Où déposer une demande de rachat de crédit : banque, établissement spécialisé ou courtier
Trois portes existent, et elles ne donnent pas accès aux mêmes dossiers : votre banque, un établissement spécialisé, ou un intermédiaire qui interroge plusieurs prêteurs à votre place.
Faire une demande de rachat de crédit ne consiste pas à déposer un dossier « quelque part » : elle s’adresse soit à un établissement qui prête, soit à un intermédiaire qui la présente à plusieurs prêteurs. Le choix de la porte change le nombre de réponses obtenues, le délai, et le coût.
Multiplier les demandes en parallèle n’augmente pas les chances : chaque dossier laisse une trace dans les relevés du suivant. Une demande bien montée chez le bon interlocuteur vaut mieux que quatre demandes rapides.
Le prêteur est tenu de maintenir les conditions de son offre pendant trente jours au minimum, à compter du jour où vous la recevez — article L.313-34 du code de la consommation. C’est ce délai, et non les dix jours de réflexion, qui vous laisse le temps d’aller chercher une contre-offre ailleurs sans perdre la première.
Les deux délais se cumulent et ne se confondent pas : vous ne pouvez pas accepter avant le onzième jour, et le prêteur ne peut pas retirer son offre avant le trente-et-unième.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
Comment savoir si vous avez droit à un rachat de crédit avant de déposer votre demande
Aucun texte ne fixe de seuil : quatre points décident sur tous les dossiers, et vous pouvez les vérifier vous-même avant d’écrire quoi que ce soit.
Il n’existe pas de barème légal du rachat de crédit. Les 35 % d’endettement dont tout le monde parle viennent de la décision D-HCSF-2021-7, qui vise le crédit immobilier résidentiel, pas le regroupement. Chaque prêteur applique sa propre grille. Quatre points reviennent partout.
Un fichage FICP ne ferme pas la porte par lui-même : il réduit le nombre d’établissements qui examinent le dossier le dossier et augmente le poids d’une garantie. Vous pouvez vérifier gratuitement ce que la Banque de France a enregistré à votre nom avant de déposer.
Les pièges à éviter dans une demande de rachat de crédit, et comment les repérer
Frais avant déblocage, mensualité trop basse, assurance imposée, réserve non clôturée : quatre pièges qui se repèrent avant signature.
Le premier piège d’un rachat de crédit est aussi le plus simple à écarter : aucune somme n’est réclamable avant le versement des fonds. L’article L.519-6 du code monétaire et financier l’interdit à quiconque. Une demande de frais de dossier, d’étude ou de déblocage avant signature n’est pas une pratique discutable : c’est une infraction.
- 1Vérifier qu’aucun paiement n’est demandé avant le déblocage Ni frais d’étude, ni « caution de bonne fin », ni timbre fiscal.
- 2Lire la durée avant la mensualité Une mensualité divisée par deux sur une durée triplée coûte davantage au total, même à taux égal.
- 3Comparer le coût total, pas l’économie mensuelle C’est le seul chiffre qui dit ce que l’opération coûte réellement.
- 4Demander la clôture écrite des contrats rachetés Une réserve renouvelable soldée mais non résiliée reste utilisable.
Le danger d’un rachat de crédit ne vient presque jamais du taux. Il vient de la durée, qui se rallonge sans qu’on la regarde, et de l’assurance, dont l’emprunteur ignore souvent qu’elle est facultative et délégable. Sur ce point, l’assurance emprunteur liée au rachat de crédits se négocie séparément du prêt.
Reste une question de vocabulaire qui trouble beaucoup de demandes : rachat de crédit, regroupement de crédits et restructuration de dettes désignent la même opération. Un prêteur solde plusieurs créances et les remplace par une seule, sur une durée plus longue. Les mots changent selon l’établissement, le mécanisme ne change pas — et les arnaques au rachat de crédit les plus courantes jouent précisément sur cette confusion de termes pour faire croire à un produit à part.
Une demande de rachat de crédit n’engage ni l’emprunteur ni le prêteur
Tant qu’aucune offre n’est acceptée, rien n’est dû ni promis : aucune somme avant le déblocage des fonds, et l’accord de principe reste conditionnel.
Déposer une demande, c’est demander un chiffrage. Trois règles la rendent sans risque.
La règle vaut aussi quand un regroupement court déjà : déposer une deuxième demande de rachat de crédit n’engage pas davantage, et un refus sur ce second dossier ne laisse aucune trace chez les autres établissements.
