Un rachat de crédit est-il encore possible quand on est surendetté ?
Oui, mais la réponse dépend d’une seule chose : où vous en êtes. Avant tout dépôt, le dossier s’étudie normalement ; après, il faut une autorisation et un prêteur qui accepte.
Être surendetté, c’est ne plus pouvoir faire face à ses mensualités avec ses revenus, durablement et sans que cela vienne d’un accident passager. La question n’est donc pas de savoir si un prêteur a le droit de vous financer : aucun texte ne l’interdit. Elle est de savoir s’il en a encore l’envie, et cela se joue sur l’étape où vous vous trouvez.
Trois situations, trois réponses très différentes — et la première est de loin la plus favorable.
Le regroupement s’analyse comme un dossier de crédit ordinaire. C’est la vraie fenêtre, et elle se referme vite.
L’inscription au fichier a déjà eu lieu, dès le dépôt. En pratique, plus aucun prêteur ne finance pendant cette attente.
Emprunter suppose l’accord d’un juge pendant le plan. Après, c’est l’horloge du fichier qui commande.
Un mot sur le vocabulaire, parce qu’il revient partout et qu’il fait peur sans raison : le FICP est le fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers. C’est une liste tenue par la Banque de France, que les banques consultent avant d’accorder un crédit. Ce n’est pas une interdiction d’emprunter, et ce n’est pas une liste noire publique : ni votre employeur, ni votre propriétaire n’y ont accès.
Avant le dépôt du dossier : la seule fenêtre pour un rachat de crédit
Tant qu’aucun dossier n’est déposé et qu’aucun incident n’est inscrit, un regroupement s’analyse comme un dossier de crédit ordinaire.
C’est la seule situation réellement finançable : plusieurs crédits, une charge devenue lourde, rien d’encore déclaré. Un prêteur regarde alors trois choses.
- 1Le taux d’effort après opération, assurance comprise : le rapport entre la nouvelle mensualité et vos revenus nets, pas votre situation actuelle.
- 2Le reste à vivre, en euros et par personne du foyer, une fois le logement et les charges payés.
- 3La tenue des trois derniers relevés bancaires : ni rejet de prélèvement, ni commission d’intervention, ni découvert non autorisé. Trois relevés propres pèsent plus lourd que n’importe quel argument.
Le repère de temps qui manque partout : c’est le mois où l’on hésite encore à déposer qui compte, pas celui d’après. Une fois l’incident déclaré, le nombre d’établissements disposés à étudier le dossier s’effondre.
Un prêteur ne peut pas déclarer un incident sans vous avoir averti par écrit et laissé trente jours pour régulariser. Ces trente jours sont votre dernière fenêtre : régulariser dans le délai empêche l’inscription, et une inscription évitée vaut mieux qu’une inscription à faire lever. Source : service-public.fr, relevé le 10 août 2026.
La limite honnête : si votre taux d’effort dépasse durablement 50 % et que vos revenus ne bougeront pas, allonger la durée ne règle rien. Ces cas sont fréquents, et la bonne réponse y est souvent « non, pas un rachat ».
Dossier de surendettement déposé : le fichage FICP a déjà eu lieu
L’inscription au FICP intervient dès le dépôt du dossier, avant même la décision de recevabilité : retirer son dossier ne fait pas disparaître la trace.
C’est le point que presque personne n’écrit correctement. L’inscription au fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers intervient dès le dépôt du dossier, et non à la décision de recevabilité — la Banque de France l’indique dans sa documentation sur la procédure. La conséquence est concrète : déposer puis renoncer laisse une trace, et pendant cette phase d’attente aucun prêteur ne suit, non parce qu’un texte l’interdit, mais parce que la consultation du fichier fait apparaître la procédure en cours.
Vous pouvez retirer votre dossier tant que la commission n’a pas statué, par simple courrier. Mais le retrait met fin aux protections de la procédure — suspension des saisies, gel des poursuites — alors que l’inscription au FICP, elle, reste enregistrée. Vous perdez le bouclier et vous gardez le fichage.
Beaucoup de personnes déposent puis doutent : c’est ordinaire, et cela mérite une réponse factuelle plutôt qu’un jugement. Les conditions dans lesquelles annuler un dossier de surendettement déposé reste possible tiennent au calendrier de la commission : avant la décision, le retrait est libre ; après, il faut passer par une contestation.
Après un plan de surendettement : quand vous pouvez réemprunter
Le fichage peut courir jusqu’à sept ans, avec une radiation à cinq ans si aucun incident n’est survenu pendant les cinq premières années.
À la fin du plan ou des mesures, la capacité d’emprunt ne revient pas mécaniquement. Le fichage obéit à sa propre horloge, et c’est elle qui commande.
Ce jalon des cinq ans est le vrai repère, et le marché ne le cite jamais. Ce n’est pas une faveur : la radiation est automatique si le plan a été exécuté sans incident pendant ses cinq premières années (service-public.fr, relevé le 10 août 2026).
Vérifier votre situation est gratuit. Consulter son fichage à la Banque de France se fait depuis l’espace particulier en ligne, par courrier ou en guichet sur rendez-vous ; le numéro d’information officiel est le 34 14.
Un conseil qui change beaucoup : ne présentez pas un dossier le lendemain de la radiation. Reconstituez trois à six mois de relevés propres, car un établissement regarde vos relevés récents, pas la procédure passée.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
Quelle banque accepte un rachat de crédit quand on est surendetté ?
