Les conditions d’un rachat de crédit à Nice : taux d’endettement et reste à vivre
Prenons le couple de retraités dont cette page détaille le dossier : 4 600 € de pensions et 1 269,43 € de mensualité après regroupement. Son taux d’endettement s’établit à 27,6 %, et il reste 3 150,57 € pour vivre une fois la copropriété payée.
Deux conditions sont examinées, et le dossier doit satisfaire les deux : le taux d’endettement d’abord, le reste à vivre ensuite. Le plus simple est de partir du premier des deux foyers dont cette page détaille les comptes plus bas, un couple de retraités niçois, et de nommer les choses une fois les euros posés.
- 1Le taux d’endettement Ce couple perçoit 4 600 € de pensions nettes par mois ; après regroupement, une échéance unique de 1 269,43 € s’en va chaque mois chez le prêteur. Rapportés l’un à l’autre, ces deux montants donnent 27,6 % : c’est la part des revenus qui repart en remboursements de crédit, soit le total des mensualités de crédit divisé par les revenus nets réguliers, multiplié par cent. Une pension de retraite y entre au même titre qu’un salaire, et elle y entre même mieux : son montant est connu, son versement certain, et aucune perte d’emploi ne peut l’interrompre.
- 2Le reste à vivre Il se compte aussi en euros, mais dans l’autre sens : on regarde ce qui demeure. Les mêmes retraités, la mensualité de 1 269,43 € et les 180 € de charges de copropriété une fois acquittées, gardent 3 150,57 € pour deux personnes, contre 2 619,35 € avant l’opération. Cette somme disponible, ramenée au nombre de personnes qui vivent sous le toit, doit payer les courses, l’énergie, la santé et les déplacements. Chez un propriétaire niçois, elle absorbe la copropriété : ces charges pèsent comme un loyer dès qu’elles apparaissent sur un relevé. Mieux vaut joindre l’appel de fonds annuel au dépôt que de laisser l’analyste le trouver à la fin de l’examen.
Personne n’a jamais légiféré sur le seuil de 33 % de taux d’endettement après opération. C’est une convention professionnelle, plus ou moins tendue selon les maisons : nos deux retraités, à 27,6 %, passent en dessous sans forcer. Le repère voisin de 35 % de taux d’endettement a une origine précise : une décision du Haut Conseil de stabilité financière datée du 29 septembre 2021. Elle plafonne l’endettement des emprunteurs pour le seul crédit immobilier, celui qui sert à financer un logement. Les rachats et regroupements en sont écartés par le document de questions-réponses qui l’accompagne.
Pension, saison, contrat court : la preuve du revenu selon le profil
Une ville de retraités et d’emplois de saison : deux façons très différentes de prouver un revenu.
Deux populations dominent les dossiers d’ici, et elles ne se démontrent pas de la même manière.
- 1Le retraité. 28,7 % des personnes de 15 ans et plus sont retraitées dans la commune. Le titre de pension remplace les bulletins ; ce qui s’ajoute, c’est la limite d’âge de l’établissement et un questionnaire de santé plus détaillé : voir le rachat de crédit pour seniors.
- 2Le salarié de la saison. L’INSEE dénombre 40 700 emplois salariés liés à la présence de touristes dans les Alpes-Maritimes, soit 12,8 % de l’emploi salarié marchand du département. À l’échelle régionale, l’emploi touristique passe de 85 000 postes en janvier à 170 000 en juillet et août. Un revenu cyclique n’est pas un revenu instable, mais il se prouve : deux avis d’imposition concordants et vingt-quatre mois de contrats valent mieux qu’un bulletin de haute saison.
- 3Le salarié en contrat court. Ce n’est pas la nature du contrat qui bloque, c’est l’impossibilité de démontrer une continuité : voir l’ancienneté retenue pour un rachat de crédit CDD.
