Les conditions d’un rachat de crédit à Grenoble : taux d’endettement et reste à vivre
Deux conditions portent un nom : le taux d’endettement, qui s’obtient par une division, et le reste à vivre, qui s’obtient par une soustraction.
Un dossier se juge sur deux conditions, et la première s’appelle le taux d’endettement. On l’obtient par une division : additionnez les mensualités de tous vos crédits, divisez cette somme par ce que vous touchez net chaque mois, multipliez par cent. Le couple locataire du second exemple chiffré verse 1 128,09 € d’échéances pour 3 450 € nets : son taux d’endettement ressort à 32,7 %. Salaires nets, pensions et une fraction des loyers perçus entrent dans le diviseur ; les primes exceptionnelles, jamais.
La seconde condition s’appelle le reste à vivre, et elle se pose comme une soustraction. Prenez vos revenus, retirez-en le logement et ses charges, puis la nouvelle échéance : ce qui subsiste se répartit entre les personnes du foyer. Le même couple part de 3 450 €, en retire 850 € de loyer puis 537,12 € de nouvelle mensualité, et conserve 2 062,88 € à deux, soit 1 031,44 € par personne. À taux d’endettement égal, deux dossiers ne se valent pas si l’un laisse 700 € par personne et l’autre 1 200 €.
Le repère est de 33 % de taux d’endettement après l’opération, et ce n’est pas une règle légale. Aucun texte ne l’impose à un regroupement : c’est un usage de marché. Les 35 % souvent cités sont un plafond de taux d’endettement recommandé par le Haut Conseil de stabilité financière, et il ne concerne que le crédit immobilier résidentiel, jamais un rachat de crédits. Un dossier à 34 % n’est donc pas hors la loi, seulement plus difficile à faire passer.
Les deux conditions se lisent mieux côte à côte.
Quatre profils qui doivent joindre des justificatifs supplémentaires
36 % de propriétaires, 24 % de taux de pauvreté : la majorité des demandes se montent sans bien à donner en garantie.
Ici, la plupart des dossiers se décident sur les revenus, pas sur un patrimoine. 36 % des ménages seulement sont propriétaires, le niveau de vie médian s’établit à 24 270 € par an et le taux de pauvreté à 24 % (INSEE). Deux ménages sur trois n’ont rien à mettre en face du prêt : l’examen porte sur la stabilité du revenu et sur trois relevés sans incident. Quatre situations demandent des pièces en plus.
- 1L’indépendant. Deux bilans remplacent les bulletins de salaire, et le revenu retenu est un revenu moyen reconstitué : voir le rachat de crédit d’un travailleur non salarié.
- 2Le CDD et l’intérim. Le prêteur reconstitue une continuité : relevés de missions, cumul des douze derniers mois. Un intérimaire régulier depuis trois ans passe mieux qu’une période d’essai — voir le rachat de crédit en intérim.
- 3L’inscription au fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers. Elle ne vaut pas interdiction d’emprunter, mais réduit la liste des prêteurs. La sortie du fichier s’appelle la radiation : voir le FICP face au rachat de crédit.
- 4Le copropriétaire dont l’immeuble a voté des travaux. Dernier appel de charges et procès-verbal de la dernière assemblée générale — le cas le plus fréquent ici.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
Quels organismes décident d’un rachat de crédit à Grenoble ?
Sa banque ouvre un seul barème, un établissement spécialisé examine à distance, un courtier présente le dossier à plusieurs prêteurs.
Trois voies mènent à un regroupement, et elles ne donnent pas accès aux mêmes prêteurs.
- 1Votre banque. Elle a vos comptes sous les yeux, donc l’examen du dossier est rapide, mais elle ne propose qu’une grille et refuse parfois de reprendre des crédits souscrits ailleurs.
- 2Un établissement spécialisé. Il ne tient pas de guichet à Grenoble et n’en a pas besoin : le dossier s’examine sur pièces, à distance. Aucun déplacement, sauf hypothèque : cette garantie prise sur un bien immobilier se signe devant notaire.
- 3Un courtier. Il présente le dossier à plusieurs prêteurs, dont certains ne travaillent qu’avec des intermédiaires, et n’est payé qu’au déblocage. L’article L.519-6 du code monétaire et financier lui interdit de percevoir la moindre somme avant le versement effectif des fonds prêtés : voir le paiement d’un courtier en rachat de crédit.
