec un délai de réflexion de dix jours pendant lequel elle ne peut pas être acceptée (article L.313-34 du code de la consommation).
Est-ce que toutes les caisses régionales du Crédit Agricole appliquent les mêmes conditions de rachat ?+
Non. Le réseau compte 39 caisses régionales couvrant les 101 départements, et la page du Prêt Regroupé précise que l’étude et l’acceptation définitive relèvent de la caisse régionale prêteuse. Un taux obtenu dans un département ne préjuge pas de la réponse d’une autre caisse.
Faut-il repasser chez le notaire pour faire racheter son prêt immobilier ?+
Seulement si le prêt d’origine est garanti par une hypothèque ou un privilège de prêteur de deniers : il faut alors lever l’inscription et en publier une nouvelle. Avec une caution bancaire, aucun acte notarié. L’émolument de mainlevée est forfaitaire, 78 € HT jusqu’à 77 090 € de créance inscrite.
Le seuil de 35 % d’endettement s’applique-t-il à un rachat de prêt immobilier ?+
Il ne s’impose pas juridiquement. La décision D-HCSF-2021-7 qui fixe 35 % de taux d’effort porte sur la production nouvelle de crédits immobiliers, et sa foire aux questions officielle exclut renégociations, rachats et regroupements. Les établissements l’appliquent comme bonne pratique, sans y être tenus.
Un rachat de prêt immobilier reste-t-il possible si le logement a perdu de la valeur ?+
Oui, tant que la valeur d’expertise couvre le montant financé. Les organismes spécialisés annoncent des quotités de 70 à 90 % de cette valeur, relevées en août 2026. En dessous, l’opération se poursuit sans garantie réelle, au taux d’un rachat conso, donc plus cher.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Banque de France — Crédits aux particuliers, mai 2026 — taux effectifs moyens : crédits à l’habitat 3,21 %, crédits à la consommation amortissables 6,53 %. Ces deux taux servent d’hypothèse dans le dossier chiffré de cette page (18 août 2026)
- 2Banque de France — Seuils de l’usure applicables du 1ᵉʳ juillet au 30 septembre 2026 — crédit immobilier 4,07 % en dessous de 10 ans, 4,57 % de 10 à moins de 20 ans, 5,29 % à 20 ans et plus ; crédit à la consommation 8,56 % au-delà de 6 000 € (18 août 2026)
- 3Légifrance — Code de la consommation : article R.313-25 (indemnité de remboursement anticipé d’un crédit immobilier plafonnée à un semestre d’intérêts et à 3 % du capital restant dû), articles L.314-11 et R.314-18 (seuil de 60 % de part immobilière), article L.313-34 (délai de réflexion de dix jours et maintien de l’offre trente jours), article L.312-19 (rétractation de quatorze jours en crédit à la consommation) (18 août 2026)
- 4Légifrance — Code de commerce, article A.444-141 : émolument forfaitaire du notaire pour une mainlevée d’inscription hypothécaire, 78 € hors taxes jusqu’à 77 090 € de créance inscrite (18 août 2026)
- 5Haut Conseil de stabilité financière — Décision D-HCSF-2021-7 et sa foire aux questions officielle : les renégociations, rachats et regroupements de crédit sont exclus du champ d’application des 35 % de taux d’effort (18 août 2026)
- 6Crédit Agricole — Page produit « Prêt Regroupé » : reprise d’au moins deux crédits, offre réservée aux particuliers majeurs, renvoi vers le conseiller au-delà de 75 000 €, différé de 30, 60 ou 90 jours, pause de mensualité annuelle à partir de la 13ᵉ échéance, crédits repris soldés sous 15 jours, fonds versés sous 180 jours, rétractation de 14 jours ; TAEG, frais de dossier et exemple représentatif non publiés. Annuaire officiel : 39 caisses régionales couvrant les 101 départements (13 août 2026)
- 7Empruntis — Barème de taux relevé en juillet 2026 : 4,38 % en rachat de crédit garanti par une hypothèque, retenu comme taux de marché du regroupement dans le dossier chiffré de cette page (18 août 2026)
- 8Carrefour Banque — TAEG révisable de 14,80 % sur la carte PASS 10x/20x, retenu comme taux de la réserve d’argent dans le dossier chiffré (10 août 2026)
- 9Relevé Reductis — Cinq simulateurs de rachat de crédit relevés le 10 août 2026 : de 4 à 11 champs de saisie selon l’outil, le taux du prêt immobilier en cours n’étant demandé que rarement. Quotités de financement annoncées par les organismes spécialisés : 70 à 90 % de la valeur d’expertise du bien (18 août 2026)
- 10Calcul Reductis — Dossier chiffré de 190 000 € de dettes : prêt immobilier de 164 000 € à 4,05 % sur 204 échéances restantes (taux d’origine retenu par hypothèse), trois crédits à la consommation de 11 400 €, 8 200 € et 6 400 €, revenus nets de 3 600 €. Mensualités calculées par m = C × t / (1 − (1+t)^−n) à taux mensuel proportionnel, hors assurance et hors frais de dossier ; taux de bascule de 3,47 % obtenu par résolution numérique ; part immobilière de 86,32 % calculée selon R.314-18 (18 août 2026)