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Regroupement de crédits au Havre, les conditions, les étapes à suivre et les délais

Un regroupement de crédits consiste à faire reprendre plusieurs crédits par un seul prêteur, pour ne payer qu’une mensualité, plus petite. Au Havre, beaucoup de salaires bougent d’un mois sur l’autre : vacations à l’hôpital, missions d’intérim, heures de nuit sur le port. Avec trois crédits qui tombent chaque mois au même moment, un revenu qui varie suffit à faire dérailler le compte avant la fin du mois. Un rachat de crédit au Havre se joue donc moins sur ce que vous gagnez que sur la preuve que cet argent rentre régulièrement. Ce que l’opération change se voit sur le relevé : les prélèvements séparés disparaissent — le crédit auto, le prêt personnel, la réserve d’argent, quelquefois le prêt immobilier — et un seul les remplace, plus léger, étalé sur davantage d’années. Reductis relève une à une les conditions des organismes qui financent ces dossiers, les publie avec leur source et la date du relevé, les compare, et met en relation sans jamais facturer quoi que ce soit au visiteur. Vous trouverez plus bas les pièces à réunir, les organismes qui décident, deux dossiers chiffrés et les guichets gratuits de Seine-Maritime.

R La rédaction de Reductis
rédigé et vérifié par notre équipe éditoriale
✓Vérifiée le 6 septembre 2026 Mis à jour le 15 septembre 2026 24 min de lecture
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Les dossiers sont transmis à nos partenaires financiers — courtiers et établissements de crédit — qui les étudient et vous recontactent. Ce que deviennent vos données.

  • Réponse de principe sous 48 h
  • Vos données ne sont pas revendues
  • Aucun euro avant le déblocage des fonds
  • Libre jusqu’à la signature
★L'essentiel en 5 points
  • Sur le dossier de locataires détaillé plus bas, l’échéance passe de 815,85 € à 427,27 €. Ce sont 388,58 € qui restent chaque mois sur le compte. En face, on rembourse sept ans et l’opération revient à 2 012,61 € de plus au total : les deux chiffres se lisent ensemble.
  • Un revenu qui bouge ne se prouve pas avec trois bulletins de paie. L’organisme ne retient ni votre meilleur mois ni la moyenne des trois derniers : il cherche le plancher, le niveau au-dessous duquel vous ne descendez jamais. Une année complète de bulletins et deux avis d’imposition remontent ce plancher, et le montant accordé avec lui.
  • Un seul pourcentage sert à comparer deux offres : le TAEG, le taux annuel tout compris. Il additionne les intérêts, les frais que l’organisme impose et l’assurance qu’il exige. On compare deux TAEG sur la même durée, et on regarde toujours le total remboursé à côté.
  • Prenez l’échéance que vos mois creux supportent, pas celle que vos bons mois autorisent. Sur le dossier de cette page, six ans reviennent à 484,18 € par mois et sept ans à 427,27 €. Ces 56,91 € de marge coûtent 1 029,72 € en plus au total, et ils évitent l’incident au premier mois sans mission.
  • Personne ne peut vous réclamer un euro avant que l’argent soit versé. Ni frais de dossier, ni provision, ni caution, quel que soit le nom donné à la somme. Une demande d’avance est le moment où l’on raccroche.

Conditions d’accord au Havre : taux d’endettement, reste à vivre, régularité des revenus

Le taux d’endettement, le reste à vivre, et un examen supplémentaire dès que les rentrées ne sont pas identiques d’un mois sur l’autre.

Deux conditions commandent la décision, et un troisième examen s’ajoute dès que le revenu varie.

  1. 1Le taux d’endettement Il s’établit en trois temps : on additionne les mensualités de crédit, on divise par les revenus nets du mois, on multiplie par cent. Le couple havrais du second exemple chiffré rembourse 815,85 € par mois pour 2 750 € de revenus retenus : son taux d’endettement atteint 29,67 %.
  2. 2Le reste à vivre Il s’écrit comme une soustraction. Des revenus, on retire le loyer, les charges et la nouvelle échéance ; ce qui demeure se partage entre les personnes du foyer. Pour ce couple : 2 750 € moins 640 € de loyer, moins 120 € de charges, moins 427,27 € de nouvelle mensualité — il reste 1 562,73 € par mois pour faire vivre deux personnes.
  3. 3La régularité du revenu Un service crédit ne cherche ni le meilleur mois, ni la moyenne des trois derniers. Il cherche le niveau au-dessous duquel le foyer ne descend pas, et il calibre l’échéance dessus. C’est pourquoi une année complète de justificatifs pèse plus lourd qu’un bon bulletin isolé.