Frais d’étude, provision, caution : quel qu’en soit le nom, aucune somme ne peut être réclamée avant le versement des fonds, et l’interdiction vise quiconque apporte son concours à l’obtention d’un prêt.
Quatre réseaux décident pour un dossier isérois, et un seul le fait depuis Grenoble.
Chaque caisse régionale décide seule, et le domicile désigne la vôtre
L’arrondissement de Grenoble relève du Crédit Mutuel Dauphiné-Vivarais, dont le siège est à Valence : ni la même société, ni le même comité de crédit.
Les enseignes mutualistes ne sont pas des sociétés uniques. Chaque caisse régionale a son SIREN, son agrément et son comité de crédit, et ne transmet pas ses décisions aux autres.
La conséquence est double. Un refus prononcé par l’une ne vaut pas refus du réseau ailleurs. Mais on ne choisit pas sa caisse : c’est le domicile qui la désigne, et un habitant de la ville relève du Crédit Mutuel Dauphiné-Vivarais, dont l’arrondissement de Grenoble dépend explicitement. Démarcher trois agences de la même caisse ne sert à rien : c’est le même comité qui tranche.
Les étapes du montage à Grenoble et le délai à prévoir
Sept étapes, de la première addition au solde des anciens crédits — et une pièce qui, à Grenoble, décide du calendrier.
Un regroupement se monte sur un dossier, pas sur une conversation.
- 1Chiffrer avant d’appeler Relevez le capital restant dû de chaque crédit — la somme qui resterait à payer si tout s’arrêtait aujourd’hui — sur son tableau d’amortissement, jamais la mensualité : la somme est le montant à reprendre.
- 2Réunir les pièces personnelles Identité, justificatif de domicile, trois bulletins de salaire ou deux bilans, dernier avis d’imposition, trois relevés de tous les comptes.
- 3Réunir les documents de la copropriété Dernier appel de charges, procès-verbal de la dernière assemblée générale, travaux votés et calendrier d’appel. C’est l’étape propre à Grenoble : 95,4 % des logements de la ville sont des appartements.
- 4Obtenir l’accord de principe Quelques jours, sous réserve de vérification : ce n’est pas un engagement de prêter.
- 5Recevoir l’offre de prêt Elle porte le TAEG, la durée, le coût total, l’assurance et les frais. Seul document qui engage le prêteur, et seul qui se compare.
- 6Laisser courir le délai légal Quatorze jours de rétractation en crédit à la consommation ; en immobilier, l’offre ne peut être acceptée avant le onzième jour suivant sa réception. Ces délais ne se raccourcissent pas.
- 7Le déblocage Le prêteur verse aux anciens créanciers. Réclamez les attestations de solde : elles seules prouvent que les lignes sont fermées.
Comptez trois à six semaines entre le dépôt et le virement pour un dossier de consommation complet, davantage si une garantie impose un acte notarié : voir le calendrier d’un rachat de crédit en ligne.
Les pièces de la copropriété fixent le calendrier de l’instruction
Un appel de fonds découvert après l’accord de principe fait reprendre l’examen du dossier depuis le début.
Une quote-part de travaux ne figure sur aucun tableau d’amortissement. Ni taux, ni durée, ni échéancier négociable : elle n’entre dans aucun calcul de taux d’endettement. Le prêteur ne la voit pas — jusqu’au jour où il la repère sur un relevé.
Ce jour-là, l’examen du dossier repart de zéro : une charge de plusieurs milliers d’euros change le plan de financement, donc le montant repris, donc la durée, donc l’offre. Fournir l’appel de charges et le dernier procès-verbal dès le dépôt évite ce retour en arrière.
Ça dépend surtout du type de crédits regroupés. Faites qualifier votre dossier pour avoir une idée juste.
Deux exemples chiffrés à Grenoble : le dossier d’un locataire, celui d’un propriétaire
38 500 € regroupés sur sept ans et demi d’un côté, 134 000 € sur dix-neuf ans de l’autre : la mensualité gagnée et le surcoût total à chaque fois.
Une offre de rachat se juge sur deux chiffres pris ensemble : ce qui part du compte chaque mois, et ce qui aura été versé à la dernière échéance. Voici deux dossiers grenoblois, celui d’un couple locataire d’abord, celui d’un couple propriétaire ensuite.
