Rachat de crédit à Paris : taux d’endettement et reste à vivre, les deux conditions
Exemple, repris du dossier détaillé plus loin : 3 500 € nets, 842,31 € de crédits, 1 260 € de loyer, soit 24,07 % de taux d’endettement et 698,85 € par personne pour vivre.
Deux chiffres commandent l’accord, et il faut tenir les deux : le taux d’endettement, puis le reste à vivre. Prenons le couple dont cette page détaille le budget plus bas : 3 500 € nets à deux, 1 260 € de loyer, 842,31 € prélevés chaque mois par quatre crédits.
- 1 Ce que les crédits prennent. Ces 842,31 € de mensualités, rapportés aux 3 500 € de revenus nets, en représentent 24,07 %. Cette proportion porte un nom, le taux d’endettement : on additionne les échéances de crédit, on divise par les revenus nets réguliers, on multiplie par cent. Le prêteur ne retient pas tout dans l’opération : un loyer encaissé ne compte souvent que pour 70 ou 80 %, une prime exceptionnelle pour rien.
- 2 Ce qui reste, et à Paris c’est lui qui tranche. Loyer et mensualités payés, il demeure 1 397,69 € à ce couple, soit 698,85 € par personne. Ces euros disponibles par tête, une fois le logement et les échéances réglés, sont ce qu’on nomme le reste à vivre : la somme qui doit couvrir les courses, l’énergie, les transports et l’imprévu. À taux d’endettement identique, un dossier qui laisse 700 € par tête et un dossier qui en laisse 1 100 € ne reçoivent pas la même réponse.
Le repère de 33 % de taux d’endettement après l’opération ne figure dans aucun code. Il vient de la pratique bancaire et se module d’un établissement à l’autre. Le chiffre voisin de 35 % de taux d’endettement, qu’on lui substitue régulièrement, sort d’une décision prise le 29 septembre 2021 par le Haut Conseil de stabilité financière : ce plafond ne vise que le crédit immobilier, celui qui finance l’acquisition d’un logement, et sa foire aux questions officielle en écarte les regroupements. Un dossier à 34 % de taux d’endettement ne viole donc aucune règle ; il se défend simplement plus longuement.
Le tableau ci-dessous dit, ligne par ligne, ce que chacun des deux chiffres prend en compte — car une même somme peut peser sur l’un sans peser sur l’autre, à commencer par le loyer versé, absent du taux d’endettement et déterminant dans le reste à vivre.
Quatre profils, quatre listes de justificatifs à préparer
Six ménages sur dix sont locataires : la démonstration porte sur le revenu, jamais sur un patrimoine.
À Paris, la garantie est l’exception. L’INSEE compte 696 126 ménages locataires sur 1 124 522 résidences principales au recensement 2023, soit 61,9 %, contre 373 635 propriétaires occupants. Un analyste n’a donc presque jamais de bien à évaluer : il lit un revenu et trois relevés. Quatre situations allongent la liste des pièces.
- 1Le locataire, cas majoritaire. Trois quittances récentes et l’attestation d’assurance du logement : à Paris, le loyer tient la place qu’occuperait ailleurs une échéance de prêt à l’habitat.
- 2L’indépendant et le gérant. Deux liasses fiscales prennent la place des bulletins, et le revenu retenu est une moyenne reconstituée sur deux exercices : voir le rachat de crédit d’un indépendant.
- 3Le salarié en contrat court. Le prêteur cherche une continuité, pas un statut : cumul des douze derniers mois et attestations de missions.
- 4La personne inscrite au fichier des incidents de remboursement. L’inscription n’interdit pas d’emprunter, elle rétrécit la liste des prêteurs ; la sortie s’appelle la radiation et se demande par le créancier d’origine : voir le rachat de crédit quand on est FICP.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
Banque, organisme spécialisé, courtier : ce que chaque circuit apporte
Une banque sort un barème, un spécialiste instruit à distance, un intermédiaire fait circuler le même dossier.