Le seuil couramment retenu, 33 % de taux d’endettement, n’a aucune valeur réglementaire. C’est une pratique de place, plus ou moins souple d’un établissement à l’autre. On le confond souvent avec les 35 % du Haut Conseil de stabilité financière. Ce dernier chiffre est bien un plafond de taux d’endettement, mais il a été posé pour accorder un crédit à l’habitat et ne s’applique pas au regroupement de dettes.

Une échéance calée sur un mois faste se paie deux fois

Une mensualité que seuls les bons mois absorbent programme un incident au premier mois creux : des frais, puis une inscription au fichier des incidents de remboursement, dont la sortie s’appelle la radiation. Mieux vaut une échéance plus basse sur une durée plus longue.

Les trois profils à qui un prêteur demande une année entière de justificatifs

Vacations, contrats d’usage, missions successives : trois situations qui exigent de reconstituer l’historique plutôt que de photographier l’instant.

Aucun de ces profils n’est écarté par principe ; tous demandent davantage de papier.

  • 1Le salarié payé à la vacation. Le nombre de vacations d’un mois n’annonce pas celui du suivant. Le prêteur veut l’ensemble des bulletins de la période, pas une sélection.
  • 2Le titulaire de contrats à durée déterminée d’usage. Le contrat se renouvelle sans s’enchaîner formellement : ce qui compte devient la continuité constatée sur la durée — voir l’ancienneté exigée en rachat de crédit CDD.
  • 3Le salarié en missions successives. Relevés de missions et cumul annuel remplacent le contrat unique. Une activité soutenue depuis trois ans se défend mieux qu’un contrat neuf.

Un facteur local pèse en arrière-plan : 18,5 % de chômage dans la commune. Aucun prêteur ne consulte cette statistique, mais elle dit pourquoi tant de budgets locaux alternent périodes travaillées et périodes indemnisées.

Votre situation en une phrase
Je regroupe € de crédits sur mois.
Je rembourserais 546,06 € par mois.

Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.

Trois circuits pour déposer un dossier au Havre, quatre organismes qui décident

Guichet habituel, prêteur spécialisé ou intermédiaire : le circuit choisi détermine le nombre de propositions reçues.

Un même dossier ne rencontre pas les mêmes prêteurs selon la voie empruntée.

  • 1Le guichet où l’on est déjà client. Historique de compte sous les yeux, réponse rapide, mais une seule grille et parfois un refus de reprendre ce qui a été souscrit ailleurs.
  • 2Le prêteur spécialisé. Il ne tient aucun bureau dans la ville. L’examen du dossier est documentaire, la signature électronique, et rien n’oblige à se déplacer hors acte notarié.
  • 3L’intermédiaire. Il diffuse le dossier auprès de plusieurs établissements, dont certains refusent les demandes en direct. Sa rémunération arrive après coup : le mandat d’un courtier en rachat de crédit et son immatriculation se contrôlent au registre public.
Rien ne peut être encaissé avant que les fonds soient débloqués

Une provision, des frais d’étude, une caution demandée à l’avance : l’article L.519-6 du code monétaire et financier proscrit tout encaissement tant que les fonds prêtés n’ont pas été versés. La règle s’impose à quiconque prête son concours à l’obtention du prêt. Une telle demande met fin à la discussion.

Quatre structures statuent sur un dossier de Seine-Maritime, aucune depuis Le Havre. Le lieu de la délibération ne change rien aux conditions obtenues.

StructureNuméro SIRENAdresse du siège
Crédit Agricole Normandie-Seine433 786 738Chemin de la Bretèque, 76230 Bois-Guillaume
Caisse d’Épargne de Normandie384 353 413151 rue d’Uelzen, 76230 Bois-Guillaume
BRED Banque Populaire552 091 79518 quai de la Rapée, 75012 Paris
Fédération du Crédit Mutuel de Normandie—17 rue du 11 Novembre, 14052 Caen Cedex 4

Le domicile désigne la caisse mutualiste, et un refus s’arrête à elle

Une fédération régionale statue pour son ressort seulement : sa décision ne circule pas jusqu’aux autres enseignes.

