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Trois générations d'une famille souriante, illustration des organismes de rachat de crédit
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Regrouper ses crédits à La Banque Postale : conditions, pièces et TAEG publié

La Banque Postale publie ce que la plupart des banques réservent à l’étude du dossier : un TAEG fixe de 8,43 % et un exemple de regroupement complet, en vigueur du 6 juillet au 30 août 2026. En face, une règle à connaître avant de simuler : les crédits déjà souscrits chez elle ne rentrent pas dans le lot repris — relevé du 19 août 2026. Reductis n’est pas La Banque Postale, n’en est ni le mandataire ni le partenaire commercial, et ne dispose d’aucun lien capitalistique avec cette société. Cette fiche réunit ce que la banque publie, comme les autres sociétés de rachat de crédit étudiées ici, et Reductis ne prête pas et ne perçoit aucune somme de la part du visiteur.

R La rédaction de Reductis
rédigé et vérifié par notre équipe éditoriale
Vérifiée le 31 août 2026 Mis à jour le 14 septembre 2026 23 min de lecture
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  • Libre jusqu’à la signature
L'essentiel en 5 points
  • 8,43 % de TAEG fixe et 200 € de frais de dossier. Le barème porte ses dates : il vaut du 6 juillet au 30 août 2026, et se vérifie donc à la période suivante.
  • Un exemple de regroupement publié en entier : 20 000 € sur 72 mois. 354,22 € par mois et 25 503,84 € de montant total dû, frais de dossier compris.
  • Les crédits déjà souscrits à La Banque Postale restent dehors. Le regroupement porte sur les crédits détenus dans d’autres établissements, et l’échéance interne continue de courir.
  • Sept familles de pièces à réunir. Identité, domicile de moins de trois mois, revenus selon le statut, et un décompte de solde par crédit repris.
  • Montant minimum, montant maximum et durée maximale : non publiés. Une seule limite est écrite noir sur blanc, celle des 60 % de part immobilière.

8,43 % de TAEG : l’exemple de regroupement que La Banque Postale publie en entier

Un exemple représentatif complet accompagne l’offre : 20 000 € repris sur 72 mois, 354,22 € par mois, 7,78 % de taux débiteur, 8,43 % de TAEG et 25 503,84 € de montant total dû.

Un exemple représentatif est un format normalisé : le montant emprunté, la durée, le taux, la mensualité, le TAEG et le coût total, affichés ensemble pour un même dossier. La Banque Postale en publie un, et il porte réellement sur un regroupement de crédits à la consommation. Relevé le 19 août 2026, il tient en six lignes.

  • 120 000 € de crédits repris, versés en une seule fois.
  • 272 mensualités de 354,22 €, soit six ans de remboursement.
  • 37,78 % de taux débiteur fixe — le taux appliqué au capital, hors frais.
  • 48,43 % de TAEG fixe : le taux annuel effectif global, celui qui intègre les frais et qui sert à comparer deux offres entre elles.
  • 5200 € de frais de dossier, en montant forfaitaire et non en pourcentage.
  • 625 503,84 € de montant total dû, soit 5 503,84 € payés en plus des 20 000 € empruntés.

Le barème porte une date de fin, le 30 août 2026. Un taux daté se vérifie, et il se périme proprement : à la période suivante, c’est le nouveau barème qui fait foi, pas le précédent recopié.

L’assurance facultative, 18,50 € par mois, n’entre pas dans les 8,43 %

L’assurance emprunteur proposée dans l’exemple coûte 18,50 € par mois sur 20 000 €, pour un taux annuel effectif d’assurance de 1,99 %, en dehors du TAEG affiché.

Sur 72 mois, cette ligne représente 1 332 €, à ajouter au montant total dû. Elle est facultative sur un crédit à la consommation, et son prix dépend de l’âge, du métier et des garanties retenues. Un TAEG assurance comprise et un TAEG assurance exclue ne se comparent pas : c’est la première vérification à faire sur deux offres mises côte à côte.