Trois circuits mènent au même examen, mais pas aux mêmes prêteurs.
- 1L’établissement où vous êtes déjà client. Vos flux lui sont connus, il exige peu de justificatifs, mais ne dispose que de sa propre grille et reprend rarement des encours contractés ailleurs.
- 2Un prêteur spécialisé. Il n’a pas pignon sur rue dans la capitale et n’en a pas besoin, puisque tout s’instruit sur documents. Ses conditions publiées figurent ci-dessous.
- 3Un intermédiaire. Il porte un dossier unique à plusieurs prêteurs, dont certains ne se distribuent que par ce canal. Partners Finances annonce des honoraires de 1 % à 5 % du nouveau crédit, dus au seul déblocage : voir les frais d’un courtier en rachat de crédit.
Frais d’étude, provision, dépôt de garantie : peu importe le mot employé. L’article L.519-6 du code monétaire et financier conditionne tout encaissement au déblocage réel du prêt, et il s’applique à toute personne qui prête son concours à l’obtention du financement, qu’elle soit immatriculée ou pas.
Relevé le : 13 août 2026
Des prêteurs sans vitrine et des caisses qui décident par territoire
Les prêteurs qui ne travaillent qu’avec des courtiers ne sont accessibles par aucune agence, et les caisses mutualistes décident par territoire.
Chercher une adresse au coin de la rue élimine des prêteurs sans les avoir interrogés. Sygma écrit que ses produits passent par un réseau de partenaires du courtage ; Créatis ne reçoit aucun particulier en direct. Ni l’un ni l’autre n’a d’enseigne à pousser, à Paris comme ailleurs.
Les enseignes mutualistes répondent à une autre logique, celle du territoire. Un groupe coopératif se compose de caisses régionales ; chacune détient son agrément et réunit son comité de crédit sur un périmètre fixé à l’avance. L’emprunteur ne choisit rien : son adresse désigne l’entité compétente, et frapper à trois portes du même réseau local revient à soumettre le dossier aux mêmes personnes.
Un refus prononcé par une caisse n’engage donc ni les autres caisses, ni les prêteurs spécialisés. Rien ne circule entre eux : les fichiers de la Banque de France recensent des incidents de remboursement, jamais des demandes rejetées.
Les étapes d’un rachat de crédit à Paris, et le délai de chacune
Sept étapes du premier calcul au virement, et une qui se fait avant tout contact quand on habite Paris.
Rien ne se décide au téléphone : un regroupement se monte sur un dossier daté.
- 1Chiffrer son reste à vivre, loyer compris Posez les revenus nets du foyer, le loyer et les charges, puis les échéances. Ce qui subsiste est le chiffre qui manque le plus souvent au premier rendez-vous.
- 2Relever le capital restant dû de chaque crédit C’est ce qu’il faudrait verser pour solder la ligne aujourd’hui : il figure sur le tableau d’amortissement, ou sur le décompte de remboursement anticipé que le prêteur arrête à une date donnée. La mensualité ne dit rien de la somme à racheter.
- 3Constituer le dossier personnel Pièce d’identité, justificatif d’adresse récent, trois bulletins de paie ou deux liasses fiscales, dernier avis d’imposition, relevés de tous les comptes sur un trimestre, quittances du bailleur.
- 4Recueillir l’accord de principe Quelques jours. Rien n’est promis : un chiffrage provisoire, suspendu au contrôle des pièces.
- 5Étudier l’offre éditée TAEG, nombre de mois, somme totale à rembourser, couverture, frais. Aucun autre document n’engage le prêteur ni ne se compare.
- 6Attendre que le délai légal s’écoule Deux semaines pour se rétracter sous régime de la consommation ; sous régime immobilier, aucune acceptation valable avant le onzième jour qui suit la réception.