Exemple 1 — un couple locataire, trois crédits à la consommation
Un couple locataire d’un T3 à la Capuche, sans enfant, 3 450 € nets à deux et 850 € de loyer. Elle est préparatrice en pharmacie, lui agent de maintenance. Rien à mettre en garantie, ce qui n’empêche rien. Voici les trois lignes à reprendre.
Sur sept ans et demi à 6,26 %, ces 38 500 € donnent une échéance de 537,12 € contre 1 128,09 € aujourd’hui : 590,97 € rendus chaque mois. Le total versé grimpe de 44 394,90 € à 48 340,80 €, soit 3 945,90 € de plus. L’endettement descend de 32,7 % à 15,6 %, et il reste 2 062,88 € une fois le loyer réglé, contre 1 471,91 €.
Exemple 2 — un couple propriétaire en copropriété, prêt immobilier repris
Un couple propriétaire d’un T4 en copropriété du côté de Saint-Bruno, deux enfants, 4 800 € nets à deux : lui est technicien en microélectronique, elle assistante sociale. Le prêt immobilier date de 2024 et le prêt travaux a financé la quote-part votée par la copropriété. 195 € de charges d’immeuble chaque mois.
Les quatre crédits conduits à leur terme, c’est 178 452,00 €. Le prêt unique de dix-neuf ans, c’est 197 634,96 €. Entre les deux : 779,75 € rendus au budget tous les mois, 19 182,96 € payés en plus à l’arrivée. L’endettement recule de 34,3 % à 18,1 %, et le foyer garde 934,55 € par personne au lieu de 739,61 €.
Dès que la part immobilière franchit 60 %, le regroupement bascule des règles du crédit à la consommation vers celles du crédit immobilier : autre plafond de taux, dix jours de réflexion imposés avant l’acceptation, et une garantie généralement prise sur le lot devant notaire — un appartement en copropriété s’hypothèque comme une maison. Le simulateur du seuil de 60 % donne le point de bascule d’un dossier.
Six, sept ans et demi ou neuf ans : le prix de chaque année ajoutée
Même capital, même taux : 175,60 € de mensualité en moins entre 72 et 108 mois, 4 175,64 € de coût total en plus.
Seule la durée change, au même taux et sur le même capital : les 38 500 € du premier exemple, à 6,26 %.
Le surcoût reste contenu parce qu’une réserve d’argent à 20,60 % disparaît de l’opération : sortir une ligne très chère compense une partie de l’allongement. Sans elle, la facture grimperait bien plus vite. La règle ne change pas : prenez la durée la plus courte que le budget supporte.
Les montants, les durées et les garanties changent complètement. Partez de votre situation réelle.
Cinq lignes en euros pour comparer les offres et négocier les frais de dossier
Cinq lignes départagent deux propositions, et la mensualité n’en fait pas partie.
Deux propositions se comparent sur cinq lignes, en euros, à partir des offres de prêt.
- 1Le TAEG. Il intègre le taux nominal, les frais de dossier obligatoires et l’assurance imposée : le seul pourcentage qui se compare.
- 2Le coût total, en euros. La somme des échéances moins le capital emprunté.
- 3L’assurance emprunteur, en euros. Sur toute la durée : deux taux voisins peuvent recouvrir des assiettes différentes, capital initial ou capital restant dû.
- 4Les frais de dossier et de courtage. Chiffrés à part ; financés, ils portent intérêt.
- 5Les indemnités de remboursement anticipé. Ce que coûterait une sortie avant terme.
La mensualité ne figure pas dans cette liste, et c’est volontaire. Elle se fabrique en jouant sur la durée : n’importe quel prêteur affiche l’échéance demandée, il lui suffit d’ajouter des mois.
Trois leviers négociables à Grenoble, dont le périmètre repris
L’assurance, les frais, et surtout les crédits repris : le rachat de crédit partiel se chiffre, il ne se devine pas.
- 1L’assurance emprunteur C’est le poste le plus élastique : elle se délègue à un autre assureur à garanties équivalentes, et sur sept ans l’écart se compte en centaines d’euros.
- 2Les frais de dossier Ils se discutent, surtout par un client déjà en portefeuille : ils n’ont pas de barème légal. Demandez-les en euros.
- 3Les crédits repris Il porte un nom : le rachat de crédit partiel des lignes chères. Laisser de côté un prêt bonifié ou un prêt à taux zéro et ne reprendre que les crédits chers réduit le capital, donc la durée, donc le coût total.
