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Les documents à réclamer pour comparer des offres de regroupement

Une comparaison sérieuse ne se joue ni sur une plaquette ni sur un taux d’appel : chaque organisme de rachat de crédit doit remettre quatre documents, et le premier chiffre déjà le coût de l’opération face au maintien de vos crédits actuels. Encore faut-il les réclamer tous, puis les aligner sur les mêmes hypothèses.

R La rédaction de Reductis
rédigé et vérifié par notre équipe éditoriale
Vérifiée le 15 août 2026 Mis à jour le 15 août 2026 18 min de lecture
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Avez-vous pensé à vérifier votre éligibilité à un regroupement de crédit ?

Comparer plusieurs offres reste le seul moyen de savoir ce que l’opération coûte réellement. Réponse de principe sous 48 h, sans engagement et sans aucun frais.

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L'essentiel en 5 points
  • Un document d’information propre au regroupement. L’article R.314-19 du code de la consommation l’impose dès que l’opération rembourse deux créances antérieures dont un crédit en cours.
  • Le coût comparé au maintien des crédits en cours. L’annexe à l’article R.314-20 fixe un tableau à deux colonnes, dont les totaux s’écrivent hors assurance.
  • Une fiche précontractuelle par régime. FIPEN en consommation, FISE en immobilier : le document d’information arrive au plus tard avec elle.
  • 15 jours ou 30 jours d’engagement. L’offre de crédit à la consommation engage le prêteur 15 jours, l’offre immobilière 30 jours calendaires (service-public.gouv.fr, 17 août 2026).
  • Le tableau d’amortissement dit ce qu’aucun résumé ne dit. Part d’intérêts de chaque échéance, capital restant dû à toute date, dernière mensualité.

Les 4 documents qui permettent de comparer deux offres de rachat de crédits

Un document d’information propre au regroupement, une fiche FIPEN ou FISE, l’offre de prêt et le tableau d’amortissement : quatre pièces, quatre textes, quatre moments.

Ces documents sont gratuits et obligatoires. Chacun porte une information que les autres n’ont pas, et le deuxième prend deux formes selon le régime de l’opération.

DocumentTexte qui l’imposeMoment de la remiseSourceDate
Document d’information du regroupementR.314-19 et R.314-20 c. consoAu plus tard avec la fiche précontractuelleLégifrance17 août 2026
Fiche précontractuelle standardisée (FIPEN)L.312-12 c. consoAvant la conclusion du contratService-public.gouv.fr17 août 2026
Fiche d’information standardisée européenne (FISE)L.313-7 c. consoAu plus tard à l’émission de l’offreService-public.gouv.fr17 août 2026
Offre de prêtL.312-18 à L.312-27 · L.313-1 à L.313-45Après l’étude complète du dossierService-public.gouv.fr17 août 2026
Tableau d’amortissementJoint à l’offre immobilière à taux fixeAvec l’offreService-public.gouv.fr17 août 2026

Comparer deux montages sur un même capital repris, puis vérifier les montants sur les pièces

Un comparateur met deux montages en face sur un même capital ; ce sont les quatre documents obligatoires qui portent les chiffres opposables.

Un comparateur rachat de crédit confronte deux montages sur un même capital repris ; le rachat de crédits le moins cher se mesure en euros. Restent les pièces qui portent ces chiffres.

Le document d’information du regroupement chiffre l’opération face au maintien des crédits en cours

L’article R.314-19 impose un document propre au regroupement, remis avant l’offre, et l’article R.314-20 lui impose de dire si l’opération allonge la durée et augmente le coût total.

L’article R.314-19 du code de la consommation le déclenche « lorsque l’opération de crédit a pour objet le remboursement d’au moins deux créances antérieures dont un crédit en cours ». Le prêteur l’établit après dialogue avec l’emprunteur et répond à toute demande d’explication. Il le remet au plus tard avec la fiche de l’article L.312-12, ou la fiche standardisée européenne de l’article L.313-7 : donc avant l’offre.

L’article R.314-20 en fixe le contenu. Pour chaque crédit repris : sa nature, le montant de ses échéances, son capital restant dû, et le coût estimé de son remboursement anticipé, indemnités comprises. Les frais de mainlevée y figurent également : 78 € hors taxes jusqu’à 77 090 € de créance inscrite, 150 € hors taxes au-delà, selon l’article A.444-141 du code de commerce.

