Rachat de crédit à Nîmes : les conditions, du taux d’endettement au reste à vivre
Exemple suivi dans toute la page : 1 980 € de ressources et 716,86 € d’échéances de crédit, soit 36,2 % de taux d’endettement et 693,14 € pour finir le mois, les deux chiffres qui décident ici.
Trois vérifications décident d’un dossier nîmois, et les deux premières portent un nom qu’il vaut mieux connaître : le taux d’endettement et le reste à vivre. Le foyer locataire chiffré plus loin dans cette page les rend palpables : 1 980 € de ressources nettes par mois, 480 € de loyer, 90 € de charges, et 716,86 € prélevés par trois crédits.
- 1Le taux d’endettement Sur les 1 980 € que ce foyer encaisse, 716,86 € repartent chaque mois en remboursements de crédit. Mis en pourcentage, cela donne 36,2 %. Cette part des revenus absorbée par les crédits — total des mensualités divisé par les revenus nets réguliers, multiplié par cent — s’appelle le taux d’endettement. On y compte salaires, pensions et une partie des loyers encaissés ; on en écarte les rentrées ponctuelles.
- 2Le reste à vivre Loyer, charges et mensualités réglés, il demeure 693,14 € à ce même foyer pour terminer le mois à deux. Ces euros disponibles, rapportés au nombre de personnes du logement, forment le reste à vivre. Avec un niveau de vie médian de 20 830 € par an à Nîmes, c’est lui qui tranche l’essentiel des dossiers déposés en ville : un pourcentage conforme n’ouvre rien si le compte est vide le 20 du mois.
- 3La tenue des comptes Elle ne se calcule pas, elle se lit. Trois mois de relevés, tous comptes confondus : découverts répétés, rejets de prélèvement, commissions d’intervention. Des comptes propres rattrapent parfois un taux d’endettement limite ; l’inverse ne se produit jamais.
La barre des 33 % de taux d’endettement relève d’une habitude de marché, jamais d’une obligation. Chaque prêteur module la sienne, et ce foyer nîmois retombe à 20,4 % une fois ses trois crédits regroupés en un seul. On confond fréquemment ce repère avec les 35 % de taux d’endettement arrêtés par le Haut Conseil de stabilité financière. Ce plafond-là ne s’impose qu’aux prêts servant à acheter ou à faire construire un logement, et les regroupements de crédits n’y sont pas soumis. Les conditions d’un rachat de crédit en pratiqué détaillent la façon dont le taux d’endettement et le reste à vivre se combinent.
Revenu modeste, contrat court, fichage : les justificatifs demandés en plus
Petit revenu, contrat court, inscription au fichier des incidents : trois cas courants, et ce qu’ils exigent en plus.
Aucune de ces situations ne ferme la porte ; toutes réclament davantage de justificatifs.
- 1Le revenu modeste. Le prêteur descend au niveau du détail : composition du foyer, prestations perçues, pension versée ou reçue. Rien n’est estimé, tout est justifié.
- 2Le contrat de courte durée. Ce qui se démontre, c’est la continuité : cumul des douze derniers mois, attestations d’employeurs successifs, avis d’imposition.
- 3L’inscription au fichier des incidents de remboursement. Elle restreint la liste des prêteurs sans l’effacer. Sa levée s’appelle une radiation et se demande au créancier qui a déclaré l’incident.
Un détail local mérite d’être signalé : 11,1 % des logements de la commune sont vacants. Cela n’intervient pas dans l’étude d’un dossier de consommation, mais cela pèse dès qu’un bien est proposé en garantie, c’est-à-dire mis en hypothèque au profit du prêteur : une expertise se fera plus prudente là où la revente est incertaine.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
Déposer sa demande à Nîmes en agence, chez un organisme spécialisé ou par un courtier
Aucun des trois grands réseaux mutualistes n’examine depuis Nîmes ; cela ne ferme rien, mais cela explique pourquoi tout se joue sur pièces.
