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Une famille réunie et souriante, illustration d'un rachat de crédit en situation de surendettement
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Comprendre

Reste à vivre : ce que c’est, comment le calculer et le montant que les prêteurs attendent

Le reste à vivre, ce sont vos revenus nets moins vos charges fixes : ce qu’il reste chaque mois pour vivre une fois tout payé. Aucune loi ne fixe de montant minimum pour un crédit — chaque prêteur applique son propre barème, et deux méthodes de calcul donnent deux résultats différents sur le même foyer. Cette page donne la définition, les deux calculs, les montants réellement attendus, et le seul cas où un plancher est fixé par la loi : la procédure de surendettement.

R La rédaction de Reductis
rédigé et vérifié par notre équipe éditoriale
Vérifiée le 31 août 2026 Mis à jour le 12 septembre 2026 12 min de lecture
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Les dossiers sont transmis à nos partenaires financiers — courtiers et établissements de crédit — qui les étudient et vous recontactent. Ce que deviennent vos données.

  • Réponse de principe sous 48 h
  • Vos données ne sont pas revendues
  • Aucun euro avant le déblocage des fonds
  • Libre jusqu’à la signature
L'essentiel en 5 points
  • Revenus nets moins charges fixes. Logement, mensualités assurance comprise, charges incompressibles. Le cadre commun à ces situations est posé par Comment obtenir un rachat de crédit en ligne.
  • Aucune loi n’en fixe le minimum. Les grilles « 700 € par adulte » sont des barèmes internes de prêteur, que l’on ne peut pas leur imposer.
  • Deux quotients familiaux. Sur 1 800 €, un couple avec un enfant : 600 € par personne, ou 1 000 € par unité de consommation.
  • 202,17 € par personne avant, 411,92 € après. Sur le foyer chiffré plus bas.
  • 651,69 € : le seul plancher écrit. En commission de surendettement, la part réservée aux dépenses courantes ne descend pas sous le montant forfaitaire du RSA.
Calcul immédiat, sans inscription
Ce qui reste réellement, avant et après

Le chiffre que les prêteurs regardent en premier, et le seul qui décrive votre vie quotidienne.

€/mois
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Ce calcul est une estimation. Le taux réel d’un dossier dépend de son profil, et aucune somme ne peut vous être demandée avant le déblocage effectif des fonds (article L.519-6 du code monétaire et financier).

Le reste à vivre, c’est vos revenus nets moins vos charges fixes

Revenus nets du foyer moins charges fixes : logement, mensualités de crédit assurance comprise, pension alimentaire et charges incompressibles.

La formule tient en une ligne : revenus nets moins charges fixes. La difficulté est dans la liste des charges retenues, qu’aucun texte ne normalise.

Ce que tout prêteur retire

Loyer ou mensualité immobilière, mensualités de crédit assurance comprise, pension alimentaire versée, taxe foncière mensualisée.

Ce qui varie selon le prêteur

Énergie, eau, transports, cantine, garde d’enfants, assurances. Au réel sur justificatifs, ou au forfait.

Ce qui n’est jamais retiré

Alimentation, loisirs, abonnements, épargne. Ces dépenses se paient avec le reste à vivre.

Salaires et pensions comptent en totalité, les revenus locatifs seulement en partie

Les primes sont lissées et les loyers perçus retenus partiellement : c’est ce qui explique l’écart entre votre calcul et celui de la banque.

Côté revenus, salaires et pensions comptent en totalité, les revenus locatifs partiellement, les primes après lissage. D’où l’écart entre votre calcul et celui de la banque.

Votre situation en une phrase
Je regroupe de crédits sur mois.
Je rembourserais 546,06 € par mois.

Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.

Aucune loi française ne fixe de reste à vivre minimum

Le code de la consommation impose d’évaluer votre solvabilité sans fixer aucun montant : les grilles utilisées sont des barèmes internes, propres à chaque prêteur.