Quelles autres dettes le document doit-il reprendre ?+

Les autres dettes reprises par l’opération, leur montant et leur date d’exigibilité, au même titre que les crédits en cours.

Quels avertissements le prêteur doit-il y porter ?+

Quatre : continuer à payer les crédits jusqu’à leur remboursement effectif, la perte des cautionnements, la perte des assurances et des services attachés aux crédits repris, et l’information du co-emprunteur.

Allongement de la durée et surcoût : les deux mentions obligatoires du document d’information

La réponse est souvent oui aux deux, et c’est une raison de redemander le document sur une durée plus courte, sur un regroupement partiel ou sans l’assurance du prêteur.

Vient la mention décisive : le document doit dire si l’opération allonge la durée et si elle augmente le coût total. C’est souvent oui aux deux — et c’est une raison de le redemander sur d’autres hypothèses.

Sur une durée plus courte

Le document chiffre alors en euros ce que coûte chaque année ajoutée.

Sur un regroupement partiel

Ne reprendre que les lignes chères laisse les crédits bon marché en place.

Sans l’assurance du prêteur

L’écart entre les deux totaux dus est la marge la mieux documentée.

Pièces réclamées aux créanciers d’origine ou simples déclarations : la mention à chercher (article R.314-21)

À défaut d’obtenir les pièces, le prêteur peut se fonder sur vos déclarations, à condition de le mentionner ou de signaler l’information manquante.

iUn chiffre déclaré ne vaut pas un chiffre relevé

L’article R.314-21 demande au prêteur de réclamer les pièces aux créanciers d’origine. À défaut, il peut se fonder sur vos déclarations en le mentionnant, ou signaler l’information manquante. Ces mentions se cherchent avant de comparer deux totaux.

Le tableau annexé à l’article R.314-20 se lit en deux colonnes, hors coût d’assurance

Une colonne pour les crédits en cours et les autres dettes, une pour le regroupement proposé, et deux totaux qui s’écrivent hors assurance.

L’annexe à l’article R.314-20 du code de la consommation en impose le modèle.

Que porte la colonne des crédits en cours ?+

Le capital restant dû, le taux débiteur, les échéances, le montant des autres dettes, la durée, la date d’exigibilité et le montant total dû.

Que porte la colonne du regroupement proposé ?+

Le montant, le taux débiteur, les échéances, la durée, le montant total dû, et les coûts supplémentaires comme les indemnités de remboursement anticipé et la mainlevée.

Deux précisions changent la lecture. Quand le crédit proposé dépasse les capitaux regroupés, la différence apparaît en ligne de crédit complémentaire : c’est la trésorerie, et elle explique une bonne part des écarts entre deux propositions. Les totaux, eux, s’écrivent hors coût d’assurance : le prix de l’assurance rachat de crédit se reprend sur la fiche, puis s’ajoute aux deux colonnes.

FIPEN ou FISE : la fiche précontractuelle qui rend deux offres de rachat de crédits superposables

La fiche précontractuelle présente les mêmes rubriques dans le même ordre chez tous les prêteurs : c’est le seul document fait pour être posé à côté d’un autre.

La fiche reçue dépend du régime de l’opération, pas de l’enseigne. Un regroupement de crédits à la consommation donne lieu à une FIPEN, la fiche précontractuelle standardisée de l’article L.312-12. Dès que la part immobilière atteint 60 % du montant total (articles L.314-11 et R.314-18), ou dès qu’une garantie hypothécaire entre au montage (article L.314-12 alinéa 2), c’est une FISE qui s’impose, au titre de l’article L.313-7. Selon service-public.gouv.fr, relevé le 17 août 2026, elle est remise gratuitement par écrit au plus tard à l’émission de l’offre. La FIPEN est la fiche d’information précontractuelle européenne normalisée : le même formulaire existe dans les autres États membres, et il rend comparable ligne à ligne un crédit souscrit au Luxembourg par un résident français.

Deux organismes peuvent envoyer deux fiches de nature différente sur le même besoin

Une FIPEN face à une FISE signale deux régimes : les montages ne relèvent alors ni des mêmes frais, ni des mêmes délais.

