Quel est le taux d’un rachat de crédit en août 2026 ?
Aucun barème unique n’existe : les seuls chiffres vérifiables aujourd’hui sont les moyennes de la Banque de France de juin 2026 et les plafonds d’usure du 3ᵉ trimestre 2026.
Chercher le rachat de crédit meilleur taux suppose qu’il en existe un. Il n’existe pas de taux du rachat de crédit, au singulier. Il existe deux jeux de règles qui ne se tarifent pas pareil, des durées de 7 à 25 ans, des garanties qui changent le prix du risque, et un plafond légal qui bouge tous les trois mois. Une page qui annonce « le taux du rachat de crédit : 2,4 % » n’a pas répondu à la question, elle en a escamoté quatre.
Quatre repères sont vérifiables aujourd’hui. La moyenne officielle donne le plancher réaliste, le plafond d’usure donne le maximum légal, et votre offre se situe quelque part entre les deux.
Source : Banque de France
Chiffres vérifiés le 15 août 2026. Sources détaillées en bas de page.
Les chiffres de cette page viennent tous de la même source publique : les taux effectifs moyens que la Banque de France publie chaque mois, et les plafonds d’usure qu’elle fixe chaque trimestre. Ce sont les seuls taux du marché que vous pouvez vérifier vous-même, à la décimale, sur le site de l’institution. Une grille maison, publiée sans source ni date, ne vous donnerait aucun moyen de la contredire — et c’est précisément ce qui rend celles du marché inutilisables. Le baromètre mensuel des taux de rachat de crédit ajoutera à ces repères les taux relevés sur les dossiers traités, chaque cellule affichant le nombre de dossiers qui la composent.
Deux phrases de lecture pour finir. Un taux moyen n’est pas un taux promis : par construction, la moitié des dossiers passe au-dessus. Et un taux ne se compare qu’à indicateur identique, un TAEG avec un TAEG. Les différents types de rachat de crédit se distinguent d’abord là-dessus : ce que vous mettez dans l’opération décide des règles, donc du barème.
Rachat immobilier et rachat conso : 2 barèmes de taux
3,32 points séparent la moyenne habitat de la moyenne consommation en juin 2026, et le même écart se retrouve dans les relevés de rachat du marché.
C’est la confusion la plus coûteuse du sujet, et elle se lève en un chiffre. En juin 2026, la Banque de France relève 3,17 % sur les crédits à l’habitat et 6,27 % sur la consommation amortissable : 3,32 points d’écart, sur des crédits accordés le même mois par les mêmes établissements. Empruntis annonce, pour juillet 2026, 4,38 % en rachat immobilier et 6,26 % en rachat de crédits à la consommation — près de deux points d’écart sur ce qui est, vu du lecteur, la même opération. La raison tient en une phrase : quand le prêteur prend une garantie sur un bien, il risque moins, donc il prête moins cher.
Part immobilière d’au moins 60 %, ou garantie hypothécaire. Durées jusqu’à 25 ans, taux les plus bas, plafond d’usure de 4,07 % à 5,29 %.
Part immobilière sous 60 % et pas d’hypothèque. Durées plus courtes, taux nettement plus élevés, mais un plafond d’usure large à 8,56 %.
La composition de votre dossier, pas votre statut. Le même emprunteur relève de l’un ou de l’autre selon les crédits qu’il fait entrer dans l’opération.
Le piège : comparer le devis d’un rachat de crédits à la consommation avec un taux immobilier lu ailleurs n’a aucun sens. Avant de juger un taux, il faut savoir si votre dossier relève du crédit immobilier ou du crédit à la consommation.
Pourquoi le taux d’un rachat de crédit monte quand la durée s’allonge ?
Le taux immobilier relevé sur le marché monte de 0,61 point entre 5-10 ans et 20-25 ans, quand le plafond légal, lui, monte de 1,22.
Le prêteur immobilise son argent plus longtemps : le taux nominal monte avec la durée, et cela se mesure. La seule grille du marché détaillée par durée, celle de MaMensualité, passe de 3,73 % sur 5 à 10 ans à 4,34 % sur 20 à 25 ans côté immobilier, et de 5,20 % à 6,81 % côté consommation. Relevé du 10 août 2026 ; cette grille n’indique ni sa date de relevé, ni s’il s’agit de taux nominaux ou de TAEG.
Vient maintenant ce que personne n’écrit : le plafond légal monte lui aussi, et deux fois plus vite. Entre la catégorie de moins de 10 ans et celle de 20 ans et plus, l’usure immobilière passe de 4,07 % à 5,29 %.
Un rachat immobilier long paie donc un taux plus élevé, mais il respire sous le plafond là où un rachat court étouffe. C’est l’explication mathématique d’un refus que beaucoup prennent pour un jugement sur leur solvabilité : le même dossier, sur 8 ans, peut être refusé pour dépassement d’usure et passer sur 20 ans.
Côté consommation, la mécanique s’inverse : le taux relevé monte de 1,61 point d’un bout à l’autre alors que le plafond des prêts au-delà de 6 000 € ne varie pas avec la durée. La marge se referme, de 3,36 à 1,75 point.
Reste la seule question utile : de combien avez-vous besoin de baisser votre mensualité, et quelle est la durée la plus courte qui y arrive ? Pas « le maximum possible », qui est la réponse du vendeur.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
Les taux moyens officiels de la Banque de France, juin 2026
3,17 % sur l’habitat et 6,27 % sur la consommation amortissable : ce sont les taux des crédits neufs accordés, pas ceux des rachats de crédits.
La Banque de France publie chaque mois le taux effectif moyen des nouveaux crédits accordés aux particuliers. Ce sont les seuls chiffres de taux réellement engageants en France : ils ne dépendent d’aucun acteur commercial, ils sont horodatés et vous pouvez les vérifier vous-même.
Source : Banque de France · Date : Mai 2026
Chiffres vérifiés le 15 août 2026. Sources détaillées en bas de page.
Source : Stat Info « Crédits aux particuliers » de la Banque de France, données de juin 2026. La traduction compte : c’est la moyenne de ce que les banques ont accordé ce mois-là, tous profils confondus, sur des crédits neufs.
Cette précision, le marché l’escamote presque toujours. Ces taux ne sont pas des taux de rachat. Les citer sans le dire revient à promettre 3,17 % à quelqu’un qui signera à 4,4 %. Ce qu’ils vous donnent est ailleurs, et c’est précieux : un plancher. Aucune offre de rachat sérieuse ne descend en dessous, et toute annonce qui le prétend se vérifie en une minute.
