Les conditions à remplir pour un rachat de crédit à Marseille
Le taux d’endettement d’abord, le reste à vivre ensuite — et une part immobilière qui change le régime juridique du prêt.
Marseille ou pas, une demande se juge sur deux conditions : le taux d’endettement, qui se lit en pourcentage, et le reste à vivre, qui se lit en euros. Les deux doivent tenir.
- 1Le taux d’endettement, ramené à 100 € Prenez 100 € de revenus qui arrivent sur le compte au début du mois : le taux d’endettement dit combien de ces 100 € repartent tout de suite chez des prêteurs. Le couple marseillais du premier exemple chiffré encaisse 3 500 € nets et verse 1 508,61 € d’échéances, prêt immobilier compris : sur 100 € entrés, 43,10 € ressortent aussitôt, soit 43,10 % de taux d’endettement. Comptent dans les 100 € les salaires nets, les pensions et les allocations durables ; les primes exceptionnelles, non.
- 2Le reste à vivre Il ne se vérifie pas en pourcentage mais en fin de mois : c’est ce que le compte affiche encore le dernier jour, logement, charges et nouvelle échéance déjà réglés, rapporté au nombre d’occupants. Chez ce couple propriétaire, l’échéance unique de 823,05 € couvre aussi le logement : 2 676,95 € demeurent alors, pour deux personnes. C’est ce montant-là, et non le pourcentage, qui sépare deux demandes affichant pourtant le même taux d’endettement.
Le palier de 33 % de taux d’endettement après opération ne s’appuie sur aucun texte. C’est une pratique de place, que chaque établissement resserre ou desserre à sa guise. Les 35 % qu’on invoque parfois sont un plafond de taux d’endettement d’une tout autre portée. Le Haut Conseil de stabilité financière l’a arrêté le 29 septembre 2021 pour le seul crédit immobilier, celui qui finance un logement : rachats et regroupements en sont expressément exclus.
Lorsque la part immobilière dépasse 60 % du montant financé, les articles L.314-11 et R.314-18 du code de la consommation font relever l’opération du crédit immobilier. La prise d’une garantie hypothécaire — l’inscription du prêteur sur votre logement, qui lui permet de le faire vendre si vous ne remboursez plus — produit le même effet, au titre de l’article L.314-12 alinéa 2. Le plafond d’usure applicable change alors, et les quatorze jours de rétractation cèdent la place à un délai de réflexion de dix jours.
Propriétaire, copropriétaire, indépendant : les justificatifs supplémentaires
Près d’un ménage sur deux est propriétaire : le dossier type comporte ici un titre et une estimation.
Marseille se distingue par sa part de propriétaires occupants : 179 725 ménages sur 418 682 résidences principales, soit 42,9 %. Un dossier sur deux comporte donc ici des pièces qu’une ville de locataires ne produit jamais.
- 1Le propriétaire occupant. Titre de propriété, dernière taxe foncière, tableau d’amortissement du prêt à l’habitat en cours, et une estimation du bien si une garantie est envisagée : voir ce que change le statut de propriétaire dans un regroupement.
- 2Le copropriétaire. L’appel de fonds le plus récent et le compte rendu de la dernière assemblée : ces sommes s’imputent sur le reste à vivre exactement comme un loyer.
- 3Le non-salarié. Deux exercices comptables au lieu des bulletins de salaire, et un revenu retenu qui est une moyenne reconstituée.
- 4La personne inscrite au fichier des incidents de remboursement. Le fichage rétrécit la liste des prêteurs sans interdire l’emprunt ; la sortie du fichier s’appelle la radiation et intervient à la régularisation.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
Banque, organisme spécialisé ou courtier : les trois circuits depuis Marseille
Aucun prêteur spécialisé n’a de vitrine dans la ville, et il n’en a pas besoin : le dossier voyage en pièces jointes.
Trois circuits mènent au même examen, sans donner accès aux mêmes prêteurs.
- 1Votre banque. Elle voit vos comptes, réaménage volontiers ce qu’elle vous a prêté, et reprend rarement les encours souscrits ailleurs.
- 2Un établissement spécialisé. Il n’ouvre aucune agence, ni ici ni ailleurs : l’examen du dossier se fait sur pièces, et plusieurs de ces prêteurs ne se distribuent que par un intermédiaire.