D’où une conséquence rarement dite : deux organismes peuvent envoyer deux fiches de nature différente sur le même besoin. Les montages ne relèvent alors ni des mêmes frais, ni des mêmes délais.

Les 7 lignes à relever sur une FIPEN ou une FISE

Montant total du crédit, durée, taux débiteur, TAEG, montant total dû, coût et base de l’assurance, frais et garantie : une case vide n’est pas une case à zéro.

Sept lignes se relèvent sur chaque fiche :

  • 1le montant total du crédit, et ce qu’il contient : capital repris seul, ou avec trésorerie ;
  • 2la durée, en nombre d’échéances ;
  • 3le taux débiteur et sa nature, fixe ou révisable ;
  • 4le TAEG du rachat de crédit, seul taux qui englobe les frais ;
  • 5le montant total dû par l’emprunteur ;
  • 6le coût de l’assurance et sa base, capital initial ou restant dû ;
  • 7les frais et la garantie exigée.

Une case vide n’est pas une case à zéro : c’est une question à poser par écrit.

Offre de prêt : 15 jours d’engagement en crédit à la consommation, 30 jours en immobilier

L’offre est le seul document qui engage le prêteur sur les conditions qu’elle écrit : 15 jours en crédit à la consommation, 30 jours calendaires en immobilier.

Un crédit à la consommation se conclut sur une offre qui engage le prêteur 15 jours, selon service-public.gouv.fr au 17 août 2026. En crédit immobilier, la même source donne 30 jours calendaires de maintien des conditions.

Ce qui engage figure dans l’offre : identité des parties, nature et objet du prêt, montant, taux et TAEG, garanties exigées, date de mise à disposition des fonds, libre choix de l’assureur, échéancier des amortissements en immobilier à taux fixe.

Un taux de publicité, une simulation en ligne et un accord de principe n’engagent personne

Seule l’offre de prêt engage le prêteur ; tout ce qui la précède, y compris une estimation détaillée, reste révisable.

Ce qui n’engage personne arrive plus tôt :

  • 1un taux affiché en publicité ou sur une page de barème ;
  • 2une simulation en ligne, aussi détaillée soit-elle ;
  • 3un accord de principe, antérieur à l’étude complète des pièces ;
  • 4une estimation donnée oralement, sans support durable.

14 jours de rétractation en consommation, 10 jours de réflexion en immobilier, et ils ne se cumulent pas

Le régime du montage commande le délai : rétractation après acceptation en consommation, acceptation au plus tôt le onzième jour en immobilier.

Les délais légaux suivent : 14 jours de rétractation en consommation (article L.312-19), 10 jours de réflexion en immobilier, acceptation au plus tôt le onzième jour (article L.313-34). Ils ne se cumulent pas : le délai de rétractation d’un rachat de crédit dépend du montage.

!Passé son délai de validité, l’offre ne garantit plus le taux qu’elle porte

Passé 15 ou 30 jours selon le régime, le prêteur n’est plus tenu par les conditions écrites, et une offre ré-éditée l’est au barème du jour. Demandez les offres concurrentes dans la même quinzaine.

Faites vérifier les chiffres de votre situation

Cinq questions, l'estimation affichée à l'écran, et vos coordonnées seulement si vous décidez d'aller plus loin. Rien ne vous est facturé, à aucun moment.

Le tableau d’amortissement révèle trois chiffres qu’aucun résumé d’offre n’affiche

Échéance par échéance, il donne la part d’intérêts payée, le capital restant dû à toute date et la date exacte de la dernière mensualité.

En crédit immobilier à taux fixe, l’échéancier est joint à l’offre : il détaille pour chaque mensualité la part de capital et la part d’intérêts.

La part d’intérêts des premières échéances

Elle mesure le poids réel du taux au démarrage, là où la mensualité ne dit rien.

Le capital restant dû à une date donnée

Le chiffre à connaître avant une revente, un remboursement anticipé ou un second regroupement.

La date de la dernière échéance

L’allongement de la dette se lit ici, en clair, jamais dans le montant de la mensualité.

Deux échéanciers côte à côte donnent la date de solde et le capital dû au même mois

Ce que deux résumés commerciaux ne diront pas se lit en trente secondes sur les tableaux d’amortissement.