- 4Le copropriétaire. Dernier appel de charges et procès-verbal de la dernière assemblée générale, systématiquement.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
Quatre réseaux coopératifs, deux sièges à Nice : où déposer sa demande ?
Deux sièges sur la promenade des Anglais, deux décisions prises ailleurs, et une règle de territoire qui choisit à votre place.
Quatre réseaux coopératifs sont compétents sur le département, et deux d’entre eux décident depuis Nice. La Caisse d’Épargne Côte d’Azur a son siège au 455 promenade des Anglais, la Banque Populaire Méditerranée au 457 : deux numéros d’écart. Le Crédit Agricole Provence Côte d’Azur couvre les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, le Var et Monaco. Le Crédit Mutuel Méditerranéen, lui, examine les dossiers déposés à Nice depuis son siège du 494 avenue du Prado, à Marseille.
À côté d’eux, trois voies restent ouvertes.
- 1Votre banque. Elle a vos flux sous les yeux et réclame peu de pièces, mais ne défend qu’une grille.
- 2Un établissement spécialisé. Il ne reçoit aucun particulier en agence et examine sur pièces. Créatis annonce par exemple un rachat hypothécaire de 50 000 à 400 000 € sur 10 à 25 ans (relevé du 13 août 2026).
- 3Un intermédiaire. Il présente le même dossier à plusieurs prêteurs partenaires et n’est payé qu’au déblocage : voir courtier en rachat de crédit met au mandat.
Une caisse régionale des Alpes-Maritimes engage sa seule signature
Son SIREN, son agrément, son comité de crédit : le refus de l’une n’engage pas les autres, mais on ne choisit pas la sienne.
Une enseigne mutualiste n’est pas une société unique. Chaque caisse régionale dispose de son propre agrément et de son comité de crédit, et n’examine que les dossiers des départements qui lui sont attribués. C’est le domicile de l’emprunteur qui désigne la caisse compétente : un habitant de Nice ne peut pas déposer son dossier chez la caisse d’un autre territoire, même si les conditions y semblent meilleures.
La conséquence a deux faces. Démarcher trois agences de la même caisse revient à soumettre trois fois le dossier au même comité, donc à perdre du temps. Mais un refus prononcé par une caisse n’engage ni les autres caisses de l’enseigne, ni les prêteurs spécialisés, ni les banques nationales. Rien ne circule entre eux, et les fichiers de la Banque de France recensent des incidents de remboursement, jamais des demandes rejetées.
Une règle échappe à toute exception. Aucun euro ne peut être encaissé tant que le prêt n’a pas été versé : c’est l’article L.519-6 du code monétaire et financier. Ce texte ne distingue ni la forme ni le nom donné à la somme, et il s’applique à toute personne prêtant son concours à l’obtention du financement.
Le déroulé d’une demande à Nice : sept étapes et trois à six semaines
Sept étapes, dont une se fait par courrier et avant toute simulation.
La chronologie a ici une particularité : deux questions se posent avant même de faire chiffrer quoi que ce soit.
- 1Demander par écrit l’âge admis à la dernière échéance Chaque établissement fixe le sien, et c’est lui qui plafonne la durée. Une réponse orale ne vaut rien : demandez-la dans un courriel auquel vous pourrez vous référer.
- 2Faire chiffrer l’assurance en parallèle Coût en euros sur toute la durée, assiette retenue, quotité assurée sur chaque tête : la quotité étant la part du prêt couverte pour chacun des deux. Cette ligne entre dans le TAEG et pèse plus que deux dixièmes de point de taux.
- 3Établir ce qui reste dû, ligne par ligne Ce capital restant dû est la somme qu’il faudrait verser pour solder le prêt aujourd’hui : le tableau d’amortissement le donne, et le décompte de remboursement anticipé, que le prêteur établit à une date choisie, aussi. L’échéance mensuelle, elle, ne renseigne en rien sur la somme à reprendre.