Pourquoi comparer des TAEG plutôt que des mensualités ?+

Le TAEG intègre le taux débiteur, les frais de dossier et les frais obligatoires. Deux offres qui affichent la même mensualité peuvent porter des TAEG très différents si l’une étale davantage. Le TAEG figure obligatoirement sur toute offre de crédit, ce qui en fait le seul chiffre directement comparable d’un prêteur à l’autre.

Le TAEA, à quoi sert-il ?+

Il exprime le coût de l’assurance en pourcentage annuel, sur le même principe que le TAEG. Dans l’exemple relevé le 19 août 2026, il s’établit à 1,99 % pour 18,50 € par mois sur 20 000 €.

Le taux de 8,43 % sera-t-il celui de mon contrat ?+

Non. Un exemple représentatif décrit un dossier type, pour un montant et une durée donnés. Le taux réellement proposé dépend des revenus, du taux d’endettement après opération et de la composition des crédits repris.

8,43 %, 8,54 % et 8,56 % : les trois TAEG de regroupement publiés sur le marché

Trois établissements du panel publient un exemple représentatif portant réellement sur un regroupement, et leurs TAEG se tiennent en 0,13 point d’écart.

Sur le panel de prêteurs relevé le 10 août 2026, trois établissements publient un exemple représentatif qui porte sur un regroupement, et non sur un prêt personnel. Les valeurs sont de 8,43 % à La Banque Postale, 8,54 % chez BNP Paribas, 8,56 % chez Oney au barème du 1ᵉʳ juillet 2026. C’est le plus bas des trois, et l’écart entre les deux extrêmes vaut 0,13 point.

Ces trois valeurs se situent au-dessus du taux moyen des crédits à la consommation amortissables, 6,27 % en juin 2026 selon les statistiques de la Banque de France sur les crédits aux particuliers. L’écart s’explique : un regroupement s’étale sur des durées plus longues qu’un crédit neuf. Le taux d’un rachat de crédit accordé se joue ensuite sur le dossier, et la marge est étroite. Le plafond de l’usure applicable aux crédits à la consommation au-delà de 6 000 € s’établit à 8,56 % au troisième trimestre 2026. Cela laisse peu d’espace au-dessus des taux publiés.

Votre situation en une phrase
Je regroupe de crédits sur mois.
Je rembourserais 546,06 € par mois.

Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.

Qui peut demander un rachat de crédits à La Banque Postale

L’offre est réservée aux particuliers majeurs, sous réserve d’étude et d’acceptation définitive du dossier par le prêteur, sans condition d’ancienneté bancaire publiée.

La formulation officielle, relevée le 19 août 2026, tient en une ligne : offre réservée aux particuliers, sous réserve d’étude et d’acceptation définitive du dossier par La Banque Postale Consumer Finance. Aucun critère de profession, de statut d’occupation du logement ni d’ancienneté de compte ne figure à côté. La demande n’est donc pas un droit d’entrée : elle ouvre un examen, et les conditions d’un rachat de crédit en agence s’appliquent ensuite comme chez tout prêteur, revenus et taux d’endettement en tête.

Une précision utile avant de déposer : la marque affichée sur la publicité et l’entité qui porte le contrat ne sont pas la même.

Qui prête, une fois le contrat signé ?+

Le prêteur désigné sur le support est La Banque Postale Consumer Finance, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Bobigny sous le numéro 487 779 035. C’est elle qui étudie le dossier et qui décide, « sous réserve d’étude et d’acceptation définitive » — relevé du 19 août 2026.

Banque de réseau ou établissement spécialisé ?+

Les deux interviennent. La Banque Postale distribue l’offre, son entité de crédit à la consommation porte le contrat. C’est le fonctionnement habituel des banques de réseau sur ce produit, et il n’a rien d’exceptionnel.

Qu’est-ce que cela change pour l’emprunteur ?+

Le nom qui figure sur les courriers et sur l’espace de gestion du prêt n’est pas celui du bureau de poste. C’est à cette entité que se demandent ensuite un décompte de solde, un tableau d’amortissement ou une modulation d’échéance.