Le même dossier passe ici et bloque là. Faites-le voir à plusieurs plutôt qu’à un seul.
Rien n’est payable avant le déblocage, et le prêteur ne s’engage qu’à l’accord définitif
Trois règles rendent une demande sans risque : l’interdiction de percevoir une somme avant le versement des fonds, la réserve d’acceptation affichée par les prêteurs, et le document comparatif imposé avant toute offre.
Aucune somme ne peut vous être réclamée avant le déblocage des fonds, et le prêteur ne s’engage qu’à l’accord définitif. Entre les deux, un comparatif chiffré doit vous être remis.
Qui interdit de percevoir une somme avant le déblocage ?+
L’article L.519-6 du code monétaire et financier, qui vise tout intermédiaire, avant le versement effectif des fonds prêtés.
À partir de quand le prêteur est-il engagé ?+
À l’accord définitif seulement. Crédit Agricole publie « sous réserve d’étude et d’acceptation définitive de votre dossier par votre Caisse régionale de Crédit Agricole, prêteur », au 13 août 2026.
Quel document doit précéder l’offre ?+
Les articles R.314-19 et R.314-20 du code de la consommation imposent un document comparant vos crédits en cours au regroupement proposé, gain ou surcoût chiffré.
Après la signature, 14 jours de rétractation en consommation, 10 jours de réflexion en immobilier
Le délai légal court encore une fois l’offre acceptée, avant que les critères d’acceptation puis les délais d’examen ne mènent au virement.
Après signature, le délai légal court encore : 14 jours de rétractation en consommation, article L.312-19, 10 jours de réflexion en immobilier, article L.313-34. Reductis ne prête pas et ne perçoit aucune somme du visiteur.
La demande passe ensuite les conditions d’acceptation d’un rachat de crédit, puis les délais d’un rachat de crédit rapide courent jusqu’au virement.
Les quatre paramètres d’une demande de rachat de crédit : capital, durée, trésorerie, mensualité
Une demande se chiffre en quatre nombres que le taux relie : capital et durée posés, la mensualité est calculée, pas choisie.
« Je voudrais un rachat de crédit » ne se traite pas : un dossier s’ouvre sur quatre nombres.
- 1Le capital à reprendre : la somme des capitaux restant dus des crédits repris.
- 2La durée souhaitée : le nombre d’échéances du nouveau prêt. Cetelem publie 12 à 180 mois, Banque Populaire 120 au maximum, au 13 août 2026.
- 3La trésorerie : la somme demandée en plus, versée sur le compte. Facultative.
- 4La mensualité cible : l’échéance que le budget supporte, pas une donnée du dossier.
39 517 € repris sur 72, 144 ou 180 mois : mensualité et coût total comparés
À 6,26 %, la même demande donne 659,77 € par mois et 47 503,44 € de coût total sur 72 mois, contre 339,04 € et 61 027,20 € sur 180 mois.
Le taux, lui, sort du barème. À 6,26 %, la même demande de 39 517 € donne 659,77 € par mois sur 72 mois et 339,04 € sur 180 mois — soit 13 523,76 € de coût total en plus.
Les trois durées comparées : mensualité et coût total+
Hypothèses : 39 517 € de capital repris, 6,26 % relevé chez Empruntis en juillet 2026, hors assurance et frais.
| Durée demandée | Mensualité | Coût total |
|---|---|---|
| 72 mois | 659,77 € | 47 503,44 € |
| 144 mois | 390,96 € | 56 298,24 € |
| 180 mois | 339,04 € | 61 027,20 € |
Source : Calcul Reductis · Date : 18 août 2026
Laisser un prêt auto à 4,90 % hors du regroupement ramène la mensualité à 278,41 €
Ne pas reprendre un crédit dont le taux est plus bas que celui du rachat abaisse le capital demandé de 39 517 € à 28 140 €.
Laisser dehors un prêt auto à 4,90 % qui finit dans 32 mois revient à un rachat de crédit partiel bien ciblé : la demande tombe à 28 140 € et la mensualité à 278,41 €, sans allonger la durée d’un seul mois.
Pourquoi une demande de rachat de crédit ne peut pas fixer la durée et la mensualité ?
La mensualité se déduit du capital, du taux et de la durée par une formule unique : imposer une mensualité revient à imposer la durée.
La formule est publiée pour que le calcul se refasse : m = C × t ÷ (1 − (1+t)−n). Trois valeurs entrent, la quatrième sort.
L’effet n’est pas proportionnel : les 100 € gagnés entre 600 et 500 coûtent 22 mois de durée, les 100 € suivants 37. La durée bute sur les 180 mois de Cetelem.
