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Un couple installé dans son nouveau logement, illustration d'un rachat de crédit à la consommation
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Faire un deuxième rachat de crédit : racheter un regroupement déjà signé, ce que ça coûte

Aucun texte ne limite le nombre de regroupements qu’un emprunteur peut souscrire, et racheter un rachat de crédit est une opération courante. Un regroupement est un crédit comme un autre : il se solde par anticipation et un tiers peut le reprendre. Ce sont les conditions du prêteur, la durée déjà remboursée et le capital restant dû qui décident. Sur une seconde opération, la question n’est plus « faut-il regrouper » mais « lesquels reprendre ». Sur le dossier chiffré plus bas, la formule la plus large coûte 4 577 € de plus, quand la plus ciblée fait économiser 1 179 €. Avant de redéposer, un avenant chez le prêteur en place évite les frais d’une opération neuve, à condition que la banque l’accepte. types de rachat de crédit possibles posent le cadre.

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★L'essentiel en 7 points
  • Aucune loi ne plafonne le nombre de rachats de crédits. Un deuxième regroupement s’étudie comme le premier, sur les mêmes critères.
  • 7,20 % du capital remboursé la première année sur un regroupement de 45 000 € à 6,90 % sur dix ans. C’est ce chiffre, et non une règle de droit, qui explique le délai de douze mois que les prêteurs annoncent (calcul Reductis, 31 août 2026).
  • 13,19 € par mois gagnés en rachetant un rachat de crédit au bout d’un an sans allonger la durée : 206,90 € sur neuf ans, indemnité et frais déduits.
  • 4 567,42 € payés en plus si le même second rachat allonge la durée de trois ans, pour 106,78 € de mensualité en moins.
  • + 4 577 € si l’on regroupe les cinq crédits du dossier type. Contre − 1 179 € en reprenant les seules réserves d’argent.
  • 6,27 % de taux moyen sur les crédits à la consommation amortissables. Moyenne de juin 2026 publiée par la Banque de France, retenue comme hypothèse.
  • 8,56 % : le plafond d’usure au-delà de 6 000 € empruntés. Seuil du 3ᵉ trimestre 2026, tous frais compris dans le TAEG.

Un deuxième rachat de crédit est possible, et rien dans la loi ne l’empêche

Aucun texte ne limite le nombre d’opérations de regroupement. Le prêteur regarde le capital restant dû, la durée déjà écoulée et la tenue du compte depuis la première opération.

« Peut-on faire un deuxième rachat de crédit », « peut-on faire racheter un rachat de crédit » : la question revient sans cesse, sous des formulations qui désignent toutes le même geste, et la réponse est simple. Un deuxième regroupement s’examine exactement comme le premier : mêmes pièces, mêmes critères, même grille. Ce qui change, c’est le point de départ : une partie de la durée a déjà été consommée, et les intérêts payés sur la première opération ne reviendront pas.

Les trois points qu’un prêteur regarde sur un dossier déjà regroupé

L’ancienneté de la première opération, le comportement de paiement depuis, et la présence de nouveaux crédits souscrits après le regroupement.

Le troisième point est celui qui fait échouer les dossiers : de nouveaux crédits apparus après le premier regroupement signalent un budget qui n’a pas été rééquilibré. À l’inverse, deux ans de prélèvements honorés sans incident constituent l’argument le plus solide du dossier. Ce sont ces trois points, dans le même ordre, que reprennent les conditions d’un deuxième rachat de crédit, avec les seuils que chaque établissement fixe pour le reste à vivre et pour l’âge en fin de prêt.

Un regroupement récent ne bloque pas la demande, un impayé si

Une opération vieille de quelques mois n’est pas rédhibitoire ; un incident de paiement non régularisé, lui, ferme la porte tant qu’il n’est pas soldé.

Le prêteur ne cherche pas une durée minimale entre deux opérations : il cherche un budget qui tient. Un incident inscrit au fichier des incidents de remboursement se règle avant la demande, jamais pendant. Les retards déjà constatés ne ferment pas la porte, et obtenir un rachat de crédit avec des impayés suppose de les avoir régularisés avant le dépôt, pièces à l’appui.