Aucun article du code de la consommation ne fixe de reste à vivre minimum. Les articles L.312-16 et L.313-16 obligent le prêteur à évaluer la solvabilité et à consulter le fichier des incidents. Ni méthode, ni montant.

Le seuil de 35 % vient d’une décision qui ne vise pas les regroupements de crédits

La décision D-HCSF-2021-7 porte sur les crédits immobiliers résidentiels, et sa foire aux questions exclut les rachats.

Le seuil de 35 % ne vient pas de là : la décision D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 vise les crédits immobiliers résidentiels, et sa foire aux questions exclut les regroupements.

La Caisse d’Épargne et Cofidis publient un seuil d’endettement, jamais un montant de reste à vivre

Les barèmes de 700 € par adulte et 300 € par enfant qui circulent sont des politiques internes, que l’on ne peut pas leur imposer.

Restent les grilles des établissements. La Caisse d’Épargne annonce « en dessous de 35 % » d’endettement et un « reste à vivre suffisant », sans montant. Cofidis retient 33 % (relevés le 13 août 2026). Les barèmes « 700 € par adulte, 300 € par enfant » sont des politiques internes, que l’on ne peut pas leur imposer.

Un refus sur le reste à vivre n’est pas une disqualification légale

Le barème appartient à chaque prêteur : les conditions d’un rachat de crédit chez chaque prêteur varient, et un dossier refusé reste recevable ailleurs.

Reste à vivre par personne ou par unité de consommation : deux calculs, deux résultats

Sur 1 800 € de reste à vivre, un couple avec un enfant obtient 600 € par personne et 1 000 € par unité de consommation.

Un reste à vivre ne se lit jamais brut : il se rapporte à la taille du foyer. Deux quotients coexistent.

Le premier divise par le nombre de personnes, immédiat et très répandu. Le lieu de résidence pèse ensuite autant que la composition du foyer. À somme égale, un reste à vivre couvre moins de dépenses là où les prix sont plus élevés, et un rachat de crédit demandé en DOM-TOM se juge sur cette base. Le second divise par le nombre d’unités de consommation : l’échelle d’équivalence OCDE modifiée de l’INSEE compte 1 unité pour le premier adulte, 0,5 par personne de 14 ans ou plus, 0,3 par enfant.

Un couple avec un enfant dispose de 600 € par personne ou de 1 000 € par unité de consommation

Même foyer, même euro, deux chiffres : le quotient retenu change le résultat du simple au double.

Un couple avec un enfant de 8 ans, c’est 3 personnes et 1,8 unité de consommation : sur 1 800 € de reste à vivre, 600 € par personne ou 1 000 € par unité. Même foyer, même euro, deux chiffres.

Que vous restera-t-il pour vivre ?

Le taux d’endettement est un pourcentage ; le reste à vivre est de l’argent. C’est lui qui dit si le mois passe.

Devant une commission de surendettement, le reste à vivre a un plancher fixé par la loi

La part réservée aux dépenses courantes ne descend pas sous le montant forfaitaire du RSA, et la capacité de remboursement suit le barème de saisie sur salaire.

Chez un prêteur, le reste à vivre est un critère commercial. Devant une commission de surendettement, c’est une notion écrite : le code de la consommation, articles L.731-1 à R.731-3 en fixe la méthode de calcul et le montant sous lequel la part réservée aux dépenses courantes ne peut pas descendre.

La part réservée aux dépenses courantes ne peut y descendre sous le montant forfaitaire du revenu de solidarité active, et la capacité de remboursement se détermine par référence à la quotité saisissable du salaire.

Que disent les articles L.731-1 et L.731-2 ?+

L.731-1 détermine la capacité de remboursement par référence à la quotité saisissable du salaire ; L.731-2 interdit de faire descendre la part réservée aux dépenses courantes sous le montant forfaitaire du revenu de solidarité active, et énumère ces dépenses : logement, nourriture, énergie, eau, scolarité, garde, transports, santé.

651,69 € pour une personne seule au 1er avril 2026 : le plancher que rien ne peut franchir

Ce montant est aussi la fraction absolument insaisissable du salaire, majorée de 145 € par mois et par personne à charge.

