Le regroupement de crédits de LCL est un prêt personnel signé par la banque elle-même
Le regroupement de LCL est un prêt personnel porté par la banque elle-même, ouvert dès un seul crédit à la consommation repris.
LCL rachète des crédits sous un nom commercial unique : la Solution Conso Regroupement. Ce n’est pas un produit à part, c’est un prêt personnel dont l’objet est de reprendre des crédits à la consommation en cours et de les remplacer par une échéance unique.
Le produit se lit sur quatre valeurs chiffrées, ce qui reste peu courant chez les organismes de rachat de crédit : un montant minimum, un montant maximum, une durée, et surtout un barème de frais de dossier affiché avant l’étude. Connaître le tarif des frais avant de déposer un dossier change la façon de comparer deux offres.
Quelle société signe le contrat de prêt ?+
Le Crédit Lyonnais, dont LCL est le nom commercial. L’établissement porte le SIREN 954 509 741 et son siège se trouve dans le 2ᵉ arrondissement de Lyon, selon le répertoire Sirene relevé le 15 août 2026. Le nom affiché sur la publicité est aussi celui qui figure sur l’offre de prêt : aucune marque de crédit à la consommation ne s’intercale entre l’emprunteur et le prêteur.
À quel groupe bancaire LCL appartient-il ?+
Au groupe Crédit Agricole. Les caisses régionales du Crédit Agricole publient de leur côté des conditions de regroupement qui leur sont propres : montants, durées et frais diffèrent d’une enseigne à l’autre à l’intérieur du même groupe. Une réponse obtenue chez l’une ne préjuge en rien de celle de l’autre.
Faut-il déjà détenir un compte chez LCL ?+
Aucune condition de domiciliation ne figure sur la page produit relevée le 19 août 2026. L’offre y est réservée aux personnes majeures, sous réserve d’acceptation du dossier, et la souscription est annoncée possible en ligne comme en agence.
Quelle garantie la banque demande-t-elle ?+
La ligne est en non publié au 19 août 2026. Sur un regroupement de crédits à la consommation de cette taille, une garantie sur le logement n’a rien d’automatique, et son absence se confirme sur l’offre de prêt remise après étude.
Un seul crédit à la consommation suffit pour ouvrir un dossier de regroupement chez LCL
La page produit évoque le regroupement d’« un ou plusieurs » crédits à la consommation, quand plusieurs offres du marché en exigent deux au minimum.
C’est une différence concrète avec une bonne partie du marché. Deux formulations circulent sur les pages produit des prêteurs, et elles n’ouvrent pas la porte aux mêmes dossiers.
- 11 crédit — le seuil de LCL. Un emprunteur qui ne rembourse qu’un prêt personnel trop cher peut demander à le faire reprendre, sans attendre d’en avoir souscrit un second.
- 22 crédits en cours — la condition la plus répandue chez les établissements spécialisés, parfois assouplie en un crédit et une dette, un arriéré ou un découvert.
Un dossier à un seul crédit reste un dossier étudié comme un autre : le taux, lui, dépend des revenus et du taux d’endettement, pas du nombre de lignes reprises.
Le prêt à l’habitat n’entre pas dans la Solution Conso Regroupement de LCL
La reprise d’un crédit immobilier n’est pas publiée sur cette offre, qui reste un produit de crédit à la consommation.
La page produit ne mentionne pas la reprise de prêt à l’habitat, relevé du 19 août 2026. Un dossier qui comporte un crédit immobilier relève du rachat de crédit immobilier avec garantie. Cette formule est plus longue à monter et plus lourde en frais. Il autorise en revanche des durées et des montants sans commune mesure avec ceux d’un prêt personnel.
La frontière n’est pas une affaire de vocabulaire : elle est posée par les articles L.314-11 et R.314-18 du code de la consommation, et elle se calcule en pourcentage.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
3 000 à 75 000 € sur 12 à 84 mois : le montant minimum et le montant maximum publiés par LCL
LCL publie un montant minimum, un montant maximum, deux durées et un barème de frais, ce qui rend le produit comparable ligne à ligne avec les autres prêteurs.
Voici, ligne par ligne, ce que la banque écrit sur sa page produit. Les valeurs absentes portent la mention « non publié » plutôt qu’une fourchette vraisemblable.
Source : Page produit
Chiffres vérifiés le 19 août 2026. Une valeur qui aurait changé depuis se signale par la page de contact, et la ligne est corrigée.