Aucun établissement ne l’affiche, plusieurs le font. Ce qui décide, c’est l’étape de votre situation et la garantie disponible, pas le nom de l’enseigne.
La réponse honnête tient en trois phrases. Aucun établissement ne communique sur le fait qu’il étudie ces dossiers : ce n’est pas un argument vendable. Plusieurs le font pourtant, sous conditions, aucun texte ne le leur interdisant. Et la réponse dépend moins du nom de la banque que de l’étape à laquelle vous êtes. Ce qui est réellement regardé, dans cet ordre :
- 1L’ancienneté de l’incident et surtout sa régularisation : un incident soldé et déclaré levé ne pèse pas comme un incident en cours.
- 2La présence d’un bien à mettre en garantie. C’est le facteur qui déplace le plus un dossier difficile.
- 3La stabilité du revenu : ancienneté professionnelle, nature du contrat, régularité des versements.
- 4La tenue des comptes sur trois mois : ni rejet de prélèvement, ni commission d’intervention, ni découvert non autorisé.
Voir les cinq profils, et ce qui passe ou non+
| Profil | Rachat envisageable ? | À quelle condition | Source (date) |
|---|---|---|---|
| Propriétaire, incident FICP régularisé | Oui | Garantie hypothécaire, taux d’effort maîtrisé après opération | Pratiques de marché relevées (10 août 2026) |
| Propriétaire, incident non régularisé | Difficile | Hypothèque, et apurement de l’incident intégré dans l’opération | Pratiques de marché relevées (10 août 2026) |
| Locataire fonctionnaire ou agent public fiché | Très difficile | Caution hypothécaire d’un tiers, ou co-emprunteur propriétaire | Pratiques de marché relevées (10 août 2026) |
| Locataire du privé fiché, sans garantie | Statistiquement non | Les dispositifs d’accompagnement gratuits sont la bonne porte | Pratiques de marché relevées (10 août 2026) |
| Procédure de surendettement en cours | Non sans autorisation | Requête au juge des contentieux de la protection (L.722-5) | Légifrance (10 août 2026) |
Propriétaire ou locataire : la garantie pèse plus que le nom de la banque
L’hypothèque compense l’incident chez un propriétaire, quand un locataire fiché se heurte à l’absence de sûreté.
Les deux premières lignes se jouent sur la garantie. Un rachat de crédit pour un propriétaire fiché reste finançable parce que l’hypothèque compense l’incident. Un rachat de crédit FICP en location se heurte à l’absence de sûreté et se traite le plus souvent hors du crédit.
Creatis, Sygma, My Money Bank : distinguer qui prête de qui met en relation
Une seule question sépare les deux familles : qui édite l’offre de prêt ?
Quelques établissements se sont spécialisés sur les dossiers difficiles — Creatis, Sygma, My Money Bank — et il faut distinguer ceux qui financent de ceux qui intermédient, comme Solutis, Partners Finances ou Ymanci. Une question suffit à les séparer : qui édite l’offre de prêt ?
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers.
Frais de dossier « pour lancer l’étude », frais d’assurance à verser d’avance, « caution de sérieux » : toute demande de paiement anticipée est illégale. C’est l’article L.519-6 du code monétaire et financier, et il ne souffre aucune exception. Sur un dossier fragile, c’est la première protection à connaître.
Peut-on emprunter pendant un plan de surendettement ?
Oui, sur autorisation du juge des contentieux de la protection. L’article L.722-5 organise une voie d’autorisation ; il n’édicte pas une interdiction.
La réponse honnête tient en trois temps, qu’aucun grand site du secteur ne distingue.
Un. Pendant la période de suspension qui suit la recevabilité, l’article L.722-5 du code de la consommation vous interdit d’aggraver votre insolvabilité, de payer une dette antérieure et de consentir de nouvelles sûretés.
Deux. Le même article prévoit expressément que vous pouvez saisir le juge des contentieux de la protection pour être autorisé à accomplir un acte autrement interdit. La Banque de France consacre d’ailleurs une page officielle à la demande d’autorisation de souscrire un crédit. Une procédure existe, elle est gratuite et elle est documentée.
Trois. L’autorisation ne fait pas le financement. Un prêteur reste libre de refuser, et il refuse presque toujours. L’autorisation du juge ne vous donne pas un crédit : elle vous donne le droit d’en demander un sans compromettre votre procédure.
La réponse juste tient donc en trois mots : c’est difficile, c’est encadré, et cela suppose une autorisation.
Pourquoi lit-on qu’aucune banque ne rachète un dossier de surendettement ?+
Solutis écrit qu’aucune banque en France n’est en mesure de le faire. La formulation est trop absolue : aucun texte ne pose une telle interdiction, et le code organise au contraire une voie d’autorisation devant le juge.
Arriver avec un chiffre en main change la conversation. Faites le calcul de votre côté d’abord.
Demander au juge l’autorisation de souscrire un crédit : la requête pas à pas
Elle se dépose au greffe du tribunal judiciaire, gratuitement et sans avocat, avant toute signature d’offre.
- 1Rédigez une requête au juge des contentieux de la protection. Au greffe du tribunal judiciaire de votre lieu de résidence. Gratuit, sans avocat.