Être déjà client de La Banque Postale n’est pas exigé pour déposer une demande

Aucune condition de détention de compte ni de domiciliation de revenus ne figure sur le support produit : un non-client peut simuler, demander un rappel et déposer un dossier.

La précision compte, parce que beaucoup d’offres bancaires de regroupement supposent une domiciliation préalable. Ici, la ligne reste absente du support relevé le 19 août 2026. Et l’ancienneté ne se traduit par aucun avantage tarifaire publié : ni remise de fidélité, ni réduction de frais de dossier. Ce qu’un client de longue date gagne réellement, c’est du temps — ses relevés sont déjà lisibles par le conseiller, et la constitution du dossier va plus vite.

Salarié, indépendant ou retraité : trois façons de justifier ses revenus

La liste des pièces distingue explicitement trois statuts, ce qui rend l’offre lisible pour un travailleur indépendant comme pour un retraité.

Un salarié fournit ses derniers bulletins de paie. Un non-salarié fournit sa liasse fiscale et son avis d’imposition. Un retraité fournit ses relevés de caisses de retraite. Aucun de ces trois statuts n’est écarté sur le support publié, et aucun âge maximum n’y figure. C’est un point qui se vérifie prêteur par prêteur : certains produits de regroupement excluent explicitement les indépendants, ou arrêtent le remboursement à un âge donné.

Les crédits déjà souscrits à La Banque Postale restent en dehors du regroupement

Le produit reprend les crédits détenus dans d’autres établissements ; ceux déjà souscrits auprès de La Banque Postale ne rentrent pas dans le lot, et leur échéance continue de courir.

La règle est publiée sur la page produit, relevé du 19 août 2026, et elle change le calcul pour un client de longue date. Un emprunteur qui détient déjà un prêt personnel à La Banque Postale ne le verra pas entrer dans le lot : le regroupement portera sur ses seuls crédits extérieurs, et son budget continuera de supporter deux échéances au lieu d’une.

Le réflexe à avoir avant la première simulation

Faites la liste de vos crédits en deux colonnes : ceux détenus à La Banque Postale d’un côté, tous les autres de l’autre. Seule la seconde colonne entre dans le montant à financer, et c’est elle qu’il faut saisir dans un simulateur pour obtenir une mensualité juste.

Le prêt personnel 2en1, pour un seul crédit en cours et un nouveau projet

Cette formule associe un crédit à la consommation en cours et le financement d’un nouveau projet dans un seul et unique prêt, pour un emprunteur qui n’a qu’une ligne à reprendre.

Elle s’adresse à un profil précis, publié tel quel : un seul prêt en cours, et l’envie de concrétiser un nouveau projet. Ce n’est pas un regroupement de plusieurs dettes, c’est une refonte à deux lignes. Le produit se distingue donc du regroupement classique par le nombre de crédits repris, pas par sa mécanique : dans les deux cas, un prêt unique remplace l’existant et une seule échéance part du compte chaque mois.

60 % de part immobilière au maximum, sinon l’opération change de régime

Au-delà de 60 % de part immobilière dans le montant financé, le regroupement quitte le régime du crédit à la consommation pour celui du crédit immobilier.

C’est la seule limite chiffrée que La Banque Postale publie sur ce produit. Elle ne vient pas de la banque mais de la loi. Les articles L.314-11 et R.314-18 du code de la consommation font basculer l’opération sous les règles du crédit immobilier dès que la part de prêt à l’habitat dépasse 60 % du montant financé. Trois choses changent alors, et elles se sentent dans le calendrier.

  • 114 jours de rétractation en crédit à la consommation, au titre de l’article L.312-19 du code de la consommation, qui laissent la place à 10 jours de réflexion en régime immobilier.
  • 2Un délai plus long, parce que l’offre immobilière suppose une évaluation du bien et, souvent, une garantie à mettre en place.
  • 3Un plafond de taux différent : les seuils de l’usure de l’immobilier sont nettement plus bas que ceux de la consommation, ce qui resserre l’offre possible.