Combien de rachats de crédit peut-on faire : aucun texte ne fixe de limite

Ni le code de la consommation ni le code monétaire et financier ne plafonnent le nombre de regroupements. La limite est celle de la capacité de remboursement, vérifiée à chaque demande.

Il n’existe aucun plafond légal : un emprunteur peut racheter un rachat de crédit une deuxième, une troisième fois. Le code de la consommation encadre le déroulement de chaque opération — information précontractuelle, délai de réflexion, indemnité de remboursement anticipé — mais ne dit rien de leur nombre.

Ce qui se resserre à chaque passage, en revanche, se mesure. La durée disponible diminue, puisque les prêteurs comptent la durée totale depuis l’origine et non depuis la dernière signature. Le capital restant dû, lui, n’a presque pas bougé si l’opération précédente est récente. Et le compte bancaire des trois derniers mois est relu à chaque fois : ce sont les critères qu’un prêteur applique à une demande de regroupement qui décident, pas l’historique des rachats.

Un rachat de crédit 2 fois de suite se voit sur le relevé

Le nouveau prêteur lit les relevés : deux regroupements en dix-huit mois se repèrent en une ligne. Ce n’est pas rédhibitoire quand la mensualité a baissé et que les comptes sont tenus. Ce l’est quand la trésorerie débloquée la première fois a déjà été dépensée : le dossier raconte alors une fuite en avant, et il se refuse.

Votre situation en une phrase
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Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.

Racheter un rachat de crédit : trois façons de reprendre un regroupement déjà signé

Un avenant chez le prêteur en place, un rachat du regroupement par un tiers, ou un nouveau regroupement élargi : trois solutions, trois coûts, et elles ne s’adressent pas au même dossier.

Un regroupement de crédits est un crédit comme un autre : il se solde par anticipation, et il se fait racheter. L’opération porte alors sur une seule ligne au lieu de plusieurs, ce qui la rend plus simple à examiner que la première. Elle est aussi beaucoup moins rentable au bout de quelques mois, pour une raison que le tableau d’amortissement explique plus bas.

Trois solutions répondent à la question « peut-on racheter un rachat de crédit » — celle que les moteurs reçoivent aussi sous la forme « rachat 2 crédit », qui donne son nom à ce site. Ils ne s’adressent pas au même dossier.

SolutionCe qu’elle reprendIndemnité dueQuand elle se justifie
Avenant chez le prêteur en placeRien : le contrat est modifiéAucuneLe taux du marché a baissé et la banque veut garder le client
Rachat du regroupement par un tiersLe seul regroupement en cours1 % du capital rembourséLe taux d’origine dépasse d’au moins deux points le taux accessible
Nouveau regroupement élargiLe regroupement et les crédits souscrits depuis1 % sur chaque ligne soldéeDe nouveaux crédits se sont ajoutés et la mensualité totale ne passe plus

La troisième solution est traitée en propre sur la page consacrée au fait de refaire un rachat après un premier regroupement : elle ne se décide pas sur le taux, mais sur le tri des lignes à reprendre. Les deux premières se jouent ici.

L’avenant de renégociation : nouveau taux, nouvelle durée, coût de traitement

Renégocier avec sa banque ne produit pas une offre de prêt mais un avenant, qui porte le nouveau taux, le nouveau tableau d’amortissement et un coût de traitement facturé par l’établissement.

Un avenant n’est pas une offre de prêt, et c’est ce qui le rend intéressant. Il modifie le contrat existant : nouveau taux, nouvelle durée le cas échéant, nouveau tableau d’amortissement, contre un coût de traitement facturé par l’établissement. Ni indemnité de remboursement anticipé, ni nouvelle garantie, ni nouvelle assurance à souscrire. La limite est réelle : la banque n’a aucune obligation d’accepter, et elle propose rarement son meilleur taux du moment. Le mécanisme complet est détaillé sur la renégociation de son prêt immobilier, qui rappelle un point à connaître avant de signer : un avenant ne s’accompagne d’aucun délai de réflexion légal, il s’applique dès la signature.

Pourquoi une banque accepte parfois de renégocier un rachat de crédit en cours ?

Un client qui part emporte son épargne, son assurance et ses comptes : conserver la relation vaut souvent plus qu’un demi-point d’intérêt.