- 4Réunir les justificatifs Identité, adresse de moins de trois mois, titre de pension ou fiches de paie, avis d’imposition le plus récent, relevés de tous les comptes sur un trimestre, dernier appel de charges de copropriété.
- 5Obtenir l’accord de principe Quelques jours, sous réserve de vérification des pièces et de l’acceptation de l’assureur.
- 6Lire l’offre éditée, puis patienter Deux semaines de rétractation sous les règles du crédit à la consommation; sous les règles du crédit immobilier, aucune acceptation valable avant le onzième jour qui suit la réception.
- 7Vérifier que tout est bien clos Demandez à chacun des anciens prêteurs son attestation de solde, singulièrement pour les réserves rechargeables : elles demeurent ouvertes tant qu’on ne les résilie pas.
Comptez trois à six semaines sans garantie, davantage si une hypothèque impose une expertise, un acte notarié et sa publication au service de la publicité foncière, celui de Nice ou celui d’Antibes, selon le lieu du bien.
L’âge admis à la dernière échéance commande la durée, donc la mensualité
La question ne se pose pas en âge à la souscription mais en âge atteint à la dernière échéance.
Aucun texte ne fixe d’âge maximal pour emprunter. Chaque prêteur pose le sien, et il l’exprime en âge atteint au terme du prêt. Cette limite plafonne la durée, donc la mensualité : à 68 ans, une limite fixée à 85 ans laisse dix-sept années de remboursement, une limite à 75 ans en laisse sept, et la mensualité n’a plus rien à voir.
C’est aussi ce qui rend deux devis incomparables. Un établissement qui accepte 85 ans affichera naturellement une échéance plus basse qu’un établissement qui s’arrête à 75 : la différence ne vient pas de son barème, elle vient du nombre de mois. Sans la limite d’âge, on compare deux durées en croyant comparer deux prix.
La même précaution vaut pour le co-emprunteur. La durée dépasse parfois l’horizon de remboursement d’un seul des deux, et c’est la quotité assurée sur chaque tête qu’il faut vérifier, pas seulement le total. Les limites réellement pratiquées sont détaillées sur l’âge maximum admis pour un rachat de crédit.
Par vos chiffres. Le reste — pièces, offre, déblocage — vient seulement après, et dans cet ordre.
Deux dossiers niçois chiffrés : sans prêt immobilier, puis avec
Un foyer actif locataire, puis un couple de retraités propriétaires. À chaque fois, la mensualité gagnée et le surcoût total.
Un rachat de crédit se juge sur deux chiffres publiés ensemble : ce qui part du compte chaque mois, et ce qui aura été versé au dernier terme. Voici deux dossiers niçois, celui d’un foyer actif locataire d’abord, celui d’un couple de retraités propriétaires ensuite.
Exemple 1, trois crédits à la consommation, sans immobilier
Un couple d’actifs locataire à Nice, 3 300 € nets à deux et 1 050 € de loyer. Rien à mettre en garantie : le taux est plus haut et la durée plafonne plus tôt, mais le dossier se monte sans notaire. Ses trois lignes :
Repris à 6,26 % sur huit ans et demi, ces 39 000 € donnent 494,03 € par mois : 565,44 € rendus au budget. Le foyer remboursera 50 391,06 € au lieu de 45 467,52 €, soit 4 923,54 € de plus. Son taux d’endettement tombe de 32,1 % à 15,0 %, et une fois le loyer payé il lui reste 877,99 € par personne, contre 595,27 € aujourd’hui. Le dossier suivant fera ressortir le contraste : sans garantie, on paie l’étalement beaucoup plus cher.
Exemple 2, un prêt immobilier et quatre crédits à la consommation
Un couple de jeunes retraités, 63 et 61 ans, propriétaires de leur appartement à Nice. 4 600 € de pensions nettes à deux et 180 € de charges de copropriété par mois. Ils ont acheté en 2023, quand les taux étaient déjà remontés, et leur prêt court encore vingt ans : il s’éteindrait à leurs 83 ans.