Un dossier majoritairement immobilier ne se dépose donc pas au même endroit, et se prépare avec d’autres pièces.

Tous les prêteurs ne diront pas la même chose

Le même dossier passe ici et bloque là. Faites-le voir à plusieurs plutôt qu’à un seul.

Les pièces à réunir pour déposer un dossier de regroupement à La Banque Postale

Sept familles de justificatifs sont publiées : identité, domicile, revenus selon le statut, décompte de chaque prêt racheté et relevés de crédits renouvelables.

La liste, relevée le 19 août 2026, est l’une des rares publiées en clair par une banque de réseau sur ce produit. La voici, dans l’ordre où elle est demandée :

  • 1une pièce d’identité recto-verso en cours de validité.
  • 2un justificatif de domicile de moins de trois mois.
  • 3les derniers bulletins de paie, pour un salarié.
  • 4la liasse fiscale et l’avis d’imposition, pour un non-salarié.
  • 5les relevés des caisses de retraite, pour un retraité.
  • 6une lettre de confirmation de solde ou un tableau d’amortissement, par prêt racheté.
  • 7le dernier relevé de chaque crédit renouvelable.

Réunies avant la première simulation, ces pièces évitent l’aller-retour qui allonge le plus les délais. Le contenu complet d’un dossier de rachat de crédit classique se prépare de la même façon chez tous les prêteurs, à quelques justificatifs près.

Le décompte de solde, la pièce qui fixe le montant réellement à financer

Ce document donne le capital restant dû à date, seul montant utile pour chiffrer un regroupement, et il se réclame par écrit à chaque prêteur repris.

Sans lui, le montant financé est estimé, donc faux. Le capital restant dû d’un crédit de cinq ans arrivé à mi-parcours n’a rien à voir avec la somme empruntée à l’origine, et l’écart se compte souvent en milliers d’euros. Le décompte se demande par écrit et s’obtient sous quelques jours. C’est la pièce qui décide du chiffre inscrit sur l’offre, pas une formalité administrative.

Le relevé de crédit renouvelable, la ligne la plus souvent oubliée du dossier

Une réserve d’argent rattachée à une carte est un crédit à part entière : son dernier relevé fait partie des pièces exigées, et son oubli fausse deux fois le calcul.

C’est aussi la ligne la plus chère du lot, avec des taux qui approchent le plafond de l’usure. L’oublier fausse le calcul dans les deux sens : le montant à financer est sous-estimé, et le gain attendu du regroupement l’est tout autant, puisque c’est précisément cette ligne que l’opération remplace par un taux bien plus bas.

Simulation en ligne, demande de rappel, téléphone : les trois canaux publiés

Le parcours publié commence par une simulation qui rend une mensualité, un TAEG et un coût total, puis passe par une demande de rappel avant l’examen du dossier.

Le simulateur de l’établissement chiffre l’échéance, le taux annuel effectif global et le montant total dû à partir du montant à regrouper et de la durée souhaitée. Il ne remplace pas l’étude : on ne souscrit pas l’offre de bout en bout depuis l’écran. Le guichet du bureau de poste, lui, n’est pas décrit comme un parcours dédié à ce produit : la ligne reste en « non publié ».

Aucun délai d’examen n’est annoncé sur les supports relevés le 19 août 2026. Ce qui est certain relève de la loi : 14 jours calendaires révolus de rétractation courent à compter de l’acceptation de l’offre, en application de l’article L.312-19 du code de la consommation. S’y ajoute le temps de solde des anciens crédits, qui dépend des prêteurs repris et se compte en semaines.

Avant d’en parler à votre banque

Arriver avec un chiffre en main change la conversation. Faites le calcul de votre côté d’abord.