Le calcul de la banque n’est pas celui du prêt, c’est celui de la relation. Un client qui part emporte son épargne, ses assurances et ses domiciliations. D’où la seule chose qui fonctionne, et elle est gratuite : obtenir d’abord une proposition écrite d’un autre établissement, puis la présenter. Une demande sans devis extérieur obtient rarement autre chose qu’un refus poli. La démarche est la même pour faire racheter son prêt immobilier avec ses autres crédits, à une différence près : l’établissement tiers facture, lui, l’indemnité de remboursement anticipé, la nouvelle garantie et une assurance tarifée à l’âge du jour.

Contrat court : ça se défend, avec les bonnes pièces

L’ancienneté et la régularité des revenus pèsent plus que la nature du contrat. Montrez ce que vaut votre dossier.

Renégocier plutôt que racheter : ce que le contrat de regroupement autorise déjà

Modulation d’échéance et report figurent dans une bonne partie des contrats de regroupement. Les deux s’activent par simple demande, sans frais d’une opération neuve.

Deux clauses figurent dans une bonne partie des contrats de regroupement, et elles s’activent par simple demande. La modulation d’échéance permet de faire varier la mensualité à la hausse ou à la baisse dans des limites fixées au contrat. Le report d’échéance suspend une échéance et la reporte en fin de prêt. Les deux se lisent dans les clauses du contrat de rachat de crédits, jamais dans une publicité.

La clause de modulation d’échéance, quand elle existe

La modulation fait varier la mensualité dans les limites fixées au contrat, et allonge ou raccourcit la durée d’autant : elle ne change pas le taux.

Moduler à la baisse allonge la durée, moduler à la hausse la raccourcit. Le taux, lui, ne bouge pas : c’est la différence de fond avec une renégociation. La clause fixe généralement un pourcentage de variation maximal et une date à partir de laquelle elle s’exerce. C’est le geste le plus rapide quand le besoin est de respirer trois mois, pas de payer moins cher au total.

Le report d’échéance, son coût et son effet sur la durée

Un report suspend une échéance et la reporte en fin de prêt. Les intérêts courent pendant la pause : la somme non payée revient, majorée.

Un report décale la dernière échéance et augmente le coût total : les intérêts continuent de courir pendant la pause. Cetelem publie un report facturé 4 %, le Crédit Agricole une pause de mensualité annuelle ouverte à partir de la treizième échéance sur son offre de regroupement, relevés le 13 août 2026.

Un report d’échéance n’est pas une échéance offerte

La somme non payée reste due, majorée des intérêts de la période. Un report utilisé chaque année transforme une difficulté passagère en allongement durable, sans qu’aucune signature ne l’ait acté.

Pourquoi un deuxième regroupement coûte plus cher que le premier ?

Les intérêts d’un prêt sont concentrés sur les premières échéances : réétaler un capital déjà partiellement amorti fait repayer des intérêts sur une durée neuve.

C’est une mécanique, pas une malchance. Sur un prêt amortissable, la première moitié des échéances est faite majoritairement d’intérêts ; la seconde, majoritairement de capital. Un deuxième regroupement remet le compteur au début de cette courbe, et le capital restant dû recommence à baisser lentement.

Les intérêts déjà versés sur la première opération ne se récupèrent pas

Un remboursement anticipé solde le capital restant dû ; les intérêts payés jusque-là restent acquis au prêteur, quelle que soit la durée écoulée.

C’est la raison pour laquelle un regroupement enchaîné sur un autre à court intervalle est l’opération la plus coûteuse qui soit. Chaque nouvelle opération achète du confort mensuel avec des intérêts payés deux fois sur le même capital. Le choix de la durée maximale d’un rachat de crédit pèse ici plus lourd que le taux obtenu.

La durée disponible se réduit à chaque opération

Chaque regroupement consomme une part de la durée maximale acceptée par les prêteurs et de l’âge de fin de prêt admissible.

Un emprunteur qui a déjà étalé sur dix ans dispose d’une marge plus courte pour la seconde opération. Quand la durée ne peut plus s’allonger, la seule variable qui reste est le montant repris. C’est précisément ce qui rend le tri des crédits décisif sur un deuxième dossier.

Faire racheter un rachat de crédit au bout d’un an : 7,20 % du capital remboursé

Sur un regroupement de 45 000 € à 6,90 % sur 120 mois, douze échéances n’ont remboursé que 3 238,17 € de capital contre 3 003,87 € d’intérêts. Racheter à ce stade fait repayer les mêmes intérêts.