- 7Contrôler les soldes après le virement Réclamez à chaque ancien créancier son attestation de solde : elle seule prouve que la ligne est close.
Entre un dossier complet et l’arrivée des fonds, prévoyez d’un mois à un mois et demi lorsque aucune garantie n’est prise. Partners Finances annonce de son côté 7 à 10 jours en consommation et 2 à 3 semaines avec garantie (13 août 2026).
Calculer son reste à vivre avant le premier appel, loyer compris
Le loyer sort du taux d’endettement mais pas du compte courant : c’est l’écart qui fait tomber des dossiers à Paris.
Un dossier déposé à Paris peut afficher un taux d’endettement confortable et ne pas passer. La raison tient à la mécanique du calcul : le loyer n’est pas une échéance de crédit, il ne pèse donc pas sur le pourcentage. Il pèse en revanche sur les euros disponibles, au même titre qu’une mensualité, et c’est là que le prêteur regarde ensuite.
Faites l’opération vous-même, dans cet ordre. Revenus nets du foyer, moins le loyer et les charges, moins les échéances, moins l’énergie et les transports. Divisez par le nombre de personnes sous le toit : mieux vaut connaître ce chiffre avant qu’un conseiller ne l’annonce.
Il sert aussi à cadrer la demande. Si le reste à vivre par personne touche déjà le plancher retenu par les prêteurs, l’allongement de la durée devient le seul levier disponible, et il a un prix chiffré plus bas. Les montants réellement exigés figurent sur le reste à vivre exigé par les banques.
Voyez ce qu'il vous reste chaque mois aujourd'hui, et ce qu'il vous resterait après regroupement. L'écart est le vrai enjeu.
Combien coûte un rachat de crédit à Paris ? Deux exemples chiffrés
Un dossier avec crédit immobilier, un dossier sans. Les deux montrent la mensualité gagnée et ce que l'allongement coûte au total.
Un rachat de crédit ne se juge pas sur la mensualité annoncée, mais sur les deux chiffres ensemble : ce que vous payez chaque mois, et ce que vous aurez payé à la fin. Voici deux dossiers parisiens, l'un avec un crédit immobilier, l'autre sans.
Exemple 1 — un crédit immobilier et trois crédits à la consommation
Un couple propriétaire à Paris, 4 900 € nets à deux. Le prêt immobilier a été souscrit en 2023, à une époque où les taux étaient déjà remontés. Voici ses quatre lignes, du plus gros solde au plus petit.
Sans rien changer, ce foyer rembourserait 198 992,78 € jusqu'au dernier terme. Regroupé à 4,38 % sur 20 ans, il paiera 926,76 € par mois et remboursera 222 422,40 €. Il gagne 676,73 € par mois et paie 23 429,62 € de plus : c'est le prix de l'étalement, et il se décide en connaissance de cause.
Ici le prêt immobilier représente 79,7 % de l'opération. Le regroupement bascule alors des règles du crédit à la consommation vers celles du crédit immobilier : autre plafond de taux d'usure, délai de réflexion de dix jours, et le plus souvent une garantie prise sur le logement devant notaire. Le de quel côté du seuil tombe un rachat de crédit donne le point de bascule d'un dossier.
Exemple 2 — trois crédits à la consommation, sans immobilier
Un couple locataire, 3 500 € nets à deux et 1 260 € de loyer. C'est le cas le plus fréquent à Paris.
Regroupés à 6,26 % sur sept ans, ces 35 000 € reviennent à 515,67 € par mois : 444,08 € récupérés chaque mois. Le foyer remboursera 43 316,28 € au lieu de 41 110,40 €, soit 2 205,88 € de plus. Son taux d'endettement passe de 27,4 % à 14,7 %, et il lui reste 1 724,33 € pour vivre une fois le loyer payé, contre 1 280,25 € aujourd'hui.
