L’exemple de rachat de crédit retenu : trois crédits, 830,71 € par mois, 2 380 € de revenus
Un foyer de deux personnes rembourse 28 400 € de capital sur trois crédits, dont une réserve d’argent à 19,90 %, pour 830,71 € de mensualités et 2 380 € de revenus nets.
Le déclencheur n’est pas le taux d’un crédit, c’est la somme des trois. Prises séparément, les lignes tiennent debout. Additionnées, elles absorbent plus du tiers du revenu, et la moindre dépense imprévue passe sur le découvert. La constitution d’un dossier de rachat de crédit difficile réunit les pièces qui permettent de faire chiffrer une telle situation. Trois d’entre elles commandent le calendrier : les décomptes de capital restant dû datés du mois en cours, les trois derniers relevés de chaque compte et le dernier avis d’imposition complet. Un dossier au capital voisin se déroule de la même façon, avec la mensualité d’un rachat de crédit de 30 000 euros calculée sur un salaire plus bas.
Les trois crédits repris
Un prêt auto à 4,90 %, un prêt travaux à 7,40 % et un crédit renouvelable à 19,90 % totalisent 28 400 € de capital et 33 104,97 € encore à payer.
Source : Calcul Reductis · Date : 20/08/2026
Le budget du foyer avant l’opération : 34,9 % du revenu part en mensualités
Avec 830,71 € de crédits et 620 € de loyer sur 2 380 € nets, il reste 929,29 € par mois pour vivre à deux.
Le premier chiffre que regarde un analyste n’est pas le taux d’endettement, c’est ce qui reste une fois le loyer et les crédits payés. 929,29 € pour deux personnes, c’est le seuil où un budget cesse d’absorber les imprévus. Le reste à vivre une fois les crédits regroupés se compte par personne, et c’est ce montant-là que l’analyste compare à ses critères, avant même de regarder le pourcentage d’endettement.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
Les six étapes d’un rachat de crédit, du dépôt du dossier au virement des fonds
Demande, accord de principe, préparation du dossier, accord définitif, offre puis déblocage : six étapes, dont deux seulement dépendent de l’emprunteur.
L’emprunteur ne tient que deux étapes : fournir les pièces, et renvoyer l’offre à la bonne date. Le reste appartient à l’analyste et au prêteur.
- 1Demande et étude de recevabilité Montant repris, revenus et nature des crédits sont comparés aux critères du prêteur.
- 2Accord de principe Un avis favorable donné sur déclaratif, sous réserve des pièces.
- 3Préparation du dossier et pièces justificatives L’étape la plus longue, et la seule que l’emprunteur peut accélérer.
- 4Accord définitif Les pièces sont contrôlées, le fichier des incidents interrogé, le dossier validé en interne.
- 5Édition puis acceptation de l’offre L’offre part par courrier. Le délai légal court à sa réception.
- 6Déblocage et solde des anciens crédits Le prêteur paie directement les anciens créanciers ; seule une part de trésorerie arrive sur le compte.
Un accord de principe n’engage pas encore le prêteur
L’accord de principe est un avis favorable donné sur déclaratif : il ne vaut ni offre, ni engagement de prêter.
Beaucoup de dossiers se croient bouclés à cette étape, et la déception vient de là. Un accord de principe porte sur ce que vous avez déclaré, pas sur ce que vos pièces prouvent. Un découvert récent ou un capital restant dû plus élevé que prévu le remettent en cause. Savoir comment lire les avis sur un rachat de crédit aide à situer ces déceptions racontées en ligne dans le déroulé réel d’un dossier.
Trois semaines séparent l’accord de principe de l’accord définitif
Entre les deux, l’analyste vérifie les pièces, interroge le fichier des incidents et fait valider le dossier en comité.