C’est le tableau d’amortissement, et lui seul, qui explique pourquoi un second rachat trop rapproché ne rapporte rien. Sur un regroupement de 45 000 € souscrit à 6,90 % sur 120 mois, la mensualité s’établit à 520,17 €. Au bout de douze échéances, 3 238,17 € de capital ont été remboursés, soit 7,20 % du total, quand 3 003,87 € sont partis en intérêts.

41 761,83 €
de capital restant dû après un an sur 45 000 € empruntés
7,20 %
du capital seulement remboursé sur les douze premières échéances
417,62 €
d’indemnité de remboursement anticipé pour solder ce capital

Un rachat opéré à ce moment-là reprend donc presque le même capital, sur lequel le nouveau prêteur facturera à son tour ses intérêts de première année. Les 3 003,87 € déjà versés, eux, ne reviennent pas. C’est la raison de fond derrière le délai de douze mois que les établissements annoncent : ce n’est pas une règle de droit, c’est le point à partir duquel l’arithmétique cesse de jouer contre l’emprunteur. L’indemnité, elle, est plafonnée : 1 % du capital remboursé quand il reste plus d’un an à courir, 0,5 % en deçà, rien du tout sous 10 000 € remboursés sur douze mois. Le coût d’un remboursement anticipé se calcule avant la demande, jamais après.

Peut-on racheter un rachat de crédit avec profit : trois montages chiffrés sur 45 000 €

Même dossier, trois issues : 206,90 € gagnés à durée égale, 4 567,42 € perdus en allongeant de trois ans, 3 237,11 € gagnés quand le taux d’origine dépassait deux points l’offre du jour.

Hypothèses posées avant le résultat : 45 000 € regroupés, taux d’origine de 6,90 %, indemnité de 1 % et 800 € de frais de dossier. Le second rachat se fait au taux moyen des crédits à la consommation amortissables de juin 2026, 6,27 %. Seuls l’ancienneté de la première opération et la durée du second rachat changent d’un scénario à l’autre.

01 Un an après, sans allonger — presque rien 520,17 € puis 506,98 € par mois, 108 échéances +
206,90 € gagnés en neuf ans, indemnité et frais déduits
02 Un an après, en allongeant de trois ans — perdant 520,17 € puis 413,39 € par mois, 144 échéances +
4 567,42 € payés en plus au total
03 Trois ans après, taux d’origine à 8,40 % — gagnant 497,03 € puis 456,17 € par mois, 108 échéances +
3 237,11 € économisés, indemnité et frais déduits

La ligne du milieu est celle que l’on signe le plus souvent, parce que c’est la seule des trois qui fait visiblement baisser la mensualité. Elle coûte 4 567,42 €. La règle de décision se lit dans la troisième : racheter un rachat de crédit ne rapporte que si l’écart de taux est réel et que la durée ne bouge pas.

Racheter un rachat de crédit à durée égale : 13,19 € par mois pour 417,62 € d’indemnité

Passer de 6,90 % à 6,27 % sur les 108 échéances restantes fait gagner 13,19 € par mois. Sur neuf ans, le gain net tombe à 206,90 € une fois l’indemnité et les frais de dossier payés.

Soixante-trois centièmes de point d’écart ne financent pas une opération. La mensualité passe de 520,17 € à 506,98 €, soit 13,19 € par mois. Sur les 108 échéances restantes, l’économie brute atteint 1 424,52 €, dont il faut retrancher 417,62 € d’indemnité et 800 € de frais de dossier : il reste 206,90 €, étalés sur neuf ans.

Autrement dit, l’emprunteur signe une nouvelle offre, repart pour un délai de réflexion et une nouvelle assurance, pour vingt-trois euros par an. C’est le calcul que ce qui se négocie vraiment sur un regroupement permet d’éviter. Sur un écart de taux inférieur à un point, l’avenant chez le prêteur en place bat systématiquement le rachat par un tiers, puisqu’il ne coûte ni indemnité ni assurance neuve.

Le seul cas où racheter un rachat de crédit rapporte : deux points d’écart, durée inchangée

Un regroupement souscrit à 8,40 % et racheté trois ans plus tard à 6,27 % sur la durée restante fait gagner 40,86 € par mois et 3 237,11 € au total.