Sept, huit ou neuf ans : ce que chaque année de plus coûte sur le même capital
Sur le dossier sans immobilier, chaque palier de durée achète de la mensualité et se paie en intérêts.
Allonger la durée fait baisser l'échéance, jamais la dette. Les trois lignes ci-dessous portent sur les mêmes 35 000 € au même taux de 6,26 %.
De sept à neuf ans, on gagne 90,95 € de mensualité en plus et on paie 2 553,48 € de plus. La règle tient en une phrase : prenez la durée la plus courte que le budget supporte, pas la plus longue qu'on vous propose.
La mensualité, tout le monde vous la donne. Le coût total, beaucoup moins. Ici, les deux s'affichent ensemble.
Comparer deux offres sur cinq lignes, puis fixer la durée
Cinq lignes suffisent à comparer deux offres, et la mensualité n’en est pas une.
Une comparaison sérieuse se fait document contre document, sur cinq lignes converties en euros.
- 1Le TAEG. Taux débiteur, frais imposés et couverture obligatoire y sont déjà fondus : aucun autre pourcentage ne se compare.
- 2Le montant total dû. Ce que vous aurez décaissé au dernier prélèvement, capital compris.
- 3La couverture emprunteur, convertie en euros. Deux cotisations affichées au même pourcentage se calculent parfois sur des assiettes opposées.
- 4Les frais d’entrée. Dossier et courtage, chiffrés à part : intégrés au capital, ils portent intérêt jusqu’au dernier mois.
- 5La pénalité de sortie. Le prix d’un solde anticipé, si une rentrée d’argent survenait avant le terme.
La mensualité ne fait pas partie de cette liste. Elle se fabrique : il suffit d’ajouter des mois pour obtenir n’importe quelle échéance, et deux propositions au même montant mensuel peuvent différer de plusieurs milliers d’euros au total.
Ce qui bouge réellement tient en trois lignes : la couverture, qu’on peut confier à un autre assureur dès lors que les garanties se valent ; les frais d’entrée, qu’aucun tarif réglementaire ne fixe ; et l’étendue de ce qu’on fait reprendre — le rachat de crédit partiel demandé au prêteur écarte du périmètre un prêt bon marché ou proche de son terme.
Cinq, sept ou dix ans : ce que chaque palier de durée coûte sur le même capital
Toujours le même exemple, même somme et même taux : 258,96 € d’écart de mensualité entre cinq et dix ans, et 5 692,80 € d’écart de coût total.
Ici, la durée est le levier qui pèse le plus. Sans garantie à offrir, un dossier monté à Paris ne joue pas sur le taux : il joue sur le nombre de mois. Seule la durée varie ci-dessous, sur les 35 000 € du dossier sans immobilier pris en exemple dans cette page.
Le palier de cinq ans coûte moins cher que de ne rien faire : 36 768,00 € contre 37 376,58 €, soit 608,58 € d’économie. La raison n’est pas le taux du regroupement mais la sortie des deux réserves à 14,80 % et 19,90 %. Passé ce point, chaque allongement se paie : 2 217,24 € de cinq à sept ans, 3 475,56 € de plus de sept à dix.
L’arbitrage se pose dans ce sens, et pas dans l’autre : on part de la mensualité la plus haute que le budget supporte, puis on allonge du strict nécessaire. Le mécanisme est chiffré sur d’autres montants dans l’allongement de la durée d’un rachat de crédit.
À Paris, le logement décide de ce qui reste pour vivre
61,9 % de locataires, 33 650 € de revenu médian par unité de consommation, 9 520 € le mètre carré : trois chiffres qui expliquent la forme des dossiers d’ici.
Paris est une ville où l’on paie son logement sans jamais le faire figurer dans son taux d’endettement. 696 126 ménages sur 1 124 522 y sont locataires, dont 203 350 dans le parc social ; 373 635 seulement sont propriétaires, soit 33,2 %, quand l’Île-de-France atteint 46,6 % (INSEE, 2023). La conséquence est mécanique : pour deux dossiers sur trois, le poste logement est un loyer, et un loyer se déduit du reste à vivre sans alléger le pourcentage examiné en premier.