Sous une enseigne mutualiste unique cohabitent des sociétés distinctes. Chacune détient son propre agrément, son immatriculation et son comité d’engagement. Le ressort géographique est fixé par les statuts : c’est l’adresse du demandeur, non son choix, qui désigne la caisse compétente.

Il en découle une règle utile. Plusieurs rendez-vous dans une même caisse mènent au même comité, donc à la même issue. Un autre réseau, ou un prêteur spécialisé, réexaminera le dossier sans rien savoir de la première décision.

Les étapes d’un dossier au Havre, et le délai que chacune coûte

Six phases, dont une commande tout le reste ici : reconstituer douze à vingt-quatre mois de revenus avant de déposer quoi que ce soit.

Un regroupement s’examine sur des documents, dans un ordre qui évite les reprises.

  1. 1Chiffrer la dette réelle Reprendre chaque tableau d’amortissement et y lire le capital restant dû du jour, c’est-à-dire ce qu’il faudrait verser pour solder le crédit maintenant. L’addition de ces restes donne le montant à faire racheter.
  2. 2Reconstituer douze à vingt-quatre mois de revenus La phase décisive au Havre : tous les bulletins de la période, les attestations d’employeur, deux avis d’imposition. De quoi établir un plancher, pas une moyenne flatteuse.
  3. 3Réunir les pièces d’identité et de logement Carte d’identité, bail ou quittance, avis d’imposition, relevés de l’ensemble des comptes sur trois mois.
  4. 4Faire étudier le dossier La réponse de principe arrive en quelques jours ; elle vaut avis favorable sous réserve de contrôle, et n’oblige personne à prêter.
  5. 5Examiner l’offre écrite Y figurent le taux annuel effectif global, la durée, le total dû, la prime d’assurance et les frais. C’est ce document, et lui seul, qui se compare à un autre.
  6. 6Attendre puis vérifier Quatorze jours de rétractation en consommation, onze jours minimum sous les règles du crédit immobilier ; après versement, réclamer à chaque ancien créancier son certificat de solde.

Entre le dépôt d’un dossier complet et le virement, il faut compter de trois à six semaines, davantage lorsqu’un notaire intervient. La méthode pour préparer un rachat de crédit trois mois à l’avance supprime l’essentiel des allers-retours.

Douze à vingt-quatre mois de bulletins : ce que l’historique change au montant accordé

Sans historique long, le prêteur retient le plus prudent des chiffres disponibles — et l’échéance s’en ressent.

Face à un revenu qui bouge, un service crédit applique une règle de prudence. Sans vue d’ensemble, il retient le mois le plus faible qu’il a sous les yeux et bâtit le plan de financement dessus. Le capital acceptable rétrécit, la durée s’allonge, parfois le dossier ne passe plus du tout.

Un historique de douze à vingt-quatre mois inverse le raisonnement. Il fait apparaître un socle : le niveau atteint même dans les périodes creuses, et la fréquence réelle de ces périodes. Le prêteur peut alors retenir ce socle plutôt qu’un point bas isolé. À dossier identique, la différence se lit directement sur le montant accordé.

Avant, après : combien de différence ?

Voyez ce qu’il vous reste chaque mois aujourd’hui, et ce qu’il vous resterait après regroupement. L’écart est le vrai enjeu.

Deux dossiers havrais chiffrés : 88 000 € avec l’immobilier, 29 000 € sans

Un couple propriétaire qui regroupe 88 000 €, un couple locataire qui en regroupe 29 000 € : pour chacun, la mensualité gagnée et le surcoût final.

Un rachat de crédit se juge sur deux chiffres à la fois : ce qui sort du compte chaque mois, et ce qu’on aura payé une fois la dernière échéance passée. Voici deux dossiers havrais, l’un avec un prêt immobilier, l’autre sans. Les taux appliqués sont ceux relevés par Empruntis en juillet 2026 : 4,38 % quand le logement sert de garantie, 6,26 % quand il n’y a rien à mettre en face. Ni assurance ni frais de dossier ne sont comptés.