C’est le trou noir du parcours, et l’explication est simple : le travail change de main. L’accord de principe vient d’un commercial, l’accord définitif d’un analyste risque. Le temps nécessaire à un rachat de crédit déroule les cinq contrôles de cette phase, dont deux échappent au prêteur lui-même : la décision de l’assureur emprunteur et l’interrogation des fichiers de la Banque de France.
Combien de temps prend un rachat de crédit : les délais publiés, étape par étape ?
En regroupement de crédits à la consommation, les délais annoncés et les délais légaux additionnés placent le virement entre cinq et sept semaines après le dépôt d’un dossier complet.
Deux natures de délais se mélangent en permanence, et la confusion coûte des semaines d’attente. Les délais légaux sont engageants ; les délais d’examen ne relèvent d’aucun texte et dépendent du dossier.
Les trois délais fixés par la loi ne se raccourcissent pas
Quatorze jours de rétractation en consommation, dix jours de réflexion en immobilier et une offre maintenue trente jours : aucun professionnel ne peut y toucher.
Ces durées figurent aux articles L.312-19 et L.313-34 du code de la consommation. Une promesse de supprimer l’un de ces délais est un signal d’alerte, pas un service. Le même texte impose au prêteur de maintenir ses conditions pendant toute la validité de l’offre.
Dossier urgent : ce qui se comprime, et les cinq causes de retard
Seul le temps de préparation se réduit ; relevé incomplet, capital restant dû périmé et co-emprunteur absent sont les trois causes de retard qui dépendent de l’emprunteur.
Un dossier complet dès le premier envoi fait gagner une à deux semaines, et c’est le seul moyen réel. Un découvert récent, qui oblige à fournir des relevés supplémentaires, et le rendez-vous chez le notaire quand une garantie est prise, ne dépendent pas de vous. Le chemin le plus court passe par là et par rien d’autre : obtenir un rachat de crédit rapidement tient au dossier déposé complet du premier coup, puisque ni les quatorze jours légaux ni l’agenda du notaire ne se compriment.
Demandez à chaque prêteur un décompte de remboursement anticipé daté du mois en cours, et non le tableau d’amortissement d’origine. C’est la pièce qui manque dans la majorité des dossiers renvoyés.
Rétractation ou réflexion : les deux délais que l’on confond le plus souvent
En consommation, vous signez puis vous disposez de quatorze jours pour revenir en arrière ; en immobilier, vous recevez l’offre et vous ne pouvez pas la signer avant le onzième jour.
C’est la confusion la plus répandue du sujet, et elle change tout : dans un cas la signature peut être défaite, dans l’autre elle est définitive. Un rachat de crédit relève d’un seul de ces deux régimes.
Date : 20/08/2026
L’hypothèque fait perdre les quatorze jours de rétractation
Une opération garantie par une hypothèque relève du crédit immobilier quel que soit l’objet des crédits repris : les quatorze jours disparaissent.
L’article L.314-12 alinéa 2 du code de la consommation fait basculer en régime immobilier toute opération assortie d’une hypothèque. Vous perdez les quatorze jours pendant lesquels vous pouviez changer d’avis, vous gagnez dix jours pendant lesquels vous ne pouvez pas signer, et le plafond de taux applicable n’est plus le même.
Le guide du rachat de crédit hypothécaire déroule la mécanique complète, seuil des 60 % de part immobilière compris : au-delà de cette proportion, l’opération passe sous les règles du crédit immobilier même sans garantie sur le logement.
Accepter une offre de prêt immobilier sans se tromper de date
Le décompte part de la réception de l’offre, jour de réception non compris, et l’acceptation ne peut pas être postée avant le onzième jour.
C’est la date d’envoi qui compte, et une acceptation trop précoce peut faire recommencer toute la procédure. Trois gestes suffisent : noter la date de réception, conserver l’enveloppe, poster l’acceptation datée avec une preuve d’envoi.
Au-delà de 60 % de part immobilière, ce n’est plus le même régime : plafond de taux, délais, notaire. Voyez de quel côté vous tombez.
