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Un couple installé au sol dans son nouveau logement, entouré de cartons
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Les différents types de rachat de crédit : total, partiel ou consommation, lequel pour vos crédits ?

Il existe plusieurs types de rachat de crédit, et le choix ne se joue pas sur le taux affiché mais sur les crédits qu’on y fait entrer, et surtout sur ceux qu’on laisse dehors. Sur le dossier de 45 000 € chiffré plus bas, tout regrouper coûte 8 178 € de plus que de ne rien faire, tandis que ne racheter que les deux réserves d’argent coûte 2 939 € de moins. Même foyer, mêmes dettes, 11 117 € d’écart.

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✓Vérifiée le 31 août 2026 Mis à jour le 28 septembre 2026 36 min de lecture
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Les dossiers sont transmis à nos partenaires financiers — courtiers et établissements de crédit — qui les étudient et vous recontactent. Ce que deviennent vos données.

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  • Aucun euro avant le déblocage des fonds
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★L'essentiel en 5 points
  • Exemple : 11 117 € d’écart selon les crédits qu’on fait entrer. Sur notre dossier de 45 000 €, entre la reprise la plus large et la plus étroite.
  • Exemple : les réserves d’argent font 66,0 % de la facture d’intérêts. Alors qu’elles ne pèsent que 33,6 % du capital restant dû.
  • Le taux de référence est public. Banque de France, juin 2026 : 6,27 % sur la consommation amortissable, 7,56 % sur les découverts.
  • Le seul plafond qui s’impose à eux est le taux d’usure (le taux maximum autorisé par la loi). 8,56 % de TAEG maximum sur les crédits à la consommation de plus de 6 000 €, du 1ᵉʳ juillet au 30 septembre 2026.
  • Un rachat solde une réserve d’argent, il ne la ferme pas. Sans résiliation écrite, elle reste ouverte et se recharge.

Quels crédits peut-on faire racheter, et lesquels restent dehors ?

Tous les crédits à la consommation entrent sans difficulté ; les dettes non bancaires dépendent de l’établissement ; les dettes professionnelles, les amendes et les pensions alimentaires restent dehors.

La première question d’un emprunteur n’est pas « combien ça coûte » mais « est-ce que mes crédits sont éligibles ». Voici la réponse, sachant que le nouveau prêteur rembourse lui-même les contrats repris : l’argent ne passe pas par votre compte, sauf pour la trésorerie demandée en plus.

Entrent sans difficulté

Prêt personnel, crédit auto, crédit travaux, crédit renouvelable ou réserve d’argent, découvert autorisé, paiement en plusieurs fois par carte.

Entrent selon les établissements

Dette familiale reconnue par écrit, retards de loyer, arriérés d’impôts ou de charges. Ces lignes sont reprises sous forme de trésorerie affectée, sur justificatif.

Restent dehors

Dettes professionnelles, amendes, pensions alimentaires. Une location avec option d’achat n’est pas un crédit non plus : ce qui se finance est sa valeur de rachat ou son indemnité de résiliation.

Une ligne de cette liste a ses propres règles : un rachat de crédit auto suppose la levée du gage inscrit sur le véhicule, et son taux d’origine, souvent bas, décide à lui seul de l’intérêt de l’opération. Deux autres lignes sortent du lot pour la même raison. Le rachat de crédit travaux fait perdre son taux à un éco-prêt à 0 % en l’intégrant au regroupement. Et le rachat de crédit étudiant arrête le différé le jour du rachat.

Le lieu de résidence, lui, ne retire rien à cette liste : un rachat de crédit à l’étranger reste possible, avec un dossier monté autrement. La loi applicable dépend du pays visé par le prêteur, et la garantie ne peut porter que sur un bien situé en France.

Deux crédits au minimum, et c’est le capital restant dû qui compte

Un crédit à 268 € par mois dont il reste 44 échéances ne pèse pas 11 792 € à racheter mais 10 400 € : les intérêts futurs disparaissent avec le remboursement anticipé.

Deux règles pratiques, rarement écrites, closent cette section.

  • 1Il faut au moins deux crédits à reprendre. Cetelem l’écrit dans les conditions de son offre de regroupement, relevées le 10 août 2026, à côté d’un montant finançable de 1 500 à 250 000 € sur 12 à 180 mois.
  • 2Ce qui compte est le capital restant dû, jamais la somme des mensualités restantes. Un crédit à 268 € par mois dont il reste 44 échéances ne représente pas 11 792 € à racheter mais 10 400 € : la différence, ce sont les intérêts futurs, que le remboursement anticipé supprime. C’est ce capital, et non la somme des mensualités, qui fixe le montant d’une demande de rachat de crédit : 1 392 € d’écart sur une seule ligne, de quoi changer la liste retenue.

Un périmètre entièrement à la consommation garde 14 jours de rétractation et aucun notaire

L’article L.314-10 du code de la consommation soumet le nouveau contrat au chapitre II : ni garantie prise sur un bien, ni hypothèque, ni acte notarié.

Quand la liste ne contient que des crédits à la consommation, l’opération en reste un : l’article L.314-10 du code de la consommation soumet le nouveau contrat au chapitre II. Ni notaire, ni garantie prise sur un bien, ni hypothèque, et 14 jours de rétractation : le rachat de crédit conso rapide est la formule la moins chère à mettre en place.

Votre situation en une phrase
Je regroupe € de crédits sur mois.
Je rembourserais 546,06 € par mois.

Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.

Combien coûte un rachat de crédit à la consommation en 2026 ?

Les seuls repères publics sont les 6,27 % de taux moyen de la consommation amortissable relevés en juin 2026 et le plafond d’usure de 8,56 % du trimestre : entre les deux, tout se négocie.

Il n’existe aucun barème public du rachat de crédit, mais deux repères officiels qui suffisent à encadrer une négociation : un taux moyen qui donne le plancher réaliste, un plafond légal qui donne le maximum autorisé.