À Grenoble, ce choix se joue sur une question précise : la quote-part de travaux votée entre-t-elle dans le capital regroupé ? Demandez les deux chiffrages au même prêteur, le même jour, sur la même durée. L’un supprime un appel de fonds à venir, l’autre laisse la dépense à traiter avec le syndic. L’écart de coût total tranche la question.
Grenoble, ville d’appartements : la quote-part de travaux et les aides de la métropole
95,4 % d’appartements, la moitié du parc achevée avant 1971 : la dépense qui déséquilibre un budget à Grenoble se vote en assemblée générale.
Grenoble est une ville d’appartements : 95,4 % de son parc. Y être propriétaire, c’est presque toujours être copropriétaire : la dépense se vote collectivement et se paie individuellement. Le parc est ancien : 50,7 % des résidences principales ont été achevées avant 1971 (INSEE), et les gros travaux sont devant.
La règle qui vaut le plus d’argent tient en une phrase : les aides se demandent avant le démarrage des travaux. Le dispositif Mur|Mur, porté par Grenoble-Alpes Métropole, peut financer jusqu’à 75 % des travaux de rénovation énergétique. Emprunter d’abord revient à financer à crédit, intérêts compris, une part que la collectivité aurait prise en charge.
On lit souvent le contraire. Aucune opération programmée d’amélioration de l’habitat ne couvre la commune : les aides passent par la métropole et par les dispositifs nationaux.
La copropriété n’est pas la seule charge qui échappe aux tableaux d’amortissement. Le regroupement de crédits à Montpellier traite d’un parc d’appartements comparable, où c’est la durée qui pèse le plus, faute de garantie. Et le rachat de crédits à Saint-Étienne montre ce qui se passe quand le bien existe mais vaut peu.
L’Arlequin : 586 logements, et des restes à charge de 1 000 à 18 700 €
Environ 65 000 € de travaux par logement, et un reste à charge qui varie d’un rapport de plus de dix selon la taille du logement et les ressources.
Le plan de sauvegarde de l’Arlequin, à la Villeneuve, chiffre l’écart entre ce qui se vote et ce qui se paie. Cinq copropriétés, 586 logements, environ 65 000 € de travaux par logement. Après aides, le reste à charge va de 1 000 à 1 400 € pour un petit logement d’un ménage très modeste, à 17 000-18 700 € pour un grand logement aux ressources intermédiaires. Mêmes travaux, même immeuble, un rapport de plus de dix.
La leçon dépasse ce quartier. Dans toute copropriété de la ville, deux chiffres circulent sans désigner la même chose : le montant voté en assemblée générale, et la somme appelée à chaque lot une fois les aides examinées. Emprunter sur le premier, c’est emprunter deux à trois fois trop.
Tant que le plan de financement n’est pas arrêté, la somme réclamée reste une hypothèse : calibré haut, l’emprunt fait payer des intérêts sur une somme jamais appelée ; calibré bas, il laisse un trou à combler.
Quand la somme est connue et qu’aucune mensualité de plus ne tient dans le budget, le regroupement retrouve son rôle : allonger la durée des crédits en cours pour dégager le reste à vivre qui absorbera l’appel de fonds. La quote-part peut aussi y être intégrée en trésorerie — voir le rachat de crédit avec trésorerie intégrée.
Rééquilibrer un budget ou traiter une insolvabilité, le test tient en cinq minutes
Un budget déséquilibré se rééquilibre ; une insolvabilité ne se refinance pas. Le test tient en cinq minutes.
La frontière est nette, et elle ne dépend pas du montant des dettes. Un budget déséquilibré porte des échéances trop lourdes pour le rythme des revenus, mais l’étalement le rétablit : c’est ce qu’un regroupement sait faire. L’insolvabilité est autre chose — les revenus ne couvrent plus les charges courantes, quelle que soit la durée, et aucun allongement ne répare cela.
Le test tient en cinq minutes, avec un relevé et une calculette.
- 1Additionner La somme des capitaux restant dus de tous vos crédits, et celle de vos mensualités actuelles.
- 2Recalculer sur une durée allongée Reprenez ce capital sur la durée maximale que vous accepteriez, au taux du moment : la mensualité la plus basse qu’un regroupement puisse offrir.