Selon la voie retenue, un même dossier rencontre une offre ou plusieurs.
- 1L’agence où l’on est client. Décision rapide, dossier déjà connu, mais une seule grille de conditions et un refus fréquent de reprendre les encours souscrits ailleurs.
- 2Le prêteur spécialisé. Il n’ouvre pas d’agence à Nîmes et n’en a pas besoin : examen sur pièces, signature à distance. Le déplacement ne s’impose qu’en cas d’acte notarié.
- 3Le courtier. Il transmet le dossier à plusieurs établissements, dont certains ne reçoivent aucune demande directe, et n’est réglé qu’une fois l’opération faite : le cadre du courtier en rachat de crédit impose une immatriculation vérifiable en ligne.
Trois caisses régionales se partagent le Gard, aucune ne délibère à Nîmes. Le lieu de la décision ne modifie ni le barème ni les délais.
Le réseau Crédit Mutuel dispose également d’agences dans le département; la fédération dont elles relèvent n’étant pas établie avec certitude, elle n’est pas nommée ici.
Un refus de caisse régionale reste enfermé dans la caisse qui l’a prononcé
Chaque caisse est une société autonome : sa décision ne circule ni vers ses consœurs ni vers les prêteurs spécialisés.
Derrière une enseigne mutualiste se tiennent plusieurs sociétés indépendantes. Chacune possède son immatriculation, son agrément et son comité d’engagement, et le ressort géographique est fixé par ses statuts : l’adresse du demandeur désigne la caisse, il ne la choisit pas.
Conséquence utile : un refus reste enfermé dans la caisse qui l’a prononcé. Il ne se transmet ni aux autres caisses de la même enseigne, ni aux prêteurs spécialisés, qui reprendront l’étude sans en rien savoir. En revanche, insister auprès de plusieurs agences d’une même caisse conduit invariablement au même comité.
Monter un dossier de rachat de crédit à Nîmes, étape par étape
Six étapes, précédées d’une septième que presque personne n’accomplit : faire examiner son budget gratuitement avant de solliciter le moindre prêteur.
L’ordre compte autant que le contenu. Voici celui qui fait gagner du temps.
- 1Passer d’abord par un Point Conseil Budget L’étape gardoise, et elle est gratuite. Un conseiller reprend les ressources, les charges et les dettes, dit si un regroupement peut fonctionner, et le cas échéant oriente vers autre chose. Aucun engagement, aucun frais, aucune vente.
- 2Relever les soldes Sur chaque tableau d’amortissement, le capital restant dû du jour, c’est-à-dire ce qu’il faudrait verser pour éteindre ce prêt aujourd’hui. C’est leur addition qui donne le montant à faire racheter, pas celle des échéances.
- 3Réunir les justificatifs Identité, bail ou quittance, trois bulletins ou deux bilans, avis d’imposition, trois mois de relevés de la totalité des comptes.
- 4Faire chiffrer La réponse de principe arrive sous quelques jours. Elle indique un accord probable, conditionné aux contrôles, et n’engage pas encore l’établissement.
- 5Examiner l’offre écrite Elle porte le TAEG, l’étalement, le montant total à rembourser, la prime d’assurance et les frais. C’est la seule pièce comparable d’un prêteur à l’autre.
- 6Patienter, puis vérifier Quatorze jours pour se rétracter en consommation, onze jours minimum avant d’accepter sous les règles du crédit immobilier. Une fois les fonds versés, réclamer un certificat de solde à chaque ancien créancier.
Trois à six semaines séparent le dépôt complet du virement, davantage si un notaire intervient. Le calcul du solde disponible, celui qui décide, est expliqué sur le reste à vivre calculé après rachat.
Ce qu’un Point Conseil Budget fait avant qu’un dossier soit déposé
Gratuit, indépendant, sans produit à placer : il dit ce qu’un prêteur ne dira pas, et il le dit avant que le dossier existe.