RepèreValeurCe qu’il mesureSource (date)
Crédits à la consommation amortissables6,27 %Taux effectif moyen des nouveaux prêts personnels, auto et travauxBanque de France (juin 2026)
Découverts7,56 %Facilités de caisse et découverts autorisésBanque de France (juin 2026)
Usure, consommation au-delà de 6 000 €8,56 %TAEG maximum légal, tous frais comprisBanque de France (1ᵉʳ juillet 2026)
Usure, consommation de 3 000 à 6 000 €non publié iciTranche non revérifiée à la source à la date de publicationReductis (15 août 2026)

Les taux moyens sont ceux de la Banque de France pour juin 2026, publiés en juillet avec le décalage habituel de deux mois.

Les 6,53 % sont le taux moyen des crédits neufs, pas un barème de regroupement

Durée plus longue, risque concentré sur un seul prêteur et travail de solde de chaque créance placent structurellement un regroupement au-dessus d’un crédit neuf.

Disons tout de suite ce que ces 6,27 % ne sont pas : pas un barème de regroupement, mais le taux moyen des crédits neufs. Sur quinze sites de marque relevés le 10 août 2026, deux seulement publient un exemple chiffré portant réellement sur une opération de regroupement.

Un regroupement se paie structurellement au-dessus d’un crédit neuf, pour trois raisons. La durée est plus longue : 8 à 14 ans, contre 4 à 6 ans pour un prêt personnel. Le risque est concentré sur un seul prêteur, qui reprend l’endettement complet d’un foyer déjà engagé. Enfin, le dossier demande plus de travail : solder chaque prêteur sortant, obtenir les décomptes, vérifier la clôture de chaque ligne.

Le chiffre à vérifier avant de signer est le TAEG, comparé au plafond d’usure

Deux offres au même TAEG sur deux durées différentes n’ont rien de comparable : le coût total en euros se lit toujours à côté.

D’où le réflexe : le chiffre à vérifier avant de signer n’est pas le taux nominal mais le TAEG, comparé au plafond d’usure. Et le taux de rachat de crédit signé se lit toujours avec le coût total en euros à côté, deux offres au même TAEG sur deux durées différentes n’ayant rien de comparable.

Le rachat partiel : ne racheter que les crédits qui coûtent cher

Sur le même dossier de 45 000 €, ne reprendre que les deux réserves d’argent coûte 53 710 € au total contre 64 826 € pour un regroupement complet, soit 11 117 € d’écart.

Voici le calcul que personne ne publie, et la raison est simple : un intermédiaire rémunéré au pourcentage du montant financé n’a aucun intérêt à démontrer qu’un dossier plus petit coûte moins cher. Le foyer : 2 900 € nets par mois, cinq crédits, 45 000 € de capital restant dû.

Les cinq crédits du dossier type, ligne par ligne+
Crédit en coursCapital restant dûTauxMensualitéÉchéances restantesSource (date)
Crédit auto4 300 €3,90 %314,68 €14Cas type Reductis (15 août 2026)
Prêt travaux15 200 €5,90 %285,02 €62Cas type Reductis (15 août 2026)
Prêt personnel10 400 €6,80 %267,72 €44Cas type Reductis (15 août 2026)
Réserve d’argent n° 18 400 €19,50 %240,00 €52Cas type Reductis (15 août 2026)
Réserve d’argent n° 26 700 €19,90 %205,00 €47Cas type Reductis (15 août 2026)
Total45 000 €—1 312,42 €——

Ce foyer consacre 45,3 % de ses revenus à ses crédits. S’il ne fait rien et paie tout jusqu’au bout, il versera 56 648 €, dont 11 648 € d’intérêts : c’est la référence, publiée avant la moindre proposition.

Regardez d’où viennent ces intérêts. Les deux réserves représentent 15 100 €, soit 33,6 % du capital, mais 7 692 € d’intérêts, soit 66,0 % du total. Un tiers de la dette, les deux tiers de la facture : c’est ce déséquilibre qu’on cherche dans n’importe quel dossier.

Les hypothèses communes aux trois calculs+

Taux nominal de 6,40 % dans les trois cas, un montant plus petit obtient souvent un taux plus élevé, et la reprise la plus étroite gagne malgré cela. Assurance à 0,30 % par an du capital initial, frais de dossier de 150 €, courtage de 3 % du montant financé, indemnités calculées selon la loi, frais financés dans l’opération.

Avant d’en parler à votre banque

Arriver avec un chiffre en main change la conversation. Faites le calcul de votre côté d’abord.

Trois montages chiffrés sur le même dossier : 53 710 €, 58 845 € ou 64 826 €

Mêmes crédits et même foyer, trois listes : le regroupement complet revient à 64 826 €, le partiel large à 58 845 €, le partiel serré à 53 710 €.

01 Ne rien faire et payer chaque crédit jusqu’au bout 56 648 € +

Mensualité de 1 312,42 €, endettement de 45,3 %, dernier crédit soldé au 62ᵉ mois, 11 648 € d’intérêts. Pas tenable pour ce foyer, mais c’est la référence.

02 Tout regrouper : les cinq crédits sur 120 mois 64 826 € +

45 000 € de capital et 1 756 € de frais (256 € d’indemnités, 150 € de dossier, 1 350 € de courtage), soit 46 756 € empruntés sur 120 mois à 6,40 %.

  • Mensualité : 540,22 €, assurance comprise, soit 772 € de moins dès la première échéance
  • Endettement : 18,6 % · TAEG : 8,039 %, sous le plafond de 8,56 %
  • Coût total : 64 826 €, soit 8 178 € de plus que de ne rien faire
03 Rachat partiel large : le prêt personnel et les deux réserves 58 845 € +

25 500 € repris, le crédit auto à 3,90 % et le prêt travaux à 5,90 % laissés en place. 1 019 € de frais, 26 519 € empruntés sur 120 mois à 6,40 %.