- 2Décrivez précisément l’acte envisagé. Montant, objet, mensualité, durée, prêteur pressenti. Un projet vague est un projet refusé.
- 3Joignez les pièces qui montrent l’effet sur votre budget. Décision de recevabilité, plan en cours, budget avant et après, simulation ou offre.
- 4Attendez la décision avant toute signature. Le juge convoque, entend et statue. Comptez plusieurs semaines à quelques mois.
Le juge n’examine pas si l’opération vous arrange, mais si elle aggrave votre insolvabilité. Trois éléments pèsent : l’effet net sur la charge mensuelle totale, l’objet du crédit — un véhicule indispensable pour travailler n’est pas jugé comme un besoin de confort — et la compatibilité avec l’exécution du plan.
L’aggravation volontaire de l’endettement met en cause la bonne foi, condition d’accès à la procédure, et peut entraîner la caducité du plan ou l’irrecevabilité du dossier. C’est le risque attaché aux offres de crédit présentées comme accessibles « malgré le surendettement ».
Le taux d’acceptation de ces requêtes n’est pas publié
Ce qui est établi, c’est qu’une offre acceptée avant la décision du juge laisse des frais et un dossier fragilisé.
Le taux d’acceptation de ces demandes est non publié, et nous ne l’inventerons pas. Ce qui est certain, c’est que emprunter pendant un plan de surendettement passe par une requête déposée avant toute signature d’offre — une offre acceptée puis rendue caduque par un refus vous laisse avec des frais et un dossier fragilisé.
Le rachat de crédit efface-t-il le fichage FICP ? Non
Un rachat solde des crédits, le FICP enregistre des incidents : seul le créancier déclarant peut demander la radiation, une fois la dette intégralement payée.
Un rachat de crédit rembourse par anticipation vos crédits et les remplace par un seul : il agit sur vos dettes. Le FICP, lui, enregistre des incidents et des procédures. Deux objets, deux horloges. Solder un crédit ne fait donc pas disparaître l’incident déclaré dessus, et payer ne suffit pas : encore faut-il que le créancier déclare la levée. Lui seul la demande — la Banque de France gère le fichier, elle ne décide ni de l’inscription ni de sa radiation.
Cette confusion se retrouve chez des acteurs importants. Younited, longtemps première du moteur sur ces requêtes, a présenté le rachat de crédit comme un moyen d’éviter le fichage. La nuance est décisive : un regroupement souscrit avant tout incident évite l’incident, donc l’inscription. C’est un argument de prévention, jamais d’effacement.
Voir la durée d’inscription au FICP, situation par situation+
| Situation | Durée d’inscription | Sortie anticipée |
|---|---|---|
| Incident de paiement caractérisé | 5 ans maximum | Radiation dès régularisation intégrale déclarée par le créancier |
| Plan conventionnel de redressement | Durée du plan, 7 ans maximum | Radiation à 5 ans si aucun incident sur les 5 premières années |
| Mesures imposées | Durée des mesures, 7 ans maximum | Identique au plan conventionnel |
| Rétablissement personnel sans liquidation | 5 ans | Non |
| Rétablissement personnel avec liquidation | 5 ans à compter de la clôture | Non |
Source (date) : Service-public.fr (10 août 2026)
Le FICP n’est pas une interdiction légale d’emprunter
Aucun texte n’oblige un prêteur à refuser un dossier fiché : le refus est une décision commerciale, et elle varie d’un établissement à l’autre.
Retenez surtout la phrase que la Banque de France écrit elle-même : le FICP n’est pas une interdiction légale d’emprunter. Aucun texte n’oblige un prêteur à refuser un dossier fiché. Refuser est une décision commerciale — c’est précisément pour cela que la réponse varie d’un établissement à l’autre. La durée du FICP et le rachat de crédit obéissent à des règles écrites, et la consultation est gratuite.
Le défichage en 48 heures n’existe pas
Aucune société privée n’a le pouvoir de faire radier une inscription au FICP.
Il en découle une conséquence sur les offres payantes : le « défichage en 48 heures » n’existe pas, aucune société privée n’ayant le pouvoir de faire radier une inscription. Demander un défichage FICP suppose l’un des trois seuls cas de radiation anticipée : paiement intégral déclaré par le créancier, erreur manifeste d’inscription, décision de justice.
La « nouvelle loi FICP 2026 » annoncée par plusieurs sites n’existe pas
Les ordonnances du 3 septembre et du 2 décembre 2025 transposent la directive 2023/2225 sans modifier aucune durée d’inscription.
Enfin, la « nouvelle loi FICP 2026 » annoncée par plusieurs sites n’existe pas. Les ordonnances n° 2025-880 du 3 septembre 2025 et n° 2025-1154 du 2 décembre 2025 transposent la directive européenne 2023/2225, en vigueur au 20 novembre 2026. Elles ne modifient aucune durée d’inscription.
L’inscription ferme des portes, elle ne les ferme pas toutes, et tout dépend de ce que vous mettez en face. Faites regarder votre cas.
Combien coûte un rachat de crédit en situation de surendettement
Sur 42 000 € de crédits repris, la mensualité tombe de 1 180 € à 453 €, et le coût total passe de 47 200 € à 65 243 €.
Une page qui recommande une opération sans en publier le prix ne vaut rien. Voici le résultat, puis le calcul complet avec ses hypothèses.