Simulation d’un rachat de crédits La Banque Postale : 33 000 € regroupés sur 96 mois

Sur quatre crédits représentant 33 000 € de capital restant dû et 1 306,94 € de mensualités, le regroupement sur 96 mois ramène l’échéance à 465,63 € et coûte 8 279,40 € de plus au total.

Exemple chiffré

Le calcul en clair

Les hypothèses, avant le résultat. Revenus nets du foyer : 3 200 € par mois. Quatre crédits à la consommation détenus hors de La Banque Postale, aucun prêt immobilier, aucune garantie. Taux débiteur retenu : 7,78 %, celui du barème publié en vigueur du 6 juillet au 30 août 2026. Frais de dossier de 200 € ajoutés au capital financé. Assurance facultative exclue du calcul.

Les quatre crédits repris : 33 000 € de capital et 1 306,94 € de mensualités

Un prêt auto, un prêt travaux, un prêt personnel et un crédit renouvelable composent le lot, pour 36 421,08 € de coût total si chacun va jusqu’à sa dernière échéance.

Crédit reprisCapital restant dûTAEGÉchéances restantesMensualité
Prêt auto12 000 €5,40 %24528,61 €
Prêt travaux9 500 €6,90 %36292,90 €
Prêt personnel7 000 €7,50 %30256,62 €
Crédit renouvelable4 500 €19,90 %24228,81 €
Total33 000 €1 306,94 €

Source : Calcul Reductis · Date : 23 août 2026

Hypothèses de calcul Reductis, mensualités constantes, taux mensuel proportionnel. Vérifiées le 23 août 2026.

Payés jusqu’à leur dernière échéance, ces quatre crédits coûtent 36 421,08 € au total. C’est le chiffre de référence, celui auquel se compare l’opération.

Le résultat : 465,63 € par mois, et 8 279,40 € de coût en plus

Le regroupement de 33 200 € sur 96 mois à 7,78 % donne une échéance unique de 465,63 € et un coût total de 44 700,48 €, contre 36 421,08 € en laissant courir les crédits actuels.

Frais de dossier compris, le capital financé s’élève à 33 200 €. Sur 96 mois au taux du barème, l’échéance unique s’établit à 465,63 € et le montant total remboursé à 44 700,48 €. L’opération coûte donc 8 279,40 € de plus que de laisser les quatre crédits aller à leur terme. La durée explique la quasi-totalité de cet écart : on passe d’un peu moins de trois ans de remboursement moyen à huit ans.

− 841,31 €
de charge mensuelle en moins, dès la première échéance
40,84 % → 14,55 %
de taux d’endettement après l’opération
+ 8 279,40 €
de coût total sur 96 mois, assurance exclue

Ramener la durée à 72 mois économise 3 045,60 € sur la même opération

Le même capital de 33 200 € remboursé en 72 mois donne 578,54 € par mois et 41 654,88 € au total, soit un surcoût ramené de 8 279,40 € à 5 233,80 €.

C’est le réglage à viser dès que le budget le supporte, et il reste très en dessous des 1 306,94 € payés aujourd’hui. Trois durées, trois choix, sur le même dossier :

  • 160 mois — 669,69 € par mois, 40 181,40 € au total, soit 3 760,32 € de surcoût. Le budget respire encore de 637 € par mois.
  • 272 mois — 578,54 € par mois, 41 654,88 € au total, soit 5 233,80 € de surcoût. Le compromis le plus fréquent.
  • 396 mois — 465,63 € par mois, 44 700,48 € au total, soit 8 279,40 € de surcoût. La mensualité la plus basse, et la facture la plus lourde.

Chaque année d’allongement se paie, et seul le coût total le montre. La mensualité, elle, va toujours dans le bon sens.

40,84 % d’endettement avant, 14,55 % après : le reste à vivre qui va avec

Le foyer passe de 1 306,94 € de mensualités pour 3 200 € de revenus à une échéance de 465,63 €, et son reste à vivre monte de 1 893,06 € à 2 734,37 € par mois.