  • Mensualité : 906,10 € les 14 premiers mois, puis 591,42 € pendant 48 mois, puis 306,40 €
  • Endettement de départ : 31,2 % · TAEG : 8,061 %
  • Coût total : 58 845 €, soit 5 981 € de moins que le regroupement complet
04 Rachat partiel serré : les deux réserves d’argent seulement 53 710 € +

15 100 € repris, les trois crédits amortissables laissés en place. 603 € de frais, 15 703 € empruntés sur 84 mois à 6,40 % : la durée courte fait partie de la formule.

  • Mensualité : 1 103,77 € les 14 premiers mois, puis 789,09 €, puis 521,37 €, puis 236,35 €.
  • Endettement de départ : 38,1 % · TAEG : 8,442 %, à 12 points de base du plafond.
  • Coût total : 53 710 €, soit 2 939 € de moins que de ne rien faire, et 11 117 € de moins que le regroupement complet.

Le montage qui soulage le plus la mensualité est celui qui coûte le plus cher

Si 1 104 € par mois passent, le rachat serré fait économiser 11 117 € ; s’il faut descendre sous 600 €, le regroupement complet coûte 8 178 € de plus.

Calcul Reductis, vérifié le 15 août 2026. Le classement par mensualité et celui par coût total sont exactement inversés. La formule qui soulage le plus le budget est la plus chère, et la seule qui fasse économiser de l’argent laisse la mensualité la plus haute pendant quatorze mois.

La bonne question n’est donc pas « quel est le meilleur type de rachat de crédit » mais « de combien ma mensualité doit-elle baisser pour que le mois tienne ». Si 1 104 € passent, le rachat serré fait économiser 11 117 €. Si le budget exige de descendre sous 600 €, le regroupement complet devient la seule option, et ses 8 178 € de surcoût sont le prix de la respiration obtenue.

La démonstration vaut aussi quand un prêt immobilier figure au tableau : le regroupement de crédit immobilier et consommation se décide sur le taux du prêt conservé. Et si plusieurs prêts sont détenus chez le même établissement, le lissage de prêts en cours réordonne les échéances sans nouveau crédit, donc sans frais.

La règle de tri pour choisir les crédits à racheter

Trois critères s’appliquent à chaque ligne du tableau de crédits : le taux, la durée restante et le poids dans la mensualité globale.

Ce tri se fait sur une feuille, avant tout contact avec un établissement. Vingt minutes, plusieurs milliers d’euros.

  1. 1Comparez le taux de chaque crédit à celui du regroupement envisagé. Un crédit moins cher se garde. À 6,40 %, le crédit auto à 3,90 % et le prêt travaux à 5,90 % restent dehors, les deux réserves à 19,50 % et 19,90 % entrent. Le prêt personnel à 6,80 % est le cas limite.
  2. 2Regardez la durée restante de chaque crédit. À moins de douze mois de la fin, un crédit ne contient presque plus que du capital : l’intégrer revient à réétaler une somme qui allait disparaître dans l’année. Le crédit auto du dossier type ne coûte plus que 106 € d’intérêts jusqu’à son terme.
  3. 3Pesez chaque ligne dans la mensualité globale. Une ligne entre si elle pèse plus de 10 % de la mensualité totale, ou si son taux dépasse celui du regroupement. Reprendre trois petites lignes de 40 € ne change rien au budget et ajoute des frais fixes.
  4. 4Écrivez le capital restant dû en face de chaque ligne, pas la mensualité. Un relevé de situation par crédit, demandé à chaque prêteur, donne le chiffre exact. Comptez deux à cinq jours.

Le résultat de ce tri, ce sont vos crédits à reprendre : demandez un chiffrage sur votre liste, pas sur la totalité de vos crédits. Le rachat de crédit partiel à la carte ne se propose presque jamais spontanément ; il s’obtient en le demandant.

Les crédits qu’on garde presque toujours hors d’un rachat

Un prêt à taux bonifié, un prêt en fin de course et un prêt couvert par une assurance souscrite jeune se conservent : leur avantage ne se rachète pas.

Trois profils de crédit se gardent dans la quasi-totalité des dossiers.

Le prêt à taux bonifié ou aidé

Prêt employeur, prêt d’une caisse professionnelle, éco-prêt. Ces taux ne se retrouvent nulle part sur le marché libre : les faire racheter à 6,40 % détruit un avantage définitif pour gagner quelques dizaines d’euros de mensualité.

Le prêt en fin de course

À moins de douze mois du terme, il ne reste presque que du capital : les intérêts ont été payés en début de tableau. Le réétaler transforme une dette qui disparaît dans l’année en une dette qui court jusqu’en 2036.

Le prêt couvert par une assurance ancienne

Une assurance souscrite à 30 ans coûte une fraction de la même garantie à 50 ans, et une pathologie déclarée depuis fait perdre le bénéfice du contrat. Le rachat impose une nouvelle sélection médicale.

Un seul cas justifie de reprendre malgré tout un crédit à bon taux : quand sa mensualité, à elle seule, fait sauter le budget. Le prêt travaux à 5,90 % de notre dossier pèse 285 €, près de 10 % des revenus nets du foyer. Si le reste à vivre ne passe pas sans lui, il entre dans les crédits repris, et le surcoût est le prix d’un budget qui tient, pas une erreur.

Ce que l’opération coûte vraiment, vous le savez ?

La mensualité, tout le monde vous la donne. Le coût total, beaucoup moins. Ici, les deux s’affichent ensemble.

Le surcoût de l’allongement de la durée d’un rachat de crédit

Sur 45 000 € à 6,40 %, passer de 60 à 168 mois divise la mensualité par deux et ajoute 16 756 € au coût total : la mensualité et le coût varient en sens inverse.

La réglementation impose aux publicités de regroupement une mention qui passe inaperçue : un regroupement peut entraîner un allongement de la durée de remboursement et une augmentation du coût total. Elle est exacte, et elle se chiffre.