- 3Regarder ce qui reste Retirez cette mensualité, votre logement et vos charges de vos revenus, puis divisez par le nombre de personnes.
- 4Conclure Si ce qui reste permet de vivre, le regroupement est la bonne réponse. Sinon, les recours gratuits ci-dessous valent mieux qu’une nouvelle demande.
Où trouver un Point Conseil Budget en Isère, et où envoyer son dossier ?
La commission siège boulevard Édouard Rey à Grenoble, mais le dossier part à l’adresse nationale unique de la Banque de France.
La commission de surendettement de l’Isère siège au 9 boulevard Édouard Rey, CS 80073, 38019 Grenoble. C’est l’adresse du secrétariat, pas celle de l’envoi : le dossier se dépose en ligne, ou par courrier à l’adresse nationale unique — Banque de France Surendettement, TSA 41217, 75035 Paris Cedex 01.
Avant d’en arriver là, sept points conseil budget sont labellisés en Isère, dont trois à Grenoble : le CCAS, la CLCV 38 et l’UDAF 38. On y reprend le budget ligne à ligne, gratuitement, sans rien vendre.
Un refus, enfin, n’est pas un verdict : aucun texte n’oblige un prêteur à le motiver, sauf s’il tient à un fichage. Et l’avis d’un établissement n’engage pas les autres — voir quoi faire après un rachat de crédit refusé.
Trois villes voisines ou comparables
Ce qui change, c’est ce qu’un prêteur trouve en face du prêt.
- 1Un courtier en rachat de crédit à Lyon — la compétence territoriale, et l’établissement qui tranche selon le domicile.
- 2Le courtier de rachat de crédit clermontois — des foyers d’une seule personne, et le choix des crédits à laisser hors de l’opération.
- 3Le rachat de crédit à Nice — l’âge admis à la dernière échéance, et le prix de l’assurance emprunteur.
Endettement, reste à vivre, capital restant dû : ce sont les trois chiffres que le prêteur regarde. On vous dit franchement où vous en êtes.
Questions fréquentes
Faut-il se déplacer à Grenoble pour faire racheter ses crédits ?+
Non. Un dossier de regroupement s’examine sur pièces, et les équipes qui l’examinent ne sont presque jamais installées dans la ville de l’emprunteur. La seule présence imposée par la loi est la signature devant notaire, et uniquement si l’opération comporte une hypothèque — ce qui ne concerne qu’une minorité de dossiers ici, puisque 36 % des ménages seulement sont propriétaires.
Le taux d’un rachat de crédit est-il différent à Grenoble ?+
Non. Les barèmes sont nationaux : ni la commune ni le quartier n’entrent dans le calcul d’un taux. Ce qui le fait varier, c’est la durée, la présence ou non d’une garantie, le taux d’endettement après opération et la tenue des comptes. En juin 2026, la Banque de France relevait 6,27 % de taux effectif moyen en crédit à la consommation amortissable et 3,17 % en habitat.
Le seuil de 33 % d’endettement est-il obligatoire ?+
Non, et c’est une confusion fréquente. Aucun texte n’impose 33 % à un regroupement de crédits : c’est un usage de marché, appliqué avec plus ou moins de souplesse selon les établissements et selon le reste à vivre. Les 35 % du Haut Conseil de stabilité financière existent bien, mais c’est un plafond de taux d’endettement posé pour le crédit immobilier résidentiel, pas pour les rachats.
Une quote-part de travaux votée en assemblée générale peut-elle entrer dans un rachat de crédit ?+
Oui, sous la forme d’une trésorerie ajoutée au capital repris. Deux conditions : que le montant définitif soit connu, c’est-à-dire après examen des aides collectives et individuelles, et que le calendrier d’appel des fonds soit fixé. Tant que le plan de financement des travaux n’est pas arrêté, la somme à financer reste une hypothèse, et emprunter sur une hypothèse coûte cher.
Un courtier peut-il demander des frais avant l’obtention du prêt ?+
Jamais. L’article L.519-6 du code monétaire et financier interdit de percevoir une somme, sous quelque forme et quelque appellation que ce soit, avant le versement effectif des fonds prêtés. L’interdiction vise quiconque apporte son concours à l’obtention d’un prêt, immatriculé ou non. Une demande d’acompte, de provision ou de frais d’étude suffit à écarter l’interlocuteur.