Deux échéanciers côte à côte disent en trente secondes ce que deux résumés commerciaux ne diront pas : à quelle date chaque montage est soldé, et combien reste dû au même mois. Un tableau d’amortissement de rachat de crédit se lit sur ces deux repères. Le coût d’une sortie anticipée dépend, lui, de l’indemnité de remboursement anticipé.

Votre nouvelle mensualité, et ce qu'elle coûte au total

Deux chiffres, jamais l'un sans l'autre : ce que vous paierez chaque mois, et ce que l'opération coûte en tout. Vous verrez immédiatement ce que chaque année de durée en plus vous prend.

Comparer deux organismes de rachat de crédit avant de comparer leurs offres

Vingt et une marques commercialisent un regroupement de crédits, et deux d’entre elles ne reçoivent aucun dossier en direct : l’offre arrive alors par un intermédiaire, qui se rémunère.

Deux offres reçues la même semaine ne viennent pas forcément du même type d’établissement, et cela se sait avant de les ouvrir. Vingt et une marques commercialisent aujourd’hui un regroupement de crédits ; les autres noms encore visibles en ligne renvoient à des marques éteintes ou absorbées, relevé du 13 août 2026. Elles se rangent en deux familles de prêteurs, auxquelles s’ajoutent les courtiers, qui ne prêtent jamais eux-mêmes.

  • 1les banques de réseau : BNP Paribas, LCL, Caisse d’Épargne, Société Générale, Banque Populaire, CIC, La Banque Postale ;
  • 2les établissements spécialisés et les sociétés de financement : Cetelem, Cofidis, Créatis, Sofinco, Oney Bank, Franfinance, Sygma ;
  • 3les courtiers et les mandataires, qui montent le dossier et le présentent à un prêteur : CAFPI, Empruntis, In&Fi Crédits, Partners Finances.

La famille se lit sur l’offre reçue : le nom qui figure en tête du contrat est celui du prêteur, jamais celui de l’intermédiaire qui l’a monté.

Qui prête derrière l’offre : un établissement en direct, une banque de réseau ou un courtier

Deux marques du relevé ne reçoivent aucun dossier en direct, et les honoraires publiés d’un intermédiaire vont de 1 à 5 % du nouveau crédit — une ligne qui entre dans le TAEG.

La question utile n’est pas de savoir qui affiche le meilleur taux, mais qui peut recevoir votre dossier. Trois cas, vérifiables en une minute sur la page produit.

Le dépôt en direct

Cofidis, Sofinco, Cetelem et BNP Paribas reçoivent la demande sans intermédiaire : le contrat est signé avec le prêteur lui-même.

Le passage en agence

La Caisse d’Épargne arrête son parcours en ligne sur une prise de rendez-vous, et le dossier s’instruit dans la caisse régionale.

L’intermédiaire obligatoire

Sygma est distribuée exclusivement par des courtiers partenaires, et Creditlift n’instruit que des dossiers apportés.

Le canal se paie, et le chiffre est publié : les honoraires d’un courtier en rachat de crédit vont de 1 à 5 % du nouveau crédit chez Partners Finances, relevé du 13 août 2026. Ils entrent dans le TAEG, donc dans la comparaison. Aucune somme, en revanche, ne peut être exigée avant le déblocage effectif des fonds : c’est l’article L.519-6 du code monétaire et financier.

Pourquoi deux taux annoncés avant l’offre ne se comparent pas entre eux

Aucun texte n’impose de publier un barème de regroupement : les taux visibles avant l’offre portent sur des montants et des durées choisis par la marque, et seul le TAEG de l’offre engage.

Un taux lu sur une page produit ne se compare pas à un autre, et la raison est simple : aucun texte n’oblige un établissement à publier un barème de regroupement. Les exemples représentatifs diffusés portent chacun sur un montant et une durée choisis par la marque — 7 000 € sur 24 mois ici, 20 000 € sur 72 mois là — et ils ne se superposent pas. Cofidis affiche 8,15 % de TAEG fixe au 20 août 2026, quand le plafond d’usure des crédits à la consommation de plus de 6 000 € s’établit à 8,56 % au 3ᵉ trimestre 2026.

Deux propositions se comparent donc sur ce qui est écrit noir sur blanc : le TAEG, calculé sur votre montant et votre durée, à la même date. Un taux annoncé sans page officielle ni date de relevé ne se compare à rien, et il ne vous est pas opposable.