Le repère des 33 % n’est pas une règle légale sur un crédit à la consommation : c’est une pratique de place, et c’est le premier chiffre calculé à la lecture du dossier. Un foyer à 40,84 % passe nettement dessous après l’opération, ce qui est précisément l’objet de la demande. Mais le pourcentage ne suffit pas : le prêteur retranche d’abord les charges fixes — loyer, pensions, garde d’enfants — puis rapporte ce qui reste au nombre de personnes du foyer. Le reste à vivre qui en résulte pèse alors autant que le taux obtenu, surtout quand l’endettement est à la limite.

Combien paieriez-vous chaque mois ?

Entrez ce que vous devez encore, la nouvelle mensualité s’affiche. Le coût total de l’opération est affiché juste à côté, sans avoir à le demander.

Le regroupement de La Banque Postale en regard de quatre autres prêteurs qui publient un taux

Sur cinq prêteurs qui affichent un TAEG, trois publient un exemple représentatif portant réellement sur un regroupement, et les frais de dossier vont de 0 € à 1 % du montant emprunté.

Comparer des taux n’a de sens qu’à format égal. Voici cinq prêteurs qui affichent un TAEG sur leur support, avec la nature exacte de l’exemple qui l’accompagne et le barème de frais publié. La mention « non publié » signifie que la donnée n’est pas mise en ligne par l’établissement : elle se demande au moment de l’étude.

OrganismeTAEG publiéExemple représentatifFrais de dossier publiésSourceDate du relevé
La Banque Postale8,43 % fixe, barème du 06/07/2026 au 30/08/2026Regroupement — 20 000 € sur 72 mois, 354,22 € par mois200 €labanquepostale.fr19 août 2026
BNP Paribas8,54 %Regroupement — 19 000 € sur 60 moisnon publiésmabanque.bnpparibas10 août 2026
Oney8,56 % fixe, barème du 01/07/2026Regroupement — 10 600 € sur 60 mois0 €oney.fr10 août 2026
Cofidis8,15 %non publié0 €cofidis.fr19 août 2026
LCL6,27 % fixe, exemple du 01/03/2026Prêt personnel1 % du montant emprunté, minimum 79 €lcl.fr19 août 2026

Chiffres vérifiés aux dates indiquées. Une valeur qui aurait changé depuis se signale par la page de contact, et la ligne est corrigée.

Trois exemples de regroupement publiés, un exemple de prêt personnel et une ligne vide

La colonne décisive n’est pas celle du taux mais celle de l’exemple : elle dit si le TAEG affiché porte sur la même opération que celle qu’on prépare.

  • 13 exemples sur 5 portent réellement sur un regroupement de crédits. Ce sont les seuls TAEG directement transposables à un dossier de regroupement.
  • 21 exemple sur 5 porte sur un prêt personnel. Le taux est réel et daté, mais il décrit un crédit neuf, pas la reprise d’un lot de dettes.
  • 31 ligne sans exemple : le TAEG est affiché seul, sans montant ni durée de référence.

Un TAEG sans montant ni durée ne se compare pas. C’est la première question à poser devant deux chiffres qui semblent proches.

Frais de dossier : 200 € en forfait, 0 € chez deux prêteurs, 1 % du montant chez un autre

Un forfait et un pourcentage ne se croisent pas au même endroit : sur un petit dossier le forfait coûte cher en proportion, sur un dossier lourd il devient l’option la moins chère.

Les 200 € de La Banque Postale représentent 1 % du capital sur l’exemple publié de 20 000 €, mais 0,61 % sur les 33 000 € du cas chiffré plus haut, et 0,4 % sur 50 000 €. En face, un barème à 1 % avec un minimum de 79 € suit le montant emprunté sans jamais s’arrêter : il donne 330 € sur 33 000 €. Les frais proportionnels d’un rachat de crédit se lisent donc toujours ramenés au capital financé, jamais en valeur absolue.