Voir le calcul complet et le comparatif avant/après+
Le calcul en clair : 42 000 € de crédits regroupés sur 12 ans
Hypothèses. Ménage avec 2 350 € de revenus nets mensuels. Cinq crédits à la consommation, 42 000 € de capital restant dû, 1 180 € de mensualités cumulées — soit un taux d’effort de 50,2 % — et une durée résiduelle moyenne de 40 mois.
Offre retenue. 43 260 € financés — 42 000 € de capital repris et 1 260 € de frais de dossier — sur 144 mois, au taux nominal de 6,90 %, assurance emprunteur à 0,30 % par an du capital initial. Repère : le taux moyen des crédits à la consommation amortissables relevé par la Banque de France en juin 2026 est de 6,27 %, et un regroupement se négocie au-dessus.
Avant. 1 180 € × 40 mois = 47 200 € restant à payer, dont 5 200 € de coût du crédit. Reste à vivre : 1 170 € par mois pour le foyer.
Après. Mensualité de 453 € tout compris (442,57 € de capital et intérêts, 10,50 € d’assurance). Taux d’effort 19,3 %, reste à vivre 1 897 €. Total remboursé : 453 € × 144 = 65 243 €, pour un TAEG de 8,23 %, sous le plafond d’usure de 8,56 % du 3ᵉ trimestre 2026. Calcul Reductis sur données Banque de France, vérifié le 10 août 2026.
| Ce qui change | Avant | Après |
|---|---|---|
| Mensualité, assurance comprise | 1 180 € | 453 € |
| Taux d’effort | 50,2 % | 19,3 % |
| Reste à vivre du foyer | 1 170 € | 1 897 € |
| Coût total restant à payer | 47 200 € | 65 243 € |
Source (date) : Calcul Reductis (10 août 2026)
18 043 € de coût total en plus : la ligne que le marché n’affiche pas
Payer ce prix pour éviter sept ans de procédure peut être un excellent choix ; le même surcoût, quand on pouvait tenir, n’en est pas un.
La quatrième ligne est celle que le marché n’affiche pas, et c’est pourtant la seule qui permette de décider. Payer 18 043 € de plus pour éviter sept ans de procédure peut être un excellent choix ; le même surcoût, quand on pouvait tenir sans, est une mauvaise opération. Trois choses réduisent la facture, et elles se cumulent.
Le même dossier sur 96 mois au lieu de 144 fait tomber le coût total de plusieurs milliers d’euros. Demandez les deux durées.
Un crédit ancien à taux bas, ou proche de son terme, n’a rien à faire dans l’opération. Le sortir réduit le capital financé.
C’est un droit. Sur un dossier long, l’écart entre un contrat de groupe et une délégation dépasse souvent la moitié de la prime.
Au-delà de 60 % de part immobilière, le régime du crédit immobilier s’applique
Le taux baisse, mais l’acte notarié, la garantie et le délai de réflexion de dix jours s’imposent.
Un dernier repère juridique : si la part de crédit immobilier dépasse 60 % du montant repris, l’opération obéit aux règles du crédit immobilier (articles L.314-11 et R.314-18 du code de la consommation). Le taux baisse, mais l’acte notarié, la garantie et le délai de réflexion de dix jours s’imposent. Une garantie hypothécaire produit le même basculement, quelle que soit la part immobilière (L.314-12, alinéa 2).
La mensualité, tout le monde vous la donne. Le coût total, beaucoup moins. Ici, les deux s’affichent ensemble.
Simuler un rachat de crédit quand on est surendetté, sans laisser ses coordonnées
La calculette donne la mensualité et le coût total en trois nombres. Ce qu’aucune simulation ne donne, c’est l’accord du prêteur : les deux ne se confondent pas.
Une simulation sert à répondre à une seule question, et c’est la bonne : quelle mensualité unique pourrais-je tenir, et combien cela coûterait-il au total ? Trois nombres suffisent pour la calculer — le capital qu’il reste à rembourser sur vos crédits, la durée envisagée et le taux. Aucune coordonnée n’est nécessaire pour cela, et notre calculer sa nouvelle mensualité affiche le résultat sans inscription.
Ce qu’une simulation ne dit pas, en revanche, mérite d’être écrit noir sur blanc, parce que la confusion coûte du temps à beaucoup de monde.
Un calcul montre ce que serait l’opération si un établissement la finançait. Il ne dit rien de la décision, qui dépend de votre situation réelle : la garantie disponible, la tenue des comptes, la stabilité du revenu, l’étape de votre procédure. Un site qui affiche « accord immédiat » au bout d’une simulation vous vend une certitude qu’il n’a pas.
La bonne façon de s’en servir, quand la situation est tendue, tient en deux temps. D’abord la mensualité que votre budget supporte réellement, charges payées. Ensuite, seulement, la durée qu’il faut pour y arriver — et non l’inverse. Partir de la durée maximale pour obtenir la plus petite mensualité possible est la façon la plus sûre de payer le plus cher.
Les trois nombres à réunir avant de lancer le calcul
Le capital restant dû de chaque crédit, et non la somme empruntée au départ : c’est l’erreur la plus fréquente.
- 1Relevez le capital restant dû de chaque crédit. C’est la somme qu’il reste à rembourser aujourd’hui, hors intérêts à venir. Elle figure sur votre dernier relevé, ou sur l’espace en ligne du prêteur.