Chaque année de durée en plus fait baisser la mensualité et monter la facture. Voyez les deux chiffres bouger ensemble.
Capital restant dû ou somme des mensualités : quel montant demander dans un rachat de crédit
Le montant à demander est le capital restant dû : la somme des mensualités restantes contient les intérêts futurs et gonfle la demande de 15,2 %.
Une mensualité contient du capital et des intérêts. Additionner celles qui restent revient à réemprunter des intérêts que le rachat supprime. C’est la confusion la plus répandue.
45 535 € de mensualités restantes contre 39 517 € de capital dû : l’écart chiffré sur trois crédits
Sur un dossier de 1 045 € de mensualités, additionner les échéances restantes gonfle la demande de 6 018 €, soit 15,2 % de trop.
Sur trois crédits à 1 045 € de mensualités, les échéances restantes font 45 535 € quand le capital restant dû n’est que de 39 517 € : 6 018 € de trop, soit 15,2 %.
Le calcul en clair : mensualités restantes contre capital restant dû+
Le calcul en clair
Hypothèses : trois crédits, 1 045 € de mensualités. Auto, 380 € sur 32 échéances restantes à 4,90 %. Personnel, 470 € sur 54 échéances à 6,27 %, taux moyen de la Banque de France en juin 2026. Réserve de 6 200 € à 14,80 % (carte PASS Carrefour Banque, 10 août 2026), 195 € par mois.
- Mensualités restantes : 12 160 + 25 380 + 7 995 = 45 535 €.
- Capital restant dû : 11 377 + 21 940 + 6 200 = 39 517 €.
- Écart : 6 018 €, soit 15,2 % de trop.
Une demande gonflée de 6 018 € coûte 8 573,73 € de plus sur 144 mois
Les intérêts futurs réempruntés se paient une seconde fois : 59,54 € de mensualité en trop et 8 573,73 € de coût total supplémentaire.
Demander 45 535 € au lieu de 39 517 € se paie deux fois.
Où lire le capital restant dû : tableau d’amortissement et décompte de remboursement anticipé ?
Le capital restant dû figure sur le tableau d’amortissement de chaque crédit et sur le décompte de remboursement anticipé ; pour une réserve d’argent, c’est l’encours utilisé.
Le bon chiffre figure sur le tableau d’amortissement et sur le décompte de remboursement anticipé, l’une des pièces d’un dossier de rachat de crédits. Pour une réserve d’argent, c’est l’encours utilisé.
Quatre crédits, quatre tableaux : réunir les échéanciers de ses crédits en cours à une même date de référence évite d’additionner des capitaux arrêtés à des mois différents.
Comment fixer la mensualité cible d’une demande de rachat de crédit sur son budget ?
La mensualité cible se calcule sur les relevés des trois derniers mois, en partant du mois le plus lourd, pas sur le plafond d’endettement des barèmes.
Une mensualité subie, c’est celle que le prêteur propose. Une mensualité choisie se construit en quatre gestes.
- 1Additionnez les revenus réellement perçus. Salaires, pensions et allocations figurant sur les relevés.
- 2Retirez les charges qui ne baissent pas. Logement, énergie, assurances, transport, pension alimentaire.
- 3Prenez le mois le plus lourd des trois derniers. Une moyenne efface les mois de rentrée et d’impôts.
- 4Gardez une marge, puis retirez la trésorerie. Le solde est la mensualité cible.
Le prêteur applique un plafond : 33 % chez Cofidis, « en dessous de 35 % » à la Caisse d’Épargne, au 13 août 2026. C’est un maximum, pas une cible : le taux d’endettement et le reste à vivre réel se vérifient ensemble. Le niveau du taux d’un rachat de crédit se compare : 6,26 % en consommation, 4,38 % en hypothécaire chez Empruntis en juillet 2026.
Trésorerie dans une demande de rachat de crédit : quel montant écrire, et ce qu’il coûte
Une trésorerie s’ajoute au capital demandé et se rembourse avec lui : 1 000 € pèsent 9,89 € par mois sur 144 mois à 6,26 %.
La trésorerie s’écrit sur une ligne distincte, montant exact et objet. Ce n’est pas un prêt à part : elle prend le taux, la durée et l’assurance du regroupement. Ajouter 8 000 € porte la mensualité du dossier chiffré de 390,96 € à 470,11 €, et le coût de 3 397,41 €.