Un Point Conseil Budget n’est ni une banque ni un courtier : il ne vend rien. Le conseiller reprend le budget poste par poste, chiffre le reste à vivre réel, identifie les prestations non demandées et les délais de paiement négociables auprès des créanciers. Rien de tout cela ne figure dans l’examen d’un prêteur, qui se prononce sur un dossier, pas sur une situation.
L’intérêt est double, et le second est le plus important. Si un regroupement convient, on arrive chez le prêteur avec un budget déjà tenu et des pièces classées. S’il ne convient pas, on l’apprend gratuitement, en une heure, au lieu de collectionner des refus qui laissent chacun une trace de consultation. Le réseau compte environ 500 structures labellisées en France, financées à hauteur de 15 000 € par an chacune.
Par vos chiffres. Le reste — pièces, offre, déblocage — vient seulement après, et dans cet ordre.
Le coût d’un rachat de crédit à Nîmes : deux dossiers chiffrés
Un ménage propriétaire avec prêt immobilier, un ménage locataire sans. Mensualité gagnée et surcoût total, à chaque fois.
Deux chiffres se publient toujours ensemble : ce qui part du compte chaque mois, et ce qui aura été versé au bout du compte. Voici deux dossiers nîmois, l’un avec un prêt immobilier, l’autre sans.
Exemple 1, un prêt immobilier et trois crédits à la consommation
Un couple avec un enfant, propriétaire d’une maison à Nîmes, 3 400 € nets à deux. La maison a été achetée en 2024, à une époque où les taux étaient déjà hauts.
En laissant courir les quatre crédits, ce foyer verserait 118 307,40 €. Regroupé à 4,38 % sur dix-sept ans, il versera 133 462,92 € : il gagne 558,41 € par mois et paie 15 155,52 € de plus. Son taux d’endettement passe de 35,7 % à 19,2 %, et il reste 915,26 € par personne pour vivre au lieu de 729,12 €.
Ici le prêt immobilier pèse 72,3 % de l’opération. Le dossier quitte les règles du crédit à la consommation pour celles du crédit immobilier. Cela veut dire un autre plafond de taux, dix jours de réflexion imposés avant de pouvoir accepter, et le plus souvent une garantie prise sur la maison devant notaire. Le calculette du seuil de 60 % en rachat de crédit donne le point de bascule d’un dossier.
Exemple 2 : trois crédits à la consommation, sans immobilier
Un foyer de deux personnes, locataire à Nîmes, 1 980 € de ressources nettes, 480 € de loyer et 90 € de charges. Aucun bien à donner en garantie. C’est le dossier le plus courant en ville, et voici ce qu’il contient.
Repris à 6,26 % sur cinq ans et demi, ces 22 500 € donnent 403,84 € par mois : 313,02 € rendus au budget. Le foyer remboursera 26 653,44 € au lieu de 25 886,10 €, soit 767,34 € de plus : peu, parce que la durée reste courte et que le crédit renouvelable à 19,90 % sort de l’opération. Le taux d’endettement passe de 36,2 % à 20,4 %, et il reste 1 006,16 € au foyer pour finir le mois au lieu de 693,14 €. Les conditions applicables aux revenus modestes sont détaillées sur le rachat de crédit d’un petit salaire.
Quatre, cinq ans et demi ou six ans et demi : la durée décide du coût total
Sur quatre ans, ce regroupement coûte moins cher que de ne rien faire : la preuve qu’un rachat n’est pas toujours plus cher.
On répète qu’un regroupement coûte forcément davantage. C’est faux quand une ligne très chère en sort. Même capital, même taux, seule la durée change.
Le choix se fait donc sur ce qui reste pour vivre, pas sur le total. Quatre ans font économiser de l’argent mais laissent moins d’air chaque mois ; six ans et demi font l’inverse. Entre les deux, cinq ans et demi coûtent moins de huit cents euros pour 313 € rendus tous les mois.