Ce montant atteint 651,69 € pour une personne seule au 1er avril 2026 et varie selon le foyer. C’est aussi la fraction absolument insaisissable du salaire (article L.3252-5 du code du travail). La saisie sur rémunération applique un barème par tranches, majoré de 145 € par mois et par personne à charge, sans descendre sous cette fraction. Le barème de la saisie sur salaire en détaille le calcul.

Reste à vivre avant et après un regroupement : le calcul sur un foyer de 3 personnes

Sur 3 000 € nets et 34 000 € de crédits, le reste à vivre passe de 606,50 € à 1 235,77 € par mois, au prix de 6 206,52 € de coût total.

Sur ce foyer, les 1 093,50 € de mensualités tombent à 464,23 €, et le reste à vivre par unité de consommation double, de 336,94 € à 686,54 €.

Voir les hypothèses chiffrées du foyer : revenus, charges et crédits repris+

Le calcul en clair

Couple et un enfant de moins de 14 ans : 3 personnes, 1,8 UC. 3 000 € nets, 850 € de logement, 450 € d’autres charges fixes. Trois crédits pour 34 000 € : 12 000 € et 19 000 € à 6,53 % sur 24 et 48 mois, 3 000 € à 17,65 % sur 36 mois. Regroupement de 34 340 €, frais de 1 % compris, à 6,26 % sur 96 mois, assurance de 8,59 € par mois (0,30 % par an).

IndicateurAvantAprès
Mensualités totales1 093,50 €464,23 €
Taux d’endettement36,45 %15,47 %
Reste à vivre mensuel606,50 €1 235,77 €
Par personne (par UC)202,17 € (336,94 €)411,92 € (686,54 €)
Coût total restant38 359,56 €44 566,08 €

Source (date) : Reductis (02/09/2026)

Le coût total augmente de 6 206,52 €, prix de l’allongement sur 96 mois

Ce surcoût se lit en face de ce que le foyer gagne le même mois : 629,27 € de reste à vivre supplémentaire.

Le coût total augmente de 6 206,52 €, prix de l’allongement, à lire en face de ce que le foyer gagne le même mois.

− 629,27 €
de mensualités dès la première échéance
+ 629,27 €
de reste à vivre chaque mois
20,98 points
de taux d’endettement en moins

629,27 € de mensualités en moins font passer un dossier refusé la veille

Le taux et la durée du regroupement décident du surcoût, et se négocient avant la signature.

C’est le mécanisme qui fait accepter un dossier refusé la veille. Le taux d’un rachat de crédit négocié et la durée décident du surcoût. Un reste à vivre qui remonte contre un coût total qui monte aussi : c’est là que se mesure ce qu’on gagne vraiment à regrouper ses crédits. Le choix tient en deux chiffres : 629,27 € gagnés chaque mois contre 6 206,52 € payés en plus au total.

Les autres moments d’un dossier de regroupement

Du dépôt à la signature, chaque étape se prépare séparément. Les pages ci-dessous couvrent celles qui encadrent le sujet traité ici.

Votre mensualité, sur vos chiffres à vous

Pas un exemple, pas une moyenne : votre situation. Vous voyez ce que vous paieriez chaque mois, et ce que ça coûte au bout.

Questions fréquentes

C’est quoi un bon reste à vivre pour 2 personnes ?+

Aucun montant n’est fixé par un texte. Deux repères publics : le montant forfaitaire du RSA, 651,69 € pour une personne seule au 1er avril 2026, et le seuil de pauvreté de l’INSEE, 1 288 € par unité de consommation. Un couple compte 1,5 unité.

Quel reste à vivre faut-il pour 3 personnes ?+

Là encore, aucun barème légal. Ce qui change, c’est le diviseur : un couple avec un enfant de moins de 14 ans compte 3 personnes et 1,8 unité de consommation. Sur 1 800 €, cela fait 600 € par personne ou 1 000 € par unité.