- 2Additionnez vos mensualités actuelles, assurances comprises. C’est le point de comparaison. Sans lui, la nouvelle mensualité ne veut rien dire.
- 3Notez vos revenus nets mensuels du foyer. Salaires, pensions, allocations régulières. Le prêteur retient ce qui est durable, pas une prime exceptionnelle.
L’erreur la plus fréquente est de saisir la somme empruntée à l’origine au lieu du capital qui reste dû. Sur des crédits entamés depuis trois ou quatre ans, l’écart est considérable, et la simulation devient inutile.
Pourquoi la mensualité affichée bougera encore
Le taux réel d’un dossier difficile n’est pas le taux moyen du marché, et la garantie change tout.
Une calculette travaille sur un taux que vous lui donnez. Le taux réellement proposé, lui, dépend du dossier. Deux repères pour ne pas être surpris.
Sur un dossier fragile, le taux se négocie au-dessus de ces moyennes, et c’est logique : le prêteur prend un risque plus grand. Le plafond d’usure, lui, est un maximum légal fixé chaque trimestre par la Banque de France, et aucune offre ne peut le dépasser. Si on vous propose plus, l’offre est illégale.
Gros surendettement : à partir de quel montant un rachat ne passe plus
Aucun seuil en euros n’existe. Ce qui décide, c’est le rapport entre la mensualité que le foyer peut tenir et le capital à reprendre, sur la durée la plus longue possible.
Il n’existe aucun montant au-delà duquel un rachat de crédit serait refusé par principe. Ni la loi ni les établissements ne fixent de plafond en euros. Ce qui bloque un gros dossier, c’est une arithmétique simple, et elle se vérifie soi-même en une minute.
Un prêteur raisonne dans ce sens : quelle mensualité ce foyer peut-il tenir durablement, et ce montant permet-il de rembourser le capital sur la durée la plus longue qu’il pratique ? Si la réponse est non, aucun montage ne sauvera le dossier.
Voir ce que coûte chaque tranche de 10 000 € reprise+
| Pour 10 000 € repris | Sans garantie, sur 12 ans | Avec garantie, sur 20 ans | Source (date) |
|---|---|---|---|
| Taux retenu | 6,26 % | 4,38 % | Empruntis (juillet 2026) |
| Mensualité, hors assurance | 99 € | 63 € | Calcul Reductis (14 septembre 2026) |
| Pour 80 000 € repris | 792 € | 504 € | Calcul Reductis (14 septembre 2026) |
La lecture est immédiate. Un foyer qui peut tenir 500 € par mois ne financera pas 80 000 € sans garantie, quelle que soit sa bonne volonté : il en faudrait presque 800. Avec une garantie sur le logement et une durée plus longue, la même reprise devient tenable. C’est pour cela que la question « suis-je propriétaire » pèse plus lourd que la question « combien dois-je ».
Le vrai plafond n’est pas un montant, c’est le reste à vivre
Aucun barème légal ne le fixe, et c’est pourtant lui qui fait refuser les gros dossiers.
Le reste à vivre est ce qu’il demeure au foyer chaque mois une fois le logement, les charges et les crédits payés. Aucun texte ne le chiffre en France : chaque établissement applique son propre barème, généralement exprimé par personne du foyer. C’est la raison pour laquelle deux dossiers au même montant reçoivent deux réponses différentes.
Concrètement, un gros capital se finance quand le foyer garde de quoi vivre après l’opération, et se refuse quand il n’en garde pas — même si la mensualité, prise seule, semble supportable. Le calcul détaillé est sur notre page consacrée au ce qui doit rester pour vivre chaque mois.
Ce qui fait passer un dossier lourd : la garantie, la durée, le tri
Trois leviers, et ils se cumulent. Aucun ne suppose de mentir sur sa situation.
C’est le levier le plus puissant : il fait baisser le taux et allonge la durée possible. Il engage aussi le logement, ce qui doit être pesé.
Elle réduit la mensualité et augmente le coût total. À n’utiliser qu’à hauteur de ce qu’il faut pour tenir, pas au maximum.
Un crédit ancien à taux bas, ou proche de son terme, sort de l’opération. Le capital financé baisse d’autant.
Un quatrième levier existe et il est souvent oublié : régulariser un impayé avant de présenter le dossier. Un impayé en cours ferme presque toutes les portes ; le même impayé soldé ne pèse plus qu’à la marge.
Chaque année de durée en plus fait baisser la mensualité et monter la facture. Voyez les deux chiffres bouger ensemble.
Fonctionnaire, locataire, intérimaire : ce que votre statut change vraiment
Le statut ne décide de rien à lui seul. Il pèse sur deux choses seulement : la stabilité du revenu retenu, et la garantie que vous pouvez apporter.
Beaucoup de gens ajoutent leur statut à leur recherche, et c’est un bon réflexe : la réponse n’est pas la même. Elle ne dépend pourtant pas du métier, mais de deux choses que le statut influence.
- 1La stabilité du revenu retenu. Un prêteur ne retient pas ce que vous gagnez, il retient ce qu’il juge durable. Un traitement d’agent public est retenu en entier ; des missions d’intérim ne le sont que sur un historique de plusieurs mois.
- 2La garantie disponible. Être propriétaire change plus de choses que d’être titulaire. C’est dur à entendre, et c’est ce que montrent les dossiers.
Les trois situations les plus recherchées ont chacune leur page, avec le détail des pièces et des montages.