La mensualité, tout le monde vous la donne. Le coût total, beaucoup moins. Ici, les deux s’affichent ensemble.
Cinq postes en euros suffisent à comparer deux offres de rachat de crédit
Cinq postes départagent deux propositions ; sur des montants modestes, ce sont les frais fixes qui font l’écart le plus visible.
Cinq postes, chiffrés en euros, suffisent à départager deux offres de prêt.
- 1Le TAEG. Il intègre déjà le taux nominal, les frais imposés et l’assurance rendue obligatoire : c’est le seul pourcentage exploitable.
- 2Le total effectivement décaissé. Toutes les échéances mises bout à bout, moins ce qui a été emprunté.
- 3L’assurance, chiffrée en euros sur la durée complète. Un même pourcentage ne produit pas le même montant selon qu’il s’applique au capital emprunté ou au capital restant dû.
- 4Les frais de dossier et la commission de courtage, chiffrés à part. Sur 22 500 €, quelques centaines d’euros de frais pèsent bien davantage que sur 150 000 €.
- 5Les indemnités de remboursement anticipé. Le prix d’une sortie avant terme.
L’échéance mensuelle est absente de la liste, volontairement. Elle se règle en jouant sur la durée : tout prêteur affiche le montant demandé, à condition d’ajouter des mois.
Frais de dossier, commission de courtage : ce qui se négocie et ce que la loi encadre
Aucun barème légal ne fixe ces montants, mais la loi interdit formellement de les encaisser avant le versement des fonds.
Les frais de dossier n’obéissent à aucun tarif réglementé. Ils se demandent en euros, jamais en pourcentage, et se négocient : d’autant mieux qu’ils sont souvent financés avec le capital, donc porteurs d’intérêts jusqu’à la dernière échéance. Sur un montant modeste, quelques centaines d’euros déplacent le TAEG de façon très visible : le relevé des frais d’un rachat de crédit les recense poste par poste.
La commission d’un courtier suit la même logique, avec une règle en plus. Son montant et sa base de calcul doivent être écrits avant toute démarche, et le tarif d’un courtier en rachat de crédit se compare comme n’importe quel autre poste.
Provision, frais d’étude, dépôt de garantie : l’article L.519-6 du code monétaire et financier écarte toute perception de fonds avant le déblocage, et la règle s’applique aussi bien au professionnel immatriculé qu’à celui qui ne l’est pas.
Un troisième moyen reste ouvert : choisir les crédits repris. Ne soumettre que les encours coûteux et laisser courir les autres s’appelle un rachat de crédit partiel, ou reprise sélective. Moins de capital repris, moins de durée, moins de frais assis dessus.
Pauvreté à 32 % à Nîmes et peu de dossiers déposés : le poids du non-recours
Le Gard cumule un taux de pauvreté deux fois supérieur à la moyenne nationale et un recours aux procédures qui, en 2021, restait sous cette moyenne.
Deux chiffres, pris au même millésime, situent la ville. Le taux de pauvreté atteint 32 % à Nîmes contre 16,2 % pour la France entière, et le niveau de vie médian s’y limite à 20 830 € par an contre 25 840 € au niveau national (INSEE, Filosofi 2023). Deux fois plus de pauvreté, un cinquième de revenu en moins.
On attendrait un recours massif aux procédures. C’est l’inverse qui a été observé. La préfecture du Gard relevait 203 dépôts de dossiers de surendettement pour 100 000 habitants en 2021, un niveau qu’elle qualifiait alors d’inférieur à la moyenne nationale. Ce constat vaut pour l’année et le territoire où il a été établi, et ne se compare à aucune statistique d’une autre année, calculée sur une autre base.