Exemple 1 — un prêt immobilier et trois crédits à la consommation

Un couple propriétaire au Havre, 3 400 € nets à deux : un agent de maintenance sur la zone portuaire et une aide-soignante. Le prêt immobilier a été signé en 2024, quand les taux étaient déjà remontés.

Contrat en coursReste dûTauxÉchéances à courirPrélèvement mensuel
Prêt immobilier (2024)62 000 €3,95 %204417,78 €
Prêt auto14 500 €5,40 %46349,67 €
Prêt travaux7 300 €6,20 %40202,48 €
Réserve d’argent4 200 €19,90 %30178,83 €
Total88 000 €——1 148,76 €
1 148,76 €
la somme des quatre prélèvements d’aujourd’hui
589,60 €
l’échéance unique, 88 000 € sur dix-huit ans à 4,38 %
559,16 €
la respiration mensuelle obtenue
12 577,56 €
ce qu’elle coûte, additionnée sur dix-huit ans

Laissés courir, ces quatre crédits réclameraient encore 114 776,04 €. Le prêt unique de dix-huit ans en réclamera 127 353,60 €. Le couple récupère 559,16 € par mois et rend 12 577,56 € de plus au bout du compte : c’est le prix de l’étalement, et il se décide en connaissance de cause. Son taux d’endettement retombe de 33,79 % à 17,34 %.

Le prêt à l’habitat pèse 70,45 % : le dossier change de règles

Dès que la part immobilière dépasse 60 %, le regroupement relève du crédit immobilier et non plus du crédit à la consommation. Trois conséquences pratiques : dix jours de réflexion avant de pouvoir accepter, une garantie prise sur le logement, et une signature chez le notaire. Le outil qui situe un rachat de crédit sous le seuil de 60 % donne le point de bascule d’un dossier.

Exemple 2 — trois crédits à la consommation, sans immobilier

Un couple locataire, 2 750 € nets en moyenne sur l’année, 640 € de loyer et 120 € de charges. Les rentrées ne sont jamais deux fois les mêmes : c’est le dossier le plus fréquent ici.

Contrat en coursReste dûTauxÉchéances à courirPrélèvement mensuel
Prêt personnel13 200 €6,90 %48315,48 €
Crédit auto9 400 €5,60 %42246,98 €
Réserve d’argent6 400 €19,90 %33253,39 €
Total29 000 €——815,85 €

Sur sept ans au taux de 6,26 %, ces 29 000 € appellent 427,27 € par mois : 388,58 € restent sur le compte. L’addition finale s’établit à 35 890,68 € au lieu de 33 878,07 €, soit 2 012,61 € d’écart. L’endettement revient de 29,67 % à 15,54 %, et une fois le loyer et les charges réglés il reste 1 562,73 € pour vivre, contre 1 174,15 € aujourd’hui.

Ce surcoût vaut un peu plus d’un mètre carré d’appartement au Havre, à 1 898 € le mètre carré au 1ᵉʳ septembre 2026 (MeilleursAgents). C’est ce que coûtent 388 € rendus chaque mois pendant sept ans.

72, 84 ou 108 mois : la durée qu’un mois creux supporte

Trois durées sur le même capital : six ans à 484,18 €, sept ans à 427,27 €, neuf ans à 351,91 €.

Capital et taux identiques, seul l’étalement change : les 29 000 € du second exemple, à 6,26 %.

484,18 €
par mois sur 72 mois, et 982,89 € payés en plus
427,27 €
par mois sur 84 mois, et 2 012,61 € payés en plus
351,91 €
par mois sur 108 mois, et 4 128,21 € payés en plus

Quand le revenu bouge, le palier du milieu vaut mieux que le plus court. Une échéance de 484 € passe les bons mois et casse les mauvais ; à 427 €, la marge absorbe une semaine sans mission. Ces 56,91 € de respiration coûtent 1 029,72 € sur toute la durée : c’est un choix, pas une erreur.

Au-delà, le rendement s’effondre. Les deux années suivantes ne libèrent que 75,36 € de plus par mois et coûtent 2 115,60 € supplémentaires. Le même mécanisme est chiffré sur d’autres montants dans l’effet de la durée d’un rachat de crédit.