Le coût réel de cet exemple de rachat de crédit, et les trois leviers qui allègent la note
Sur cet exemple de rachat de crédit, la mensualité tombe de 404,35 € et le total payé augmente de 2 709,10 €. Trois décisions en récupèrent une large part.
Les hypothèses sont posées avant le résultat : 28 400 € de capital repris, 284 € de frais de dossier au taux courant de 1 %, et 84 mensualités. Le taux retenu est de 6,27 %, moyenne des crédits à la consommation amortissables publiée par la Banque de France pour juin 2026. La mensualité passe de 830,71 € à 426,36 €, et le total payé de 33 104,97 € à 35 814,07 €.
Voir le décompte du coût total, avant et après+
| Poste | Trois crédits conservés | Regroupement sur 84 mois |
|---|---|---|
| Mensualité | 830,71 € | 426,36 € |
| Total payé jusqu’au terme | 33 104,97 € | 35 814,07 € |
| Écart | — | + 2 709,10 € |
Source : Calcul Reductis · Date : 20/08/2026
Trois leviers ramènent le surcoût de 2 709 € à quelques centaines d’euros
Raccourcir la durée, laisser courir le crédit le moins cher et faire tomber les frais de dossier se chiffrent chacun en euros sur ce même dossier.
Le deuxième moyen est le plus efficace, et aucun prêteur ne le proposera de lui-même : la méthode est détaillée avec le rachat de crédit partiel, qu’il faut demander. Le choix de la durée d’un rachat de crédit décide de tout le reste.
Les frais qui entrent dans le calcul, et celui qui n’a pas le droit d’exister
Frais de dossier, frais de courtage éventuels et assurance entrent dans le TAEG ; aucune somme ne peut être encaissée avant le versement des fonds.
Sur ce dossier, un seul poste s’ajoute au capital : 284 € de frais de dossier. L’article L.519-6 du code monétaire et financier interdit d’encaisser quoi que ce soit avant le déblocage effectif des fonds. Les lignes de frais d’un rachat de crédit détaillent chacun de ces postes et l’ordre dans lequel ils se négocient. Les frais de dossier cèdent plus facilement que le taux : les 284 € de ce dossier pèsent 355 € sur le coût total des 84 mensualités.
Après le virement : les soldes à vérifier dans les six semaines
Trois vérifications s’imposent une fois les fonds débloqués : la lettre de solde de chaque crédit, l’arrêt des anciens prélèvements et la clôture écrite des réserves d’argent.
C’est l’étape que personne ne raconte, et c’est là que naissent les mauvaises surprises. Le nouveau prêteur verse directement aux anciens créanciers, ce qui ne vous dispense pas de vérifier que chacun a bien soldé.
La lettre de solde de chaque crédit racheté se réclame par écrit
Un crédit soldé se prouve par un document du prêteur sortant, et non par la disparition du prélèvement sur le relevé.
Réclamez-la à chaque établissement repris, puis contrôlez sur le relevé suivant que le prélèvement a cessé. Un prélèvement qui continue après le solde se conteste auprès du prêteur sortant, pas auprès du nouveau. Vérifiez aussi la date du premier prélèvement du nouveau prêt.
Une réserve de crédit renouvelable remboursée reste ouverte
Rembourser une réserve d’argent ne la ferme pas : elle se reconstitue tant que la résiliation n’a pas été demandée par écrit.
C’est le scénario de rechute le plus fréquent, et il se règle en une lettre. Demandez la résiliation écrite de chaque réserve et conservez l’accusé de réception. La clôture après un rachat de crédit renouvelable donne la marche à suivre : une lettre par contrat, postée le jour du déblocage, puis le relevé du mois suivant pour vérifier que le disponible est bien retombé à zéro.
Ce qui se calcule en plus de la mensualité
Taux d’endettement, reste à vivre, coût total, point d’équilibre : quatre chiffres différents, quatre calculs différents. Voici les autres.