Le revenu est plus élevé qu’ailleurs sans compenser l’écart. Le revenu disponible médian à Paris atteint 33 650 € par unité de consommation, une échelle qui compte le premier adulte du foyer pour un et les suivants pour moins. Rapporté au prix du mètre carré — 9 520 € sur les appartements anciens de mars à juin 2026 contre 6 120 € en Île-de-France, selon les Notaires du Grand Paris — il achète une surface bien plus courte. C’est ce rapport, et non le salaire, qui explique qu’un ménage confortable se retrouve avec un reste à vivre serré.
Les prêteurs raisonnent en euros disponibles par personne. Un exemple le montre : un foyer à 4 000 € nets qui verse 1 600 € de loyer et 900 € d’échéances dispose de moins qu’un foyer à 2 600 € logé pour 600 €.
Une donnée nuance le tableau, et elle est encourageante. Paris est l’un des trois départements où l’on dépose le moins de dossiers de surendettement : 165 pour 100 000 habitants en 2025, derrière la Lozère à 164, quand la moyenne nationale s’établit à 267. Les budgets y sont tendus par le logement, pas rompus par le crédit — ce qu’un regroupement sait précisément traiter.
Le loyer n'entre pas dans le taux d'endettement, mais il décide du reste à vivre — et pas partout dans les mêmes proportions. Le rachat de crédits à Lyon traite d'une autre grande ville de locataires, et le rachat de crédit lillois d'une métropole où la concurrence entre prêteurs est réellement praticable.
Locataire ou propriétaire : deux montages, deux plafonds de durée
Sans bien à hypothéquer, l’opération reste un crédit à la consommation, avec ses propres bornes.
L’absence de garantie ne ferme aucune porte : elle déplace les bornes du montage. Sans hypothèque, l’opération demeure sous le régime du crédit à la consommation : usure plafonnée à 8,56 % au-delà de 6 000 € au 3ᵉ trimestre 2026, deux semaines de rétractation, durée maximale plus courte — 12 ans pour un locataire contre 15 pour un propriétaire chez la Caisse d’Épargne. En contrepartie, ni notaire, ni taxe de publicité foncière, ni mainlevée : voir le rachat de crédit locataire sans hypothèque.
Pour le tiers de ménages propriétaires, la question se pose autrement. Une garantie hypothécaire — une hypothèque prise sur le logement, qui permet au prêteur de le faire vendre en cas d’impayé — bascule l’opération en régime de crédit immobilier et ouvre les barèmes les plus bas — 4,38 % contre 6,26 % selon Empruntis en juillet 2026. Elle ajoute 0,715 % de taxe de publicité foncière, un passage chez le notaire et 78 € hors taxes de mainlevée, l’acte qui efface l’inscription avant son terme. Sur un capital modeste remboursé en cinq ans, ces frais fixes mangent l’écart de taux ; sur six chiffres étalés sur vingt ans, ils sont amortis en quelques échéances.
Le calcul se fait sur le coût total, jamais sur le pourcentage affiché, et auprès du même prêteur, le même jour, sur la même durée.
Quatre calculs pour savoir si un regroupement rééquilibre le budget
Un budget déséquilibré se rattrape par l’étalement ; une insolvabilité ne se refinance pas, et le tri se fait en quelques minutes.
Ce qui sépare les deux situations n’a rien à voir avec la taille de la dette. Des échéances trop serrées pour le rythme des rentrées se corrigent par l’étalement, et c’est ce qu’un regroupement sait faire. L’insolvabilité relève d’un autre registre : quand les ressources ne suffisent plus aux dépenses courantes, aucun mois supplémentaire n’y remédie, parce qu’aucun étalement ne fabrique du revenu.