Le coût de chaque durée, de 60 à 168 mois+
DuréeMensualité, assurance compriseCoût totalIntérêts payésÉcart avec 60 mois
60 mois (5 ans)889,62 €53 377 €7 702 €référence
84 mois (7 ans)677,30 €56 893 €10 948 €+ 3 516 €
120 mois (10 ans)519,93 €62 392 €16 042 €+ 9 015 €
168 mois (14 ans)417,46 €70 133 €23 243 €+ 16 756 €

Source (date) : Calcul Reductis (15 août 2026)

Hypothèses : 45 000 € financés, taux nominal de 6,40 %, assurance à 0,30 % par an du capital initial, mensualités constantes, hors frais de dossier et de courtage.

Diviser la mensualité par 2,13 multiplie le coût total par 1,31

Un rachat ne fait disparaître aucun euro de dette : il la répartit autrement, et chaque mois supplémentaire porte des intérêts.

La lecture est simple : diviser la mensualité par 2,13 multiplie le coût total par 1,31. Ce n’est pas une clause en petits caractères, c’est le mécanisme de l’opération : un rachat ne fait disparaître aucun euro de dette, il la répartit autrement, et chaque mois supplémentaire porte des intérêts. Ce constat ne condamne rien : il désigne ce sur quoi on peut jouer, et c’est la durée.

− 53 %
de mensualité entre 60 et 168 mois
+ 16 756 €
de coût total pour cette même baisse
− 13 240 €
en s’arrêtant à 84 mois plutôt qu’à 168

Partir du budget mensuel, et non du simulateur, pour choisir la durée

La durée est la seule chose sur laquelle on peut vraiment jouer : on part de la mensualité que le budget supporte, jamais de la plus basse affichée.

Partez donc du budget, pas du simulateur. Trois choses permettent de tenir cette ligne.

La durée la plus courte qui tient

Fixez la mensualité maximale que le mois supporte, ajoutez une marge de 10 %, et prenez la durée la plus courte qui tient dans ce budget. Notre simulation de rachat de crédit à la consommation affiche le coût total en même temps que la mensualité.

La durée longue, puis le remboursement anticipé

Prendre une durée longue pour sécuriser le budget, puis rembourser par anticipation dès qu’un crédit conservé arrive à son terme. Sous 10 000 € sur douze mois glissants, sans la moindre indemnité.

Le second rachat, plus tard

Rien n’interdit d’y revenir : peut-on racheter un rachat de crédit est une question qu’aucun délai légal n’enferme. La banque reste libre de refuser, et un devis extérieur est le seul argument qui la fasse bouger.

Sur quelle durée maximale un rachat de crédit conso peut-il être étalé ?

De 84 à 180 mois selon les établissements, et jusqu’à 300 mois pour un propriétaire chez certains prêteurs spécialisés : la durée dépend du statut d’occupation autant que du montant.

Il n’existe pas de durée maximale légale en crédit à la consommation. Il existe des politiques d’établissement, et elles varient du simple au triple.

De 84 mois à la Société Générale à 300 mois chez Créatis pour un propriétaire

Aucune durée maximale légale n’existe en crédit à la consommation : les politiques d’établissement varient du simple au triple.

ÉtablissementDurée maximale annoncéeCondition
Crédit Compact, Société Générale84 moisRegroupement de crédits à la consommation
Banque Populaire120 moisRegroupement de crédits à la consommation
Caisse d’Épargne12 ans locataire, 15 ans propriétaireSelon le statut d’occupation
Cetelem180 moisDe 1 500 à 250 000 €, minimum deux crédits
Créatis180 mois locataire, 300 mois propriétaireSelon le statut d’occupation

Source (date) : Relevé Reductis (10 août 2026)

La durée accordée dépend d’abord du statut d’occupation, ensuite du montant

Un propriétaire obtient des durées plus longues parce que le prêteur dispose d’une porte de sortie que le locataire n’offre pas.

Retenez la logique plutôt que les chiffres : la durée accordée dépend d’abord du statut d’occupation, ensuite du montant, et seulement après des revenus. Un propriétaire obtient des durées plus longues parce que le prêteur dispose d’une porte de sortie que le locataire n’offre pas. Et une durée maximale est un plafond commercial, pas une recommandation.

Propriétaire ou locataire, le montage n’est pas le même

Les montants, les durées et les garanties changent complètement. Partez de votre situation réelle.

Les 5 frais d’un rachat de crédit à la consommation

Frais de dossier de 0 à 150 €, courtage de 1 à 5 % du montant financé, assurance facultative et indemnités souvent nulles : le tout est plafonné par le taux d’usure, qui se convertit en euros.

Cinq lignes de frais composent la facture. Aucune n’est fatale, toutes se discutent, et deux sont fréquemment nulles.

Les cinq lignes de frais, avec ce qui se pratique+
Ligne de fraisCe qui se pratiqueSur notre dossier de 45 000 €Source (date)
Frais de dossier du prêteur0 € chez un établissement ; 1 % du montant financé plafonné à 150 € chez un deuxième ; 1 % avec un minimum de 79 € chez un troisième150 €Relevé Reductis (10 août 2026)
Courtage, lorsqu’un intermédiaire intervient1 à 5 % du montant financé, dus après le déblocage des fonds1 350 € à 3 %Relevé Reductis (10 août 2026)
Assurance emprunteurFacultative sur un rachat de crédits à la consommation, exigée en pratique par la plupart des prêteurs ; 0,20 à 0,45 % par an du capital initial1 403 € sur 120 mois à 0,30 %Calcul Reductis (15 août 2026)
Indemnités des prêteurs sortantsNulles sous 10 000 € remboursés sur douze mois glissants et sur toute réserve d’argent ; 1 % au-delà256 €c. conso, art. L.312-34 (15 août 2026)
Garantie et acte notariéAucun sur un rachat de crédits à la consommation0 €c. conso, art. L.314-10 (15 août 2026)

Le taux d’usure plafonne les frais : 630 € au maximum sur 15 100 € repris

Tous ces frais entrent dans le TAEG, donc sous le plafond d’usure. La marge qui reste se compte en euros, et elle explique des refus qui ne disent rien de la solvabilité du foyer.