- 3Un intermédiaire. Il monte le dossier une fois et le présente à plusieurs prêteurs partenaires. Il ne décide de rien : l’accord reste celui d’un établissement de crédit.
Une seule règle s’impose aux trois, et elle se contrôle en une phrase. Tant que le prêt n’a pas été versé, l’article L.519-6 du code monétaire et financier ferme la porte à tout encaissement, quel que soit l’intitulé retenu. Cette interdiction pèse sur toute personne qui aide à obtenir le financement, immatriculée ou pas.
Après un refus, redéposer ailleurs reste possible dès le lendemain
Les fichiers de la Banque de France recensent des incidents de paiement, jamais des demandes rejetées.
Un refus n’est pas une note attachée à votre nom. C’est le résultat d’une grille interne, propre à un établissement et à un moment. Aucun texte n’oblige le prêteur à le motiver, sauf lorsque la décision tient à une inscription au FICP ou au FCC, qui doit alors vous être signalée.
Rien n’en est conservé. Le fichier des incidents de remboursement enregistre des impayés, cinq ans au maximum, et des mesures de surendettement, sept ans. Redéposer ailleurs est possible dès le lendemain, et c’est même la démarche normale — à condition d’avoir corrigé ce qui a fait tomber la première demande.
Les enseignes coopératives ajoutent une contrainte de territoire. Chaque caisse régionale a son agrément et son comité de crédit, et n’examine que les dossiers des départements qui lui sont attribués. Le domicile désigne donc la caisse, et solliciter trois agences d’une même caisse revient à interroger trois fois le même comité. Le rôle exact de chaque interlocuteur est détaillé sur les missions d’un courtier en rachat de crédit.
Sept étapes pour monter un dossier, et le temps que prend chacune
Sept étapes du premier décompte au virement, et une pièce qui pèse davantage que toutes les autres.
Un regroupement se décide sur des documents datés, jamais sur une conversation.
- 1Réunir trois mois de relevés de tous les comptes Tous, y compris ceux ouverts dans une autre banque, et sans en écarter un seul. C’est la pièce lue en premier et celle qui fait tomber le plus de dossiers.
- 2Noter ce qui reste dû sur chaque ligne Ce capital restant dû — ce qu’il faudrait verser pour éteindre la ligne aujourd’hui — figure sur le tableau d’amortissement, ou se demande sous forme de décompte arrêté à une date. Une échéance mensuelle mesure une charge, jamais une dette.
- 3Monter le dossier personnel Carte d’identité, justificatif d’adresse récent, trois fiches de paie ou deux exercices comptables, avis d’imposition le plus récent, taxe foncière ou quittance du bailleur.
- 4Ajouter les pièces du bien si une garantie est envisagée Titre de propriété, estimation, et le tableau d’amortissement du prêt à l’habitat en cours.
- 5Obtenir l’accord de principe Vingt-quatre à soixante-douze heures d’étude sur pièces, sous réserve de vérification.
- 6Recevoir l’offre de prêt, puis attendre Dix jours de réflexion sous les règles du crédit immobilier, quatorze jours de rétractation sous les règles du crédit à la consommation. Ces délais ne se compriment jamais.
- 7Faire constater la clôture Une fois les anciens créanciers réglés, exigez de chacun une attestation de solde, sans oublier les réserves rechargeables.
Prévoyez d’un mois à un mois et demi sans garantie, et de six à dix semaines avec une hypothèque : l’expertise mobilise une à trois semaines, l’acte notarié et sa publication deux à quatre.
Trois mois de relevés : c’est là que se lisent les découverts
Un découvert récurrent pèse davantage qu’un point d’endettement, et il ne s’explique pas après coup.
Un analyste ne lit pas les relevés pour vérifier vos revenus : il les lit pour voir comment finit le mois. Un découvert répété, même autorisé, dit qu’un budget ne tient pas sur le rythme actuel. Un rejet de prélèvement dit qu’une échéance est passée après une autre. Ces deux signaux comptent davantage qu’un ou deux points de taux d’endettement.
Les trois mois demandés couvrent tous les comptes, sans exception. Fournir le compte principal et taire le second est la fausse bonne idée classique : les virements internes trahissent l’existence du compte manquant, et l’examen du dossier repart au mieux, s’arrête au pire.