Un refus du Crédit Mutuel Dauphiné-Vivarais ferme-t-il la porte de toute l’enseigne ?+
Non. Chaque caisse régionale est un établissement distinct, avec son propre SIREN, son comité de crédit et sa politique de risque. L’arrondissement de Grenoble relève du Crédit Mutuel Dauphiné-Vivarais, dont le siège est à Valence : sa décision n’engage ni les autres fédérations, ni les autres réseaux. En revanche, démarcher plusieurs agences de la même caisse ne sert à rien, puisque c’est le même comité qui tranche.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1INSEE — Comparateur de territoires, commune de Grenoble — 156 140 habitants, 102 222 logements, 84 099 résidences principales, 95,4 % d’appartements, 36 % de propriétaires, niveau de vie médian 24 270 €, taux de pauvreté 24 % (4 septembre 2026)
- 2INSEE — Dossier complet, commune de Grenoble — résidences principales par période d’achèvement : avant 1919 7,1 %, 1919-1945 9,2 %, 1946-1970 34,4 %, 1971-1990 23,6 %, soit 50,7 % du parc achevé avant 1971 (4 septembre 2026)
- 3Banque de France — Crédits aux particuliers, juin 2026 — taux effectifs moyens : habitat 3,17 %, consommation amortissable 6,27 % (4 septembre 2026)
- 4Banque de France — Seuils de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026 — 8,56 % en crédit à la consommation au-delà de 6 000 €, 4,07 % à 5,29 % en immobilier selon la durée (4 septembre 2026)
- 5API Sirene — Établissements — Crédit Agricole Sud Rhône Alpes SIREN 402 121 958, 12 place de la Résistance 38000 Grenoble ; Caisse d’Épargne Rhône Alpes SIREN 384 006 029, 116 cours Lafayette 69003 Lyon ; Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes SIREN 605 520 071, Lyon ; Crédit Mutuel Dauphiné-Vivarais SIREN 305 709 354, 130 avenue Victor Hugo 26000 Valence — l’arrondissement de Grenoble en relève (4 septembre 2026)
- 6Grenoble-Alpes Métropole — Dispositif Mur|Mur — jusqu’à 75 % des travaux financés, audit énergétique pris en charge jusqu’à 4 000 €, maîtrise d’œuvre jusqu’à 8 000 €, accompagnement pris en charge à 100 % (4 septembre 2026)
- 7Grenoble-Alpes Métropole — Plan de sauvegarde de l’Arlequin (Villeneuve) — 5 copropriétés, 586 logements, environ 65 000 € de travaux par logement, restes à charge après aides de 1 000 à 1 400 € (petit logement, ménage très modeste) à 17 000-18 700 € (grand logement, ressources intermédiaires) (4 septembre 2026)
- 8Banque de France — Commission de surendettement de l’Isère — 9 boulevard Édouard Rey, CS 80073, 38019 Grenoble ; dépôt à l’adresse nationale unique Banque de France Surendettement, TSA 41217, 75035 Paris Cedex 01 (4 septembre 2026)
- 9Ministère des Solidarités — Points conseil budget — sept structures labellisées en Isère, dont trois à Grenoble : CCAS, CLCV 38 et UDAF 38 (4 septembre 2026)
- 10Légifrance — Code monétaire et financier, article L.519-6 — interdiction de percevoir une somme avant le versement effectif des fonds prêtés (4 septembre 2026)
- 11Empruntis — Taux relevés en juillet 2026 — 6,26 % sur un rachat de crédits à la consommation, 4,38 % sur un rachat de crédit immobilier ou hypothécaire (6 septembre 2026)
- 12Calcul Reductis — Exemple 1 (Grenoble) — 134 000 € de capital restant dû, dont 89 000 € de prêt immobilier (66,4 %), regroupés sur 228 mois à 4,38 % : mensualité 866,82 €, coût total 197 634,96 €, surcoût 19 182,96 € par rapport aux 178 452,00 € restant à payer sur les quatre crédits d’origine (1 646,57 € par mois). Exemple 2 — 38 500 € sur 90 mois à 6,26 % : mensualité 537,12 €, coût total 48 340,80 €, surcoût 3 945,90 € par rapport aux 44 394,90 € restant à payer (1 128,09 € par mois). Variantes : 72 mois 642,79 € (total 46 280,88 €), 108 mois 467,19 € (total 50 456,52 €). Formule d’annuité, mensualités constantes (6 septembre 2026)