Ce décalage porte un nom : le non-recours. On ne demande pas ce à quoi on a droit, faute d’information, par crainte du jugement, ou parce qu’on croit la démarche payante et compliquée. Le coût de cette abstention est mesurable : dans le Gard, 1 313 dossiers ont été déposés en 2023, en hausse de 6,8 %, pour un montant effacé moyen de 17 804 €. Ce sont autant de situations traitées tardivement.
Le non-recours n’est pas une particularité locale, mais le budget des foyers, lui, varie. Le rachat de crédit côté Montpellier traite du même parcours pour des ménages aux revenus plus élevés, examinés par les mêmes caisses ; le rachat de crédit obtenu à Toulouse de dossiers portés par des contrats courts.
Les quatre Points Conseil Budget du Gard, dont deux à Nîmes
Deux adresses en ville, aucun frais, aucun produit à vendre : c’est le premier guichet à pousser, avant même une demande de prêt.
Deux structures labellisées reçoivent dans la commune. L’UDAF du Gard, 152 rue Gustave Eiffel, et Pimms Médiation, 663 rue Néper. Deux autres points existent ailleurs dans le département. L’entretien est gratuit, confidentiel, et ne débouche sur la vente d’aucun produit financier.
Le quartier de Pissevin illustre, à une autre échelle, le même retard de traitement. Un décret du 4 mars 2022 y a déclaré d’intérêt national une opération de requalification portant sur douze copropriétés et environ 1 700 logements, dotée de 180 millions d’euros et confiée à l’établissement public foncier d’Occitanie. Un copropriétaire concerné a tout intérêt à connaître le calendrier des appels de fonds avant d’engager son lot dans une opération de crédit.
Quatre calculs, relevés en main, pour savoir si un regroupement convient
Rallonger une dette corrige un calendrier, jamais un déficit de ressources. Quatre opérations suffisent à savoir où l’on se situe.
Le montant dû ne dit rien de la nature du problème. Des remboursements mal calés sur le rythme des ressources se corrigent en les étalant : c’est la fonction d’un regroupement. Quand les ressources ne couvrent plus le logement, l’énergie et l’alimentation, aucune durée n’invente le revenu manquant, et la bonne porte est ailleurs.
Le test se fait seul, relevés en main.
- 1Faire deux totaux. L’ensemble des capitaux restant dus d’une part, l’ensemble des prélèvements mensuels d’autre part.
- 2Étaler au maximum. Ce capital sur la plus longue durée acceptable, au taux du moment : on obtient l’échéance la plus basse atteignable.
- 3Retrancher. Cette échéance, le loyer et les charges déduits des ressources, le solde réparti entre les personnes du foyer.
- 4Conclure. Un solde vivable désigne le regroupement ; un solde intenable désigne les guichets gratuits.
Un refus n’a rien de définitif. Sa motivation n’est due par aucun texte, et rien n’oblige le prêteur suivant à s’aligner : les recours contre un rachat de crédit refusé détaillent les options restantes.
Commission de surendettement du Gard : le secrétariat à Nîmes, le dépôt ailleurs
Le secrétariat de la commission est à Nîmes, square du 11 Novembre 1918, mais l’envoi se fait à une adresse nationale.
La commission de surendettement du Gard tient son secrétariat 2 square du 11 Novembre 1918, CS 10008, 30000 Nîmes. Aucun dossier ne s’y dépose : la transmission passe par le formulaire numérique, ou par un envoi postal centralisé pour la France entière, Banque de France Surendettement, TSA 41217, 75035 Paris Cedex 01.
Déposer n’équivaut pas à renoncer au crédit pour toujours. La procédure inscrit au fichier des incidents de remboursement pour la durée du plan, et l’effacement n’intervient qu’en dernier ressort : ce que change un dossier de surendettement décrit précisément la marge de manœuvre.
Avant tout cela, les deux Points Conseil Budget de Nîmes restent le passage le plus utile. Un entretien y coûte zéro euro et permet souvent d’obtenir un délai auprès d’un créancier, ce qu’aucun nouveau prêt ne remplace.