En laissant courir les cinq crédits, ce couple verserait 242 529,24 €. Regroupé à 4,38 % sur seize ans, il versera 243 730,56 € : 1 201,32 € de plus seulement. La raison tient en une ligne : l’opération raccourcit le prêt immobilier de quatre ans au lieu de le rallonger, et sort les deux réserves d’argent. Le taux d’endettement revient de 39,1 % à 27,6 %, et charges de copropriété payées, il reste 3 150,57 € pour vivre au lieu de 2 619,35 €.
Ici le prêt immobilier pèse 78,9 % de l’opération. Le dossier quitte les règles du crédit à la consommation pour celles du crédit immobilier. Il en découle un autre plafond de taux, dix jours de réflexion imposés avant de pouvoir accepter, et le plus souvent une garantie prise sur le logement devant notaire. Le simulateur qui permet de vérifier le régime de son rachat de crédit donne le point de bascule d’un dossier.
Quatorze, seize ou dix-huit ans : ici, la durée se lit en âge autant qu’en euros
Sur le dossier des retraités, chaque palier de durée déplace la mensualité, le coût total et l’âge de la dernière échéance.
Sur les mêmes 175 000 € au même taux de 4,38 %, trois durées, trois résultats. La dernière colonne est celle que personne ne regarde et qui décide de l’accord.
Quatorze ans coûtent moins cher que de ne rien faire, parce que le prêt immobilier est raccourci de six ans et que les deux réserves d’argent disparaissent. Dix-huit ans rendent 96,93 € de mensualité en plus, et se paient 9 529,44 € de plus. Demandez les trois chiffrages en même temps, avec l’âge de fin écrit en face de chacun.
Entrez ce que vous devez encore, la nouvelle mensualité s’affiche. Le coût total de l’opération est affiché juste à côté, sans avoir à le demander.
Comparer deux offres tient en cinq lignes, toutes ramenées à des euros
Cinq postes suffisent, et le plus élastique d’entre eux est celui qu’on ne demande jamais chiffré.
Une fois les deux offres de prêt reçues, cinq lignes suffisent, toutes ramenées à des euros.
- 1Le TAEG, qui réunit en un seul pourcentage l’intérêt facturé, les frais exigés et l’assurance imposée.
- 2Le montant total dû une fois la dernière échéance passée.
- 3La couverture, en euros pour l’ensemble du prêt, avec son assiette et la part assurée sur chaque tête.
- 4Les frais d’entrée, dossier et courtage comptés séparément.
- 5Le prix d’une sortie avant terme, bon à connaître si une vente peut survenir.
La mensualité n’entre pas dans la liste : elle se fabrique en ajoutant des mois, et deux offres au même montant mensuel peuvent différer de milliers d’euros au total. Les crédits repris, eux, se décident : le rachat de crédit partiel maîtrisé laisse dehors les lignes déjà bien amorties et ne reprend que les plus chères, ici, les deux réserves à 14,80 % et 19,90 %.
Assurance emprunteur : le poste qui pèse le plus après soixante ans
Sur le dossier chiffré de cette page, après soixante ans, deux tarifs pourtant courants séparent 6 720 € sur le même prêt.
Après soixante ans, la couverture coûte souvent plus cher que l’écart de taux entre deux prêteurs. La cotisation grimpe avec l’âge et l’état de santé, et elle entre dans le TAEG : deux offres au même taux nominal peuvent donc se départager de plusieurs points une fois l’assurance intégrée. C’est le seul poste de l’opération sur lequel l’emprunteur garde entièrement la main.
Chiffrons-le sur le premier dossier de cette page, 175 000 € sur seize ans. À 0,72 % par an du capital emprunté, tarif courant à cet âge, la couverture coûte 105 € par mois, soit 20 160 € au terme. Un contrat délégué à 0,48 % revient à 70 € par mois, soit 13 440 € : 6 720 € d’écart pour des garanties équivalentes. Et chaque année de durée en plus ajoute douze mois de cotisation, en plus des intérêts.
