Qui publie le prix du carburant, et à quelle fréquence
Un relevé hebdomadaire officiel existe, distinct des prix affichés station par station.
Chaque semaine, les opérateurs pétroliers déclarent leurs prix de vente au ministère de la Transition écologique, qui en publie la moyenne nationale, carburant par carburant. C’est cette série qui sert de référence aux administrations, et c’est elle que nous utilisons ici.
Le relevé de la semaine du 11 septembre 2026 donne le gazole à 2,2571 € le litre, prix moyen payé à la pompe, taxes comprises.
Le tableau officiel publie deux valeurs par carburant : le prix hors taxes et le prix payé à la pompe. Les deux tiennent dans la même ligne, et l’écart entre elles dépasse un euro par litre. Une lecture rapide fait donc très facilement citer le prix hors taxes — soit à peu près la moitié de la réalité. Le repère : à la pompe, le sans-plomb 98 est toujours plus cher que le gazole. Si un tableau dit le contraire, on ne lit pas la bonne colonne.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
Exemple : quarante kilomètres par jour, ce que ça fait à la fin du mois
Le calcul complet, avec ses hypothèses écrites, pour un actif qui se rend au travail en voiture.
Les hypothèses sont posées d’avance, et elles sont modestes : un aller et retour quotidien de quarante kilomètres, deux cent vingt jours travaillés dans l’année, et une consommation de six litres aux cent kilomètres, c’est-à-dire une voiture récente conduite sans excès.
Le calcul, ligne par ligne+
| Trajet quotidien | 40 km |
| Jours travaillés dans l’année | 220 |
| Distance annuelle | 8 800 km |
| Consommation retenue | 6 L aux 100 km |
| Carburant consommé | 528 L par an |
| Prix au litre relevé | 2,2571 € |
| Dépense annuelle | 1 191,75 € |
| Dépense mensuelle | 99,31 € |
Nous arrivons à 99,31 € par mois, pour le seul trajet domicile-travail d’une seule personne. Un ménage où deux adultes font ce trajet double la ligne. Et ce calcul ne compte ni l’entretien, ni l’assurance, ni le crédit auto s’il y en a un.
Ce que trois années de durée en plus libèrent, et ce qu’elles coûtent
La même dette étalée plus longtemps rend de la trésorerie chaque mois, et la facture d’intérêts monte d’autant.
Voici le pont que personne ne fait, et il tient dans un tableau. Prenons 28 000 € de crédits regroupés au taux relevé en juillet 2026, et faisons varier la seule durée.
28 000 € regroupés, selon la durée retenue+
| Durée retenue | Mensualité | Intérêts payés en tout |
|---|---|---|
| 84 mois | 412,54 € | 6 653 € |
| 96 mois | 371,51 € | 7 665 € |
| 108 mois | 339,77 € | 8 695 € |
| 120 mois | 314,53 € | 9 743 € |
Entre sept ans et dix ans, la mensualité baisse de 98,01 €. C’est, à un euro près, la dépense de carburant calculée plus haut. Autrement dit : la hausse à la pompe se compense, et elle se compense avec de la durée.
Ce que coûtent ces trois années : 3 090 € d’intérêts en plus, payés sur la durée entière. Ramené au mois, c’est 25,75 € — le quart de ce que le carburant prend. L’arbitrage n’est pas absurde, mais ce n’est pas un tour de magie non plus : on échange une contrainte immédiate contre un coût étalé.
Rallonger la durée se décide une fois, et se défait difficilement. Avant de le demander, regardez si la ligne qui pèse n’est pas ailleurs : l’assurance du prêt, les découverts à répétition ou un crédit renouvelable coûtent souvent plus cher que les trois ans de durée considérés ici.
Le carburant n’est pas une dette, et un regroupement ne le rachète pas
Un regroupement reprend des crédits ; les dépenses courantes se traitent autrement, et cette page ne les confond pas.
La distinction est importante, parce que le raccourci est facile. Un regroupement de crédits rachète des crédits : un prêt auto, un prêt personnel, un crédit renouvelable, parfois un prêt immobilier. Il ne rachète pas une facture de carburant, ni un loyer, ni une facture d’électricité.
Ce qu’il fait, et c’est déjà beaucoup : il réduit la part du budget prise par les remboursements, ce qui laisse de la place pour les dépenses qui n’attendent pas. La hausse du carburant n’est donc pas un motif de regroupement en soi — elle est un symptôme de budget tendu, et c’est le budget qu’on regarde.
Si les dépenses qui pèsent sont des impayés et non des crédits — un retard de loyer, une facture d’énergie, un avis d’imposition — les solutions sont différentes, et nous les traitons créancier par créancier dans notre page sur les solutions pour diminuer ses dettes.
Pas un exemple, pas une moyenne : votre situation. Vous voyez ce que vous paieriez chaque mois, et ce que ça coûte au bout.
Questions fréquentes
Le prix relevé est-il celui que je paie dans ma station ?+
Non : c’est une moyenne nationale. L’écart entre une station d’autoroute et une grande surface dépasse couramment vingt centimes par litre, ce qui fait une dizaine d’euros par mois sur le trajet calculé ici. Pour votre station, le comparateur public du ministère donne les prix déclarés au jour le jour.
Peut-on demander un regroupement uniquement pour dégager de la trésorerie ?+
Oui, et c’est un usage courant : le prêteur peut ajouter une somme d’argent disponible au montant regroupé. Elle s’emprunte au même taux et se rembourse sur la même durée, donc elle a un coût. Pour une dépense qui revient chaque mois, comme le carburant, c’est rarement la bonne réponse : une somme empruntée une fois ne couvre pas une charge permanente.
La hausse du carburant peut-elle faire refuser mon dossier ?+
Indirectement. Le prêteur ne regarde pas votre facture de carburant, mais il calcule ce qui vous reste pour vivre une fois les mensualités payées, et il applique un montant minimum par personne du foyer. Une charge de transport élevée n’apparaît pas dans ce calcul : elle vous laisse simplement moins de marge réelle que ce que le dossier montre.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Ministère de la Transition écologique — Prix de vente moyens nationaux hebdomadaires des produits pétroliers, semaine du 11 septembre 2026 (16 septembre 2026)
- 2Insee — Indice des prix à la consommation d’août 2026, information rapide n° 218 du 15 septembre 2026 (16 septembre 2026)
- 3Banque de France — Crédits aux particuliers, juillet 2026 : taux moyen des crédits à la consommation amortissables (16 septembre 2026)