Deux chiffres écartent d’emblée une partie des dossiers. Au-delà de 75 000 € de capital restant dû, le produit ne convient plus. Et 84 mois de durée maximale imposent une échéance plus élevée que les 120 ou 180 mois pratiqués ailleurs.
1 % du montant emprunté, minimum 79 € : le barème de frais de dossier publié par LCL
Les frais de dossier valent 1 % du montant emprunté avec un plancher de 79 €, ce qui permet de les chiffrer avant même de déposer une demande.
Le plancher de 79 € s’applique tant que le 1 % reste en dessous, c’est-à-dire jusqu’à 7 900 € empruntés. Au-delà, le pourcentage prend le relais, et la facture se calcule de tête.
- 179 € — le plancher, sur tout montant inférieur à 7 900 €.
- 2310 € — sur 31 000 € repris, le dossier chiffré plus bas sur cette page.
- 3480 € — sur 48 000 €, un montant courant de regroupement de crédits à la consommation.
- 4750 € — sur 75 000 €, le montant maximum du produit.
Ces frais entrent déjà dans le TAEG affiché par la banque, et ils s’ajoutent au coût réel de l’opération. Les frais affichés d’un rachat de crédit se lisent toujours à côté du taux, jamais à sa place : un barème public vaut mieux qu’un taux affiché sans ses frais.
L’exemple représentatif du 1ᵉʳ mars 2026 : 7 000 € sur 24 mois à 6,27 % de TAEG
L’exemple publié porte sur 7 000 € en 24 mois, à 5,00 % de taux débiteur et 6,27 % de TAEG, soit 24 échéances de 310,55 € et 7 453,20 € de montant total dû.
Le TAEG, c’est le taux qui comprend tout : les intérêts, les frais de dossier et les frais obligatoires. C’est le seul chiffre comparable d’une banque à l’autre.
- 15,00 % — le taux débiteur fixe de l’exemple, celui qui sert à calculer les intérêts.
- 26,27 % — le TAEG fixe correspondant, frais compris.
- 3310,55 € — l’échéance mensuelle, sur 24 mois.
- 47 453,20 € — le montant total dû, dont 374,20 € d’intérêts.
- 54,83 € par mois — l’assurance facultative, pour un TAEA de 1,62 %.
Un exemple de 7 000 € sur 24 mois est un format de prêt personnel, pas de regroupement. Un dossier de 31 000 € étalé sur 84 mois ne se chiffre pas au même taux : la durée et le montant pèsent tous les deux sur le prix accordé après étude.
Report d’échéance, remboursement anticipé, assurance : la vie du prêt LCL après la signature
Trois conditions publiées gouvernent la vie du prêt une fois signé : le report d’échéance, le remboursement anticipé sans pénalité et une assurance facultative.
Un regroupement se signe pour sept ans au plus chez LCL. Ce qui se passe pendant ces sept ans compte autant que le taux du premier jour, et trois conditions sont publiées.
Peut-on décaler une échéance en cours de route ?+
Oui. La banque annonce un report possible jusqu’à 3 mois au démarrage du prêt, puis jusqu’à 2 reports non consécutifs par an, relevé du 19 août 2026. Un report ne supprime pas l’échéance : les intérêts continuent de courir pendant la pause et la durée du prêt s’allonge d’autant.
Le remboursement anticipé coûte-t-il quelque chose ?+
La page produit annonce un remboursement anticipé possible sans pénalité, dans les conditions du contrat, relevé du 19 août 2026. L’indemnité de remboursement anticipé, ou IRA, est la somme que le prêteur peut réclamer quand on solde avant terme ; l’article L.312-34 du code de la consommation la plafonne de toute façon en crédit à la consommation.
L’assurance emprunteur est-elle obligatoire ?+
L’exemple représentatif la présente comme facultative, à 4,83 € par mois sur 7 000 € empruntés en 24 mois, pour un taux annuel effectif de l’assurance de 1,62 %. Pour d’autres montants, aucun barème d’assurance n’est diffusé : le coût se lit sur la fiche d’information remise avant la signature.
Combien de temps reste-t-il pour changer d’avis ?+
Quatorze jours calendaires à compter de l’acceptation de l’offre, en application de l’article L.312-19 du code de la consommation. Ce délai est celui du crédit à la consommation, et il court même si les fonds ont déjà été débloqués.
Arriver avec un chiffre en main change la conversation. Faites le calcul de votre côté d’abord.