Le coût de la couverture sur toute la durée ; l’assiette retenue, capital initial ou capital restant dû ; la quotité assurée sur chaque tête, et non le seul total. La délégation à un autre assureur reste possible à garanties équivalentes, et elle se prépare avant la signature, pas après. Ce que la garantie couvre, ce qu’elle exclut et comment elle se remplace figurent sur l’assurance emprunteur signée sur un rachat de crédits.
À Nice, l’âge des habitants et le parc de logements orientent durée et garantie
29,6 % d’habitants de 60 ans ou plus, 13,8 % de résidences secondaires : deux traits qui commandent la durée et la garantie.
Nice est l’une des villes les plus âgées du pays, et cela se voit dans les dossiers. 29,6 % de ses habitants ont 60 ans ou plus, dont 12,4 % ont 75 ans ou plus, et 28,7 % des personnes de 15 ans et plus sont retraitées. Rapporté au crédit, ce trait produit un effet contre-intuitif : le revenu des dossiers déposés ici est plus sûr qu’ailleurs, et c’est la durée qui devient rare. Là où un actif de 40 ans négocie un taux, un retraité de 68 ans négocie des mois.
Le parc de logements ajoute une seconde particularité. Sur 240 935 logements, 73,8 % seulement sont des résidences principales : 13,8 % sont des résidences secondaires ou occasionnelles et 12,4 % sont vacants. Autrement dit, plus d’un logement sur sept n’abrite pas son propriétaire à l’année. C’est une donnée de crédit, pas une curiosité statistique : un prêteur n’évalue pas de la même façon un bien qu’il finance et un bien qu’il pourrait devoir vendre.
Ces prix ne changent aucun barème : ils changent ce qu’une garantie couvre. Les intermédiaires qui publient leur quotité annoncent 70 à 80 % de la valeur du bien. Sur un appartement de 68 m² valant environ 354 000 € au prix moyen relevé, le plafond de garantie n’est pas le facteur limitant : l’âge de fin de prêt l’est.
L’âge de fin de prêt et le prix de l’assurance ne pèsent pas partout autant. Le courtier de rachat de crédit toulonnais traite d’un revenu qui se prouve autrement, la solde; le rachat de crédits à Montpellier d’une ville de locataires où la durée remplace la garantie comme moyen de négociation.
Hypothéquer une résidence secondaire : décote prudente et mainlevée à prévoir
C’est possible, avec une décote plus prudente et une mainlevée à prévoir en cas de vente.
Un second logement n’est pas exclu de l’opération, mais il ne se traite pas comme la résidence principale. Le prêteur applique sa propre estimation et sa propre quotité, plus prudentes, parce que le bien se revend moins vite et qu’il n’abrite pas le débiteur. Avec 13,8 % du parc de la ville en résidences secondaires ou occasionnelles, la question revient souvent.
Un point se règle avant de signer, jamais après. Vendre un bien hypothéqué en cours de prêt suppose une mainlevée anticipée, l’acte notarié qui efface l’hypothèque inscrite avant son terme. L’émolument du notaire est alors de 78 € hors taxes jusqu’à 77 090 € de créance inscrite, et de 150 € hors taxes au-delà. Si une vente est envisagée à moyen terme, dites-le au moment de la demande : cela suffit parfois à orienter vers une opération sans garantie.
Sans vente, rien n’est à faire. L’inscription s’éteint d’elle-même un an après la dernière échéance, au titre de l’article 2429 du code civil, sans démarche ni frais. Le calcul complet d’une garantie, taxe de publicité foncière comprise, figure sur le coût du rachat de crédit hypothécaire.
Les quatre gestes qui disent si un regroupement de crédits reste tenable à Nice
Un regroupement étale une dette, il n’en crée pas la capacité de remboursement.