Pourquoi un rachat coûte plus cher que le taux moyen d’un crédit immobilier ?
Environ 1,17 point sépare la moyenne habitat de juin 2026 du taux de rachat immobilier relevé en juillet 2026, et cet écart a quatre causes.
Moyenne habitat de juin 2026 : 3,17 %. Rachat immobilier constaté par Empruntis en juillet 2026 : 4,38 %. L’écart est de l’ordre de 1,17 point. Il n’est pas accidentel :
- 1On refinance un emprunteur déjà endetté. Le risque de départ n’est pas celui d’un primo-accédant.
- 2On allonge la durée. Un crédit plus long est un crédit plus cher, et le rachat allonge presque toujours.
- 3On fait entrer de la dette non garantie dans un prêt garanti. Le mélange se paie.
- 4L’opération porte des frais que le prêteur intègre à son barème : dossier, garantie, rachat des anciens prêts.
Le repère à retenir : un taux de rachat se situe au-dessus de la moyenne des crédits neufs, structurellement. Toute annonce en dessous doit déclencher une vérification, et la méthode est donnée plus bas.
Ce constat ne dit rien de l’intérêt de l’opération. Un rachat ne se juge pas sur son taux mais sur ce qu’il change dans votre budget : la mensualité que vous pouvez tenir, le reste à vivre qui redevient positif, les découverts et les réserves d’argent qui disparaissent. Un regroupement à 4,4 % qui solde trois crédits renouvelables à 20 % fait baisser le coût moyen de votre dette, pas l’inverse.
Quand la Banque de France publie ses taux, et quand cette page est vérifiée
Le Stat Info porte sur le mois M−2 et paraît autour du 7 : cette page est donc revérifiée entre le 8 et le 12 de chaque mois.
- 1Le Stat Info « Crédits aux particuliers » paraît autour du 7 de chaque mois. Il porte sur le mois M−2 : la publication de juillet donne les taux de mai.
- 2Cette page est revérifiée entre le 8 et le 12. Chaque mise à jour porte sa date de relevé et la date de la vérification suivante.
- 3Les plafonds d’usure changent les 1ᵉʳ janvier, avril, juillet et octobre. Ceux affichés ici s’appliquent du 1ᵉʳ juillet au 30 septembre 2026.
Le réflexe utile : notez le mois de référence, pas le mois de publication. Un site qui écrit « taux de juillet 2026 » en reprenant ces données se trompe de deux mois, et dans une phase de retournement cet écart vaut plusieurs dixièmes de point.
Une chose n’est pas publiée ici : l’historique. Reconstituer une courbe sur vingt-quatre mois demande de relever chaque publication, et ce relevé n’a pas été fait. La série longue est téléchargeable au format tableur sur le site de la Banque de France, à la même adresse que le Stat Info du mois. Aucun commentaire de tendance n’en est donc tiré.
Et une chose ne le sera jamais : une prévision. Le lecteur qui cherche un pronostic repart d’ici avec mieux — une méthode de vérification, une date de relevé, et un plafond légal connu jusqu’au 30 septembre 2026.
Un point d’écart sur quinze ans, ce sont des milliers d’euros. Faites chiffrer ce qu’on peut vous proposer aujourd’hui.
Taux de regroupement de crédit : le même produit sous un autre nom
Rachat de crédit et regroupement de crédits désignent la même opération et se tarifent sur le même barème.
Chercher un taux de regroupement de crédit ou un taux de rachat de crédit revient à chercher la même chose. Les deux mots désignent l’opération par laquelle un prêteur solde plusieurs créances pour les remplacer par une seule. Aucun établissement ne publie deux barèmes selon le vocabulaire employé.
La conséquence pratique compte davantage que le mot : un regroupement de crédit à taux bas n’existe pas indépendamment du dossier. Le taux le plus bas du marché est celui d’un dossier majoritairement immobilier, garanti par une hypothèque, porté par un emprunteur en contrat à durée indéterminée sans incident. Le même établissement affichera plusieurs points de plus sur un dossier de consommation sans garantie.
Un taux annoncé « à partir de » ne s’applique qu’au meilleur dossier
Le taux plancher affiché suppose la durée la plus courte, la garantie la plus forte et le profil le plus sûr.
La mention « à partir de » désigne le taux plancher accordé au profil le plus sûr, sur la durée la plus courte, avec la garantie la plus forte. Elle ne renseigne pas sur ce qu’un dossier ordinaire obtient.
C’est ce qui rend illusoire la recherche du taux le plus bas sur des pages produit : le seul chiffre qui engage est celui écrit sur une offre de prêt, avec son TAEG.
Le seuil des 60 % d’immobilier qui décide du taux appliqué
Au-delà de 60 % de part immobilière, le regroupement passe sous les règles du crédit immobilier : le plafond de TAEG tombe de 8,56 % à 5,29 %, et le taux proposé suit.
C’est l’effet de seuil que personne ne signale, et il change tout le barème. Quand la part immobilière atteint 60 % du capital repris, l’opération bascule sous les règles du crédit immobilier : articles L.314-11 et R.314-18 du code de la consommation. Une garantie hypothécaire produit le même effet quelle que soit la part immobilière, au titre de l’article L.314-12 alinéa 2.
92 000 ÷ 150 000. Le seuil est franchi : règles du crédit immobilier, plafond de 5,29 % sur 20 ans et plus.
92 000 ÷ 153 400. Le seuil n’est plus atteint : règles du crédit à la consommation, plafond de 8,56 %.
Entre ces deux dossiers, 3 400 € de trésorerie demandée en plus, rien d’autre. Le point de bascule se calcule en une division : avec 92 000 € d’immobilier, le total repris ne doit pas dépasser 153 333 €, soit 3 333 € de marge.
61,3 % ou 60,0 % de part immobilière : 222 € de mensualité d’écart
Les règles du crédit immobilier ramène la mensualité de 1 185 € à 963 € et économise 49 584 € d’intérêts sur 240 mois.