Propriétaire ou locataire, le montage n’est pas le même

Les montants, les durées et les garanties changent complètement. Partez de votre situation réelle.

Comparer deux offres sur cinq lignes, puis discuter ce qui entre dans le rachat

Cinq lignes suffisent à départager deux propositions, et ce qui pèse le plus ici consiste à ne pas tout faire racheter.

La comparaison se fait offre de prêt contre offre de prêt, sur cinq postes chiffrés en euros.

  • 1Le TAEG. Il englobe déjà le taux nominal, les frais rendus obligatoires et l’assurance imposée : c’est le seul pourcentage qui autorise une comparaison honnête.
  • 2La somme décaissée jusqu’au terme. Toutes les échéances additionnées, moins le capital emprunté.
  • 3Le prix de l’assurance emprunteur en euros. Sur la durée entière : deux pourcentages proches peuvent s’appliquer, l’un au capital emprunté, l’autre au capital restant dû.
  • 4Les frais, dossier et courtage séparés. Financés avec le reste, ils portent intérêt jusqu’à la dernière échéance.
  • 5Le coût d’une sortie anticipée. Les indemnités dues si le prêt est soldé avant terme.

L’échéance mensuelle est exclue de cette liste à dessein. Tout prêteur peut afficher le montant demandé : il lui suffit de rallonger la durée. Comparer deux échéances, c’est comparer deux calendriers.

Rachat de crédit partiel : faire reprendre les lignes coûteuses, garder les autres

Laisser dehors un crédit bon marché réduit le capital, la durée et la facture — et laisse de l’air quand un mois est creux.

Rien n’oblige à faire reprendre l’intégralité de ses encours. Ne soumettre que les lignes coûteuses en laissant courir un prêt à taux réduit porte un nom : le rachat de crédit partiel des encours coûteux. Le capital repris diminue, la durée avec lui, et la somme totale décaissée baisse d’autant.

Sur un budget qui varie, l’intérêt va plus loin qu’une économie. Deux dettes de tailles différentes se pilotent mieux qu’une seule très grosse : un crédit court arrivé à terme libère sa mensualité au bout de quelques mois, alors qu’un regroupement total fige un prélèvement unique jusqu’au bout.

La bonne méthode consiste à demander deux chiffrages au même prêteur, le même jour. Tous les crédits repris, une partie seulement, même durée : l’écart de somme décaissée et l’écart d’échéance tranchent. Les frais de dossier, eux, n’ont pas de barème imposé et se discutent dans les deux cas.

Chômage à 18,5 % au Havre : ce qu’une période sans emploi change au dossier

Un prêteur ne juge pas un parcours, il trie des revenus : allocation en cours, interruption refermée et reprise d’activité ne pèsent pas le même poids.

Le chômage concerne 18,5 % des actifs du Havre selon l’INSEE. Près d’un actif sur cinq : une interruption d’activité, ancienne ou en cours, traverse une bonne part des dossiers. Elle ne ferme aucune porte, mais elle décide de ce qu’un prêteur inscrit en face des échéances.

Un service crédit ne raisonne pas en parcours, il raisonne en revenus retenus. Chaque rentrée est classée durable ou datée, et tout le reste se calcule sur la seule part durable. Trois situations reviennent sans cesse.

Une interruption déjà refermée

Elle apparaît dans les relevés comme dans les bulletins. Quelques mois d’activité reprise suffisent le plus souvent à la refermer aussi au dossier.

Une allocation en cours

Elle porte une date de fin, là où l’échéance court sur des années. La plupart des prêteurs l’écartent des revenus retenus, ou n’en conservent qu’une part.

Une alternance entre activité et indemnisation

Le montant du mois écoulé apprend peu ; c’est le plancher constaté sur douze à vingt-quatre mois qui sert de base.

Les conséquences se lisent sur trois lignes de l’étude. Le taux d’endettement se calcule sur les seuls revenus retenus : un budget qui passait sous 33 % de taux d’endettement en comptant tout peut le dépasser une fois l’allocation mise de côté. Le capital accepté suit ce même socle, de sorte que la totalité du capital restant dû n’entre pas toujours dans l’opération : c’est là qu’un rachat de crédit partiel se chiffre. Le reste à vivre, enfin, se vérifie sur un mois creux et non sur un mois plein. Avec un niveau de vie médian de 22 480 € par an dans la commune, il se contrôle poste par poste — voir le reste à vivre après un regroupement.