Le tri se fait seul, avec un relevé et une calculette.
- 1Inventorier Notez ce que chaque prêteur réclame encore en capital, puis ce qu’il prélève chaque mois.
- 2Simuler le plancher Reportez ce capital sur l’étalement le plus long que vous jugeriez acceptable : l’échéance obtenue est la plus faible qu’une offre puisse atteindre.
- 3Défalquer le quotidien Du revenu du foyer, enlevez cette échéance, le loyer, les charges et ce qui ne se coupe pas. Rapportez le solde au nombre d’occupants.
- 4Statuer Un solde qui permet de vivre valide l’opération ; reste à la négocier. Un solde qui ne le permet pas ferme le sujet : les portes gratuites décrites plus bas prennent le relais.
Six Points Conseil Budget à Paris, une seule adresse pour le surendettement
Six points conseil budget reçoivent dans la capitale ; le dossier de surendettement, lui, se dépose en ligne ou à une adresse nationale unique.
Six points conseil budget sont labellisés à Paris : l’ADAC et CRESUS dans le 12ᵉ, le Crédit municipal de Paris dans le 4ᵉ, l’ADCPNE Paris Nord-Est, les PIMMS Paris Est et Paris Nord-Est. On y reprend un budget ligne à ligne, gratuitement.
Attention à ne pas confondre le lieu d’accueil et le lieu d’envoi. Le service du surendettement du tribunal judiciaire reçoit 3 bis place de la Bastille, mais le dossier lui-même part en ligne, ou par la poste à Banque de France Surendettement, TSA 41217, 75035 Paris Cedex 01. La commission dispose de trois mois pour se prononcer sur la recevabilité, aux termes de l’article R.721-4 du code de la consommation ; dans les faits, un peu plus d’un mois suffit, et une solution se dessine en quatre mois environ.
Un refus, enfin, n’est pas un verdict. Rien n’impose à un établissement d’expliquer sa décision, hormis le cas où elle repose sur une inscription au FICP ou au FCC : la CNIL rappelle que ce motif-là doit être signalé. La marche à suivre pour représenter le dossier ailleurs figure sur que tenter après un rachat de crédit refusé.
Trois villes où le budget se construit autrement
Le loyer, la garantie et les justificatifs ne pèsent pas partout du même poids.
- 1Obtenir un rachat de crédit à Marseille — l'hypothèque chiffrée poste par poste, de l'inscription à la mainlevée.
- 2Faire un rachat de crédit à Bordeaux — la valeur du logement au jour du dépôt, et ce qu'elle change à une garantie.
- 3Les courtiers en rachat de crédit à Strasbourg — des salaires venus d'Allemagne, et une voie judiciaire propre au droit local.
Posez vos chiffres : nos partenaires l'étudient et vous disent ce qui passe et ce qui coince. Rien ne vous est facturé.
Le secteur de Paris sur la carte
Les communes du secteur, et leur distance du centre de Paris
Questions fréquentes
Le taux d’un rachat de crédit est-il différent à Paris ?+
Non. Un barème se construit sur le coût de refinancement du prêteur et sur le risque que présente le dossier : ni l’un ni l’autre ne se décline par commune. Ce qui fait bouger le taux, c’est la durée, la présence ou non d’une garantie, le taux d’endettement après opération et la tenue des comptes. Empruntis relevait 6,26 % sur un regroupement de crédits à la consommation en juillet 2026 et 4,38 % sur un montage hypothécaire, à Paris comme ailleurs.
Faut-il se déplacer dans une agence à Paris pour faire regrouper ses crédits ?+
Non. L’instruction repose sur des documents, et les analystes qui les examinent travaillent rarement dans la commune où habite l’emprunteur. Un seul rendez-vous physique est imposé par la loi : la signature de l’acte devant notaire, lorsque le montage comporte une hypothèque. Cela ne concerne qu’une part réduite des demandes déposées à Paris, puisque 33,2 % des ménages seulement détiennent leur logement.