Voir le calcul complet : hypothèses, mensualité et coût total+
Le calcul en clair
Hypothèses : 240 mois dans les deux cas, assurance emprunteur de 0,30 % par an du capital initial, mensualités constantes. Taux nominal côté immobilier 4,21 %, soit la moyenne habitat de juin 2026 majorée d’un point ; côté consommation 6,27 %, la moyenne de la consommation amortissable du même mois. Hypothèses de calcul, pas des offres.
| Type de crédit | Mensualité assurance comprise | Intérêts | Coût total | Marge de frais sous le plafond |
|---|---|---|---|---|
| Immobilier, plafond 5,29 % | 963 € | 72 157 € | 231 157 € | 6 064 € |
| Consommation, plafond 8,56 % | 1 185 € | 121 741 € | 284 345 € | 14 266 € |
Source : Calcul Reductis · Date : 15 août 2026
Réduire la trésorerie demandée fait basculer l’opération du bon côté
Avec 92 000 € d’immobilier repris, le total ne doit pas dépasser 153 333 € pour rester sous les règles du crédit immobilier.
La décision est donc entre vos mains : si votre part immobilière est proche de 60 %, regardez ce que vous demandez en trésorerie avant de regarder le taux. Réduire la trésorerie demandée de quelques milliers d’euros, ou solder un petit crédit à la consommation avant le dépôt, fait basculer toute l’opération du bon côté. Le choix complet se déroule sur le regroupement d’un prêt immobilier et de crédits à la consommation, où la part immobilière est calculée ligne par ligne.
Le régime consommation laisse 14 266 € de frais sous le plafond, contre 6 064 €
Il coûte plus cher en intérêts, mais il finance des opérations que le régime immobilier refuserait et évite les frais d’acte.
Un point d’honnêteté : le crédit à la consommation n’est pas toujours le mauvais choix. Il laisse plus de place sous le plafond — 14 266 € de frais possibles contre 6 064 € — ce qui permet parfois de financer une opération que le crédit immobilier refuserait, et il évite les frais d’acte notarié. Il coûte simplement plus cher en intérêts.
Qu’est-ce que le taux d’usure, et pourquoi il vous protège ?
Le taux d’usure est le TAEG maximum qu’un prêteur a le droit de pratiquer, assurance et honoraires compris : de 4,07 % à 8,56 % selon la catégorie au 3ᵉ trimestre 2026.
Le taux d’usure est le TAEG maximum qu’un prêteur a le droit de pratiquer. Il est fixé chaque trimestre par la Banque de France à partir des taux effectifs moyens du trimestre précédent, majorés d’un tiers, et publié au Journal officiel. Ce n’est pas un indicateur, c’est une limite : le prix maximum que la loi autorise, tout compris. Ce plafond suit l’emprunteur qui réside en France : un regroupement de crédits souscrit au Luxembourg reste tenu par la même limite trimestrielle, et un TAEG qui la dépasse n’est pas plus légal parce que le prêteur est établi ailleurs.
Source : Banque de France · Date : 3ᵉ trim. 2026
Source : taux de l’usure applicables au 3ᵉ trimestre 2026. Un plafond sans ses deux dates ne vaut rien : celui-ci expire le 30 septembre 2026. Les autres catégories — consommation de moins de 3 000 €, de 3 000 à 6 000 €, découverts, immobilier à taux variable — ne sont pas reprises ici faute de vérification ligne par ligne. Les plafonds d’usure trimestriels appliqués au regroupement les détaillent toutes.
Le plafond d’usure porte sur le TAEG, frais et assurance compris
Il englobe les intérêts, les frais de dossier, la garantie, les frais d’acte, les honoraires de l’intermédiaire et la prime d’assurance exigée.
Le point à marteler : ce plafond porte sur le TAEG. Il englobe donc les intérêts, les frais de dossier, le coût de la garantie, les frais d’acte, les honoraires de l’intermédiaire et la prime d’assurance quand elle est exigée. Le TAEG du rachat de crédit retenu est l’indicateur unique de comparaison, et c’est lui seul qui est confronté au plafond.
Un refus est souvent un dossier qui ne tient pas sous le plafond d’usure
Ce refus-là se travaille : baisser l’assurance, réduire les frais, changer de durée pour changer de catégorie d’usure.
La conséquence pratique change la lecture d’un refus : un refus n’est pas toujours un refus de risque. C’est très souvent un dossier qui ne tient pas sous le plafond, la somme des frais faisant franchir la limite de quelques centièmes de point. Ce refus-là se travaille : on baisse l’assurance, on réduit les frais, on change de durée pour changer de catégorie d’usure.
Sur une longue durée, elle peut dépasser le coût des intérêts. Faites-la chiffrer avec le reste, pas à part.
Combien de frais tiennent sous le plafond d’usure ?
Sur 150 000 € à 20 ans au taux moyen habitat, tous les frais réunis doivent tenir dans 17 706 € ; sur un rachat conso de 40 000 € à 7 ans, dans 1 510 €.
Un plafond en pourcentage ne dit rien à personne. Le voici en euros. Le principe se refait à la main. Pour un montant, une durée et un taux nominal donnés, on calcule la mensualité. On cherche ensuite le capital qui, remboursé par ces mêmes mensualités, produirait un TAEG égal au plafond d’usure, le taux maximum autorisé par la loi. La différence est le maximum de frais possible : tout ce que le prêteur, l’assureur, le notaire et l’intermédiaire peuvent se partager avant que l’opération devienne illégale.
Le maximum de frais autorisé, huit cas chiffrés+
Hypothèses avant le résultat : taux nominal égal au taux moyen Banque de France de juin 2026, soit 3,17 % en immobilier et 6,53 % en consommation. Assurance emprunteur de 0,30 % par an du capital initial, plafonds d’usure du 3ᵉ trimestre 2026, mensualités constantes, frais réglés au déblocage. Sur une offre réelle plus chère que la moyenne, ce maximum est plus petit.
| Cas et montant | TAEG hors frais et plafond | Marge | Frais maximum |
|---|---|---|---|
| Immobilier, 25 ans, 150 000 € | 3,740 % sous 5,29 % | 1,55 point | 21 225 € (14,15 %) |
| Immobilier, 20 ans, 150 000 € | 3,761 % sous 5,29 % | 1,53 point | 17 706 € (11,80 %) |
| Immobilier, 15 ans, 150 000 € | 3,784 % sous 4,57 % | 0,79 point | 7 480 € (4,99 %) |
| Immobilier, 12 ans, 120 000 € | 3,799 % sous 4,57 % | 0,77 point | 4 832 € (4,03 %) |
| Immobilier, 8 ans, 100 000 € | 3,819 % sous 4,07 % | 0,25 point | 921 € (0,92 %) |
| Consommation, 12 ans, 100 000 € | 7,231 % sous 8,56 % | 1,33 point | 6 136 € (6,14 %) |
| Consommation, 10 ans, 60 000 € | 7,248 % sous 8,56 % | 1,31 point | 3 135 € (5,23 %) |
| Consommation, 7 ans, 40 000 € | 7,275 % sous 8,56 % | 1,28 point | 1 510 € (3,77 %) |
Source : Calcul Reductis · Date : 15 août 2026
Deux repères en euros : 17 706 € sur un dossier immobilier, 1 510 € sur un rachat conso
Le maximum de frais tenable dépend du montant et de la durée : il se chiffre en euros, il s’additionne ligne à ligne, et il se compare au détail réclamé au prêteur.