Trois villes où le budget des foyers change le montage
Les mêmes règles s’appliquent; ce sont les montants et les garanties qui varient.
- 1Demander un rachat de crédit à Marseille : l’hypothèque chiffrée poste par poste, de l’inscription à la mainlevée (le retrait de l’hypothèque).
- 2Faire un rachat de crédit à Nice, l’âge admis à la dernière échéance, et le prix de l’assurance emprunteur.
- 3Un rachat de crédit à Reims, un dossier presque toujours sans garantie, décidé sur les seuls revenus.
Voyez ce qu’il vous reste chaque mois aujourd’hui, et ce qu’il vous resterait après regroupement. L’écart est le vrai enjeu.
Questions fréquentes
Que fait exactement un Point Conseil Budget, et faut-il payer ?+
Rien n’est facturé, et rien n’est vendu. Un conseiller reprend les ressources, les charges et les dettes, calcule le reste à vivre réel, vérifie que toutes les prestations dues sont bien perçues et peut négocier des délais avec les créanciers. Il dit aussi, le cas échéant, qu’un regroupement de crédits ne réglera pas la situation : ce qu’un prêteur, qui étudie un dossier et non un budget, ne dira pas.
Le Gard déposait peu de dossiers de surendettement malgré une forte pauvreté : comment l’expliquer ?+
La préfecture du Gard a relevé 203 dépôts pour 100 000 habitants en 2021, un niveau alors inférieur à la moyenne nationale, dans un département où la pauvreté est bien supérieure. C’est un signe de non-recours : les personnes concernées ne demandent pas ce à quoi elles ont droit, par méconnaissance ou par crainte. Ce chiffre vaut pour son année et son mode de calcul, et ne se compare pas à ceux d’une autre année.
Un revenu modeste empêche-t-il d’obtenir un regroupement de crédits ?+
Non, mais il déplace le point d’examen. Le taux d’endettement compte moins que le reste à vivre : ce qui subsiste, en euros et par personne, une fois le loyer, les charges et la nouvelle échéance payés. Un dossier à 30 % d’endettement qui laisse 350 € par personne sera refusé là où un dossier à 34 % laissant 700 € passe. Les montants regroupés sont simplement plus modestes.
Les frais de dossier sont-ils négociables ?+
Oui, aucun barème réglementaire ne les fixe. Demandez-les en euros et non en pourcentage, et rappelez-vous qu’ils sont fréquemment ajoutés au capital emprunté, ce qui les fait porter intérêt jusqu’à la dernière échéance. Sur une opération de moins de 20 000 €, quelques centaines d’euros de frais font bouger le TAEG de façon nettement visible.
Peut-on demander une avance avant l’obtention du prêt ?+
Jamais. La règle posée par l’article L.519-6 du code monétaire et financier est simple : le versement effectif des fonds prêtés conditionne tout encaissement. Rien ne permet d’y déroger, ni l’intitulé choisi pour la somme, ni la qualité de celui qui la réclame. Face à une telle demande, on interrompt l’échange sans communiquer de coordonnée bancaire, et on la signale.