La frontière est nette et elle ne dépend pas du montant dû. Tant qu’il reste une mensualité tenable à proposer, l’étalement rétablit un budget mal calibré. Quand le reste à vivre demeure négatif quelle que soit la durée envisagée, aucune offre ne le rendra positif : c’est le moment de pousser une autre porte, et elle ne se paie pas.
La vérification tient en quatre gestes.
- 1Faire les comptes Notez ce qui reste dû sur chaque emprunt, puis ce que l’ensemble ponctionne mensuellement.
- 2Aller jusqu’à la limite d’âge Reportez ce capital sur l’étalement le plus long que votre âge de fin de prêt autorise, et non sur celui que vous souhaiteriez : l’échéance obtenue est le vrai plancher.
- 3Enlever ce qui ne se coupe pas Retirez cette échéance, les charges de copropriété, l’énergie, la santé et les transports, puis rapportez le solde au nombre de personnes du foyer.
- 4Décider Un solde qui permet de vivre valide l’opération. Un solde négatif appelle la commission de surendettement, sachant que le dépôt d’un dossier entraîne une inscription au fichier des incidents de remboursement dès son enregistrement, là où un regroupement accepté n’en produit aucune.
Les deux voies sont mises face à face, avec leurs conséquences respectives, sur rachat de crédit ou dépôt de dossier de surendettement.
Huit Points Conseil Budget dans les Alpes-Maritimes, et une adresse unique de dépôt
L’Udaf 06 dans cinq villes, trois autres structures dans le département, et un dépôt qui ne coûte rien.
Le département compte huit points conseil budget labellisés : l’Udaf 06 tient permanence à Nice, Antibes, Cannes La Bocca, Carros et Menton. S’y ajoutent l’association DEFIE à Grasse, l’Épi centre socioculturel à Guillaumes et l’Espace social et formation à Saint-Martin-du-Var. L’accompagnement y est gratuit, sans plafond de ressources, et personne n’y vend quoi que ce soit. Ces guichets ne montent aucun dossier de crédit : ils aident à savoir s’il vaut la peine d’en demander un.
Déposer un dossier de surendettement est une démarche personnelle, sans intermédiaire. Elle se fait sur internet ou par la poste, à une boîte unique pour toute la France : Banque de France Surendettement, TSA 41217, 75035 Paris Cedex 01. Les coordonnées départementales renvoient à des accueils, jamais à une destination de courrier ; le secrétariat des commissions, lui, est tenu par la Banque de France.
Le volume situe l’enjeu à l’échelle du pays : 148 013 dossiers ont été déposés en 2025, soit 267 pour 100 000 habitants. Une prestation facturée pour monter ce dossier vous fait payer ce qui est gratuit.
Trois villes où le dossier type diffère
L’âge, le patrimoine et la nature du revenu déplacent le point de décision.
- 1Rachat de crédit à Marseille : l’hypothèque chiffrée poste par poste, de l’inscription à la mainlevée (le retrait de l’hypothèque).
- 2Le rachat de crédit à Toulouse en détail, des revenus faits de missions courtes, et une durée plafonnée.
- 3Le rachat de crédits immobiliers à Paris, le poids du loyer dans le budget, et une durée bornée plus tôt pour un locataire.
L’âge limite en fin de prêt commande tout le montage. Voyez ce qui reste possible dans votre cas.
Questions fréquentes
Existe-t-il un âge maximal pour faire regrouper ses crédits à Nice ?+
Aucun texte n’en fixe. Chaque prêteur pose sa propre limite, exprimée en âge atteint à la dernière échéance, et c’est elle qui plafonne la durée, donc la mensualité. Demandez-la par écrit avant tout chiffrage : deux propositions calculées sur des durées différentes ne se comparent pas, et l’écart d’échéance qu’on croit venir du barème vient souvent du nombre de mois.