Rachat de crédit LCL simulation : les trois chiffres que le simulateur en ligne ne donne pas
Le simulateur de la banque estime une échéance à partir d’un montant et d’une durée ; il ne donne ni le TAEG accordé, ni les frais ajoutés, ni le coût total comparé à la situation actuelle.
Commençons par ce que l’outil fait vraiment, relevé du 19 août 2026 : il chiffre une échéance à partir d’un montant et d’une durée. C’est utile pour trier en une minute, et cela suffit à écarter un projet situé hors du montant minimum ou du montant maximum. Trois chiffres manquent en revanche à toute estimation faite avant le dépôt.
- 1Le TAEG réellement accordé. Il dépend des revenus, du taux d’endettement et de l’ancienneté de la relation bancaire, et il n’est arrêté qu’après l’étude du dossier.
- 2Les frais de dossier ajoutés au financement. 1 % du montant emprunté, minimum 79 €, soit 310 € sur 31 000 € : une somme que l’échéance affichée n’intègre pas.
- 3Le coût total, comparé à celui des crédits laissés en place. C’est le seul chiffre sur lequel une décision se prend, et il suppose de connaître le reste à payer sur chaque crédit repris.
Ces trois valeurs se reconstituent à la main en quelques minutes, et cette page les donne plus bas sur un dossier de 31 000 €. Choisir une durée sur la seule mensualité affichée est la façon la plus rapide de payer deux ans de plus.
Simuler, estimer, chiffrer : une simulation de rachat de crédit LCL n’engage pas la banque
Une simulation en ligne calcule une échéance sur un taux d’affichage ; seule l’offre de crédit remise après étude engage le prêteur.
Deux écarts reviennent régulièrement entre l’estimation et l’offre finale : le taux, qui monte quand le taux d’endettement approche ses limites, et les frais de dossier, à ajouter au capital financé. Faire tourner un calcul avec la calculette de rachat de crédit sur ses propres chiffres avant le rendez-vous évite de découvrir l’écart au moment de signer.
La bonne méthode tient en une phrase : simuler pour trier, comparer sur le coût total, décider sur l’offre écrite. Une estimation qui promet une échéance divisée par deux sans dire ce que l’opération coûte au total ne dit rien d’utile.
Souscrire en ligne ou en agence chez LCL : les deux canaux publiés et les pièces à réunir
La banque annonce une souscription possible en ligne comme en agence ; trois pièces suffisent à lancer l’examen du dossier.
Les deux canaux figurent sur la page produit relevée le 19 août 2026. Le choix ne change ni le barème de frais ni le délai de rétractation de 14 jours ; il change surtout le rythme des échanges et la façon dont les pièces sont transmises.
- 11 pièce d’identité en cours de validité, pour chaque emprunteur du dossier.
- 23 derniers bulletins de salaire, ou les deux derniers avis d’imposition pour un indépendant.
- 31 décompte par crédit repris, avec le capital restant dû à la date de la demande.
Le décompte est la pièce qui fait gagner le plus de temps, parce qu’il fixe le montant exact à financer. Sans lui, la banque travaille sur une estimation, et le montant final bouge.
Simulation d’un regroupement LCL : 31 000 € de crédits repris sur 84 mois
Sur trois crédits représentant 31 000 € de capital restant dû, le regroupement ramène l’échéance de 865,34 € à 438,15 € et porte le coût total de 36 039,95 € à 37 114,70 €, frais compris.
Le calcul en clair
Les hypothèses, avant le résultat. Trois crédits à la consommation, aucun prêt immobilier, aucune garantie. Taux débiteur retenu : 5,00 %, celui de l’exemple représentatif publié par LCL le 1ᵉʳ mars 2026, transposé ici à 84 mois. Frais de dossier de 1 %, soit 310 €, ajoutés au coût. Assurance exclue du calcul.
Source : Calcul Reductis · Date : 19/08/2026
Payés jusqu’à leur dernière échéance, ces trois crédits coûtent 36 039,95 €. Regroupés sur 84 mois à 5,00 %, ils donnent 438,15 € par mois et 37 114,70 € au total, frais de dossier compris. Le surcoût est de 1 074,75 €, l’un des plus faibles qu’on puisse mesurer sur un regroupement — parce que la durée la plus longue autorisée par LCL est courte.
Le même dossier de 31 000 € étalé sur 60 mois : moins cher que de ne rien faire
Sur 60 mois, l’opération revient à 35 410,49 € frais compris, soit 629,46 € de moins que le coût des trois crédits laissés en place, pour une échéance de 585,01 €.