Le calendrier se prépare donc à l’avance. Trois mois sans incident valent mieux qu’une explication : résorber un découvert, arrêter les prélèvements de réserves rechargeables, puis déposer. La liste complète des pièces attendues et leur format figurent sur le dossier de rachat de crédit à déposer.
Le premier calcul se fait sur des montants, rien d’autre. Les pièces ne servent qu’après, si vous décidez de continuer.
Deux exemples chiffrés à Marseille : 143 000 € avec le prêt immobilier, 31 500 € sans
Un couple propriétaire qui adosse 143 000 € à son logement sur vingt-trois ans, un couple locataire qui regroupe 31 500 € sur six ans : prélèvement gagné et écart final pour chacun.
Deux nombres seulement disent la vérité d’un regroupement : le prélèvement mensuel, et la somme totale versée jusqu’à la dernière échéance. Voici deux dossiers marseillais, l’un avec un prêt immobilier, l’autre sans. Les taux appliqués sont ceux relevés par Empruntis en juillet 2026 : 4,38 % avec une garantie prise sur le logement, 6,26 % sans garantie. Ni frais ni assurance ne sont comptés.
Exemple 1 — un prêt immobilier et trois crédits à la consommation
Un couple propriétaire d’un 68 m² dans le 13ᵉ arrondissement, 3 500 € nets à deux : un chauffeur-livreur et une secrétaire médicale. Au prix médian de 3 340 € le mètre carré relevé à Marseille par les Notaires de France au premier trimestre 2026, le bien vaut environ 227 120 €. Le prêt immobilier a été signé en 2024, quand les taux étaient déjà remontés.
En laissant courir les quatre crédits, ce couple verserait 199 546,98 € jusqu’au dernier terme. Regroupés, ils lui coûteront 227 161,80 €. Son taux d’endettement retombe de 43,10 % à 23,52 %, et il lui reste 2 676,95 € par mois une fois l’échéance passée, logement compris. L’inscription hypothécaire porte sur 143 000 € pour un bien estimé 227 120 €, soit 62,96 % de sa valeur : la marge est confortable.
Passé le seuil de 60 %, un regroupement cesse d’être un crédit à la consommation et devient un crédit immobilier. Trois choses changent alors dans la pratique. Le taux d’usure de référence n’est plus le même, l’offre ne peut être acceptée qu’au bout de dix jours de réflexion, et le prêteur fait inscrire sa garantie sur le logement chez le notaire. Le calculateur du régime applicable à un rachat de crédit donne le point de bascule d’un dossier.
Exemple 2 — trois crédits à la consommation, sans immobilier
Un couple locataire dans le 15ᵉ, 2 600 € nets à deux et 700 € de loyer : un employé de commerce et un agent d’entretien. Rien à mettre en garantie.
Sur six ans à 6,26 %, l’échéance unique tombe à 525,92 € : 344,48 € cessent de partir du compte chaque mois. Le total décaissé passe à 37 866,24 €, contre 37 027,92 € si rien ne bouge, soit 838,32 € d’écart — la durée courte explique ce prix réduit. L’endettement revient de 33,48 % à 20,23 %, et le reste à vivre, loyer déduit, monte de 1 029,60 € à 1 374,08 €.
Les montants, les durées et les garanties changent complètement. Partez de votre situation réelle.
Cinq lignes en euros suffisent à comparer les offres de rachat de crédit
Cinq postes suffisent à comparer deux offres, et le plus élastique n’est pas le taux.
Mettez les deux offres de prêt côte à côte et lisez cinq lignes, toutes exprimées en euros.
- 1Le TAEG, où sont déjà refondus l’intérêt facturé, les frais que le prêteur impose et l’assurance qu’il exige.
- 2Le montant total dû, c’est-à-dire tout ce qui sortira du compte jusqu’au dernier mois.
- 3La couverture emprunteur convertie en euros pour l’intégralité du prêt, avec son assiette.
- 4Les frais d’entrée : dossier, courtage et garantie, chacun chiffré à part.
- 5Le prix d’un solde avant terme, déterminant lorsqu’une vente du bien reste possible.
La mensualité ne figure pas dans cette liste, et c’est délibéré. Elle se fabrique en ajoutant des mois : deux propositions au même montant mensuel peuvent différer de dizaines de milliers d’euros sur une durée longue.
Trois de ces cinq lignes se discutent vraiment.