Ces frais entrent tous dans le TAEG, donc ils sont plafonnés par le taux d’usure, et ce plafond se convertit en euros. Pour un montant, une durée et un taux donnés, on calcule la mensualité, puis le capital qui, remboursé par ces mêmes mensualités, produirait un TAEG égal au plafond. La différence est le montant maximal de frais que l’opération peut supporter.

Le maximum de frais que l’usure autorise, montant par montant+
Montant et duréeFrais maximum possiblesDont consommé par l’assurance
15 100 € sur 84 mois630 €240 €
25 500 € sur 120 mois1 470 €520 €
45 000 € sur 120 mois2 594 €918 €
60 000 € sur 120 mois3 459 €1 245 €

Source (date) : Calcul Reductis (15 août 2026)

Hypothèses : taux nominal de 6,40 %, assurance à 0,30 % par an du capital initial, plafond d’usure de 8,56 % applicable du 1ᵉʳ juillet au 30 septembre 2026.

Un dossier refusé parce qu’il est plein : 27 € de marge sur le montage serré

Sur les 15 100 € repris, les frais réels atteignent 603 € pour un maximum de 630 € : cent euros de courtage en plus, et l’offre ne peut plus être éditée.

Ce plafond explique un refus que beaucoup prennent pour un jugement sur leur solvabilité. Sur le rachat serré du dossier type, les frais réels s’élèvent à 603 € pour un maximum de 630 € : il reste 27 € de marge. Cent euros de courtage en plus, et l’offre ne peut légalement pas être éditée. Le dossier n’est pas mauvais, il est plein. Trois moyens y remédient sans rien changer au risque.

  • 1Négocier l’assurance, qui consomme 38 % de ce maximum sur 15 100 € et 35 % sur 45 000 €. Sur un rachat de crédits à la consommation, elle est facultative : c’est le seul frais qu’on peut faire tomber à zéro.
  • 2Allonger la durée d’un cran : ce maximum passe de 1 879 € sur 84 mois à 2 594 € sur 120 mois, au prix du coût total chiffré plus haut.
  • 3Reprendre moins de crédits, ce qui fait baisser les frais proportionnels en même temps que le capital.

Les treize lignes de frais possibles sont détaillées avec les frais recensés d’un rachat de crédit, garanties et frais d’acte compris pour les dossiers qui passent sous les règles du crédit immobilier. Reprenez-les une par une en face du devis reçu : c’est là que se voient les 1 350 € de courtage de notre dossier.

Aucune somme ne peut vous être demandée avant le déblocage des fonds

Aucun intermédiaire ne peut percevoir une somme, à quelque titre et sous quelque forme que ce soit, avant le versement effectif des fonds prêtés.

C’est la protection la plus efficace dont dispose un emprunteur, et elle se lit dans un seul article : l’article L.519-6 du code monétaire et financier interdit à un intermédiaire de recevoir le moindre paiement avant le déblocage effectif des fonds.

Toute demande d’argent avant le déblocage des fonds est illégale

Frais de dossier « pour lancer l’étude », frais de constitution, frais d’expertise, première prime d’assurance, caution de bonne fin, timbre fiscal, « frais de déblocage » : aucune de ces sommes ne peut vous être réclamée avant que l’argent soit versé. Ne payez rien, conservez les échanges écrits, et signalez.

La règle vous donne un test binaire : on vous demande de l’argent avant les fonds ? L’interlocuteur est hors la loi, et vous n’avez besoin de vérifier rien d’autre.

Ce que vous payez réellement, et à quel moment+

La rémunération de l’intermédiaire est prélevée sur les fonds débloqués, une fois l’opération réalisée, et elle figure dans le TAEG, donc sous le plafond d’usure calculé plus haut. Un mandat de recherche doit être signé et vous en recevez un exemplaire, précisant son montant ou son mode de calcul. Aucune contrepartie ne peut par ailleurs vous être imposée pour obtenir le déblocage, y compris la domiciliation de vos revenus.

Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers.

Les indemnités de remboursement anticipé sur un crédit à la consommation

Aucune indemnité n’est due tant que le remboursement anticipé n’excède pas 10 000 € sur douze mois glissants ; au-delà, elle est de 1 % du capital remboursé, ou 0,5 % s’il reste moins d’un an.

C’est le poste que les emprunteurs redoutent le plus, et il est nul dans la majorité des dossiers. La règle de l’article L.312-34 du code de la consommation se lit en trois temps. Aucune indemnité tant que le remboursement anticipé sur un même contrat n’excède pas 10 000 € sur douze mois. Au-delà, 1 % du capital remboursé si la durée restante dépasse un an, 0,5 % sinon. Dans tous les cas, jamais plus que les intérêts que le prêteur aurait perçus jusqu’au terme. Réserves d’argent et découverts n’en supportent aucune.

Le calcul en clair sur le dossier de 45 000 €

Crédit auto, 4 300 € remboursés par anticipation : sous le seuil de 10 000 €, indemnité de 0 €. Prêt travaux, 15 200 € : seuil dépassé, 62 mois restants, 1 % soit 152 €, le plafond des intérêts futurs, 2 471 €, n’est pas atteint. Prêt personnel, 10 400 € : seuil dépassé de 400 €, 1 % soit 104 €. Les deux réserves, 15 100 € : 0 €.

Total : 256 € sur 45 000 € rachetés, soit 0,57 % du capital.

Notez les 400 € de dépassement sur le prêt personnel : c’est ce qui déclenche 104 € d’indemnité. Le seuil s’apprécie par contrat et sur douze mois glissants, pas sur l’ensemble de l’opération. Une date à retenir : la rédaction de l’article L.312-34 change le 20 novembre 2026; les chiffres ci-dessus sont ceux de la version en vigueur au 15 août 2026. Le calcul complet, prêts immobiliers d’une opération mixte compris, figure sur la page des indemnités de remboursement anticipé.

Faut-il fermer ses réserves d’argent après un rachat de crédit ?