Le taux proposé est-il différent parce qu’on habite Nîmes ?+
Non. Les barèmes des prêteurs sont nationaux et ne comportent aucune variable communale. Ce qui fait bouger le taux, c’est la durée, l’existence d’une garantie, le niveau d’endettement obtenu et la tenue des comptes sur trois mois. En juin 2026, la Banque de France relevait 6,27 % de taux effectif moyen sur la consommation amortissable et 3,17 % sur l’habitat.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1INSEE · Comparateur de territoires, commune de Nîmes : 151 839 habitants, 87 984 logements, 73 347 résidences principales, 29 170 ménages propriétaires (39,8 %), 57,9 % de locataires dont 17,3 % en logement social, 11,1 % de logements vacants, niveau de vie médian 20 830 €, taux de chômage 18,0 % (4 septembre 2026)
- 2INSEE · Filosofi 2023 : taux de pauvreté de 32 % à Nîmes contre 16,2 % en France entière, niveau de vie médian 20 830 € contre 25 840 €, au même millésime (4 septembre 2026)
- 3Préfecture du Gard · Surendettement dans le Gard : 203 dépôts de dossiers pour 100 000 habitants en 2021, niveau inférieur à la moyenne nationale à cette date; 1 313 dossiers déposés en 2023 (+6,8 %), montant effacé moyen 17 804 € (4 septembre 2026)
- 4Légifrance · Décret n° 2022-319 du 4 mars 2022 déclarant d’intérêt national l’opération de requalification des copropriétés dégradées du quartier Pissevin à Nîmes : 12 copropriétés, environ 1 700 logements, 180 M€, opérateur EPF d’Occitanie (4 septembre 2026)
- 5Ministère des Solidarités · Points conseil budget, environ 500 points labellisés en France, 15 000 € de financement par an et par point; 4 points dans le Gard dont 2 à Nîmes : UDAF du Gard, 152 rue Gustave Eiffel, et Pimms Médiation, 663 rue Néper (4 septembre 2026)
- 6MeilleursAgents · Prix moyen relevé au 1ᵉʳ septembre 2026 : 2 402 € le mètre carré pour les appartements, estimation d’un site privé, ni notariale ni issue de DVF (4 septembre 2026)
- 7API Sirene · Établissements : Crédit Agricole du Languedoc SIREN 492 826 417, Maurin avenue du Montpelliéret 34970 Lattes; Caisse d’Épargne Languedoc-Roussillon SIREN 383 451 267, ZAC d’Alco 254 rue Michel Teule 34080 Montpellier; Banque Populaire du Sud SIREN 554 200 808, 38 boulevard Georges Clemenceau 66000 Perpignan (4 septembre 2026)
- 8Banque de France · Crédits aux particuliers, juin 2026, taux effectifs moyens : 3,17 % à l’habitat, 6,27 % en consommation amortissable (4 septembre 2026)
- 9Banque de France · Seuils de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026 : 8,56 % en consommation au-delà de 6 000 €, 4,07 % à 5,29 % en immobilier selon la durée (4 septembre 2026)
- 10Annuaire de l’administration · Commission de surendettement du Gard, 2 square du 11 Novembre 1918, CS 10008, 30000 Nîmes ; dépôt à l’adresse nationale unique Banque de France Surendettement, TSA 41217, 75035 Paris Cedex 01 (4 septembre 2026)
- 11Légifrance · Code monétaire et financier, article L.519-6 : interdiction de percevoir une somme avant le versement effectif des fonds prêtés (4 septembre 2026)
- 12Calcul Reductis · Exemples chiffrés de la page. Dossier 1, 94 000 € de capital restant dû, dont 68 000 € de prêt immobilier (72,3 %), repris sur 204 mois à 4,38 % : mensualité 654,23 €, total remboursé 133 462,92 €, surcoût 15 155,52 € par rapport aux 118 307,40 € restant à payer sur les quatre crédits d’origine; hypothèses 3 400 € nets, foyer de trois personnes. Dossier 2, 22 500 € repris sur 66 mois à 6,26 % : mensualité 403,84 €, total remboursé 26 653,44 €, surcoût 767,34 € par rapport aux 25 886,10 € restant à payer sur les trois crédits d’origine; variantes 531,10 € sur 48 mois (25 492,80 €, soit 393,30 € de moins que de ne rien faire) et 351,86 € sur 78 mois (27 445,08 €); hypothèses 1 980 € de ressources, 480 € de loyer, 90 € de charges. Formule d’annuité à mensualités constantes m = C × i ÷ (1 − (1+i)^−n), i = taux annuel ÷ 12; total remboursé égal au produit de la mensualité arrondie par le nombre d’échéances (6 septembre 2026)