Elle peut être confiée à un autre assureur dès lors que les garanties sont équivalentes.
Ils n’obéissent à aucun tarif réglementaire.
Elle relève d’un choix : c’est le rachat de crédit partiel des seules lignes chères, qui consiste à ne faire reprendre qu’une partie de ses crédits et à laisser courir les autres, chiffré dans la section suivante.
L’assurance emprunteur en euros : 9 867 € sur vingt-trois ans, 756 € sur sept
Le poste le plus élastique du dossier, et celui que personne ne demande chiffré en euros.
Une cotisation de 0,30 % par an du capital initial ne dit rien tant qu’on ne la convertit pas. Sur les 143 000 € du dossier chiffré plus haut, elle représente 35,75 € par mois, soit 9 867 € sur les 276 mois de la formule longue. Sur le rachat partiel de 36 000 € étalé sur 84 mois, la même cotisation revient à 9 € par mois, soit 756 €. Le rapport est de treize à un, pour exactement la même garantie.
L’assiette compte autant que le taux affiché. Calculée sur le capital initial, la cotisation ne baisse jamais ; calculée sur le capital restant dû, elle décroît avec la dette. Sur ces mêmes 143 000 € à 4,38 % sur vingt-trois ans, la seconde assiette ramène le coût de 9 867 € à 5 764,67 € : 4 102,33 € d’écart pour deux contrats affichant le même pourcentage.
Demandez toujours le coût de la couverture en euros sur toute la durée, l’assiette retenue et la quotité assurée sur chaque tête. Sans ces trois informations, deux propositions ne se comparent pas — et cette ligne pèse ici davantage que deux dixièmes de point de taux. Ce que la garantie couvre et comment elle se remplace est détaillé sur l’assurance emprunteur en rachat de crédits.
Hypothèque ou rachat de crédit partiel : le calcul pour un logement à Marseille
42,9 % de propriétaires, 3 340 € le mètre carré : l’hypothèque est ici une vraie option, et elle ne se justifie pas toujours.
Une garantie hypothécaire achète un taux et se paie en frais fixes immédiats. Elle fait basculer l’opération sous les règles du crédit immobilier, dont les plafonds d’usure s’échelonnent de 4,07 % à 5,29 % selon la durée au 3ᵉ trimestre 2026, contre 8,56 % en consommation. Sur un capital élevé et une durée longue, l’écart de plafond ouvre des barèmes inaccessibles autrement.
Sur le dossier chiffré plus haut, elle se défend, mais pas pour la raison qu’on croit. Le prêt immobilier repris date de 2024 et porte 3,90 % : le racheter à 4,38 % ne change presque rien au taux. Ce qui coûte, c’est la durée — vingt-trois ans au lieu des vingt et un qui restaient à courir —, et c’est de là que viennent les 27 614,82 € de surcoût.
La variante inverse tient en une ligne : ne reprendre que les 36 000 € de crédits à la consommation, sans garantie ni notaire, et laisser courir le prêt à l’habitat. Les deux formules se lisent côte à côte.
Ces 36 000 € étalés sur 84 mois à 6,26 % appellent 530,41 € par mois. Ils coûtent 44 554,44 € au terme, contre 42 651,78 € si les trois lignes allaient jusqu’au bout.
Le choix se lit alors en deux nombres. Le rachat complet libère 329,96 € de plus chaque mois que la variante partielle, et coûte 25 712,16 € de plus au total. L’hypothèque se justifie quand le prêt immobilier repris porte un taux proche de celui du regroupement et que le budget a réellement besoin de cette respiration. Elle devient chère dès qu’elle sert à réétaler une dette bon marché et déjà bien amortie. Un prêt de 2019 à 1,20 % n’a rien à faire dans un regroupement. Le mécanisme complet est repris sur le rachat de crédit hypothécaire, étape par étape.
L’hypothèque ne se pose vraiment que là où les propriétaires sont nombreux. Le rachat de crédit dans le Var traite du cas voisin, où le revenu à justifier est une solde. Et le rachat de crédit niçois traite de celui d’une ville où c’est l’âge de fin de prêt, et non le revenu, qui bloque le dossier.
Ce que coûte une inscription hypothécaire, poste par poste
2 383,68 € à l’entrée sur le dossier pris en exemple ici, 78 € hors taxes à la sortie, et un tarif qui ne dépend pas de la ville.