Votre situation passe-t-elle ? La réponse en cinq questions

Les prêteurs regardent trois chiffres avant tout : votre taux d'endettement, votre reste à vivre et le montant qui reste dû. Nous les calculons ensemble, sur vos montants, et nous vous disons franchement si le dossier tient.

Aligner deux offres de rachat de crédits sur les mêmes hypothèses : la méthode en 5 étapes

Même date de relevé, même document d’information, même type de fiche, même base d’assurance, mêmes frais : cinq alignements avant le premier chiffre.

Un dossier ne vaut que confronté à un autre, arrêté aux mêmes conditions.

  1. 1Datez les capitaux restants dus le même jour. Un relevé par crédit, demandé au prêteur d’origine : deux mois d’écart déplacent déjà le montant repris.
  2. 2Exigez le document d’information dans les deux dossiers. L’article R.314-19 le rend obligatoire dès que l’opération rembourse deux créances antérieures dont un crédit.
  3. 3Vérifiez que les deux fiches sont de même nature. Deux FIPEN, ou deux FISE. Une FISE face à une FIPEN signale deux régimes, donc deux jeux de frais.
  4. 4Ramenez l’assurance à la même base. Les totaux de l’annexe R.314-20 sont hors assurance : reprenez son coût sur la fiche, capital initial ou restant dû.
  5. 5Comptez les frais dans le même total. Dossier, courtage, garantie, mainlevée : financés, ils quittent la mensualité mais restent dans le coût.

Frais de dossier, courtage, garantie et mainlevée : une seule ligne comparable

Dossier, courtage, garantie et mainlevée ramenés dans le même total rendent les deux offres superposables.

Les frais d’un rachat de crédit tiennent alors en une ligne comparable. Et les documents à fournir pour un rachat de crédit se réunissent une fois, puis partent à l’identique aux deux organismes.

Trois montages sur votre dossier, comparés côte à côte

La durée qui donne la plus petite mensualité est presque toujours celle qui coûte le plus cher. Posez vos chiffres, et voyez l'écart réel entre les deux en euros — c'est l'argument le plus solide face à un conseiller.

Questions fréquentes

Que faire si le document d’information du regroupement ne m’est pas remis ?+

Le réclamer par écrit avant de signer. L’article R.314-19 du code de la consommation le rend obligatoire dès que l’opération rembourse deux créances antérieures dont un crédit en cours, et il arrive au plus tard avec la fiche précontractuelle. Le prêteur doit aussi répondre à vos questions sur son contenu.

Le document d’information d’un rachat de crédits engage-t-il le prêteur sur le taux ?+

Non. C’est une information précontractuelle, pas une offre. Seule l’offre de prêt engage le prêteur : 15 jours en consommation, 30 jours calendaires en immobilier selon service-public.gouv.fr. Le document sert à décider si l’opération vaut la peine, avant que l’offre soit éditée.

Peut-on demander une offre de rachat de crédits juste pour comparer ?+

Oui, et c’est gratuit. Recevoir une offre n’oblige à rien : il faut la signer et la renvoyer pour l’accepter. En immobilier, l’acceptation ne peut intervenir avant le onzième jour, au titre du délai de réflexion de l’article L.313-34. Rien ne se paie avant le déblocage des fonds.

Faut-il envoyer les mêmes pièces à chaque organisme pour comparer plusieurs offres ?+

Oui, et arrêtées à la même date. Deux analystes qui travaillent sur des relevés de mois différents ne chiffrent pas le même dossier : le capital restant dû baisse à chaque échéance. Un jeu de pièces unique, envoyé le même jour, est la première condition d’une comparaison utile.

Un co-emprunteur reçoit-il aussi le document d’information du rachat de crédits ?+

Oui. L’article R.314-20 du code de la consommation range l’information du co-emprunteur parmi les avertissements que le document doit porter. Les deux signataires disposent des mêmes pièces, et le regroupement les engage à égalité sur toute la durée du crédit.

Quel organisme de rachat de crédit accepte les locataires ?+

Aucune des marques relevées ne publie de refus des locataires. La différence porte sur le plafond et sur la durée : Créatis annonce 150 000 € pour un locataire contre 250 000 € pour un propriétaire, et la Caisse d’Épargne douze ans de durée maximale contre quinze. Chez Cofidis, Cetelem, Sofinco, BNP Paribas et LCL, les bornes publiées valent pour les deux statuts.