Deux repères, en euros, à garder en tête avant de lire une offre :
- 117 706 € — le total de tous les frais possibles sur un regroupement immobilier de 150 000 € sur 20 ans, assurance comprise.
- 21 510 € — le même total sur un rachat conso de 40 000 € sur 7 ans. De quoi disqualifier une demande de « frais d’étude » de plusieurs centaines d’euros présentée comme un accessoire.
Le geste utile ne coûte rien : demandez le détail des frais ligne par ligne, en euros, et additionnez. Si le total approche le maximum de votre montant et de votre durée, l’offre passera de justesse ou ne passera pas. Les frais détaillés d’un rachat de crédit se répartissent sur treize lignes ; le simulateur de frais de rachat de crédit refait ce calcul sur vos propres chiffres.
L’assurance emprunteur absorbe la moitié de la marge de frais
Sur 150 000 € à 20 ans, une assurance de groupe à 0,30 % par an absorbe 5 604 € des 23 310 € de frais théoriquement finançables.
Le même calcul mené sans assurance donne des résultats très différents. L’écart est ce que la couverture vous coûte en capacité de financement, pas seulement en prime.
Voir les quatre cas, avec et sans assurance+
| Cas | Frais maximum avec assurance à 0,30 % | Frais maximum sans assurance | Part de l’assurance |
|---|---|---|---|
| Immobilier, 150 000 €, 20 ans | 17 706 € | 23 310 € | 5 604 € |
| Immobilier, 150 000 €, 15 ans | 7 480 € | 12 390 € | 4 910 € |
| Immobilier, 100 000 €, 8 ans | 921 € | 2 972 € | 2 051 € |
| Consommation, 60 000 €, 10 ans | 3 135 € | 4 359 € | 1 223 € |
Source : Calcul Reductis · Date : 15 août 2026
Sur le cas immobilier à 8 ans, l’assurance absorbe plus du double de ce qui reste ensuite pour tous les autres frais. Prendre une assurance ailleurs qu’à la banque n’est donc pas un simple gain de pouvoir d’achat : c’est souvent la condition de faisabilité de l’opération.
Un point de taux en plus, et 3 opérations sur 5 deviennent impossibles
Au taux moyen majoré d’un point, le maximum de frais devient négatif sur 15 ans, 12 ans et 8 ans : le TAEG dépasse le plafond avant qu’un euro de frais soit ajouté.
Un rachat ne se signe pas au taux moyen des crédits neufs, il se signe au-dessus. Voici donc le même calcul, taux nominal majoré d’un point — 4,21 % en immobilier, 7,53 % en consommation.
Sur 150 000 € à 25 ans, le maximum de frais tombe de 21 225 € à 7 521 €. Sur 20 ans, de 17 706 € à 6 064 €. Sur 15 ans, 12 ans et 8 ans, elle devient négative : le TAEG dépasse le plafond d’usure avant même qu’un euro de frais soit ajouté. L’opération n’est pas chère, elle est irréalisable. Côté consommation, il tombe à 1 267 € sur 12 ans, 611 € sur 10 ans et 264 € sur 7 ans. Calcul Reductis du 15 août 2026 sur données Banque de France.
Les trois cas devenus impossibles le redeviennent en changeant un seul paramètre :
- 1Allonger la durée pour changer de catégorie d’usure. Passer de 19 à 20 ans fait gagner 0,72 point de plafond, de 4,57 % à 5,29 %.
- 2Changer d’assurance. Sur 150 000 € à 15 ans, le contrat de groupe de la banque à 0,34 % donne un TAEG de 4,870 %, au-dessus du plafond de 4,57 %, donc refusé. Passer à un contrat extérieur à 0,10 % le fait tomber à 4,463 %.
- 3Réduire le montant financé. Moins de trésorerie, c’est moins de frais proportionnels et un TAEG mécaniquement plus bas.
Un point à ne pas confondre : les indemnités de remboursement anticipé versées à vos anciens prêteurs n’entrent pas dans le TAEG du nouveau crédit et ne consomment donc pas cette marge. Elles représentent six mois d’intérêts plafonnés à 3 % du capital en immobilier, et rien en dessous de 10 000 € remboursés par an en consommation.
Taux fixe ou taux variable en rachat de crédit : ce que vous signez
L’immense majorité des regroupements se signe à taux fixe : la mensualité est connue jusqu’à la dernière échéance, et c’est la mention à chercher dans l’offre.
En regroupement de crédits, la réponse est courte : l’immense majorité des offres est à taux fixe. Mensualité et coût total sont connus dès la signature et ne bougent plus. Le variable se rencontre surtout sur des formules avec hypothèque particulières et sur les prêts relais. Son mécanisme tient en une phrase : un indice de référence plus une marge fixe, révisé à date convenue, en général une fois par an.
Cap, modulation, mention « taux fixe » : les trois points à vérifier dans l’offre
Un « capé 1 » ne peut pas monter de plus d’un point au-dessus du taux de départ.
Il borne la variation, en général à un ou deux points au-dessus du taux de départ. Un « capé 1 » ne peut pas monter de plus d’un point. C’est la vraie protection.
Elle absorbe la hausse en allongeant la durée plutôt qu’en gonflant la mensualité. Le budget est préservé, le coût total augmente : c’est un report, pas un cadeau.
Cherchez la mention « taux fixe » et la durée totale en mois dans l’offre reçue. Si elle n’y est pas, le crédit est révisable, et il faut demander le cap par écrit.
Un taux variable ne peut pas partir au-dessus du plafond d’usure du trimestre
Le TAEG de l’offre est confronté au plafond au jour de son édition, et sa révision reste encadrée par le contrat.
Un point qui rassure : quelle que soit la formule, le TAEG de l’offre est confronté au plafond d’usure du trimestre au jour de son édition. Un taux variable ne peut donc pas partir au-dessus du plafond, et sa révision reste encadrée par le contrat. Le choix entre taux fixe et taux variable se tranche sur le cap, la durée et votre capacité à absorber une hausse.