Trois montants suffisent à chiffrer la garantie, et aucun ne dépend de la ville. Les voici poste par poste, sur une inscription de 143 000 €.
La mainlevée est l’acte notarié qui efface l’hypothèque une fois le prêt soldé. Elle relève d’un forfait, et non d’un pourcentage.
Ce qui est local, c’est l’expertise et le service qui enregistre l’acte. L’inscription est publiée au service de la publicité foncière dont dépend l’immeuble : les Bouches-du-Rhône en comptent deux, celui de Marseille, 22 rue Borde, 13357 Marseille Cedex 20, ouvert de 8 h 30 à 12 h, et celui d’Aix-en-Provence. Le notaire s’en charge, vous n’avez aucune démarche à faire.
La valeur retenue est celle du marché au jour de l’étude, pas le prix payé. Sur un bien estimé 227 120 €, une inscription de 143 000 € en couvre 62,96 % : il reste de la marge. Une estimation plus basse qu’espéré se discute avec des ventes récentes, ou fait basculer vers un prêt sans garantie. Les précautions à prendre avant d’engager son logement sont détaillées sur ce qu’il faut vérifier avant de mettre son logement en garantie.
Quand un crédit de plus n’est plus la bonne réponse à Marseille
Étaler une dette suppose qu’il reste une capacité de remboursement ; sinon, la voie gratuite est la bonne.
Un regroupement ne crée aucun revenu : il redistribue des échéances dans le temps. Tant qu’il reste une mensualité tenable à proposer, l’opération répare un calendrier mal calibré. Quand les ressources ne couvrent plus les charges courantes, aucune durée n’y suffit, et déposer une demande de plus ne fait que retarder la bonne décision.
Le chiffre national situe l’enjeu : en 2025, 49,1 % des dossiers de surendettement déposés en France ne présentaient aucune capacité de remboursement, et 8 % des personnes surendettées étaient propriétaires de leur logement. Quand un bien porte encore de la valeur nette, examiner d’abord un regroupement a un sens : il préserve le logement là où une procédure peut conduire à sa vente. Les conditions dans lesquelles cela reste possible figurent sur rachat de crédit et le dossier de surendettement.
- 1Établir la photographie Relevez ce qui reste dû sur chaque ligne, puis ce que l’ensemble ponctionne chaque mois.
- 2Descendre au plus bas Reportez ce capital sur l’étalement maximal que vous accepteriez : l’échéance obtenue borne ce qu’une offre peut faire.
- 3Enlever l’incompressible Retranchez des ressources cette échéance, le logement, l’énergie, les transports et l’assurance, puis rapportez le reste au nombre d’occupants.
- 4Regarder le nombre obtenu S’il permet de vivre, l’opération est la bonne voie. S’il est négatif, les guichets décrits plus bas valent mieux qu’une demande supplémentaire.
Les cinq guichets gratuits des Bouches-du-Rhône, et l’adresse d’envoi
Quatre points conseil budget à Marseille, un à Port-de-Bouc, et un dépôt qui ne coûte rien.
Le département compte cinq points conseil budget labellisés, dont quatre dans la ville : Médiance 13 dans les 3ᵉ et 14ᵉ arrondissements, l’UDAF 13, ESF Services sur Marseille Nord, le dernier à Port-de-Bouc. Un conseiller y examine le budget poste par poste, sans frais ni plafond de ressources, aide à discuter avec un créancier ou à préparer un dépôt. Aucune de ces structures ne monte de dossier de crédit.
Rien n’est facturé : on saisit le dossier en ligne, ou on l’adresse à Banque de France Surendettement, TSA 41217, 75035 Paris Cedex 01, boîte postale unique pour l’ensemble du territoire. Ce qu’on trouve comme adresse dans le département correspond à un accueil du public, pas à une destination d’envoi.
Les délais sont connus. L’attestation de dépôt arrive sous deux jours ouvrables et la recevabilité se décide dans un délai maximal de trois mois. La Banque de France annonce en pratique un peu plus d’un mois pour la recevabilité (l’acceptation du dossier), et environ quatre mois pour aboutir à une solution.
Trois villes où la garantie ne se pose pas de la même façon
Selon la part de propriétaires, l’hypothèque est une question centrale ou purement théorique.