Un rachat solde le montant utilisé d’une réserve d’argent, il ne ferme pas le contrat : sans résiliation écrite, la réserve reste disponible et se recharge à mesure des remboursements.

C’est la question qui décide de la réussite de l’opération à trois ans, et la seule de cette page qui ne coûte rien à traiter. Un regroupement rembourse le solde utilisé de vos réserves d’argent ; il ne résilie pas les contrats.

Chaque euro remboursé recharge le disponible d’une réserve d’argent

Au déblocage, deux réserves soldées de 8 400 € et 6 700 € redeviennent 15 100 € immédiatement mobilisables : c’est le scénario de rechute le plus fréquent.

Un crédit renouvelable est un contrat d’un an à reconduction tacite, et chaque euro remboursé recharge le disponible. Le jour du déblocage, vos deux réserves passent d’un solde utilisé de 8 400 € et 6 700 € à zéro, et à un disponible immédiatement mobilisable de 15 100 €. Le foyer sort de l’opération avec son crédit de regroupement et de quoi refaire le même dossier : c’est le scénario de rechute le plus fréquent, et ces deux lignes portaient 66,0 % de la facture d’intérêts. La marche à suivre tient en quatre gestes.

Quatre gestes qui font clore un contrat de réserve d’argent

Résiliation écrite par recommandé, accusé de réception conservé, mention « contrat clos » vérifiée sur le relevé suivant, carte et paiement fractionné supprimés.

  1. 1Demandez la résiliation par écrit à chaque organisme, dès le déblocage. Une lettre recommandée avec accusé de réception par contrat, portant le numéro de compte et la mention explicite de résiliation : pas seulement du remboursement du solde.
  2. 2Conservez l’accusé de réception et la confirmation de clôture. C’est la seule preuve engageant si la ligne réapparaît.
  3. 3Vérifiez la disparition de la ligne sur le relevé du mois suivant. Un solde à zéro n’est pas une clôture : cherchez la mention « contrat clos ». Tant que le disponible s’affiche, le contrat vit.
  4. 4Détruisez la carte associée et supprimez le paiement en plusieurs fois. Beaucoup de réserves sont adossées à une carte de magasin ou à une option de paiement fractionné, qui survit à la destruction de la carte.

Depuis la loi Lagarde, chaque échéance comporte un amortissement minimum du capital

La réserve doit être remboursable en 36 mois au maximum sous 3 000 € et en 60 mois au-delà, mais le taux, lui, ne bouge pas.

Un point de droit utile tant que les réserves courent : depuis la loi Lagarde, chaque échéance comporte un amortissement minimum du capital. Il est calibré pour que la réserve soit remboursable en 36 mois au maximum en dessous de 3 000 €, et en 60 mois au-delà. La règle ne change rien au taux : à 19,50 %, notre première réserve coûte 4 428 € d’intérêts pour 8 400 € empruntés. Le droit de s’opposer à la reconduction annuelle est détaillé sur la page du rachat de crédit renouvelable pas à pas, et le modèle de lettre figure sur fermer sa réserve d’argent après un rachat.

Avant, après : combien de différence ?

Voyez ce qu’il vous reste chaque mois aujourd’hui, et ce qu’il vous resterait après regroupement. L’écart est le vrai enjeu.

Consommation ou immobilier : le seuil de 60 % qui change vos droits

Au-delà de 60 % de part immobilière, ou dès qu’une hypothèque est prise, le regroupement passe sous les règles du crédit immobilier : les délais, le plafond de taux et les garanties changent.

Un regroupement composé exclusivement de crédits à la consommation en reste un. Au-delà de 60 % de créances immobilières rachetées, ou dès qu’une hypothèque est prise, l’opération passe sous les règles du crédit immobilier, et vos délais, votre plafond de taux et vos garanties changent avec elle. La décision se prend donc avant de déposer : opter pour un rachat de crédit immobilier déplace la part immobilière du montant financé, et c’est elle qui fixe le régime applicable.

Les trois textes qui fixent la qualification+

L’article L.314-10 du code de la consommation maintient sous les règles du crédit à la consommation un regroupement composé uniquement de crédits à la consommation. L’article L.314-11, complété par R.314-18, fait basculer l’opération au-delà de 60 % de créances immobilières rachetées. L’article L.314-12 alinéa 2 produit le même effet, quel que soit le ratio, dès qu’une hypothèque est prise.

Que des crédits à la consommation
0 %

Aucun prêt immobilier repris, aucune hypothèque. Règles du crédit à la consommation, 14 jours de rétractation après acceptation. C’est le cas de tous les calculs de cette page.

92 000 € d’immobilier dans 150 000 €
61,3 %

92 000 ÷ 150 000. Le seuil de 60 % est franchi : règles du crédit immobilier, 10 jours de réflexion avant de pouvoir signer, garantie prise sur un bien et acte notarié.

Le même dossier avec 14 500 € de trésorerie
55,9 %

92 000 ÷ 164 500. La trésorerie gonfle le dénominateur seul. Les mêmes dettes redeviennent un crédit à la consommation, sans qu’aucun prêt n’ait changé.

La trésorerie ne joue pas seulement sur la qualification du dossier, elle joue aussi sur la facture. Sur ce point le chiffre est connu : ajouter une trésorerie à un rachat de crédit coûte 0,46 € par euro emprunté à 6,26 % sur 144 mois, à mettre en face du projet financé.

Le plafond de TAEG tombe de 8,56 % à 5,29 % au maximum en régime immobilier

Le délai autour de l’offre, le retour en arrière après signature, la garantie et la durée maximale changent en même temps que le plafond.

Voici ce qui change.