Si le budget supporte 450 €, 8 000 € de trésorerie en consomment 79,15 € : il reste 370,85 € pour les crédits repris. Le rachat de crédit plus trésorerie chiffre ce que coûte chaque euro ajouté ; le montant accordé, lui, dépend du profil et se négocie au moment de monter le dossier.
Les étapes qui précèdent cette page, et celles qui suivent
Une demande de regroupement n’est pas un acte isolé : elle s’inscrit dans une procédure dont chaque étape a ses délais et ses pièces. Voici les voisines de celle-ci.
Par vos chiffres. Le reste — pièces, offre, déblocage — vient seulement après, et dans cet ordre.
Questions fréquentes
C’est quoi exactement une demande de rachat de crédit ?+
C’est un chiffrage, pas une lettre. Vous donnez le capital restant dû de chaque crédit repris, la durée ou la mensualité visée, la trésorerie éventuelle, vos revenus et vos charges. Le prêteur renvoie une mensualité, un taux, un coût.
Combien de crédits faut-il avoir pour faire une demande de rachat de crédit ?+
Deux, chez la plupart des enseignes. Cetelem exige « au moins deux crédits, ou un crédit et une dette », CAFPI un minimum de deux crédits, la Banque Française Mutualiste deux aussi, au 13 août 2026.
Est-ce qu’une demande de rachat de crédit est payante ?+
Non. L’article L.519-6 du code monétaire et financier interdit de percevoir une somme avant le versement effectif des fonds. Les frais de dossier existent, mais ils sont prélevés au déblocage : Cetelem et Carrefour Banque annonçaient 0 € le 13 août 2026.
Peut-on modifier le montant demandé après avoir déposé sa demande ?+
Oui, tant que l’offre n’est pas éditée. Le montant est même recalculé à la fin : les décomptes de remboursement anticipé arrivent des semaines plus tard, et le capital restant dû a baissé entre-temps.
Doit-on prévenir ses banques avant de déposer une demande de rachat de crédit ?+
Non, aucun texte ne l’impose. C’est le nouveau prêteur qui solde les crédits repris : Crédit Agricole annonce un remboursement sous 15 jours au 13 août 2026. Vos échéances restent prélevées jusqu’au soldage.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Banque de France — Crédits aux particuliers, juin 2026 — taux effectifs moyens : consommation amortissable 6,27 %, habitat 3,17 % (31 août 2026)
- 2Légifrance — Article L.519-6 du code monétaire et financier — aucune somme ne peut être perçue avant le versement effectif des fonds prêtés (31 août 2026)
- 3Légifrance — Articles R.314-19 et R.314-20 du code de la consommation — document d’information comparant les crédits en cours au regroupement proposé, avec mention du gain ou du surcoût (18 août 2026)
- 4Légifrance — Code de la consommation — L.312-19 (rétractation de 14 jours en crédit à la consommation) et L.313-34 (réflexion de 10 jours en crédit immobilier) (31 août 2026)
- 5Empruntis — Taux relevés en juillet 2026 — 6,26 % sur un rachat de crédits à la consommation, 4,38 % sur un rachat de crédit immobilier (17 août 2026)
- 6Carrefour Banque — TAEG révisable de 14,80 % sur la carte PASS 10x/20x, retenu comme taux du crédit renouvelable du dossier chiffré ; « 0 frais d’ouverture de dossier » sur un regroupement de crédits (13 août 2026)
- 7Cetelem, CAFPI, Banque Française Mutualiste — Conditions d’entrée publiées — regroupement de 4 001 à 250 000 € sur 12 à 180 mois et « 0 € frais de dossier » chez Cetelem, au moins deux crédits en cours chez les trois (13 août 2026)
- 8Crédit Agricole, Banque Populaire, Cofidis, Caisse d’Épargne — Pages produit de regroupement — mention « sous réserve d’étude et d’acceptation définitive de votre dossier par votre Caisse régionale de Crédit Agricole, prêteur » et crédits repris soldés sous 15 jours ; durée maximale de 120 mois à la Banque Populaire ; taux d’endettement de référence de 33 % chez Cofidis et « en dessous de 35 % » à la Caisse d’Épargne (13 août 2026)
- 9Calcul Reductis — Dossier chiffré de 39 517 € de capital restant dû — mensualités calculées par m = C × t ÷ (1 − (1+t)^−n), taux mensuel proportionnel, durées de 72 à 180 mois au taux de 6,26 %, hors assurance et hors frais de dossier ; capitaux restant dus des trois crédits repris obtenus par actualisation des échéances restantes (18 août 2026)