Mon loyer entre-t-il dans le calcul du taux d’endettement ?+
Non, et c’est la source de malentendu la plus fréquente ici. Le taux d’endettement rapporte les seules échéances de crédit aux revenus nets ; un loyer n’en est pas une. Il pèse en revanche de tout son poids sur le reste à vivre, que le prêteur examine juste après, en euros et par personne au foyer. À Paris, c’est ce second calcul qui départage deux dossiers affichant le même pourcentage.
Le seuil de 33 % de taux d’endettement est-il imposé par la loi ?+
Non. Rien dans les textes ne fixe de plafond d’endettement pour un regroupement de crédits. Le chiffre de 33 % de taux d’endettement vient de la pratique des établissements, qui le modulent selon ce qui reste pour vivre et selon la régularité des ressources. Les 35 % de taux d’endettement que l’on cite à l’appui proviennent d’une décision du Haut Conseil de stabilité financière du 29 septembre 2021, dont les questions-réponses officielles sortent les rachats et regroupements du champ.
Combien de temps mes anciens crédits mettent-ils à être soldés ?+
Sofinco annonce des créances reprises soldées sous 8 jours après signature, et le Crédit Agricole un remboursement sous 15 jours pour son Prêt Regroupé (relevés du 13 août 2026). Tant que le solde n’est pas constaté, les anciennes mensualités continuent d’être prélevées : prévoyez un mois de double charge sur le compte, et réclamez ensuite l’attestation de solde de chaque créancier.
Un courtier peut-il me demander des frais d’étude avant l’accord ?+
Jamais. Le versement effectif du prêt commande tout : tant qu’il n’a pas eu lieu, l’article L.519-6 du code monétaire et financier proscrit tout encaissement, quel que soit le nom donné à la somme et que l’interlocuteur soit immatriculé ou non. Une provision réclamée, un acompte, des frais d’étude à régler d’avance : ces demandes suffisent à mettre fin à la discussion, quelle que soit la justification avancée.
Peut-on ne faire racheter qu’une partie de ses crédits ?+
Oui, et c’est souvent l’option la moins chère. Un rachat de crédit partiel laisse dehors les prêts consentis à taux bas ou déjà bien amortis, et ne reprend que les réserves rechargeables et les lignes coûteuses. Le capital repris diminue, donc la durée nécessaire, donc le coût total. Demandez les deux chiffrages au même prêteur, sur la même durée, et comparez les coûts totaux.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1INSEE — Comparateur de territoires et dossier complet, commune de Paris (75056), recensement 2023 — 1 124 522 résidences principales, 373 635 propriétaires occupants (33,2 %), 696 126 locataires (61,9 %) dont 203 350 dans le parc social, revenu disponible médian 33 650 € par unité de consommation (5 septembre 2026)
- 2INSEE — Comparateur de territoires, région Île-de-France, recensement 2023 — 46,6 % de ménages propriétaires de leur résidence principale (5 septembre 2026)
- 3Notaires du Grand Paris — Conjoncture immobilière en Île-de-France de mars à juin 2026 — appartements anciens à Paris 9 520 €/m², Île-de-France 6 120 €/m² (5 septembre 2026)
- 4Empruntis — Taux relevés en juillet 2026 — 6,26 % sur un rachat de crédits à la consommation, 4,38 % sur un rachat de crédit immobilier ou hypothécaire (5 septembre 2026)
- 5Banque de France — Seuils de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026 — 8,56 % en crédit à la consommation au-delà de 6 000 € (5 septembre 2026)