Une pension de retraite suffit-elle comme revenu ?+
Oui, et c’est même un revenu de bonne qualité aux yeux d’un analyste : montant connu, versement certain, aucun risque de perte d’emploi. Ce qui détermine l’issue du dossier n’est pas la nature du revenu mais l’âge admis au terme du prêt et le coût de l’assurance emprunteur, qui entre dans le TAEG et grimpe avec l’âge.
Les charges de copropriété entrent-elles dans le calcul du reste à vivre ?+
Oui, au même titre qu’un loyer, dès lors qu’elles apparaissent sur les relevés de compte. Joignez le dernier appel de fonds annuel au dossier plutôt que de laisser l’analyste les découvrir. Une charge annoncée se traite dans le plan de financement. Une charge trouvée à la fin de l’examen fragilise l’ensemble et fait souvent reprendre le chiffrage.
Faut-il hypothéquer son logement quand on est propriétaire à Nice ?+
Ce n’est jamais obligatoire. La garantie fait baisser le taux — 4,38 % contre 6,26 % selon les relevés d’Empruntis de juillet 2026 — mais elle ajoute une taxe de publicité foncière de 0,715 %, des émoluments de notaire et un passage chez lui. Sur un capital modéré remboursé en quelques années, l’opération sans garantie reste souvent la moins chère, frais compris.
Peut-on donner en garantie une résidence secondaire ?+
Oui, à d’autres conditions. Le prêteur applique une estimation et une quotité plus prudentes, parce que le bien se revend moins vite et qu’il n’abrite pas le débiteur. Si une vente est envisagée à moyen terme, signalez-le dès la demande : une mainlevée anticipée coûte 78 € hors taxes jusqu’à 77 090 € de créance inscrite, et 150 € hors taxes au-delà.
Que devient l’hypothèque une fois le regroupement soldé ?+
Elle s’éteint d’elle-même un an après la dernière échéance, au titre de l’article 2429 du code civil, sans démarche ni frais. Une mainlevée anticipée n’est nécessaire que pour vendre avant le terme du prêt. Dans les Alpes-Maritimes, l’inscription est enregistrée par le service de la publicité foncière de Nice ou par celui d’Antibes, selon le lieu du bien.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1INSEE · Comparateur de territoires, commune de Nice (06088), recensement 2023 : 178 357 ménages, 240 935 logements dont 73,8 % de résidences principales, 13,8 % de résidences secondaires ou occasionnelles et 12,4 % de logements vacants, 47,2 % de ménages propriétaires de leur résidence principale (5 septembre 2026)
- 2INSEE · Dossier complet, commune de Nice (06088), recensement 2017 : 29,6 % d’habitants de 60 ans ou plus, dont 12,4 % de 75 ans ou plus, et 28,7 % de retraités parmi les personnes de 15 ans ou plus (5 septembre 2026)
- 3Insee Analyses Provence-Alpes-Côte d’Azur n° 117 · « En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’accueil des touristes génère 124 000 emplois salariés », 9 juin 2023 : 40 700 emplois salariés touristiques dans les Alpes-Maritimes, soit 12,8 % de l’emploi salarié marchand du département; emploi touristique régional de 85 000 postes en janvier et 170 000 en juillet-août (5 septembre 2026)
- 4MeilleursAgents · Prix moyens nets vendeur à Nice au 1ᵉʳ août 2026 : appartements 5 206 €/m², maisons 6 453 €/m² (24 août 2026)
- 5Groupe BPCE · Caisse d’Épargne Côte d’Azur — siège 455 promenade des Anglais à Nice ; Banque Populaire Méditerranée — siège 457 promenade des Anglais à Nice (24 août 2026)
- 6Crédit Agricole Provence Côte d’Azur · Caisse régionale compétente sur les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, le Var et la principauté de Monaco (24 août 2026)
