Le prêt de substitution est le nouveau crédit qui rembourse tous les anciens
Un seul prêt remplace les crédits repris, et c’est son régime — consommation ou immobilier — qui commande les durées disponibles.
Le prêt de substitution est le contrat unique souscrit pour solder les crédits en cours. Le nouveau contrat se substitue aux anciens, que le prêteur rembourse directement. Un contrat, une mensualité, une durée.
Cette durée n’est pas libre. Tant que la part de crédit immobilier reste sous 60 % du capital repris, le montage relève du crédit à la consommation, par les articles L.314-11 et R.314-18 du code de la consommation. Au-delà de ce seuil, ou dès qu’une hypothèque garantit le prêt, il relève du crédit immobilier. De là vient l’écart entre douze mois et vingt-cinq ans.
Les prêteurs regardent trois chiffres avant tout : votre taux d'endettement, votre reste à vivre et le montant qui reste dû. Nous les calculons ensemble, sur vos montants, et nous vous disons franchement si le dossier tient.
Durée minimale d’un prêt de substitution : de 12 à 84 mois selon le prêteur
Le plancher publié va de 12 mois chez Cofidis à 84 mois chez Créatis : un dossier soldable en trois ans sort des bornes de plusieurs établissements.
La durée minimale est la borne que personne ne regarde, et c’est elle qui écarte le plus de petits dossiers. Qui veut solder 9 000 € en trois ans se voit refuser l’entrée chez les prêteurs qui démarrent à cinq ou sept ans.
Un même groupe porte les deux extrêmes : Cofidis descend à douze mois, puis renvoie vers sa filiale Créatis au-delà de 80 000 €.
Le plafond d’usure interdit les durées courtes, pas les durées longues
Sur 45 000 € repris à 6,53 % avec 1 200 € de frais financés, aucune durée inférieure à 57 mois ne repasse sous le plafond de 8,56 %.
Les frais fixes étalés sur peu de mensualités font monter le taux annuel effectif global. Le taux effectif global comparé au plafond du trimestre intègre frais de dossier et assurance. Le plafond d’usure du 3ᵉ trimestre 2026 est de 8,56 % au-delà de 6 000 € en crédit à la consommation, selon les seuils publiés par la Banque de France.
Sur 45 000 € repris à 6,53 %, avec 1 200 € de frais financés et 0,30 % d’assurance, le taux ressort à 10,139 % sur 24 mois et 8,770 % sur 48 mois : deux montages impossibles. Le premier qui repasse sous le plafond est celui de 57 mois, à 8,546 % (calcul Reductis du 15 août 2026).
Deux leviers gagnent des mois sans toucher au capital : payer les frais comptant, déléguer l’assurance. Notre calcul de mensualité de rachat de crédit le refait à la durée voulue.
Raccourcir la durée après la signature, par un remboursement anticipé
Rien n’oblige à aller jusqu’au terme : un remboursement anticipé partiel raccourcit la durée, contre une indemnité plafonnée par la loi.
Une durée longue signée aujourd’hui se raccourcit demain. Le remboursement anticipé, total ou partiel, reste ouvert à tout moment. L’indemnité est encadrée par l’article L.312-34 du code de la consommation : nulle sous un seuil annuel, plafonnée au-delà.
C’est la porte de sortie de qui signe long faute de mieux. L’indemnité réclamée en cas de remboursement anticipé se chiffre avant de signer, pas après.
Durée maximale : 144 à 180 mois sans garantie, jusqu’à 300 mois avec le logement en garantie
Les barèmes s’arrêtent à 144 ou 180 mois sans garantie ; l’hypothèque ouvre 300 mois, soit vingt-cinq ans de remboursement.
La durée haute dépend d’une seule chose : la présence ou non d’une garantie sur le logement.
Cofidis s’arrête à 144 mois, Cetelem et Créatis à 180 (relevés des 13 et 19 août 2026).
La Caisse d’Épargne publie douze ans pour un locataire, quinze pour un propriétaire sans hypothèque (13 août 2026).
Créatis finance de 120 à 300 mois avec hypothèque, jusqu’à 85 ans au terme (creatis.fr, 19 août 2026).
Ces années se paient : sur 45 000 € repris à 6,53 %, signer sur 120 mois plutôt que 144 économise 4 002 € (calcul Reductis du 15 août 2026). Le prix de chaque année est chiffré sur la page qui dit jusqu’où étaler un regroupement de crédits.
Aucun texte ne fixe de durée maximale à un rachat de crédit
La maturité de 25 ans du Haut Conseil de stabilité financière laisse les rachats, regroupements et renégociations hors de son champ : la limite est commerciale.
La borne haute vient du prêteur, pas de la loi. La décision D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 impose 25 ans au maximum aux crédits immobiliers résidentiels, et sa foire aux questions officielle en exclut les rachats et regroupements (economie.gouv.fr, 17 août 2026).