Agent public fiché : la sécurité de l’emploi ne remplace pas une garantie
Le traitement est retenu en entier, ce qui aide. En location et sans bien à donner, cela ne suffit pourtant pas toujours.
La stabilité d’un emploi public est un vrai atout : le revenu est retenu sans décote et l’ancienneté rassure. Certains établissements appliquent même des barèmes propres au secteur public. Cela ne crée cependant pas de garantie là où il n’y en a pas, et c’est la limite que presque aucun site n’écrit. Le détail est sur la page le rachat de crédit d’un fonctionnaire fiché FICP.
Locataire surendetté : ce qui remplace la garantie
Sans bien à hypothéquer, deux montages existent, et les aides gratuites se regardent en parallèle.
En location, l’absence de bien à mettre en garantie est l’obstacle principal. Deux voies restent ouvertes, et elles se cumulent mal avec l’urgence : un co-emprunteur propriétaire, ou la caution d’un tiers sur son propre bien. Ce sont des engagements lourds pour la personne qui les donne, et il faut le dire avant de les demander.
Quand ni l’un ni l’autre n’existe, la bonne porte n’est pas le crédit : ce sont les dispositifs gratuits décrits plus bas. Les conditions précises sont détaillées sur la page consacrée au rachat de crédit d’un locataire fiché.
Intérim, CDD, indépendant : la question de l’historique
Ce n’est pas le contrat qui bloque, c’est le nombre de mois d’activité que vous pouvez prouver.
Sur un revenu irrégulier, un prêteur cherche une moyenne défendable. En pratique, il regarde douze à vingt-quatre mois d’activité et retient une moyenne prudente, souvent inférieure à ce que vous percevez les bons mois. Deux conséquences utiles : présenter un dossier après une période creuse est une mauvaise idée, et rassembler ses justificatifs sur deux ans vaut mieux que d’argumenter.
Les 3 cas où le rachat de crédit n’est pas la bonne solution
Taux d’effort durablement au-dessus de 50 %, dettes qui ne sont pas des crédits, incident déjà inscrit : dans ces trois cas, la procédure protège mieux qu’un regroupement.
Parfois, le meilleur conseil est de ne pas emprunter. Comparer point par point les deux voies est le sujet d’une page à part, regrouper ses crédits ou déposer un dossier de surendettement. Trois situations rendent le regroupement inefficace, et mieux vaut le savoir avant de monter un dossier qui sera refusé.
Quand les revenus ne bougeront pas, allonger la durée ne fait que déplacer le problème et alourdir le coût total. La mensualité cible devient inatteignable, même sur la durée maximale pratiquée.
Loyer en retard, factures d’énergie, impayés fiscaux ou sociaux : un regroupement ne les rachète pas. Elles représentent pourtant 13,4 % de l’endettement des ménages surendettés (Banque de France, 2025).
Tant que l’incident court, le nombre d’établissements disposés à étudier le dossier s’effondre. Régulariser d’abord, présenter ensuite.
Arrêt des intérêts, suspension des saisies, effacement : les trois effets propres à la procédure
Un rachat de crédit réorganise une capacité de remboursement qui existe encore, il ne la crée pas.
Dans ces trois cas, la procédure apporte trois choses qu’un rachat n’apporte jamais — et ce sont les seules qui comptent quand la situation est bloquée.
- 1L’arrêt des intérêts pendant une suspension d’exigibilité, deux ans au maximum (L.733-1, 4°). Aucun crédit ne fait cela : un crédit produit des intérêts par définition.
- 2La suspension des saisies et des cessions de rémunération dès la recevabilité (L.722-2), deux ans au maximum (L.722-3).
- 3L’effacement, quand la situation est irrémédiablement compromise, hors les cinq dettes de l’article L.711-4.
Un rachat ne fait aucune de ces trois choses : il réorganise une capacité de remboursement qui existe encore, il ne la crée pas. Quand elle a disparu, il n’y a plus rien à réorganiser.
La vente à réméré existe hors procédure et coûte plus cher qu’un rachat
Elle fait sortir le bien du patrimoine pendant toute l’opération et ne se justifie que dans des cas précis.
Une nuance pour les propriétaires, parce qu’elle revient souvent : la vente temporaire avec faculté de rachat, ou vente à réméré contre le surendettement, existe hors procédure. Elle coûte plus cher qu’un rachat, elle fait sortir le bien du patrimoine pendant toute l’opération, et elle ne se justifie que dans des cas précis. Les dispositifs gratuits ci-dessous se regardent avant.
Ils pèsent, mais ils ne décident pas seuls. Ce qui compte, c’est ce que votre dossier montre aujourd’hui.
Si le rachat de crédit ne passe pas : les aides gratuites qui restent
Un refus de rachat ne laisse pas sans solution. Trois dispositifs gratuits existent, et aucun ne demande le moindre euro d’avance.
Aucun acteur du rachat de crédit n’écrit cette section, parce qu’elle ne vend rien. Elle est pourtant la première à lire : ces quatre dispositifs sont gratuits et ils se prennent dans cet ordre.
- 1Prenez rendez-vous dans un Point Conseil Budget. Gratuit, labellisé par l’État, sans condition de ressources. Un conseiller fait le point sur votre budget et vous aide à monter un dossier si c’est la bonne voie.