Changez une seule variable — le taux d’origine — et la réponse s’inverse. Un regroupement de 45 000 € signé à 8,40 % sur 144 mois coûte 497,03 € par mois. Trois ans plus tard, 37 576,66 € restent dus. Repris à 6,27 % sur les 108 échéances restantes, la mensualité descend à 456,17 €, et le total payé passe de 53 679,24 € à 50 442,13 €, indemnité et frais compris.

Comparez des totaux, jamais des mensualités

Additionnez ce qu’il vous reste à payer sur le contrat en cours — mensualité multipliée par le nombre d’échéances restantes — puis faites la même addition sur l’offre proposée, indemnité et frais de dossier inclus. Si le second total dépasse le premier, l’opération vous coûte de l’argent, même quand la mensualité baisse.

Deux points d’écart et une durée inchangée : ce sont les deux conditions, et elles vont ensemble. Le classement du rachat de crédits le moins cher montre la même chose sur des dossiers différents — la mensualité la plus basse est presque toujours la plus chère au total.

Deuxième rachat de crédit : ne reprendre que les lignes les plus chères

Sur un dossier de cinq crédits et 34 000 € de capital, reprendre les deux réserves d’argent seules fait économiser 1 178,86 € au total, là où tout regrouper coûte 4 577,48 € de plus.

C’est le calcul qu’aucun prêteur ne proposera de lui-même, puisqu’il y perd. Hypothèses posées avant le résultat : cinq crédits, 34 000 € de capital restant dû, 1 197,76 € de mensualités et 39 600,81 € encore à payer. Le taux de regroupement retenu est de 6,27 %, moyenne des crédits à la consommation amortissables publiée par la Banque de France pour juin 2026, avec 1 % de frais de dossier.

Voir les cinq crédits du dossier, ligne par ligne+
CréditCapital dûTauxMensualitéÉchéances
Prêt auto4 200 €3,90 %307,36 €14
Prêt travaux8 600 €5,40 %235,41 €40
Prêt personnel11 500 €6,90 %274,85 €48
Réserve d’argent A5 800 €19,50 %214,07 €36
Réserve d’argent B3 900 €19,90 %166,06 €30

Source : Calcul Reductis · Date : 20/08/2026

01 Tout regrouper sur 96 mois + 4 577 € +

La mensualité tombe à 460,19 €. Le coût total monte à 44 178,29 €, contre 39 600,81 € en ne faisant rien.

02 Reprendre tout sauf le prêt auto + 3 423 € +

710,70 € par mois pendant quatorze mois, puis 403,34 €, et 43 024,06 € au total : 1 154,23 € de moins que le rachat complet.

03 Ne reprendre que les deux réserves d’argent − 1 179 € +

1 009,45 € par mois au lieu de 1 197,76 €, et 38 421,95 € au total contre 39 600,81 €. La seule formule qui gagne sur les deux tableaux.

La règle de tri, crédit par crédit

Trois critères s’appliquent ligne par ligne : le taux comparé à celui du regroupement envisagé, la durée qui reste à courir, et le poids réel dans la mensualité globale.

Le taux de la ligne

Un crédit dont le taux est inférieur à celui du regroupement se garde, sauf besoin impérieux de trésorerie.

La durée restante

À moins d’un an de la fin, l’intégrer revient à réétaler un capital presque remboursé.

Le poids dans le budget

Reprendre trois petites lignes ne change rien à la mensualité globale et ajoute des frais.

Le tri se fait sur un tableau, pas au jugé : le rachat de crédit partiel bien trié revient à ne reprendre que les lignes dont le taux dépasse celui du nouveau prêt, les autres continuant leur course jusqu’au terme prévu.

Les crédits qu’on garde presque toujours

Un prêt aidé ou bonifié, un prêt en fin de course et un prêt assorti d’une assurance souscrite jeune restent en dehors de l’opération.

Ces trois cas ont un point commun : leur équivalent ne se retrouve plus sur le marché. Un seul motif justifie de reprendre malgré tout un crédit à bon taux : quand sa mensualité, à elle seule, fait sauter le budget du mois.