Ce qui changeCrédit à la consommationCrédit immobilierSource (date)
Délai autour de l’offre14 jours de rétractation, après acceptation10 jours de réflexion, avant de pouvoir accepterc. conso, L.312-19 et L.313-34 (15 août 2026)
Retour en arrière après signaturePossible pendant 14 joursImpossiblec. conso, L.312-19 et L.313-34 (15 août 2026)
Plafond de TAEG, 3ᵉ trimestre 20268,56 % au-delà de 6 000 €4,07 % à 5,29 % selon la duréeBanque de France (1ᵉʳ juillet 2026)
Garantie et acte notariéAucunHypothèque, avec ses frais d’acte et sa mainlevée futurePratique de marché (10 août 2026)
Durée maximale pratiquée7 à 15 ans, 25 ans chez un prêteur spécialisé pour un propriétaireJusqu’à 25 ans, parfois 30 ansRelevé Reductis (10 août 2026)

Avec une hypothèque, il n’y a pas 14 jours pour changer d’avis

Dix jours de réflexion avant de signer, et plus rien après : c’est la contrepartie de durées plus longues et d’un taux nominal plus bas.

La phrase qui manque partout tient en dix mots : avec une hypothèque, vous n’avez pas 14 jours pour changer d’avis. Vous en avez 10 pour réfléchir avant de signer, et plus rien après. Le cadre immobilier n’est pas pour autant une punition : il ouvre des durées plus longues et un taux nominal plus bas, au prix d’un acte notarié et d’une garantie sur le logement. Il se pilote par la composition du dossier, et les deux coûts totaux s’exigent avant de trancher.

Combien de temps entre le dépôt du dossier et le versement des fonds ?

Trois à six semaines pour un regroupement de crédits à la consommation sans garantie, et la pièce qui manque est presque toujours le tableau d’amortissement d’un des crédits repris.

Aucun délai unique n’a de sens, parce que la moitié du calendrier dépend de vous. Voici la séquence réelle, et ce qui bloque chaque étape.

  1. 1Dépôt du dossier complet. Tant qu’une pièce manque, rien ne démarre. C’est la première cause de retard, loin devant la décision du prêteur, et elle est entre vos mains.
  2. 2Étude et accord de principe. Quelques jours à une semaine. Un accord de principe n’est pas un accord : il n’engage le prêteur qu’à poursuivre l’examen, et il tombe régulièrement à l’analyse définitive.
  3. 3Accord bancaire et rédaction de l’offre préalable. Deux à quatre semaines. C’est l’offre, et elle seule, qui engage le prêteur. Elle mentionne le TAEG, le coût total, chaque échéance et l’assurance : si l’un manque, demandez une offre complète.
  4. 4Délai légal de rétractation. 14 jours calendaires après acceptation, sur un rachat de crédits à la consommation. Incompressible : une promesse de fonds en 48 heures est le signal d’alerte le plus fiable qui existe.
  5. 5Déblocage et remboursement direct des anciens crédits. Quelques jours. C’est le nouveau prêteur qui rembourse vos anciens créanciers, par virement direct : l’argent ne transite pas par votre compte, sauf pour la trésorerie éventuelle.

La pièce qui manque est presque toujours le tableau d’amortissement d’un crédit repris

Comptez trois à six semaines sans garantie ; la phase qu’aucun acteur ne chiffre est celle qui va de l’accord de principe à l’accord définitif.

Comptez trois à six semaines sans garantie. Les vrais délais d’un rachat de crédit se jouent entre l’accord de principe et l’accord définitif, la seule phase qu’aucun acteur ne chiffre. Et la pièce qui manque est presque toujours la même : le tableau d’amortissement de l’un des crédits repris. Réunissez l’ensemble avant de déposer.

Les cinq documents à réunir avant de déposer une demande de rachat

Identité et domicile, revenus, trois mois de relevés de tous les comptes, tableau d’amortissement de chaque crédit et dernier relevé de chaque réserve.

  • 1Pièce d’identité, justificatif de domicile de moins de trois mois, relevé d’identité bancaire.
  • 2Trois derniers bulletins de salaire, ou deux bilans pour un indépendant, et le dernier avis d’imposition.
  • 3Trois derniers relevés de tous les comptes détenus, c’est là que le prêteur lit les découverts récurrents, première cause de refus silencieuse.
  • 4Le tableau d’amortissement de chaque crédit à racheter, avec le capital restant dû et le taux.
  • 5Pour chaque réserve d’argent, le dernier relevé mensuel : celui qui porte le taux réellement appliqué, souvent 19 ou 20 %.

Ce que l’analyste cherche dans chacun de ces documents est détaillé avec les pièces listées au dossier de rachat de crédit, et une seule pièce manquante fige le dossier avant même l’accord de principe.

Combien de temps ça prend, dans votre cas ?

Ça dépend surtout du type de crédits regroupés. Faites qualifier votre dossier pour avoir une idée juste.

Un rachat de crédit vaut-il le coup dans votre cas ?

Comparez le coût total restant à payer sur vos crédits actuels au coût total du regroupement envisagé : si le second dépasse le premier sans que le budget mensuel l’exige, la réponse est non.

Trois situations rendent l’opération défendable, deux la disqualifient, et elles se reconnaissent en lisant son propre tableau de crédits.

Trois cas où l’opération se défend

Une mensualité qui dépasse ce que le budget supporte. Des réserves d’argent à 19 ou 20 %, qui concentrent les intérêts. Un incident de paiement imminent, un incident coûte bien plus cher qu’un surcoût d’intérêts.

Deux cas où elle ne se défend pas

Des crédits qui se terminent tous dans moins de deux ans : il ne reste presque que du capital, et le regroupement le réétale. Un ensemble déjà financé sous le taux du regroupement envisagé : l’opération transforme un avantage acquis en surcoût.

Le cas intermédiaire, le plus fréquent

Une ou deux lignes chères au milieu de crédits corrects. C’est le dossier qui appelle un rachat partiel, et c’est aussi celui qu’on vous proposera le moins spontanément.

Le test en trois chiffres : capital restant dû, coût total restant, coût du regroupement

Si le coût total du regroupement dépasse celui qui reste à payer sans que le budget mensuel l’exige, la réponse est non.

Le test se fait ensuite avec trois chiffres.