La garantie perte d’emploi se paie à part

Le contrat d’assurance emprunteur couvre presque toujours le décès et l’invalidité. La perte d’emploi relève d’une garantie distincte, facturée en plus, avec ses propres conditions d’ancienneté et son délai de carence. Son prix entre dans le TAEG dès lors qu’elle est exigée, et sa notice se lit avant d’y voir un filet.

Un revenu qui n’arrive pas deux fois au même montant se présente ailleurs sous d’autres formes. Le rachat de crédit des Toulonnais traite d’une rémunération faite d’une part fixe et de primes variables, et le rachat de crédit monté à Toulouse de revenus reconstitués sur deux ans à partir de missions successives.

Le revenu discontinu, du bulletin de paie au plan de financement

Vacations, contrats d’usage et missions se lisent sur l’année entière, et c’est cette lecture qui fixe le capital accordé.

Un revenu discontinu se distingue d’un revenu absent, et les deux se traitent autrement. Le port en donne le cas d’école. Le code des transports sépare l’ouvrier docker mensualisé, l’intermittent — payé en partie par une indemnité de garantie pour les vacations chômées — et l’occasionnel en contrat à durée déterminée d’usage. Cela fait trois bulletins de paie très différents. Ce qu’un prêteur y cherche est la continuité davantage que le contrat. Une activité qui se poursuit depuis deux ou trois ans, même par périodes, se défend mieux qu’un contrat récent — comme dans un rachat de crédit d’intérimaire.

Quand la reprise est trop récente pour être documentée, deux voies restent. Attendre les bulletins qui manquent ; ou déposer avec un co-emprunteur au revenu stable, qui devient tenu de la totalité de l’échéance, et pas de sa moitié.

Le regroupement convient-il ? Quatre opérations, relevés en main, pour trancher

Réétaler des dettes répare un calendrier, jamais un manque de ressources. Le partage se fait en quatre opérations.

La question n’est pas de savoir combien on doit, mais si un étalement suffit. Des échéances mal calées sur le rythme des rentrées se réparent en les rallongeant, et c’est exactement l’objet d’un regroupement. Quand les ressources ne couvrent plus le logement, l’énergie et l’alimentation, aucune durée ne fabrique le revenu qui manque : la réponse est ailleurs.

Voici comment trancher, relevés en main.

  • 1Faire deux totaux. D’un côté l’ensemble des restes dus, de l’autre l’ensemble des prélèvements mensuels.
  • 2Simuler au plus long. Ce capital étalé sur la durée maximale envisageable, au taux du moment : c’est le prélèvement plancher.
  • 3Retirer le tout. Ce prélèvement, le loyer et les charges déduits des ressources, divisés par le nombre de personnes du foyer.
  • 4Décider. Si le solde permet de vivre y compris un mois creux, l’opération convient. Sinon, les guichets ci-dessous ouvrent des solutions qu’aucun prêt n’offre.

Un refus n’a pas valeur de verdict. La motivation n’est imposée par aucun texte, et la position d’un établissement ne lie pas le suivant : les suites d’un refus de rachat de crédit listent ce qui reste jouable.

Seine-Maritime : le Point Conseil Budget, et l’adresse unique où part le dossier

Le secrétariat de la commission siège avenue René Coty, mais l’envoi se fait ailleurs — et le conseil budgétaire ne coûte rien.

La commission de surendettement de la Seine-Maritime tient une adresse au Havre, 20 avenue René Coty, et une seconde à Rouen, 32 rue Jean Lecanuet. Ce sont des secrétariats : le dossier, lui, se dépose en ligne ou s’envoie à une adresse unique valable pour toute la France, Banque de France Surendettement, TSA 41217, 75035 Paris Cedex 01.

Avant d’en arriver là, le réseau des points conseil budget rend le même service gratuitement. Environ 500 structures sont labellisées en France, dotées de 15 000 € par an chacune. Elles reprennent le budget poste par poste, sans rien vendre au bout.