Deux prêteurs du tableau affichent 0 €. Un zéro en frais de dossier ne signifie pas une opération gratuite : les frais obligatoires entrent de toute façon dans le TAEG, qui reste la seule mesure d’ensemble.

Montant et durée maximale : les deux lignes que La Banque Postale ne chiffre pas

Ni plancher, ni plafond, ni durée maximale ne figurent sur le support relevé le 19 août 2026, alors que plusieurs prêteurs du marché publient ces trois valeurs.

C’est la contrepartie d’un barème très détaillé : le taux et les frais sont écrits, l’enveloppe ne l’est pas. Concrètement, un emprunteur ne sait pas d’avance si son besoin de 4 000 € ou de 90 000 € entre dans le cadre, et il l’apprendra à l’étude. Deux repères permettent malgré tout de se situer : l’exemple publié porte sur 20 000 € sur 72 mois, et le seuil des 60 % de part immobilière ferme la porte aux dossiers majoritairement immobiliers. Le reste se demande au moment du dépôt, et il n’y a pas de mauvaise question à poser avant de signer.

Comparer à d’autres organismes de rachat de crédit

Deux enseignes peuvent afficher le même taux et coûter deux sommes très différentes. Les fiches ci-dessous relèvent ce que chaque enseigne publie.

Fiché ? Ce n’est pas forcément la fin

L’inscription ferme des portes, elle ne les ferme pas toutes, et tout dépend de ce que vous mettez en face. Faites regarder votre cas.

Questions fréquentes

Peut-on obtenir de la trésorerie en plus des crédits repris ?+

Le support relevé le 19 août 2026 décrit la reprise de crédits en cours et ne chiffre aucune enveloppe de trésorerie complémentaire : la ligne reste en « non publié ». Une somme demandée en plus s’ajoute de toute façon au capital financé, et elle se rembourse au même taux que le reste.

Peut-on déposer une demande de rachat de crédits dans un bureau de poste ?+

Les canaux publiés sur le support relevé le 19 août 2026 sont la simulation en ligne, la demande de rappel par un conseiller et le contact téléphonique. Le guichet du bureau de poste n’y est pas décrit comme un parcours dédié à ce produit : la ligne reste en « non publié ».

Faut-il un nombre minimum de crédits pour déposer un dossier ?+

Le support parle de regrouper « plusieurs crédits en cours de remboursement en un crédit unique », sans chiffrer de minimum, relevé du 19 août 2026. Un emprunteur qui n’a qu’un seul crédit en cours relève plutôt du prêt personnel 2en1, conçu exactement pour ce cas.

Combien de temps faut-il pour obtenir une réponse ?+

Le délai d’examen n’est pas publié ; il dépend du dossier et vous est indiqué à l’examen. Ce qui est certain relève de la loi : 14 jours calendaires révolus de rétractation courent à compter de l’acceptation de l’offre, au titre de l’article L.312-19 du code de la consommation. Le solde des anciens crédits intervient ensuite, sous quelques semaines.

Une demande de rachat de crédits laisse-t-elle une trace à la Banque de France ?+

Non. Le fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers, tenu par la Banque de France, enregistre des incidents de paiement, pas des demandes de crédit. Déposer un dossier, même refusé, n’y inscrit rien et n’est visible d’aucun autre prêteur. Seules des mensualités impayées et non régularisées déclenchent une inscription.

Peut-on rembourser son regroupement par anticipation, et à quel prix ?+

Oui, un crédit à la consommation se rembourse par anticipation à tout moment. Une indemnité peut être réclamée au-delà de 10 000 € remboursés sur douze mois : 1 % du capital remboursé, ou 0,5 % s’il reste moins d’un an de contrat. C’est l’article L.312-34 du code de la consommation, dans sa version en vigueur au 23 août 2026.

Puis-je regrouper des crédits détenus par mon conjoint ?+

Rien ne s’y oppose dans les conditions publiées, à condition que la demande soit déposée par les deux emprunteurs. Chaque crédit repris doit alors être justifié par son propre décompte de solde, et les revenus des deux personnes entrent dans le calcul du taux d’endettement.