La seule durée plafonnée par un texte est celle du plan conventionnel de surendettement : sept ans, par l’article L.732-3 du code de la consommation. Ce n’est pas un prêt.
L’âge au terme du prêt raccourcit la durée disponible après 60 ans
Les barèmes bornent la fin du prêt à l’âge d’assurance : 85 ans au terme chez Créatis, ce qui laisse quinze ans à un emprunteur de 70 ans.
La durée maximale affichée se réduit de l’âge que vous aurez au terme. Créatis borne son rachat hypothécaire à 85 ans au terme (creatis.fr, 19 août 2026) : à 70 ans, cette règle ferme les 300 mois et laisse 180 mois.
Aucun texte ne fixe d’âge limite. C’est l’assurance emprunteur qui borne la fin du prêt, sa garantie décès cessant à un âge écrit au contrat.
Deux chiffres, jamais l'un sans l'autre : ce que vous paierez chaque mois, et ce que l'opération coûte en tout. Vous verrez immédiatement ce que chaque année de durée en plus vous prend.
L’hypothèque allonge la durée maximale et supprime les quatorze jours de rétractation
La garantie qui ouvre 300 mois fait basculer l’opération en crédit immobilier : les 14 jours de rétractation disparaissent, remplacés par 10 jours pendant lesquels on ne peut pas signer.
La garantie qui ouvre les longues durées retire le droit de changer d’avis après signature. Dès qu’une hypothèque garantit l’opération, celle-ci relève du crédit immobilier, quel que soit l’objet des crédits rachetés, par l’article L.314-12 alinéa 2 du code de la consommation.
En régime consommation, vous signez puis disposez de quatorze jours pour revenir en arrière. En régime immobilier, l’acceptation est définitive : aucune rétractation après signature. Le droit qui la remplace se prend avant, sous forme de dix jours de réflexion.
La contrepartie se chiffre. Un montage hypothécaire de rachat de crédit ouvre des durées deux fois plus longues. Le plafond d’usure monte lui aussi avec la durée : 5,29 % à vingt ans et plus, contre 4,07 % sous dix ans (Banque de France, 3ᵉ trimestre 2026).
Rétractation de quatorze jours ou réflexion de dix jours : un régime ou l’autre, jamais les deux
Les deux délais fonctionnent à l’envers l’un de l’autre et ne se cumulent pas : le régime de l’opération désigne celui qui s’applique.
Le premier délai court après la signature, le second court avant. La confusion coûte cher à qui croit pouvoir annuler une offre immobilière déjà acceptée.
Accepter une offre de prêt immobilier sans se tromper de date
Le décompte part de la réception de l’offre, jour de réception non compris, et l’acceptation ne peut pas être envoyée avant le onzième jour.
Une acceptation datée trop tôt fait recommencer la procédure. Le prêteur réédite l’offre, un nouveau délai de dix jours repart, et le calendrier glisse de deux semaines.
On ne compte pas le jour de réception, l’envoi ne part pas avant le onzième jour, et c’est la date d’envoi qui fait foi. L’offre reste valable trente jours à compter de sa réception, par l’article L.313-34 du code de la consommation.
Le contenu du contrat de rachat de crédits — taux, durée, assurance, garantie — se relit pendant ces dix jours, pas après.
Combien de temps s’écoule entre la demande et le premier prélèvement du nouveau prêt
Comptez trois à six semaines sans garantie, six à dix semaines avec une hypothèque, dont dix ou quatorze jours de délai légal.
La durée du prêt et la durée de l’opération sont deux choses différentes. Six étapes s’enchaînent, dont une seule dépend de vous : la date à laquelle le dossier est complet. Le calendrier est publié avec les délais réels d’un rachat de crédit rapide.
- 1Demande et étude de recevabilité Le prêteur vérifie que le profil entre dans sa grille.
- 2Accord de principe Un avis favorable sous réserve, qui n’engage pas le prêteur et ne vaut pas offre.
- 3Montage et pièces La phase la plus longue, et la seule que vous teniez.
- 4Accord définitif L’analyste contrôle les pièces et fait valider le montage.
- 5Édition puis acceptation de l’offre Dix ou quatorze jours de délai légal s’appliquent ici, selon le régime.
- 6Déblocage et soldes Le prêteur rembourse directement les anciens créanciers.
Dossier urgent : ce qui se comprime, et ce qui ne se comprime jamais
Le montage se raccourcit quand toutes les pièces partent d’un coup ; les dix jours de réflexion, l’envoi de l’offre et le rendez-vous chez le notaire ne bougent pas.
Aucun professionnel ne peut supprimer un délai légal, et la promesse de le faire est un signal d’alerte. Se comprime : le montage, quand les pièces partent d’un coup. Ne bouge pas : les dix jours de réflexion, l’envoi de l’offre, l’agenda du notaire.