- 1Le rachat de crédit à Bordeaux — la valeur du logement au jour du dépôt, et ce qu’elle change à une garantie.
- 2Le courtier en rachat de crédit à Montpellier — la durée comme principal moyen d’agir, faute de bien à engager.
- 3Le rachat de crédit immobilier parisien — le poids du loyer dans le budget, et une durée bornée plus tôt pour un locataire.
La valeur nette du bien fixe le montant possible. Faites-la entrer dans le calcul.
Questions fréquentes
Faut-il se déplacer pour faire regrouper ses crédits quand on habite Marseille ?+
Non, sauf si l’opération comporte une hypothèque. L’étude se fait sur pièces envoyées par voie électronique, et les équipes qui les examinent ne sont presque jamais installées dans la ville de l’emprunteur. La seule présence exigée par la loi est la signature de l’acte devant notaire, suivie de sa publication au service de la publicité foncière dont dépend l’immeuble.
Le taux d’un rachat de crédit est-il propre à Marseille ?+
Non. Aucun établissement ne publie de barème communal : un taux se construit sur le coût de refinancement du prêteur et sur le risque du dossier. Ce qui est local, c’est la valeur du bien mis en garantie — 3 340 € le mètre carré sur les appartements anciens de la ville au premier trimestre 2026. Cette valeur fixe le montant que la garantie couvre, pas le pourcentage appliqué dessus.
Vaut-il mieux inclure son prêt immobilier dans le regroupement ?+
Cela dépend de son taux et de ce qu’il lui reste à courir. Reprendre un prêt ancien consenti à taux bas revient à le repayer plus cher et plus longtemps. Sur le dossier chiffré ici, le prêt date de 2024 et porte 3,90 %. L’inclure coûte 27 614,82 € au total, contre 1 902,66 € pour la variante limitée aux crédits à la consommation. Il libère en revanche 329,96 € de plus chaque mois. C’est un choix entre la respiration mensuelle et la facture finale, pas une règle absolue.
Combien coûte une garantie hypothécaire, à l’entrée et à la sortie ?+
À l’entrée, 0,715 % de taxe de publicité foncière sur le montant inscrit, une contribution de sécurité immobilière de 61,23 € et les émoluments du notaire. Cela fait environ 2 383,68 € pour l’inscription de 143 000 € prise en exemple dans cette page. À la sortie, la mainlevée est un forfait de 78 € hors taxes jusqu’à 77 090 € de créance inscrite. Ces tarifs sont fixés par décret et identiques partout.
Pourquoi me demande-t-on les relevés de comptes que je n’utilise plus ?+
Parce qu’un compte secondaire porte souvent ce qui manque au compte principal : un découvert, un prélèvement de réserve rechargeable, une échéance rejetée. Les virements internes en révèlent l’existence de toute façon. Fournir les trois derniers mois de tous les comptes dès le dépôt évite une reprise d’examen, et c’est la pièce qu’un analyste lit avant le contrat de travail.
Le seuil de 33 % d’endettement est-il obligatoire ?+
Non. Aucune disposition ne plafonne l’endettement d’un regroupement de crédits : 33 % est une habitude de place, que les établissements resserrent ou desserrent selon ce qui reste pour vivre et selon la régularité des ressources. Les 35 % de taux d’endettement que l’on oppose parfois viennent d’une décision du Haut Conseil de stabilité financière rendue le 29 septembre 2021. Son objet est le crédit immobilier, celui qui finance un logement, et les rachats en sont expressément exclus.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1INSEE — Dossier complet, commune de Marseille (13055), recensement 2023 — 418 682 résidences principales, dont 179 725 occupées par leur propriétaire, soit 42,9 % (5 septembre 2026)
- 2Notaires de France — Note de conjoncture immobilière n° 71, avril 2026 — prix médian des appartements anciens à Marseille, 3 340 € le mètre carré (5 septembre 2026)
- 3Banque de France — Crédits aux particuliers, juin 2026 — taux effectif moyen de 3,17 % sur les crédits à l’habitat et de 6,27 % sur la consommation amortissable ; seuils de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026 — 8,56 % en consommation au-delà de 6 000 €, 4,07 % en immobilier sous 10 ans, 4,57 % de 10 à 20 ans, 5,29 % à 20 ans et plus (5 septembre 2026)