Les deux baissent la mensualité, pas de la même façon ni au même prix. Comparez sur vos montants.
Comment obtenir le meilleur taux de rachat de crédit ?
Cinq choses construisent le taux, et celle qui pèse le plus n’est pas la négociation : passer de 19 à 20 ans fait gagner 0,72 point de plafond légal.
Un taux ne se demande pas, il se construit. Cinq paramètres le déterminent, et aucun ne relève du marchandage tel qu’on l’imagine. Le tableau les met en face de leurs deux effets, parce que certains d’entre eux baissent la mensualité et augmentent la facture finale. Le meilleur taux d’un rachat de crédit sort de cette combinaison, pas d’une publicité.
Source : Calcul Reductis · Date : 15 août 2026
Une phrase de cadrage qu’aucune page du marché n’écrit : le profil pèse plus lourd que la négociation. Un dossier à 45 % d’endettement avant l’opération ne se rattrape pas au marchandage. Ce qui se rattrape, ce sont les frais, l’assurance et la durée — c’est-à-dire l’essentiel du TAEG. Et trois mois de relevés sans incident, un découvert résorbé, un crédit renouvelable soldé valent plus que n’importe quel argument. Le comparateur de rachat de crédit des marques donne les montants, durées et frais que chacun publie, ce qui évite de mettre en regard deux offres incomparables.
Quand le taux du marché passe nettement sous celui d’un regroupement déjà signé, la question change de nature. Le fait de racheter un rachat de crédit quand les taux baissent se décide sur le coût total restant, pas sur l’écart de taux affiché. Il faut au moins deux points d’écart et une durée qui ne bouge pas pour que l’opération rapporte.
Allonger la durée d’un rachat de crédit : − 519 € par mois, + 57 301 € au total
Sur 150 000 € à 4,21 %, passer de 12 à 25 ans fait baisser la mensualité de 519 € et monter le coût total de 57 301 €.
Le détail des quatre durées, mensualité, intérêts et coût total+
Le calcul que tout le monde veut voir et que les simulateurs escamotent. Un capital unique, 150 000 €, sur quatre durées. Hypothèses : taux nominal de 4,21 % dans les quatre cas, assurance de 0,30 % par an du capital initial, mensualités constantes.
| Durée | Mensualité assurance comprise | Intérêts | Coût total | TAEG et plafond applicable |
|---|---|---|---|---|
| 12 ans (144 mois) | 1 366 € | 41 324 € | 196 724 € | 4,82 % contre 4,57 % : au-dessus du plafond |
| 15 ans (180 mois) | 1 163 € | 52 569 € | 209 319 € | 4,80 % contre 4,57 % : au-dessus du plafond |
| 20 ans (240 mois) | 963 € | 72 157 € | 231 157 € | 4,78 % sous 5,29 % |
| 25 ans (300 mois) | 847 € | 92 775 € | 254 025 € | 4,75 % sous 5,29 % |
Source : Calcul Reductis · Date : 15 août 2026
L’écart de mensualité rassure, l’écart de coût total fait mal : les deux doivent être lus ensemble. Et le paradoxe tient — à ce niveau de taux, ce sont les durées courtes qui sont refusées, leur plafond d’usure étant plus bas. Allonger est parfois le seul moyen de rendre l’opération légale.
Un repère bloquant en pratique : c’est souvent l’assurance, et non la banque, qui ferme la porte à 25 ans. Les contrats limitent l’âge de fin de couverture, ce qui borne la durée finançable. L’âge maximum pour un rachat de crédit se lit donc dans les conditions du contrat d’assurance avant de se lire dans le barème de la banque.
La règle de décision : visez la durée la plus courte compatible avec un reste à vivre tenable. Calculez la mensualité maximale que votre budget absorbe sans découvert, puis prenez la durée juste au-dessus.
Changer d’assurance emprunteur, le levier qui pèse le plus sur le TAEG
Passer de l’assurance de la banque à 0,34 % à un contrat extérieur à 0,10 % fait tomber le TAEG de 4,870 % à 4,463 % sur 150 000 € à 15 ans. Le dossier repasse ainsi sous le plafond.
C’est ce qui rapporte le plus, et c’est le plus ignoré. Il agit sur le TAEG sans que le taux nominal bouge d’un point de base, parce que la prime d’assurance entre dans le TAEG au même titre que les intérêts.
Le comparatif chiffré des deux contrats, TAEG compris+
Hypothèses : 150 000 € sur 180 mois, taux nominal de 4,21 %, plafond d’usure de 10 à 20 ans à 4,57 %, part du capital assurée identique.
Le calcul en clair
| Assurance | Prime mensuelle | Primes sur 15 ans | TAEG | Marge sous 4,57 % |
|---|---|---|---|---|
| Contrat de groupe à 0,34 % par an | 42,50 € | 7 650 € | 4,870 % | négative : dossier refusé |
| Contrat extérieur à 0,10 % par an | 12,50 € | 2 250 € | 4,463 % | 1 027 € disponibles |
Source : Calcul Reductis · Date : 15 août 2026
Dans cet exemple, ce changement n’est pas un confort : c’est la condition pour que le dossier existe. Avec le contrat de groupe, le TAEG dépasse le plafond et l’offre n’est pas éditée.
La contrepartie, sans maquillage : le contrat délégué doit présenter des garanties au moins équivalentes, faute de quoi le prêteur peut le refuser. Son prix dépend de votre âge, de la part du capital assurée et du questionnaire de santé. Un fumeur de 55 ans avec un antécédent médical ne trouvera pas 0,10 %. L’assurance emprunteur du rachat se compare sur le coût total des primes sur la durée, jamais sur le taux annuel affiché seul — et ce changement reste possible après la signature.
La garantie hypothécaire fait-elle baisser le taux d’un rachat de crédit ?
Oui, une garantie prise sur un bien abaisse le taux proposé et ouvre des durées plus longues, mais elle coûte des frais d’acte à l’entrée et une mainlevée à la sortie.
Oui : le prêteur risque moins, donc il facture moins cher le risque. La garantie fait aussi basculer l’opération dans le crédit immobilier quelle que soit la part immobilière, selon l’article L.314-12 alinéa 2 du code de la consommation.
Un gain de taux, une contrainte de plafond.
Ce que la garantie coûte à l’entrée
Elle a un prix, et il doit figurer dans la même section que le gain. Quatre postes s’ajoutent :
- 1les émoluments du notaire ;
- 2la taxe de publicité foncière ;
- 3la contribution de sécurité immobilière ;
- 4les formalités.