Quand la baisse de revenu vient d’une fin de contrat, la question se pose autrement. Les droits ouverts, les délais de carence et l’ordre dans lequel traiter les créanciers priment sur toute demande de prêt : voir les recours quand on est surendetté et au chômage.

Trois villes où prouver son revenu se travaille

Un revenu discontinu, un début de carrière, une prime variable : trois manières de documenter la même chose.

Combien paieriez-vous chaque mois ?

Entrez ce que vous devez encore, la nouvelle mensualité s’affiche. Le coût total de l’opération est affiché juste à côté, sans avoir à le demander.

Questions fréquentes

Un revenu qui change tous les mois empêche-t-il un regroupement de crédits ?+

Non, à condition de le documenter sur une longue période. Ce qu’un prêteur cherche n’est pas un montant fixe mais un plancher : le niveau atteint même dans les mois creux, et la fréquence de ces mois. Douze à vingt-quatre bulletins, les attestations d’employeur et deux avis d’imposition permettent d’établir ce plancher. Avec trois bulletins seulement, le prêteur retient le plus faible et le capital accordé s’en trouve réduit.

L’indemnité de garantie d’un docker intermittent compte-t-elle comme un revenu ?+

Elle est versée pour les vacations chômées, dans la limite de 150 jours par an, et elle n’est pas cumulable avec l’allocation d’aide au retour à l’emploi. Ce n’est ni un salaire de vacation ni une allocation de chômage, et un service crédit qui ne l’identifie pas correctement risque de la compter en double ou de l’ignorer. Le plus sûr est de la signaler dès le dépôt, pièces à l’appui.

Faut-il tout faire racheter, ou peut-on garder certains crédits ?+

On peut, et c’est souvent le meilleur calcul. Laisser en dehors de l’opération un prêt dont le taux est bas s’appelle un rachat de crédit partiel : le capital repris baisse, la durée aussi, et la somme finalement décaissée avec. Sur un budget irrégulier, cette formule a un second avantage — un crédit court arrivé à son terme libère sa mensualité, ce qu’un prélèvement unique très long ne fait jamais.

Le taux dépend-il de la ville où l’on habite ?+

Non, les barèmes sont nationaux et ne comportent aucune variable géographique. Ce qui fait bouger le taux proposé, c’est la durée demandée, la présence ou non d’une garantie, l’endettement obtenu après opération et la tenue des comptes sur trois mois. En juin 2026, la Banque de France relevait un taux effectif moyen de 6,27 % sur la consommation amortissable et de 3,17 % sur l’habitat.

Doit-on se déplacer pour signer ?+

Presque jamais. Les quatre structures qui statuent pour la Seine-Maritime siègent à Bois-Guillaume, à Caen et à Paris, et un prêteur spécialisé examine les dossiers sans bureau local. La signature s’effectue le plus souvent par voie électronique. Le seul cas où un déplacement s’impose est l’acte notarié, lorsque le prêt comporte une garantie hypothécaire, c’est-à-dire une inscription prise sur le logement au profit du prêteur.

Un intermédiaire peut-il réclamer des frais avant le déblocage des fonds ?+

Non, en aucun cas. L’encaissement est verrouillé jusqu’au versement effectif des fonds prêtés par l’article L.519-6 du code monétaire et financier. Peu importe le nom donné à la somme réclamée — frais de dossier, provision, garantie — et peu importe que l’interlocuteur soit inscrit à un registre ou non. Une telle demande justifie d’interrompre l’échange et de ne transmettre aucune coordonnée bancaire.

Qui écrit cette page

Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.