Quand un deuxième rachat de crédit est la mauvaise réponse

Des réserves d’argent rouvertes après la première opération, des crédits à moins de deux ans de la fin et un ensemble déjà financé à bas taux sont trois signaux d’arrêt.

La question honnête n’est pas de savoir si l’opération est possible, mais si elle règle quelque chose. Un deuxième regroupement qui ne s’accompagne d’aucun changement de budget prépare simplement un troisième.

Une réserve d’argent remboursée mais non résiliée se remplit à nouveau

Rembourser une réserve ne la ferme pas : le montant redevient disponible, et il se reconstitue tant que la résiliation n’a pas été demandée par écrit.

C’est le scénario de rechute le plus fréquent, et il produit exactement la situation que la première opération devait régler. Demandez la résiliation écrite de chaque réserve le jour du déblocage, conservez l’accusé de réception, et vérifiez la disparition de la ligne sur le relevé suivant. La fermeture après un rachat de crédit renouvelable ne découle jamais du remboursement : tant que la lettre n’est pas partie, le plafond reste disponible.

Des crédits à moins de deux ans de la fin ne se rachètent pas

Sur les dernières échéances, une mensualité est presque entièrement faite de capital : les réétaler ne fait économiser aucun intérêt et en crée de nouveaux.

Sur le dossier chiffré plus haut, le prêt auto se termine dans quatorze mois. L’intégrer à l’opération coûte 1 154,23 € pour un gain de mensualité qui disparaît de toute façon au bout d’un an. Le réflexe tient en une question : que se passe-t-il si je ne fais rien pendant douze mois ?

Où en est votre taux d’endettement ?

Calculé comme un prêteur le calcule, avec ses conventions à lui. Vous verrez de combien vous dépassez, ou ce qu’il vous reste de marge.

Les frais d’un second regroupement

Frais de dossier de 0 € à 1 % plafonné à 150 € selon les barèmes publiés, frais de courtage éventuels, assurance et indemnités des prêteurs sortants : tous entrent dans le TAEG.

Les barèmes publiés varient bien plus qu’on ne l’imagine, et la différence se négocie. Tous ces frais entrent dans le TAEG, donc sous le plafond d’usure de 8,56 % applicable au-delà de 6 000 € empruntés. Ce seuil du 3ᵉ trimestre 2026 est publié par la Banque de France et s’applique à tous les prêteurs. Des frais trop lourds font franchir ce plafond, et le dossier est refusé pour cette seule raison.

ÉtablissementFrais de dossier publiésSource
OneyAucun frais de dossieroney.fr
SygmaFrais supprimés depuis le 10 juillet 2026, avec et sans garantiepersonal-finance.bnpparibas
Prêt BFM Perspective1 % plafonné à 120 € chez le distributeurparticuliers.sg.fr
Sofinco1 % plafonné à 150 €sofinco.fr

Date : 13/08/2026

Aucune somme ne peut être demandée avant le déblocage des fonds

Un intermédiaire ne peut percevoir, à quelque titre que ce soit, aucune somme avant le versement effectif des fonds prêtés.

C’est l’article L.519-6 du code monétaire et financier, et il ne souffre aucune exception. Toute demande de frais de dossier, d’étude, d’assurance ou de déblocage payable en amont est illégale. Le réflexe : ne rien verser, et signaler. Les frais de dossier d’un rachat de crédit se règlent au déblocage, prélevés sur les fonds ou financés dans le capital emprunté, jamais avant.

Les indemnités de remboursement anticipé sur un crédit à la consommation

Aucune indemnité n’est due en dessous de 10 000 € remboursés par anticipation sur douze mois glissants. Au-delà, elle vaut 1 % du capital remboursé, ou 0,5 % si la durée restante est inférieure à un an.

La règle figure à l’article L.312-34 du code de la consommation, dont une nouvelle rédaction entre en vigueur le 20 novembre 2026. Sur la plupart des seconds regroupements, ce poste est nul. Les indemnités liées à un remboursement anticipé restent plafonnées par la loi, et leur montant se vérifie sur le décompte du prêteur sortant avant d’accepter la nouvelle offre.

Trois chiffres à poser avant de relancer un regroupement de crédits

Le capital restant dû total, le coût total encore à payer et le coût total de l’opération envisagée : si le troisième dépasse le deuxième sans que le budget mensuel l’exige, la réponse est non.