Les taux et les bases de calcul exacts de la taxe de publicité foncière et de la contribution de sécurité immobilière ne sont pas publiés ici. Ils n’ont pas été revérifiés à leur source à la date de cette page.
Le détail ligne par ligne figure sur les frais de mainlevée d’hypothèque.
À la sortie, un forfait notarial de 78 € HT
Un chiffre est en revanche fixe : la mainlevée relève d’un forfait notarial de 78 € HT, fixé par l’article A.444-141 du code de commerce. Ce n’est pas un pourcentage du capital, contre ce que beaucoup redoutent.
S’y ajoutent les débours et la publicité de la radiation, exonérée de taxe de publicité foncière au titre de l’article 844 du CGI.
Et si vous allez au terme du crédit sans vendre, il n’y a pas de mainlevée à payer : l’inscription s’éteint d’elle-même un an après la dernière échéance, article 2429 du code civil.
Le choix est arithmétique
Mettez l’économie d’intérêts produite par la baisse de taux sur toute la durée en face du coût complet de la garantie.
Le rachat de crédit hypothécaire à taux fixe déroule ce calcul sur des cas complets, coût d’acte inclus.
Posez vos chiffres : nos partenaires l’étudient et vous disent ce qui passe et ce qui coince. Rien ne vous est facturé.
Quel taux de rachat de crédit selon votre profil : propriétaire ou locataire ?
Le profil décide des règles applicables et donc du plafond légal ; le taux, lui, se joue sur le dossier — revenus, garantie, durée, part immobilière.
Une grille ne devient une réponse que si elle dit à qui elle s’adresse. Voici ce que le profil détermine réellement — les règles applicables et le plafond — et ce qu’il ne détermine pas.
Date : 3ᵉ trim. 2026
Chiffres vérifiés le 15 août 2026. Sources détaillées en bas de page.
Le profil fixe le plafond légal, jamais le taux
Deux propriétaires au même profil n’obtiennent pas le même taux : c’est la garantie, la durée et la part immobilière qui tranchent.
Aucune ligne de ce tableau ne porte de taux, et c’est volontaire. Un profil ne détermine pas un prix : il détermine le régime applicable et donc le plafond légal. Deux propriétaires identiques sur le papier obtiennent deux taux différents selon que l’un apporte une hypothèque et l’autre non, selon la durée retenue, selon la part d’immobilier reprise. Les fourchettes par profil que publient d’autres pages donnent l’illusion d’une réponse là où il n’y en a pas.
Ce tableau vous donne pourtant l’essentiel : identifiez votre type de crédit, déduisez-en votre plafond, puis vérifiez que le TAEG proposé tient dessous avec de la marge. Un dossier à deux centièmes de point du plafond n’est pas un bon dossier, c’est un dossier fragile que la moindre surprime fera basculer.
Fichage FICP et reste à vivre insuffisant : deux situations hors barème
La garantie prise sur un bien devient le principal atout chez un emprunteur fiché, et un regroupement baisse la mensualité sans créer de revenu.
Deux situations où ce tableau ne s’applique pas, et il faut le dire franchement :
- 1Une inscription au fichier FICP en rachat de crédit déplace la question. Très peu d’établissements étudient le dossier, la garantie prise sur un bien devient le principal atout, et la prime de risque n’a rien à voir avec les repères ci-dessus.
- 2Un reste à vivre déjà insuffisant. Un regroupement baisse la mensualité, il ne crée pas de revenu. L’allongement de durée ne suffit pas toujours, et d’autres voies doivent être examinées.
Dans les deux cas, la première étape n’est pas de chercher un taux : c’est de faire baisser un taux d’endettement encore trop lourd et de vérifier le reste à vivre obtenu après regroupement. Ces deux chiffres décident de ce qui est possible bien avant le barème.
Pourquoi le taux annoncé au départ n’est pas celui de l’offre finale ?
Trois étapes séparent l’estimation de la signature, et seule la dernière — l’offre de prêt — engage le prêteur sur un taux.
- 1L’estimation en ligne n’engage personne. Elle applique un taux moyen à des données que vous saisissez vous-même, sans aucune vérification.
- 2L’accord de principe repose sur des déclarations non vérifiées. Il indique que le dossier est étudiable en l’état, pas qu’il sera accepté à ce taux.
- 3L’offre de prêt est la seule pièce qui engage le prêteur. Elle porte un TAEG ferme, une durée, un tableau d’amortissement et une date de validité.
Entre l’accord de principe et l’offre, quatre choses bougent :
- 1Le tarif de l’assurance, une fois le questionnaire de santé examine. C’est de loin la variation la plus fréquente.
- 2La garantie finalement exigée, qui peut passer d’une caution envisagée à une hypothèque, avec les frais d’acte correspondants.
- 3Le barème en vigueur au jour de la rédaction de l’offre, et non celui du jour de la simulation.
- 4Les frais réellement retenus, ligne par ligne, que l’accord de principe se contente d’estimer.
14 jours de rétractation ou 10 jours de réflexion, jamais les deux
La nature de l’opération désigne lequel s’applique, et l’offre ne peut pas être modifiée pendant ce délai.
Ce qui vous protège dans cet intervalle est solide. En crédit à la consommation, vous disposez de 14 jours de rétractation, article L.312-19 du code de la consommation. En crédit immobilier, ce sont 10 jours de réflexion, article L.313-34 du même code. Pendant ces délais, l’offre doit être maintenue et ne peut pas être modifiée. Le délai de rétractation d’un rachat de crédit et le délai de réflexion ne se cumulent pas : c’est la nature de l’opération qui désigne lequel s’applique.
Et une règle à connaître avant de signer quoi que ce soit : l’article L.519-6 du code monétaire et financier interdit à quiconque de percevoir la moindre somme avant le déblocage effectif des fonds. Aucun frais de dossier, aucune avance de garantie, aucun frais d’étude ne peut vous être demandé pendant l’examen du dossier. Si on vous en réclame un, vous ne devez rien.
Demander la date de validité du taux et la liste des pièces restantes
Un dossier complet dès le dépôt raccourcit le délai, donc le risque que le barème change entre-temps.
Le geste utile pendant l’attente : demandez la date de validité du taux indiqué et la liste des pièces qui restent à fournir. Un dossier complet dès le dépôt raccourcit le délai, donc le risque que le barème change.
Par vos chiffres. Le reste — pièces, offre, déblocage — vient seulement après, et dans cet ordre.