- 2Négociez directement avec vos créanciers, et demandez au juge un délai de grâce si besoin. Gratuit. L’article 1343-5 du code civil permet au juge de reporter ou d’échelonner le paiement dans la limite de deux années.
- 3Sollicitez les aides d’urgence : FSL et CCAS. Gratuit. Le Fonds de solidarité pour le logement traite les impayés de loyer et d’énergie ; le CCAS accorde des aides d’urgence.
- 4Étudiez le microcrédit personnel accompagné. Gratuit à examiner. Garanti par le Fonds de cohésion sociale, il est ouvert à des personnes exclues du crédit bancaire classique, y compris fichées.
Le Point Conseil Budget est gratuit, labellisé par l’État et sans condition de ressources
Un conseiller examine le budget, négocie avec les créanciers et aide à monter le dossier, quand des sociétés facturent ce même service.
Le Point Conseil Budget est le dispositif le plus utile et le moins connu : un réseau labellisé par l’État, gratuit, dont l’annuaire officiel est publié par la Banque de France sur son site mesquestionsdargent.fr. La Banque de France y renvoie elle-même dans sa documentation sur le surendettement. Un conseiller examine votre budget, négocie avec vos créanciers si vous le souhaitez et vous aide à monter le dossier — gratuitement, alors que des sociétés facturent ce même service.
Existe-t-il un barème national du FSL ?+
Non. Le Fonds de solidarité pour le logement relève de la compétence départementale : aucun barème national n’existe, et toute page qui publie des conditions FSL valables partout se trompe.
Les aides du CCAS sont-elles garanties ?+
Non, elles sont facultatives. Aucun montant n’est acquis d’avance : la décision appartient au conseil d’administration du centre communal d’action sociale.
Le microcrédit personnel accompagné reste ouvert aux personnes fichées
Garanti par le Fonds de cohésion sociale, il finance un projet précis — véhicule, formation, déménagement — avec un accompagnement.
Le microcrédit personnel accompagné est la seule porte de crédit qui reste ouverte quand les autres se ferment. Distribué par un réseau accompagnant — associations, certaines banques — et garanti par le Fonds de cohésion sociale, il est ouvert à des personnes exclues du crédit bancaire classique, y compris fichées. C’est le point que presque personne n’écrit. Les montants sont faibles et affectés à un projet précis — véhicule pour aller travailler, formation, déménagement —, et l’accompagnement fait partie du dispositif.
Les témoignages des forums : trois informations qui y manquent toujours
Les témoignages disent la vérité de leur auteur, jamais la vôtre : il y manque presque toujours la garantie, la date et le taux. Trois manques qui changent tout.
Chercher des témoignages avant de se lancer est normal, et souvent plus rassurant qu’une page commerciale. Un témoignage a pourtant une limite structurelle : il raconte un cas sans dire ce qui l’a rendu possible. Trois informations manquent presque toujours, et ce sont les trois qui décident.
« Ça a marché pour moi » ne dit pas si la personne était propriétaire. C’est pourtant le premier facteur d’acceptation.
Un accord obtenu en 2019 ne dit rien de 2026 : les taux et les critères ont changé deux fois depuis.
Sans eux, impossible de savoir si l’opération était bonne. Une mensualité divisée par trois peut cacher un coût total doublé.
Un fil utile est celui qui donne ces trois éléments. Les autres se lisent comme des encouragements, pas comme des repères.
Les deux offres qui circulent sur les forums et qui sont illégales
Le défichage payant et les frais demandés avant le versement des fonds. Les deux sont interdits, et les reconnaître protège.
Deux propositions reviennent régulièrement dans ces discussions, et toutes deux sont contraires au droit. Les connaître suffit à les écarter.
- 1Le défichage rapide contre paiement. La radiation du fichier ne s’achète pas. Elle se demande, elle est gratuite, et seul l’établissement qui a déclaré l’impayé peut l’obtenir.
- 2Les frais à verser avant le déblocage. Frais d’étude, caution, assurance à avancer : l’article L.519-6 du code monétaire et financier l’interdit à tout intermédiaire, sans exception.
Une demande d’argent avant le versement des fonds n’est pas un signal d’alerte parmi d’autres : c’est la preuve qu’il faut arrêter là.
Les autres grands chapitres du site
Un regroupement de crédits se décide sur plusieurs plans à la fois : la formule, le coût, le profil, la garantie et l’établissement. Chacun a son chapitre, et les quatre ci-dessous sont ceux qui pèsent le plus sur une décision.
Par vos chiffres. Le reste — pièces, offre, déblocage — vient seulement après, et dans cet ordre.
Questions fréquentes
Peut-on faire un rachat de crédit avec un dossier de surendettement en cours ?+
Pas librement. Pendant la procédure, l’article L.722-5 du code de la consommation vous interdit d’aggraver votre endettement, mais il prévoit aussi que le juge des contentieux de la protection peut vous y autoriser. La requête est gratuite, sans avocat, et doit être déposée avant toute signature. L’autorisation ne vaut pas financement : le prêteur reste libre de refuser.
Un rachat de crédit fait-il sortir du fichier de la Banque de France ?+
Non, jamais. Un rachat solde des crédits ; le fichier enregistre des impayés déclarés. Seul l’établissement qui a déclaré l’impayé peut demander la radiation, une fois la somme intégralement payée. Toute offre de « défichage » payante est illégale.