Ce test se fait sur une feuille, en dix minutes, et il tranche la question mieux que n’importe quelle simulation commerciale. La mensualité dit ce que vous payez ce mois-ci ; le coût total dit ce que l’opération vous coûte en entier. Les deux se regardent ensemble, jamais l’un sans l’autre.

Le coût total restant à payer est la seule comparaison qui compte

Additionnez mensualité multipliée par échéances restantes pour chaque crédit : c’est ce total, et non le capital, qu’il faut confronter au coût de la nouvelle opération.

Sur le dossier type, ce total vaut 39 600,81 €. Toute opération qui dépasse ce chiffre coûte de l’argent, et il faut alors que la baisse de mensualité le justifie. La marge de discussion est réelle : négocier le taux et les frais d’un rachat de crédits porte d’abord sur les frais de dossier et sur l’assurance, deux postes qui bougent plus vite que le taux lui-même.

Le seuil de 60 % de part immobilière change de régime, et donc vos droits

Quand la part immobilière atteint 60 % du total regroupé, ou qu’une hypothèque est prise, l’opération relève du crédit immobilier.

Les articles L.314-11 et R.314-18 du code de la consommation fixent ce seuil, et l’article L.314-12 alinéa 2 y ajoute l’effet d’une garantie hypothécaire. Le délai change : quatorze jours de rétractation en consommation contre dix jours de réflexion avant signature en immobilier. Le plafond de taux applicable n’est pas le même non plus.

D’autres montages sur le même dossier, et leur résultat

Reprendre tout ou partie des crédits change le coût total et la durée. Les pages ci-dessous chiffrent les variantes.

Ce qui bloque, autant le savoir avant

Plutôt que d’essuyer un refus, faites regarder votre situation d’abord. Vous saurez ce qui passe et ce qui coince.

Questions fréquentes

Peut-on racheter un rachat de crédit ?+

Oui. Un regroupement de crédits est un crédit à part entière : il se rembourse par anticipation et un autre établissement peut le reprendre. L’opération coûte une indemnité de 1 % du capital remboursé quand il reste plus d’un an à courir, plus les frais du nouveau prêteur. Elle ne devient rentable qu’au-delà d’environ deux points d’écart de taux, et à condition de ne pas allonger la durée.

Combien de rachats de crédit peut-on faire ?+

Aucun texte ne fixe de limite. Ce sont les prêteurs qui tranchent, sur trois points : la durée totale déjà consommée depuis le premier crédit, le capital restant dû, et la tenue du compte sur les trois derniers mois. Un troisième regroupement s’obtient, mais rarement à de bonnes conditions.

Combien de temps faut-il attendre entre deux rachats de crédits ?+

Aucun délai n’est imposé par la loi. Les douze mois souvent cités traduisent une réalité d’amortissement. Sur un regroupement de 45 000 € à 6,90 % sur dix ans, la première année ne rembourse que 7,20 % du capital, pendant que 3 003,87 € partent en intérêts. Racheter avant fait repayer ces mêmes intérêts chez un nouveau prêteur, sans qu’ils aient servi à rembourser quoi que ce soit.

Peut-on faire un rachat de crédit 2 fois ?+

Oui, et rien dans la loi ne s’y oppose. Faire un 2e rachat de crédit se heurte à trois obstacles pratiques : la durée déjà consommée depuis le premier crédit et le capital restant dû, qui a peu baissé si l’opération est récente. Le troisième est l’indemnité de remboursement anticipé, qui se paie une seconde fois. Les trois se chiffrent avant de déposer la demande.

Ma banque peut-elle refuser de renégocier mon rachat de crédit ?+

Oui, sans avoir à motiver son refus. La renégociation est une faculté commerciale, pas un droit. C’est la raison pour laquelle la démarche commence toujours ailleurs : une proposition écrite d’un autre établissement change la nature de la conversation, et elle ne coûte rien à obtenir.

Comment savoir quels crédits racheter et lesquels garder ?+

Posez sur une ligne chaque crédit avec son taux, son capital restant dû et le nombre d’échéances restantes. Tout ce qui dépasse le taux du regroupement envisagé entre ; tout ce qui se termine dans moins d’un an reste dehors. Le reste se discute.