Les taux de rachat de crédit publiés ailleurs, et ce qu’ils valent
Sur les pages les mieux classées relevées le 10 août 2026, une seule grille est détaillée par durée, une seule est datée de façon crédible, et aucune n’expose sa méthode.
État des lieux relevé le 10 août 2026 sur les pages les mieux classées des requêtes de taux de rachat de crédit. Chaque ligne porte sa date, et ce relevé est refait à chaque vérification de la page.
Source : Relevé Reductis · Date : 10 août 2026
Ce ne sont pas des chiffres contestables en soi : ce sont des chiffres invérifiables, ce qui est différent et plus ennuyeux pour le lecteur. Un taux sans nombre de dossiers peut reposer sur trois dossiers choisis, un taux sans date peut avoir quatre ans. Les cinq éléments à exiger d’une grille avant de la croire : détail par type de crédit, détail par durée, nombre de dossiers derrière chaque moyenne, date de relevé, date de péremption.
Cette comparaison est-elle permise par la loi ?+
Elle porte sur des caractéristiques essentielles, vérifiables et objectives : la valeur publiée, la date de publication, la présence d’une méthode. C’est ce qu’autorisent les articles L.122-1 à L.122-7 du code de la consommation sur la publicité comparative. Un fait exact, sourcé et daté n’est pas un dénigrement au sens de l’article 1240 du code civil, et chaque relevé peut être contesté sur pièces.
Comment vérifier en 30 secondes la date réelle d’une grille de taux ?
Quatre gestes suffisent : chercher un millésime dans le corps du texte, ouvrir le code source, lire la date de dernière modification, puis confronter le chiffre au dernier Stat Info de la Banque de France.
Plutôt qu’un jugement, un mode d’emploi. Il s’applique à n’importe quelle page de taux, y compris celle-ci, et ne demande aucun outil.
- 1Cherchez un millésime dans le corps du texte, pas seulement dans le titre. C’est là que les grilles périmées se trahissent : le titre est réactualisé chaque année, le texte du tableau presque jamais.
- 2Affichez le code source de la page. Ctrl+U sur ordinateur. Cherchez « modified », « dateModified » ou « updated » : la date qui s’y trouve est souvent très différente de celle affichée à l’écran.
- 3Confrontez le chiffre au dernier Stat Info de la Banque de France. Un taux de rachat sous la moyenne des crédits neufs du même type est une impossibilité économique.
- 4Cherchez le nombre de dossiers et la méthode. Combien de dossiers, sur quelle période, taux nominal ou TAEG. Sans ces trois mentions, le chiffre n’est pas contrôlable.
Deux cas mesurés le 10 août 2026 montrent ce que la méthode révèle. Sur la grille de MaMensualité, aucune date n’apparaît en surface, mais la métadonnée du code source indique le 2 mars 2026 : les chiffres ont plus de cinq mois quand la page laisse croire à une donnée du jour. Sur celle de Solutis, le titre annonce un baromètre 2026 tandis que le corps de la page porte encore, deux écrans plus bas, la mention août 2022.
La question à se poser au bout de ces trente secondes : une grille sans date de relevé ni méthode n’est pas un baromètre, c’est un argument commercial. Cela ne veut pas dire qu’il faut fuir l’acteur qui la publie, mais qu’il ne faut pas fonder une décision dessus — demandez une proposition chiffrée sur votre dossier réel.
Un taux affiché sous la moyenne de la Banque de France doit alerter
Un taux de rachat se situe au-dessus du taux moyen des crédits neufs, jamais en dessous : 2,18 % annoncés en immobilier sont 0,99 point sous la moyenne habitat de juin 2026.
La règle de vérification la plus simple de cette page tient en une ligne : un taux de rachat de crédit se situe au-dessus du taux moyen des crédits neufs du même type, jamais en dessous. Un rachat refinance un emprunteur déjà engagé, sur une durée plus longue, avec des frais de dossier. Appliquons-la au cas relevé le 10 août 2026 sur la page classée première sur « meilleur taux rachat de crédit ».
Deux explications seulement sont possibles, et nous n’en choisissons aucune : soit la page n’a pas été mise à jour, soit le chiffre est un taux d’appel qui ne correspond à aucun dossier réel. Dans les deux cas, la conséquence est la même — ce chiffre ne peut pas servir de référence de négociation.
Le geste de contrôle tient en deux exigences. Comparez un TAEG à un TAEG, jamais un taux nominal de publicité au TAEG de votre offre : l’écart dépasse fréquemment un point. Et exigez une date de relevé sur tout chiffre qu’on vous oppose. Ces deux réflexes écartent l’essentiel des annonces invérifiables, et ne coûtent qu’une question.
Comment Reductis établit les taux publiés sur cette page ?
Deux sources externes seulement — les taux moyens et les plafonds d’usure de la Banque de France — et des calculs reproductibles à partir d’hypothèses affichées avant chaque résultat.
Deux sources externes, et rien d’autre : les taux effectifs moyens et les plafonds d’usure de la Banque de France. Tout le reste est du calcul, refaisable à partir des hypothèses affichées avant chaque résultat — de sorte qu’un lecteur méthodique puisse reprendre nos chiffres et les contredire s’ils sont faux.
D’où viennent les chiffres ?+
Deux sources externes : les taux effectifs moyens publiés chaque mois par la Banque de France, et les plafonds d’usure publiés chaque trimestre par la même institution. Les chiffres repris d’acteurs commerciaux sont attribués et datés dans le corps du texte, et n’entrent dans aucun calcul.
Sur quelle période portent les taux cités ?+
Les taux moyens portent sur le mois de référence indiqué, pas sur le mois de publication : deux mois de décalage. Les plafonds portent sur le trimestre civil en cours, avec leurs dates d’entrée en vigueur et d’expiration.
Comment les calculs sont-ils menés ?+
Mensualités constantes, intérêts au taux mensuel proportionnel, TAEG actuariel annuel. Le maximum de frais est la différence entre le capital emprunté et la valeur actuelle des mensualités actualisées au taux mensuel équivalent du plafond d’usure.
Ce que le TAEG publié comprend+
Intérêts, frais de dossier, garantie, frais d’acte, prime d’assurance lorsqu’elle est exigée, rémunération de l’intermédiaire. Quand un taux nominal est cité, il est nommé taux nominal.
Ce qui reste en dehors du TAEG publié+
Les indemnités de remboursement anticipé dues aux anciens prêteurs, coût réel mais hors TAEG du nouveau crédit, et les frais de tenue de compte.