- 7Crédit Mutuel · Implantations nationales : Fédération du Crédit Mutuel Méditerranéen, siège 494 avenue du Prado à Marseille, compétente notamment sur les Alpes-Maritimes (24 août 2026)
- 8Empruntis · Taux relevés en juillet 2026 : 6,26 % sur un rachat de crédits à la consommation, 4,38 % sur un rachat de crédit immobilier ou hypothécaire; quotités de financement annoncées de 70 % à 80 % de la valeur du bien (17 août 2026)
- 9Créatis · Rachat hypothécaire de 50 000 à 400 000 € sur 10 à 25 ans ; filiale à 100 % de Cofidis Group (13 août 2026)
- 10Carrefour Banque · TAEG révisable de 14,80 % sur la carte PASS 10x/20x, retenu comme taux de la réserve d’enseigne du cas type (10 août 2026)
- 11Banque de France · Seuils de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026 : 8,56 % en crédit à la consommation au-delà de 6 000 €, 4,07 % à 5,29 % en immobilier selon la durée (5 septembre 2026)
- 12Banque de France · L’essentiel du surendettement en 2025 : 148 013 dossiers déposés, 267 dépôts pour 100 000 habitants; secrétariat des commissions assuré par la Banque de France; inscription au FICP dès le dépôt du dossier; adresse nationale unique Banque de France Surendettement, TSA 41217, 75035 Paris Cedex 01 (5 septembre 2026)
- 13Annuaire de l’administration (service-public.gouv.fr) · Huit points conseil budget labellisés dans les Alpes-Maritimes : Udaf 06 à Nice, Antibes, Cannes La Bocca, Carros et Menton, association DEFIE à Grasse, Épi centre socioculturel à Guillaumes, Espace social et formation à Saint-Martin-du-Var; deux services de la publicité foncière compétents, Nice et Antibes (5 septembre 2026)
- 14HCSF · Décision n° D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 et sa foire aux questions officielle : rachats, regroupements et renégociations exclus du champ du taux d’effort de 35 % (5 septembre 2026)
- 15Légifrance · Code de la consommation : L.312-19 (rétractation de 14 jours), L.313-34 (réflexion de 10 jours); code monétaire et financier, article L.519-6; code de commerce, A.444-141 (mainlevée à 78 € hors taxes jusqu’à 77 090 € de créance inscrite, 150 € hors taxes au-delà); code général des impôts, articles 844 et 1647 (taxe de publicité foncière de 0,715 %); code civil, article 2429 (extinction de l’inscription un an après la dernière échéance) (5 septembre 2026)
- 16Calcul Reductis · Cas types niçois. Dossier 1, 175 000 € de capital restant dû, dont 138 000 € de prêt immobilier (78,9 %), repris sur 192 mois à 4,38 % : mensualité 1 269,43 €, total remboursé 243 730,56 €, soit 1 201,32 € de plus que les 242 529,24 € restant à payer sur les cinq crédits d’origine; variantes 1 395,32 € sur 168 mois (234 413,76 €) et 1 172,50 € sur 216 mois (253 260,00 €); hypothèses de foyer (4 600 € de pensions, 180 € de charges de copropriété, emprunteurs de 63 et 61 ans, achat de 2023) posées par la rédaction. Dossier 2, 39 000 € repris sur 102 mois à 6,26 % : mensualité 494,03 €, total remboursé 50 391,06 €, surcoût 4 923,54 € par rapport aux 45 467,52 € restant à payer sur les trois crédits d’origine; hypothèses 3 300 € nets et 1 050 € de loyer. Assurance emprunteur comparée sur le dossier 1 : 0,72 % et 0,48 % par an du capital emprunté, soit 105 € et 70 € par mois, 20 160 € et 13 440 € sur 192 mois. Mensualités constantes selon m = C × i ÷ (1 − (1+i)^−n), i = taux annuel ÷ 12; coût total égal au produit de la mensualité arrondie par le nombre d’échéances (6 septembre 2026)