Faut-il un minimum de crédits en cours pour un second regroupement ?+

La plupart des établissements demandent au moins deux crédits à reprendre, et cette condition figure dans leurs pages produit. Un crédit unique se renégocie ou se rembourse par anticipation, ce qui coûte presque toujours moins cher qu’un regroupement.

Un deuxième regroupement est-il un signal de surendettement ?+

Pas en soi. Il le devient lorsque de nouveaux crédits sont apparus après le premier, ou lorsque les mensualités ne passent plus. Dans ce cas, la commission de surendettement offre une voie gratuite, sans frais ni intermédiaire, qui mérite d’être comparée.

Le rachat de crédit coûte-t-il plus cher au total ?+

Presque toujours, parce que la durée s’allonge. Sur le dossier chiffré ici, la formule la plus large coûte 4 577 € de plus. La formule ciblée sur les deux réserves d’argent, elle, fait économiser 1 179 € : le surcoût dépend des crédits repris, pas du principe.

Qui écrit cette page

Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.

Nos sources

  1. 1Banque de France — Crédits aux particuliers, juin 2026 — taux effectif moyen de 6,27 % sur les crédits à la consommation amortissables, retenu comme hypothèse de calcul (31 août 2026)
  2. 2Banque de France — Seuils de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026 — 8,56 % en crédit à la consommation au-delà de 6 000 €, tous frais compris dans le TAEG (17 août 2026)
  3. 3Légifrance — Article L.519-6 du code monétaire et financier — interdiction, pour quiconque prête son concours à l’opération, de percevoir une somme avant le versement effectif des fonds prêtés (31 août 2026)
  4. 4Légifrance — Code de la consommation — article L.312-34 (indemnité de remboursement anticipé, seuil de 10 000 € sur douze mois glissants, nouvelle rédaction en vigueur le 20 novembre 2026), articles L.314-11 et R.314-18 (seuil de 60 % de part immobilière), article L.314-12 alinéa 2 (effet d’une garantie hypothécaire), articles L.312-19 et L.313-34 (rétractation et réflexion) (31 août 2026)
  5. 5Oney Bank — Regroupement de crédits de 10 000 à 2 500 000 € sur 12 à 300 mois, TAEG fixe de 8,56 % au barème du 1ᵉʳ juillet 2026, sans frais de dossier (13 août 2026)
  6. 6BNP Paribas Personal Finance — Marque Sygma — frais de dossier supprimés depuis le 10 juillet 2026, avec et sans garantie ; commercialisation par un réseau de partenaires courtiers (13 août 2026)
  7. 7Société Générale et Banque Française Mutualiste — Prêt BFM Perspective — frais de dossier annoncés « aucuns » par le prêteur et « 1 % plafonnés à 120 € » par le distributeur, deux crédits en cours au minimum (13 août 2026)
  8. 8Sofinco — Rachat de crédits de 20 000 à 100 000 € sur 36 à 120 mois, frais de dossier de 1 % plafonnés à 150 €, minimum de deux crédits en cours (13 août 2026)
  9. 9Calcul Reductis — Dossier de cinq crédits, 34 000 € de capital restant dû, 1 197,76 € de mensualités et 39 600,81 € restant à payer — regroupement total sur 96 mois à 6,53 % avec 1 % de frais : 460,19 € par mois et 44 178,29 € au total ; sans le prêt auto : 43 024,06 € ; réserves d’argent seules sur 60 mois : 1 009,45 € par mois et 38 421,95 € au total (20 août 2026)
  10. 10Calcul Reductis — Second rachat d’un regroupement de 45 000 € — origine 6,90 % sur 120 mois, mensualité 520,17 €, capital restant dû de 41 761,83 € après douze échéances (3 238,17 € de capital remboursé, soit 7,20 %, contre 3 003,87 € d’intérêts) ; repris à 6,27 % sur 108 mois : 506,98 €, gain net de 206,90 € ; sur 144 mois : 413,39 €, surcoût de 4 567,42 € ; variante d’origine à 8,40 % sur 144 mois reprise à 36 mois : 497,03 € puis 456,17 €, économie de 3 237,11 € (31 août 2026)
R La rédaction de Reductis — page rédigée et vérifiée par notre équipe éditoriale. Vérifiée le 31 août 2026.