Nos sources

  1. 1INSEE — Comparateur de territoires, commune du Havre — 166 687 habitants, 95 653 logements, 82 748 résidences principales, 38,8 % de propriétaires, 59,8 % de locataires dont 31,6 % en logement social, 10,9 % de logements vacants, niveau de vie médian 22 480 €, taux de pauvreté 24 %, taux de chômage 18,5 % (4 septembre 2026)
  2. 2INSEE — Flash Normandie n° 143, 12 juillet 2024 — 29 970 salariés dans le complexe industrialo-portuaire du Havre fin 2021, dont 13 640 dans le cluster maritime et portuaire havrais (4 septembre 2026)
  3. 3MeilleursAgents — Prix nets vendeur au 1ᵉʳ septembre 2026 — appartement 1 898 €/m², 2 638 €/m² dans le centre reconstruit, maison 2 527 €/m² ; estimations d’un opérateur privé, ni notariales ni issues de DVF (4 septembre 2026)
  4. 4Légifrance — Code des transports, articles L.5343-3, L.5343-4 et L.5343-6 — ouvrier docker professionnel mensualisé, ouvrier docker professionnel intermittent (statut en extinction), ouvrier docker occasionnel employé sous contrat à durée déterminée d’usage (4 septembre 2026)
  5. 5France Travail — Indemnité de garantie des ouvriers dockers professionnels intermittents — versée pour les vacations chômées, dans la limite de 150 jours par an, non cumulable avec l’allocation d’aide au retour à l’emploi (4 septembre 2026)
  6. 6UNESCO — Le Havre, la ville reconstruite par Auguste Perret — bien inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 2005 (n° 1181) (4 septembre 2026)
  7. 7API Sirene — Établissements — Crédit Agricole Normandie-Seine SIREN 433 786 738, chemin de la Bretèque 76230 Bois-Guillaume ; Caisse d’Épargne de Normandie SIREN 384 353 413, 151 rue d’Uelzen 76230 Bois-Guillaume ; BRED Banque Populaire SIREN 552 091 795, 18 quai de la Rapée 75012 Paris ; Fédération du Crédit Mutuel de Normandie, 17 rue du 11 Novembre 14052 Caen Cedex 4 (4 septembre 2026)
  8. 8Banque de France — Crédits aux particuliers, juin 2026 — taux effectifs moyens : habitat 3,17 %, consommation amortissable 6,27 % (4 septembre 2026)
  9. 9Banque de France — Seuils de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026 — 8,56 % en crédit à la consommation au-delà de 6 000 €, 4,07 % à 5,29 % en immobilier selon la durée (4 septembre 2026)
  10. 10Banque de France — Commission de surendettement de la Seine-Maritime — 20 avenue René Coty, 76600 Le Havre, et 32 rue Jean Lecanuet, 76000 Rouen ; dépôt à l’adresse nationale unique Banque de France Surendettement, TSA 41217, 75035 Paris Cedex 01 (4 septembre 2026)
  11. 11Ministère des Solidarités — Points conseil budget — environ 500 points labellisés en France, 15 000 € de financement par an et par point (4 septembre 2026)
  12. 12Légifrance — Code monétaire et financier, article L.519-6 — interdiction de percevoir une somme avant le versement effectif des fonds prêtés (4 septembre 2026)
  13. 13Empruntis — Taux relevés en juillet 2026 — 6,26 % sur un rachat de crédits à la consommation, 4,38 % sur un rachat de crédit immobilier ou hypothécaire (6 septembre 2026)
  14. 14Calcul Reductis — Deux cas types havrais — mensualités constantes selon m = C × i ÷ (1 − (1+i)^−n), i = taux annuel ÷ 12, coût total égal au produit de la mensualité arrondie par le nombre d’échéances. Exemple 1 : 88 000 € de capital restant dû (dont 62 000 € de prêt immobilier, soit 70,45 %) sur 216 mois à 4,38 % — mensualité 589,60 €, coût total 127 353,60 €, surcoût 12 577,56 € par rapport aux 114 776,04 € restant à payer sur les quatre crédits d’origine. Exemple 2 : 29 000 € sur 84 mois à 6,26 % — mensualité 427,27 €, coût total 35 890,68 €, surcoût 2 012,61 € par rapport aux 33 878,07 € restant à payer ; variantes de durée 484,18 € sur 72 mois et 351,91 € sur 108 mois. Hypothèses de foyer (3 400 € nets pour le premier dossier, 2 750 € nets, 640 € de loyer et 120 € de charges pour le second) posées par la rédaction. Page vérifiée le 6 septembre 2026 par la rédaction de Reductis, qui ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur et met en relation avec des établissements et des courtiers. (6 septembre 2026)
R La rédaction de Reductis — page rédigée et vérifiée par notre équipe éditoriale. Vérifiée le 6 septembre 2026.