Combien de temps faut-il attendre après un plan pour regrouper ses crédits ?+
L’inscription tombe au plus tard au bout de sept ans, et dès cinq ans si le plan a été exécuté sans incident pendant ses cinq premières années. Mais le vrai conseil est ailleurs : ne présentez pas un dossier le lendemain de la radiation. Trois à six mois de relevés bancaires sans incident pèsent plus lourd que la date de sortie.
Faut-il déclarer sa procédure de surendettement dans une demande de rachat ?+
Oui, et le cacher ne sert à rien : le prêteur consulte le fichier avant toute décision. Une déclaration spontanée, avec la décision de recevabilité et l’état du plan, est mieux reçue qu’une omission découverte à l’instruction. Une fausse déclaration peut par ailleurs mettre en cause votre bonne foi.
Un co-emprunteur non fiché suffit-il à faire accepter le dossier ?+
Cela aide, mais rarement seul. Un co-emprunteur apporte un revenu supplémentaire et une situation bancaire saine ; il n’apporte pas de garantie s’il n’est pas propriétaire. Un co-emprunteur propriétaire, en revanche, change nettement les chances — et il s’engage sur son propre bien, ce qui doit être dit clairement avant de le solliciter.
Quelle banque peut racheter les crédits d’une personne avec un dossier de surendettement ?+
Aucune ne l’affiche, quelques-unes l’étudient. Trois établissements se sont spécialisés sur les dossiers difficiles — Creatis, Sygma et My Money Bank — et il faut les distinguer des intermédiaires, qui mettent en relation sans prêter. La question qui les sépare est simple : qui édite l’offre de prêt ? Et la réponse dépend surtout de la garantie que vous pouvez apporter, pas de l’enseigne.
Peut-on regrouper ses crédits pendant une saisie sur salaire ?+
C’est très difficile hors procédure. Une saisie en cours signale un impayé déjà judiciarisé, et elle réduit le revenu disponible que le prêteur retiendra — le barème 2026 fixe la part saisissable par tranches de rémunération. Dans ce cas, la recevabilité d’un dossier de surendettement suspend les saisies, ce qu’aucun crédit ne fait.
Peut-on demander un délai plutôt qu’un rachat de crédit ?+
Oui, et c’est gratuit. L’article 1343-5 du code civil permet au juge d’accorder un délai de grâce de deux ans au plus sur une dette, en tenant compte de la situation du débiteur. C’est une piste à examiner avant d’emprunter davantage, en particulier quand la difficulté est passagère.
Ce qui a changé récemment
Les chiffres de cette page sont datés. Quand l’un d’eux change, il est repris ici, avec ce que le nouveau montant fait à un budget.
17 septembre 2026 — Les dépôts de dossiers montent de 12,3 % sur le début 2026. Les chiffres publiés disent autre chose qu’une conjoncture : avec un revenu médian de 1 206 €, un regroupement n’est pas la réponse.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Banque de France — Bilan du surendettement 2025 — part des dettes de charges courantes dans l’endettement des ménages surendettés (13,4 %) (10 août 2026)
- 2Légifrance — Article L.732-3 du code de la consommation — durée totale du plan limitée à sept années (10 août 2026)
- 3Banque de France — Demander l’autorisation de souscrire un crédit pendant une procédure de surendettement — procédure devant le juge des contentieux de la protection (article L.722-5) (10 août 2026)
- 4Légifrance — Code de la consommation — article L.711-4 (dettes jamais effacées), L.722-2, L.722-3 et L.722-5 (suspension des procédures d’exécution et autorisation du juge), L.733-1 (mesures imposées et suspension d’exigibilité), L.721-4 (délai de trois mois et taux légal), L.712-1 et R.712-1 et suivants (composition de la commission), L.741-1 et suivants (rétablissement personnel), L.314-11, R.314-18 et L.314-12 (seuil de 60 % de part immobilière) (10 août 2026)
- 5Banque de France (mesquestionsdargent.fr) — Points Conseil Budget — annuaire officiel du réseau d’accompagnement budgétaire gratuit labellisé par l’État (10 août 2026)
- 6Service-public.fr — Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) — durées de cinq et sept ans, radiation à cinq ans sans incident, seuils d’inscription et avertissement préalable de trente jours (10 août 2026)
- 7Service-public.fr — Barème 2026 de la saisie des rémunérations — tranches et quotités saisissables, majoration de 145 € par mois et par personne à charge, déjudiciarisation de la procédure depuis le 1er juillet 2025 (10 août 2026)
- 8Banque de France — Détail de la procédure de surendettement — inscription au FICP dès le dépôt du dossier, avant la décision de recevabilité (10 août 2026)
- 9Légifrance — Code monétaire et financier, article L.519-6 — interdiction pour tout intermédiaire de percevoir une somme avant le déblocage des fonds (10 août 2026)
- 10Légifrance — Article 1343-5 du code civil — délai de grâce accordé par le juge, dans la limite de deux années (10 août 2026)
- 11Banque de France — Crédits aux particuliers, juin 2026 — taux effectif moyen de 6,27 % sur la consommation amortissable, et taux de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026, plafond de 8,56 % au-delà de 6 000 € (31 août 2026)
- 12Empruntis — Taux de regroupement de crédits relevés en juillet 2026 — 6,26 % sans garantie, 4,38 % avec une garantie sur le logement (14 septembre 2026)