- 4Banque de France — Typologie du surendettement des ménages 2025 — 49,1 % des dossiers déposés sans capacité de remboursement, 8 % de personnes surendettées propriétaires ; recevabilité annoncée en « un peu plus d’un mois » et solution en « environ quatre mois » ; dépôt à l’adresse nationale unique Banque de France Surendettement, TSA 41217, 75035 Paris Cedex 01 (5 septembre 2026)
- 5service-public.gouv.fr — Fiche « Surendettement » — dépôt gratuit, attestation sous 2 jours ouvrables, recevabilité dans un délai maximal de 3 mois ; fiche FICP — 5 ans pour un incident de paiement, 7 ans pour un plan ou des mesures imposées (5 septembre 2026)
- 6Annuaire de l’administration (service-public.gouv.fr) — Cinq points conseil budget labellisés dans les Bouches-du-Rhône, dont quatre à Marseille — Médiance 13 dans les 3ᵉ et 14ᵉ arrondissements, UDAF 13, ESF Services sur Marseille Nord — et un à Port-de-Bouc (5 septembre 2026)
- 7Annuaire de l’administration (service-public.gouv.fr) — Deux services de la publicité foncière compétents dans les Bouches-du-Rhône, Marseille et Aix-en-Provence ; SPF de Marseille, 22 rue Borde, 13357 Marseille Cedex 20, ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h (5 septembre 2026)
- 8Légifrance — Code de la consommation — L.314-11 et R.314-18 (seuil de 60 % de part immobilière), L.314-12 alinéa 2 (bascule en crédit immobilier par la garantie hypothécaire), L.313-34 (réflexion de 10 jours), L.312-19 (rétractation de 14 jours) ; code monétaire et financier, L.519-6 (aucune somme perçue avant le versement effectif des fonds) ; code de commerce, A.444-141 (mainlevée à 78 € hors taxes jusqu’à 77 090 € de créance inscrite) ; code général des impôts, articles 844 et 1647 (taxe de publicité foncière de 0,715 %) (5 septembre 2026)
- 9HCSF — Décision n° D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 et sa foire aux questions officielle — rachats, regroupements et renégociations exclus du champ du taux d’effort de 35 % (5 septembre 2026)
- 10CNIL — Fiche « Le refus de crédit en questions » — aucun texte n’oblige le prêteur à motiver son refus ; obligation d’informer lorsque la décision est liée à une inscription au FICP ou au FCC (5 septembre 2026)
- 11Empruntis — Taux relevés en juillet 2026 — 6,26 % sur un rachat de crédits à la consommation, 4,38 % sur un rachat de crédit immobilier ou hypothécaire (6 septembre 2026)
- 12Calcul Reductis — Deux cas types marseillais — mensualités constantes selon m = C × i ÷ (1 − (1+i)^−n), i = taux annuel ÷ 12, coût total égal au produit de la mensualité arrondie par le nombre d’échéances. Exemple 1 : 143 000 € de capital restant dû (dont 107 000 € de prêt immobilier, soit 74,83 %) sur 276 mois à 4,38 % — mensualité 823,05 €, coût total 227 161,80 €, surcoût 27 614,82 € par rapport aux 199 546,98 € restant à payer sur les quatre crédits d’origine ; variante partielle de 36 000 € sur 84 mois à 6,26 % — 530,41 € par mois, 44 554,44 € au terme, surcoût 1 902,66 €, prêt immobilier conservé à 622,60 €. Exemple 2 : 31 500 € sur 72 mois à 6,26 % — mensualité 525,92 €, coût total 37 866,24 €, surcoût 838,32 € par rapport aux 37 027,92 € restant à payer. Assurance de 0,30 % par an chiffrée sur capital initial (9 867 €) puis sur capital restant dû (5 764,67 €) ; frais de garantie de 2 383,68 € (taxe de publicité foncière 1 022,45 €, contribution de sécurité immobilière 61,23 €, émoluments 1 300 €) ; bien estimé 227 120 € pour 68 m². Hypothèses de foyer (3 500 € nets pour le premier dossier, 2 600 € nets et 700 € de loyer pour le second) posées par la rédaction. Page vérifiée le 6 septembre 2026 par la rédaction de Reductis, qui ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur et met en relation avec des établissements et des courtiers. (6 septembre 2026)