Chaque année de durée en plus fait baisser la mensualité et monter la facture. Voyez les deux chiffres bouger ensemble.
Questions fréquentes
Par quoi commence-t-on concrètement un rachat de crédit ?+
Par le relevé de ses propres chiffres, avant tout contact : capital restant dû, mensualité, taux et nombre d’échéances de chaque crédit. Ce tableau tient sur une feuille et sert à toutes les demandes. Sans lui, la première réponse obtenue portera sur des montants estimés au jugé.
Qui monte le dossier, le courtier ou la banque ?+
Un intermédiaire réunit les pièces, choisit l’établissement et présente le dossier ; le prêteur seul décide et édite l’offre. Une banque sollicitée directement fait les deux. La décision finale appartient toujours à l’établissement qui prête.
Peut-on être refusé après un accord de principe ?+
Oui, et c’est fréquent. L’accord de principe repose sur des informations déclarées, l’accord définitif sur les pièces. Un capital restant dû plus élevé que prévu, un crédit non déclaré ou trois mois de relevés dégradés suffisent à inverser la décision.
Combien de temps entre la signature et le virement ?+
En régime consommation, il faut compter les quatorze jours de rétractation, puis le déblocage. Les prêteurs qui publient un engagement annoncent ensuite huit jours chez Sofinco et quinze jours au Crédit Agricole pour solder les crédits repris, relevés le 13 août 2026.
Existe-t-il une procédure accélérée pour un rachat de crédit ?+
Aucune. Il existe des dossiers examinés plus vite parce qu’ils arrivent complets, ce qui n’est pas la même chose. Les durées inscrites dans le code de la consommation s’appliquent à tous, et personne ne peut les contourner.
Un exemple de rachat de crédit chiffré s’applique-t-il tel quel à mon dossier ?+
Pas tel quel. Un exemple de rachat de crédit vaut par sa méthode, pas par ses montants : reprenez la même trame avec vos capitaux restants dus, vos taux et vos échéances restantes. Deux chiffres décident ensuite, le total payé si vous ne faites rien et le total payé après regroupement. Le reste relève du confort mensuel.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Légifrance — Code de la consommation — article L.312-19 (rétractation de 14 jours en crédit à la consommation), article L.313-34 (réflexion de 10 jours, acceptation au plus tôt le onzième jour, offre maintenue 30 jours) (31 août 2026)
- 2Légifrance — Article L.314-12 alinéa 2 du code de la consommation — une opération de regroupement garantie par une hypothèque relève des règles du crédit immobilier, quel que soit l’objet des crédits repris (20 août 2026)
- 3Légifrance — Article L.519-6 du code monétaire et financier — interdiction, pour quiconque prête son concours à l’opération, de percevoir une somme avant le versement effectif des fonds prêtés (31 août 2026)
- 4Banque de France — Crédits aux particuliers, juin 2026 — taux effectif moyen de 6,27 % sur les crédits à la consommation amortissables, retenu comme hypothèse de calcul (31 août 2026)
- 5Partners Finances — Délais d’examen annoncés — 7 à 10 jours en regroupement de crédits à la consommation, 2 à 3 semaines en regroupement avec part immobilière (13 août 2026)
- 6Sofinco — Page produit rachat de crédits — créances des prêteurs repris soldées « sous 8 jours » après signature (13 août 2026)
- 7Crédit Agricole — Page produit « Prêt Regroupé » — crédits repris remboursés sous 15 jours, versement des fonds sous 180 jours au maximum, rétractation de 14 jours (13 août 2026)
- 8Calcul Reductis — Cas de 28 400 € repris sur 84 mensualités à 6,53 %, frais de dossier de 1 % — mensualité de 426,36 €, coût total de 35 814,07 € contre 33 104,97 € pour les trois crédits conservés ; variantes à 72 mensualités, en rachat partiel et sans frais de dossier (20 août 2026)