Est-ce que les allocations familiales entrent dans le calcul du reste à vivre ?+

Cela dépend du prêteur : aucun texte ne l’impose ni ne l’interdit. Sont retenus en totalité les revenus stables et durables, salaires et pensions en tête. Les prestations dont la fin est prévisible sont pondérées.

Le reste à vivre se calcule-t-il avant ou après impôt ?+

Sur des revenus nets. Avec le prélèvement à la source, l’impôt est déjà retiré du salaire versé et n’a pas à être décompté deux fois. Une taxe foncière mensualisée, elle, est une charge fixe.

Est-ce qu’un rachat de crédits fait toujours remonter le reste à vivre ?+

Non. Il le remonte quand la mensualité baisse, ce qui suppose d’allonger la durée ou d’abaisser le taux. Un regroupement à durée constante peut le laisser inchangé.

Qui écrit cette page

Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.

Nos sources

  1. 1Légifrance — Code de la consommation — articles L.731-1 à L.731-3 et R.731-1 à R.731-3 : capacité de remboursement déterminée par référence à la quotité saisissable, part réservée aux dépenses courantes ne pouvant être inférieure au montant forfaitaire du RSA, liste des dépenses courantes, évaluation au réel ou au barème de la commission (18 août 2026)
  2. 2Légifrance — Code de la consommation — articles L.312-16 et L.313-16 : évaluation de la solvabilité de l’emprunteur et consultation du fichier des incidents de remboursement, sans montant de reste à vivre (17 août 2026)
  3. 3Légifrance — Code du travail — article R.3252-2 (barème de la part saisissable et cessible de la rémunération) et article L.3252-5 (fraction absolument insaisissable de 651,69 €) (10 août 2026)
  4. 4Service-public.fr — Barème 2026 de la saisie des rémunérations — tranches et quotités saisissables, majoration de 145 € par mois et par personne à charge (10 août 2026)
  5. 5Banque de France — Fraction insaisissable et solde bancaire insaisissable de 651,69 € au 1er avril 2026, montant forfaitaire du RSA pour une personne seule (15 août 2026)
  6. 6INSEE — Échelle d’équivalence OCDE modifiée — 1 unité de consommation pour le premier adulte, 0,5 par personne de 14 ans ou plus, 0,3 par enfant de moins de 14 ans (15 août 2026)
  7. 7INSEE — Niveau de vie et pauvreté en 2023, Insee Première n° 2063 — seuil de pauvreté de 1 288 € par mois et par unité de consommation (15 août 2026)
  8. 8Haut Conseil de stabilité financière — Décision n° D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 et sa foire aux questions — taux d’effort de 35 % applicable aux crédits immobiliers résidentiels, rachats, regroupements et renégociations exclus du champ d’application (17 août 2026)
  9. 9Caisse d’Épargne et Cofidis — Pages produit de regroupement de crédits — taux d’endettement « en dessous de 35 % » et « reste à vivre suffisant » sans montant chez l’une, 33 % chez l’autre (13 août 2026)
  10. 10Banque de France — Crédits aux particuliers, juin 2026 — taux effectif moyen de la consommation amortissable 6,27 % ; seuils de l’usure du 3ᵉ trimestre 2026 — 23,53 % jusqu’à 3 000 € ; taux effectif moyen pratiqué sur les prêts de 3 000 € et moins au 2ᵉ trimestre 2026, 17,65 %, retenu pour le crédit renouvelable du cas chiffré (31 août 2026)
  11. 11Empruntis — Taux relevé en juillet 2026 : 6,26 % sur un rachat de crédits à la consommation, retenu comme taux du regroupement dans le cas chiffré (17 août 2026)
  12. 12Calcul Reductis — Cas type de 34 000 € de capital restant dû sur trois crédits, foyer de 3 personnes à 3 000 € nets : mensualités, taux d’endettement, restes à vivre par personne et par unité de consommation, coûts totaux avant et après regroupement (18 août 2026)
R La rédaction de Reductis — page rédigée et vérifiée par notre équipe éditoriale. Vérifiée le 31 août 2026.