À partir de combien de dossiers une moyenne est-elle publiée ?+
Cinq. En dessous, la cellule reste vide plutôt que d’afficher un chiffre que son effectif ne soutient pas.
Quand cette page est-elle vérifiée ?+
Vérifiée le 15 août 2026, prochaine vérification entre le 8 et le 12 du mois suivant, à la parution du Stat Info. Rédaction : Reductis.
TAEG et taux nominal ne se comparent jamais l’un à l’autre
Mettre les deux en regard crée un écart d’un point qui ne veut rien dire.
Une précision de vocabulaire, à l’origine de la plupart des comparaisons faussées du secteur : nous écrivons TAEG partout où c’est un TAEG, et taux nominal partout où c’en est un. Mettre en regard l’un et l’autre crée un écart d’un point qui ne veut rien dire. La calculette de rachat de crédit du site applique exactement ces formules, avec le plafond d’usure de la durée choisie affiché sous le résultat.
Les autres grands chapitres du site
Un regroupement de crédits se décide sur plusieurs plans à la fois : la formule, le coût, le profil, la garantie et l’établissement. Chacun a son chapitre, et les trois ci-dessous sont ceux qui pèsent le plus sur une décision.
Plutôt que d’essuyer un refus, faites regarder votre situation d’abord. Vous saurez ce qui passe et ce qui coince.
Questions fréquentes
C’est quoi la différence entre le taux nominal et le TAEG ?+
Le taux nominal ne rémunère que le prêt. Le TAEG y ajoute les frais de dossier, la garantie, les frais d’acte, l’assurance exigée et la rémunération de l’intermédiaire. Seul le TAEG est comparable d’une offre à l’autre, et seul lui est confronté au plafond d’usure du trimestre.
Quel barème s’applique à mon dossier, immobilier ou consommation ?+
Celui de votre opération. Si la part immobilière atteint 60 % du capital repris, ou si une hypothèque est prise en garantie, ce sont les règles du crédit immobilier et ses plafonds de 4,07 % à 5,29 %. En dessous de 60 % sans hypothèque, ce sont celles du crédit à la consommation et son plafond de 8,56 %.
Où trouver les chiffres officiels des taux soi-même ?+
Sur le site de la Banque de France, rubrique statistiques, série « Crédits aux particuliers », publiée chaque mois au format Stat Info avec les séries longues en tableur. Les taux d’usure ont leur propre page, actualisée chaque trimestre. Les deux sont gratuites et sans inscription.
Qui fixe le taux d’usure et sur quelles données ?+
La Banque de France le calcule, le ministère de l’Économie le publie au Journal officiel. La méthode est publique : on relève les taux effectifs moyens pratiqués sur le trimestre écoulé, catégorie par catégorie, et on les majore d’un tiers. Le plafond du trimestre en cours reflète donc le marché du trimestre précédent.
Que se passe-t-il concrètement si le plafond d’usure est dépassé ?+
L’offre n’est pas éditée. Le système du prêteur calcule le TAEG et refuse le dossier avant toute signature. C’est la première cause de refus purement technique d’un rachat, très loin devant l’appréciation du risque. En pratique vous ne signerez jamais un prêt usuraire : vous recevrez un refus.
Sur combien d’années peut-on étaler un rachat de crédit ?+
Jusqu’à 25 ans, parfois 30 en crédit immobilier avec garantie hypothécaire, et beaucoup moins en crédit à la consommation. La limite réelle vient rarement de la banque : c’est l’âge de fin de couverture prévu par le contrat d’assurance emprunteur qui borne la durée finançable.
Le taux peut-il augmenter après la signature de l’offre ?+
Pas à taux fixe : le TAEG, la mensualité et le coût total sont figés jusqu’à la dernière échéance. À taux révisable, oui, à la date de révision prévue au contrat et dans la limite du cap s’il en existe un. Cherchez la mention « taux fixe » dans l’offre avant de la signer.
Faut-il passer par un courtier pour obtenir un meilleur taux ?+
Un intermédiaire donne accès à des établissements qui ne traitent pas en direct et fait gagner des semaines sur le dossier. Ses honoraires entrent dans le TAEG, donc dans la marge de frais calculée sur cette page. La question utile n’est pas « courtier ou pas » mais « combien, en euros, et pour quel gain de TAEG ».
Ce qui a changé récemment
Les chiffres de cette page sont datés. Quand l’un d’eux change, il est repris ici, avec ce que le nouveau montant fait à un budget.
17 septembre 2026 — Seuils de l’usure : 8,56 % en crédit à la consommation. Le plafond ne borne pas que le taux : il borne aussi les frais. Sur un dossier de 52 000 €, il en laisse passer 4 358 €.
17 septembre 2026 — Le taux moyen du crédit à la consommation à 6,07 %. Deux dixièmes de point de moins qu’en juin. Sur un dossier de 52 000 €, cela vaut 630 € — moins que les frais.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Banque de France — Stat Info « Crédits aux particuliers », juin 2026 — taux effectifs moyens : habitat 3,17 %, habitat à taux fixe 3,13 %, prêts relais 3,70 %, consommation amortissable 6,27 %, découverts 7,56 % (31 août 2026)
- 2Banque de France — Taux de l’usure applicables du 1ᵉʳ juillet au 30 septembre 2026 — consommation au-delà de 6 000 € 8,56 %, immobilier de moins de 10 ans 4,07 %, de 10 à moins de 20 ans 4,57 %, de 20 ans et plus 5,29 %, prêts relais 6,39 % (15 août 2026)
- 3Légifrance — Code de la consommation — L.314-11 et R.314-18 (seuil de 60 %), L.314-12 al. 2 (garantie hypothécaire), L.312-19 (rétractation de 14 jours), L.313-34 (réflexion de 10 jours), L.314-6 et suivants (prêt usuraire), L.122-1 à L.122-7 (publicité comparative) (31 août 2026)
- 4Légifrance — Article L.519-6 du code monétaire et financier — interdiction, pour quiconque prête son concours à l’opération, de percevoir une somme avant le déblocage effectif des fonds (31 août 2026)
- 5Légifrance — Article A.444-141 du code de commerce — forfait notarial de 78 € HT pour la mainlevée ; article 844 du CGI — exonération de taxe de publicité foncière ; article 2429 du code civil — extinction de l’inscription un an après la dernière échéance (15 août 2026)
- 6Relevé Reductis — Grilles de taux publiées par Solutis, Empruntis, MaMensualité, MoneyVox, CAFPI, Partners Finances et Ymanci — valeurs affichées, dates de relevé et métadonnées du code source (10 août 2026)