Un repère qui vaut de l’argent : aucune somme ne peut être exigée avant le versement effectif des fonds, par l’article L.519-6 du code monétaire et financier. Réunir les pièces à joindre à un dossier de rachat de crédit reste la seule accélération.
Cinq questions, l'estimation affichée à l'écran, et vos coordonnées seulement si vous décidez d'aller plus loin. Rien ne vous est facturé, à aucun moment.
Questions fréquentes
Peut-on étaler un rachat de crédit sur trente ans ?+
Pas sur les barèmes relevés. La durée haute du marché est de 300 mois, soit vingt-cinq ans, et elle suppose une hypothèque sur le logement (creatis.fr, 19 août 2026). Sans garantie, les barèmes s’arrêtent à 144 ou 180 mois. Aucun texte n’interdit plus long : c’est le prêteur qui ferme.
Quelle est la durée minimale d’un rachat de crédit garanti par une hypothèque ?+
Cent vingt mois, soit dix ans, sur l’offre hypothécaire relevée chez Créatis le 19 août 2026. La garantie coûte des frais de notaire et une inscription : le prêteur ne les engage pas pour une durée courte. Un besoin de trois ou quatre ans se traite sans garantie.
Peut-on modifier la durée du prêt après la signature ?+
Souvent oui, dans les limites du contrat. Beaucoup d’offres autorisent une modulation d’échéance ou un report, qui allonge la durée. Cetelem facture le report d’échéance 4 %, et le Crédit Agricole ouvre une pause annuelle à partir de la treizième échéance (relevés du 13 août 2026).
La durée choisie change-t-elle le taux proposé ?+
Oui, dans les deux sens. En crédit à la consommation, allonger fait baisser le taux effectif global, parce que les frais fixes se diluent. En crédit immobilier, le plafond d’usure monte avec la durée : 4,07 % sous dix ans, 5,29 % à vingt ans et plus au 3ᵉ trimestre 2026 (Banque de France).
Quand tombe la première mensualité du nouveau prêt ?+
Après le déblocage, pas après la signature. Le mois du déblocage, l’ancien prélèvement et le premier du prêt de substitution peuvent se croiser : il faut le prévoir sur le compte.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Cofidis — Page « Rachat de crédit » — prêt personnel de 3 000 € à 80 000 € sur 12 à 144 mois, et renvoi vers Créatis au-delà de 80 000 € de crédits à regrouper, sur cofidis.fr (19 août 2026)
- 2Créatis — Pages « Rachat de crédits conso » et « Rachat de crédits hypothécaire » — 84 à 180 mois sans garantie, 120 à 300 mois avec hypothèque conventionnelle, propriétaires de 18 à 85 ans au terme, sur creatis.fr (19 août 2026)
- 3Cetelem, Carrefour Banque et Banque Française Mutualiste — Pages produit de regroupement — 12 à 180 mois et report d’échéance facturé 4 % chez le premier ; 60 à 120 mois, et 96 à 300 mois avec garantie, chez le deuxième ; 1 500 € à 75 000 € sur 6 à 96 mois chez le troisième (13 août 2026)
- 4Caisse d’Épargne et Crédit Agricole — Durée maximale de 25 ans en immobilier, 15 ans pour un propriétaire sans hypothèque et 12 ans pour un locataire chez la première ; pause de mensualité annuelle à partir de la 13ᵉ échéance sur le Prêt Regroupé du second (13 août 2026)
- 5Banque de France — Crédits aux particuliers, mai 2026 — consommation amortissable 6,53 % ; seuils de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026 — 8,56 % au-delà de 6 000 €, 4,07 % en immobilier sous 10 ans, 5,29 % à 20 ans et plus (17 août 2026)
- 6Légifrance — Code de la consommation — L.314-11 et R.314-18 (seuil de 60 % de part immobilière), L.314-12 alinéa 2 (bascule en régime immobilier par la garantie), L.312-19 (rétractation de 14 jours), L.313-34 (réflexion de 10 jours, offre maintenue 30 jours), L.312-34 (remboursement anticipé, nouvelle rédaction au 20 novembre 2026 par l’ordonnance n° 2025-880), L.732-3 (plan de surendettement de 7 ans) ; article L.519-6 du code monétaire et financier (18 août 2026)
- 7Haut Conseil de stabilité financière — Décision D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 et sa foire aux questions officielle — maturité de 25 ans sur les crédits immobiliers résidentiels, rachats, regroupements et renégociations exclus du champ d’application, sur economie.gouv.fr (17 août 2026)
- 8Calcul Reductis — Dossier type de 45 000 € repris, 1 200 € de frais financés, taux nominal de 6,53 %, assurance de 0,30 % l’an sur capital initial — taux effectif global de 10,139 % sur 24 mois, 8,770 % sur 48 mois et 8,546 % sur 57 mois ; écart de coût total de 4 002 € entre 144 et 120 mois (15 août 2026)