Qui écrit cette page

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Nos sources

  1. 1La Banque Postale — Page produit « Regroupement de crédits » — TAEG fixe de 8,43 %, taux débiteur fixe de 7,78 %, 200 € de frais de dossier, barème en vigueur du 06/07/2026 au 30/08/2026 ; exemple représentatif de 20 000 € sur 72 mois, 354,22 € par mois, 25 503,84 € de montant total dû ; assurance facultative à 18,50 € par mois pour un TAEA de 1,99 % ; offre réservée aux particuliers sous réserve d’étude et d’acceptation définitive par le prêteur La Banque Postale Consumer Finance, 487 779 035 RCS Bobigny ; crédits déjà souscrits auprès de La Banque Postale exclus de l’opération ; part immobilière limitée à 60 % du montant financé ; canaux publiés : simulation en ligne, demande de rappel, contact téléphonique (19 août 2026)
  2. 2La Banque Postale — Liste des pièces justificatives publiée — pièce d’identité recto-verso en cours de validité, justificatif de domicile de moins de 3 mois, bulletins de paie pour un salarié, liasse fiscale et avis d’imposition pour un non-salarié, relevés de caisses de retraite pour un retraité, lettre de confirmation de solde ou tableau d’amortissement par prêt racheté, dernier relevé de chaque crédit renouvelable ; prêt personnel 2en1 pour un seul prêt en cours associé au financement d’un nouveau projet (19 août 2026)
  3. 3Relevé Reductis des exemples représentatifs de regroupement — Trois établissements du panel publient un exemple représentatif portant sur un regroupement — La Banque Postale 20 000 € sur 72 mois à 8,43 % (labanquepostale.fr), BNP Paribas 19 000 € sur 60 mois à 8,54 % (mabanque.bnpparibas), Oney 10 600 € sur 60 mois à 8,56 % au barème du 01/07/2026 (oney.fr) ; Cofidis affiche 8,15 % sans exemple, 0 € de frais (cofidis.fr) ; LCL affiche 6,27 % sur un exemple de prêt personnel du 01/03/2026 et 1 % de frais avec un minimum de 79 € (lcl.fr) (19 août 2026)
  4. 4Banque de France — Crédits aux particuliers, juin 2026 — taux effectif moyen des crédits à la consommation amortissables : 6,27 % ; seuils de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026 : 8,56 % en consommation au-delà de 6 000 € — série « Crédits aux particuliers » publiée sur banque-france.fr (31 août 2026)
  5. 5Légifrance — Article L.312-19 du code de la consommation — délai de rétractation de 14 jours calendaires révolus en crédit à la consommation ; articles L.314-11 et R.314-18 — passe sous les règles du crédit immobilier au-delà de 60 % de part immobilière ; article L.313-34 — délai de réflexion de 10 jours en crédit immobilier ; article L.312-34 — indemnité de remboursement anticipé plafonnée à 1 % ou 0,5 % du capital remboursé (13 août 2026)
  6. 6Calcul Reductis — Cas chiffré de 33 000 € de capital restant dû sur quatre crédits (prêt auto 12 000 € à 5,40 % sur 24 échéances, prêt travaux 9 500 € à 6,90 % sur 36, prêt personnel 7 000 € à 7,50 % sur 30, crédit renouvelable 4 500 € à 19,90 % sur 24), soit 1 306,94 € de mensualités et 36 421,08 € de coût total ; regroupement de 33 200 € frais compris au taux débiteur de 7,78 % — 60 mois : 669,69 € et 40 181,40 € ; 72 mois : 578,54 € et 41 654,88 € ; 96 mois : 465,63 € et 44 700,48 € ; revenus nets de 3 200 € par mois — mensualités constantes, taux mensuel proportionnel, hypothèses affichées avant le résultat (23 août 2026)
R La rédaction de Reductis — page rédigée et vérifiée par notre équipe éditoriale. Vérifiée le 31 août 2026.