1
Le capital restant dû total, tous crédits, hors intérêts futurs
2
Le coût total restant à payer : mensualité × échéances restantes
3
Le coût total du regroupement envisagé, assurance et frais compris

La règle de décision : si le troisième chiffre dépasse le deuxième sans que le budget mensuel l’exige, la réponse est non. Sur notre dossier type, le deuxième vaut 56 648 €. Le regroupement complet donne 64 826 € : il ne se justifie que si le foyer ne peut pas tenir au-dessus de 600 € par mois. Le rachat serré donne 53 710 €, et se justifie tout seul.

Le taux d’endettement et le reste à vivre se mesurent avant de déposer

Demander deux chiffrages sur le même dossier, complet et partiel, et comparer les coûts totaux vaut 11 117 € sur le dossier de cette page.

Deux vérifications complètent le test. D’abord le taux d’endettement après opération, qui doit descendre nettement sous 35 %. Ensuite, et surtout, le reste à vivre obtenu après le rachat, vrai critère des prêteurs : il se mesure avant de déposer, et non après un refus qui laisse une trace. En cas de doute, demandez deux chiffrages sur le même dossier — complet et partiel — et comparez les coûts totaux, jamais les mensualités. Cela prend une phrase, et sur le dossier de cette page cela vaut 11 117 €.

Les autres entrées du sujet

Aucune de ces questions ne se tranche seule : le taux dépend du profil, le profil de la garantie, et la garantie de la formule retenue. Les deux chapitres ci-dessous se lisent ensemble.

Un doute sur votre dossier ?

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Questions fréquentes

C’est quoi la différence entre un rachat de crédit et un regroupement de crédits ?+

Aucune : ce sont deux noms de la même opération. « Regroupement de crédits » est le terme des textes et de la Banque de France, « rachat de crédit » celui du langage courant. Les établissements emploient parfois « restructuration », qui désigne encore la même chose.

Est-ce qu’on peut faire racheter une voiture en LOA ou en leasing ?+

Pas au sens propre : une location avec option d’achat n’est pas un crédit. Ce qui se finance, c’est la valeur de rachat du véhicule ou l’indemnité de résiliation prévue au contrat. Tant que la location court, son loyer compte comme une charge dans le taux d’endettement.

Est-ce qu’un locataire peut faire regrouper ses crédits ?+

Oui, sans difficulté particulière : un regroupement de crédits à la consommation n’exige ni bien ni garantie prise sur un bien. La différence porte sur la durée accordée, les établissements plafonnant souvent un locataire à 12 ou 15 ans là où un propriétaire obtient davantage.

Combien de temps faut-il attendre entre 2 rachats de crédit ?+

Aucun délai n’est imposé, mais chaque opération repart d’un capital plus élevé, d’une durée plus longue et de nouveaux frais. Un second rachat en moins de trois ans signale que le problème n’est pas la structure des crédits mais l’équilibre du budget.

Est-ce qu’on peut demander de l’argent en plus lors du regroupement ?+

Oui, sous le nom de trésorerie complémentaire. Elle s’ajoute au montant financé, donc aux intérêts. Comparez toujours son coût à celui d’un crédit dédié : la trésorerie est moins chère au taux, plus chère au total, parce qu’elle s’étale sur la durée du regroupement.

Que devient l’assurance de mes anciens crédits après l’opération ?+

Elle prend fin avec les crédits qu’elle couvrait, dès leur remboursement anticipé. Demandez la résiliation par écrit et le remboursement de la cotisation payée d’avance. Le nouveau crédit porte sa propre assurance, dont le coût entre dans le TAEG et donc dans le plafond d’usure (le taux maximum autorisé par la loi).

Est-ce qu’un rachat de crédit peut être refusé après un accord de principe ?+

Oui, et cela arrive régulièrement : un accord de principe n’engage le prêteur qu’à poursuivre l’examen, seule l’offre l’engage réellement. Les causes fréquentes sont un découvert récurrent visible sur les relevés, une pièce contredisant la déclaration, ou un fichage découvert à la consultation.

Qui écrit cette page

Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.

Nos sources

  1. 1Banque de France · Crédits aux particuliers, juin 2026, taux effectifs moyens : consommation amortissable 6,27 %, découverts 7,56 %, habitat 3,17 % (31 août 2026)
  2. 2Banque de France · Taux de l’usure applicables du 1ᵉʳ juillet au 30 septembre 2026 : consommation au-delà de 6 000 € 8,56 %, immobilier 4,07 %, 4,57 % et 5,29 % selon la durée (15 août 2026)
  3. 3Légifrance · Article L.314-10 du code de la consommation : un regroupement composé de crédits à la consommation est soumis au chapitre II (15 août 2026)
  4. 4Légifrance · Articles L.314-11 et R.314-18 du code de la consommation : seuil de 60 % de part immobilière; L.314-12 alinéa 2 pour l’effet de la garantie hypothécaire (15 août 2026)
  5. 5Légifrance · Articles L.312-19 et L.313-34 du code de la consommation : 14 jours de rétractation en consommation, 10 jours de réflexion en immobilier (15 août 2026)
  6. 6Légifrance · Article L.312-34 du code de la consommation : indemnité de remboursement anticipé, seuil de 10 000 € sur douze mois; nouvelle rédaction en vigueur le 20 novembre 2026 (15 août 2026)
  7. 7Légifrance · Article L.519-6 du code monétaire et financier : interdiction de percevoir une somme avant le versement effectif des fonds prêtés (15 août 2026)
  8. 8Relevé Reductis · Conditions de regroupement publiées par Cetelem, Créatis, Banque Populaire, Caisse d’Épargne et Crédit Compact (Société Générale) : montants, durées maximales, frais de dossier (10 août 2026)
  9. 9Calcul Reductis · Dossier type de 45 000 €, quatre trajectoires chiffrées, enveloppes de frais sous le plafond d’usure : hypothèses affichées au-dessus de chaque tableau, résultats reproductibles (15 août 2026)
R La rédaction de Reductis — page rédigée et vérifiée par notre équipe éditoriale. Vérifiée le 31 août 2026.