Pourquoi le montant accordé est-il inférieur au montant annoncé ?+

Parce qu’un plafond de page produit est une borne de produit, pas une capacité d’emprunt. Le montant accordé se déduit de l’échéance que vos revenus supportent : au seuil de 33 % publié par Cofidis, 3 200 € nets par mois donnent 1 056 € d’échéance maximale, soit 107 074 € financés sur 144 mois à 6,20 %.

Qui écrit cette page

Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.

Nos sources

  1. 1Légifrance — Article R.314-19 du code de la consommation — document d’information établi après dialogue avec l’emprunteur, fourni au plus tard en même temps que la fiche de l’article L.312-12 ou la fiche standardisée européenne de l’article L.313-7, à laquelle il peut être annexé (17 août 2026)
  2. 2Légifrance — Annexe à l’article R.314-20 du code de la consommation — modèle du tableau comparatif à deux colonnes, ligne de crédit complémentaire lorsque le crédit proposé excède les capitaux regroupés, montants totaux exprimés hors coût d’assurance (17 août 2026)
  3. 3Légifrance — Articles R.314-20 et R.314-21 du code de la consommation — contenu du document d’information (capital restant dû, coût du remboursement anticipé, frais de mainlevée, avertissements, mention de l’allongement de durée et du surcoût) et pièces demandées aux créanciers d’origine (17 août 2026)
  4. 4Légifrance — Articles L.314-11, R.314-18 et L.314-12 alinéa 2 du code de la consommation — seuil de 60 % de part immobilière et effet d’une garantie hypothécaire sur le régime applicable ; articles L.312-19 et L.313-34 — 14 jours de rétractation et 10 jours de réflexion (17 août 2026)
  5. 5Légifrance — Article A.444-141 du code de commerce, tableau 5 numéros 131 à 134 — émolument forfaitaire de mainlevée d’inscription hypothécaire : 78 € hors taxes jusqu’à 77 090 € de créance inscrite, 150 € hors taxes au-delà (17 août 2026)
  6. 6Service-public.gouv.fr — Crédit à la consommation — fiche précontractuelle standardisée remise sur papier ou autre support durable, offre engageant le prêteur 15 jours, délai de rétractation de 14 jours calendaires (17 août 2026)
  7. 7Service-public.gouv.fr — Crédit immobilier — fiche d’information standardisée européenne remise gratuitement par écrit au plus tard lors de l’émission de l’offre, offre maintenue 30 jours calendaires, délai de réflexion de 10 jours, échéancier détaillant capital et intérêts (17 août 2026)
  8. 8Institut national de la consommation — Fiche pratique « Regroupement ou rachat de crédits : que faut-il savoir ? » — contenu du document d’information de l’article R.314-20, tableau comparatif et mention du gain ou du surcoût (17 août 2026)
  9. 9Banque de France — Seuils de l’usure applicables du 1ᵉʳ juillet au 30 septembre 2026 — 8,56 % de TAEG maximal sur les crédits à la consommation de plus de 6 000 € (20 août 2026)
  10. 10Relevé Reductis des pages produit — Canal de dépôt et conditions publiées — Cofidis, Sofinco, Cetelem et BNP Paribas en direct, Caisse d’Épargne sur rendez-vous en agence, Sygma distribuée exclusivement par des courtiers partenaires, Creditlift uniquement sur dossier apporté ; honoraires de 1 à 5 % du nouveau crédit publiés par Partners Finances ; TAEG fixe de 8,15 % affiché par Cofidis ; plafonds de 150 000 € pour un locataire et 250 000 € pour un propriétaire chez Créatis ; durées maximales de 12 ans pour un locataire et 15 ans pour un propriétaire à la Caisse d’Épargne (20 août 2026)
  11. 11Calcul Reductis — Capacité de remboursement d’un foyer à 3 200 € nets par mois au seuil d’endettement de 33 % publié par Cofidis : 1 056 € d’échéance maximale, soit 107 074 € financés sur 144 mois à 6,20 % (20 août 2026)
R La rédaction de Reductis — page rédigée et vérifiée par notre équipe éditoriale. Vérifiée le 15 août 2026.