- 6Banque de France — Typologie du surendettement des ménages 2025 — 267 dépôts pour 100 000 habitants en moyenne nationale, Paris 165, Lozère 164 ; recevabilité annoncée en « un peu plus d’un mois » et solution en « environ quatre mois » (5 septembre 2026)
- 7Banque de France — Dépôt d’un dossier de surendettement — adresse nationale unique Banque de France Surendettement, TSA 41217, 75035 Paris Cedex 01, ou dépôt en ligne ; les adresses départementales sont celles des secrétariats et des accueils (5 septembre 2026)
- 8Tribunal judiciaire de Paris — Service du surendettement et des injonctions de payer — accueil 3 bis place de la Bastille, dépôt en ligne, par courrier ou sur rendez-vous (5 septembre 2026)
- 9Annuaire de l’administration (service-public.gouv.fr) — Six points conseil budget labellisés à Paris — ADAC et CRESUS (12ᵉ), Crédit municipal de Paris (4ᵉ), ADCPNE Paris Nord-Est, PIMMS Paris Est et PIMMS Paris Nord-Est (5 septembre 2026)
- 10CNIL — Fiche « Le refus de crédit en questions » — aucun texte n’oblige le prêteur à motiver son refus ; obligation d’informer lorsque la décision est liée à une inscription au FICP ou au FCC (5 septembre 2026)
- 11HCSF — Décision n° D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 et sa foire aux questions officielle — rachats, regroupements et renégociations exclus du champ du taux d’effort de 35 % (5 septembre 2026)
- 12Légifrance — Code de la consommation — L.312-19 (rétractation de 14 jours), L.313-34 (réflexion de 10 jours), R.721-4 (délai de trois mois de la commission de surendettement) ; code monétaire et financier, article L.519-6 (aucune somme perçue avant le versement effectif des fonds prêtés) ; code de commerce, A.444-141 (mainlevée à 78 € hors taxes jusqu’à 77 090 € de créance inscrite) ; code général des impôts, articles 844 et 1647 (taxe de publicité foncière de 0,715 %) (5 septembre 2026)
- 13Caisse d’Épargne — Regroupement de 1 000 à 75 000 € sur 4 à 120 mois ; durées maximales annoncées de 12 ans pour un locataire et de 15 ans pour un propriétaire (13 août 2026)
- 14Cetelem — Regroupement de 4 001 à 250 000 € sur 12 à 180 mois, 0 € de frais de dossier, hypothèque réservée aux propriétaires ; marque de BNP Paribas Personal Finance (13 août 2026)
- 15Créatis — Rachat de crédits à la consommation jusqu’à 150 000 € pour un locataire et 250 000 € pour un propriétaire, sur 7 à 12 ans (13 août 2026)
- 16BNP Paribas Personal Finance — Sygma — « la commercialisation de ces produits se fait par l’intermédiaire d’un réseau de partenaires professionnels du courtage en crédit » (13 août 2026)
- 17Partners Finances — Honoraires de courtage annoncés de 1 % à 5 % du nouveau crédit ; délais annoncés de 7 à 10 jours en consommation et de 2 à 3 semaines en immobilier (13 août 2026)
- 18Sofinco et Crédit Agricole — Créances reprises soldées sous 8 jours après signature chez Sofinco ; crédits repris remboursés sous 15 jours pour le Prêt Regroupé du Crédit Agricole (13 août 2026)
- 19Carrefour Banque — TAEG révisable de 14,80 % sur la carte PASS 10x/20x, retenu comme taux de la réserve d’enseigne du cas type (10 août 2026)
- 20Calcul Reductis — Cas type parisien de 31 500 € de capital restant dû — mensualités constantes selon m = C × i ÷ (1 − (1+i)^−n), i = taux annuel ÷ 12 ; coût total égal au produit de la mensualité arrondie par le nombre d’échéances ; hypothèses de foyer (3 500 € nets, 1 260 € de loyer) posées par la rédaction. Page vérifiée le 5 septembre 2026 par la rédaction de Reductis, qui ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur et met en relation avec des établissements et des courtiers. (5 septembre 2026)