C’est le cas de figure qu’on montre rarement : à durée contenue et à taux bas, un regroupement peut coûter moins cher que la situation d’origine. Le mérite en revient au crédit renouvelable à 20,50 %, dont la reprise efface les intérêts les plus lourds du lot.
- 1585,01 € — l’échéance sur 60 mois, contre 438,15 € sur 84 mois.
- 235 410,49 € — le coût total, frais de dossier compris.
- 3629,46 € — l’économie face aux trois crédits laissés en place.
- 41 704,21 € — l’écart de coût entre la version 60 mois et la version 84 mois.
Vingt-quatre mois de durée en moins valent ici 1 704,21 € gardés. La question à se poser n’est donc pas « quelle est la plus petite mensualité possible », mais « quelle est la plus grosse mensualité que mon budget supporte sans effort ».
84 mois de durée maximale chez LCL : la limite qui protège le coût total
Une durée plafonnée à 84 mois interdit d’étaler autant que chez un établissement spécialisé, ce qui relève l’échéance et contient le coût total.
Sur 31 000 € au même taux de 5,00 %, passer de 84 à 120 mois ferait tomber l’échéance à 328,80 €, mais porterait le coût total à 39 766,37 €. Soit 109,35 € de moins chaque mois, et 2 651,67 € de plus au bout du compte. La limite publiée par la banque agit donc comme un garde-fou.
Elle écarte en revanche les budgets qui ne supportent pas 438 € par mois. Ceux-là relèvent d’un prêteur qui monte à 120 ou 180 mois, et la comparaison se fait alors sur le coût total, pas sur l’échéance.
La mensualité, tout le monde vous la donne. Le coût total, beaucoup moins. Ici, les deux s’affichent ensemble.
Montants, durées et frais de dossier : LCL en regard de quatre autres banques de réseau
Trois des cinq banques publient un montant maximum, et il s’arrête au même chiffre de 75 000 € ; deux ne publient ni montant ni durée.
Une banque de réseau se compare d’abord sur ce qu’elle écrit noir sur blanc : un montant, une durée, un barème de frais. Les cinq lignes qui suivent réunissent ces données telles qu’elles figurent sur les pages produit des établissements, à leur date de relevé.
Chiffres vérifiés le 19 août 2026. Sources détaillées en bas de page.
Trois des cinq banques publient un plafond, et il s’arrête au même chiffre de 75 000 €
LCL, la Banque Française Mutualiste et BNP Paribas retiennent le même plafond de 75 000 € ; deux lignes n’en publient aucun.
Le montant maximum est identique chez LCL, à la Banque Française Mutualiste et chez BNP Paribas : 75 000 €. Ce chiffre donne la mesure de ce qu’une banque de réseau finance en regroupement de crédits à la consommation, sans garantie sur un logement.
Le Crédit Mutuel et AXA Banque n’en publient pas. Au-delà de 75 000 € de crédits repris, le dossier change de catégorie et se présente à un établissement spécialisé, qui monte plus haut en échange d’une garantie.
De 84 à 108 mois : les durées maximales publiées par trois des cinq banques
Deux ans séparent la durée la plus courte de la plus longue parmi les trois banques qui publient une durée.
Trois lignes seulement portent une durée, et l’écart entre elles pèse directement sur l’échéance.
- 184 mois — LCL, soit sept ans.
- 296 mois — la Banque Française Mutualiste, soit huit ans.
- 3108 mois — BNP Paribas, soit neuf ans.
Deux ans séparent donc la durée la plus courte de la plus longue, sur un même capital repris. Le Crédit Mutuel et AXA Banque n’en publient aucune : la durée se lit alors sur l’offre remise après étude du dossier.
Frais de dossier : trois barèmes chiffrés sur cinq lignes relevées
LCL, la Banque Française Mutualiste et une caisse du Crédit Mutuel chiffrent leurs frais ; les deux autres lignes portent « non publiés ».
C’est la colonne la moins remplie du marché, et c’est celle qui décide du coût réel. LCL publie 1 % du montant emprunté avec un minimum de 79 €. La Banque Française Mutualiste annonce « aucuns frais » côté prêteur, et 1 % plafonné à 120 € côté distributeur. La troisième valeur chiffrée vient du Sud-Ouest, où une caisse du Crédit Mutuel affiche 150 € de frais de dossier, la page nationale n’en publiant pas.
BNP Paribas et AXA Banque portent « non publiés » sur cette colonne. Un barème affiché avant l’étude reste rarement publié sur ce marché, et c’est ce qui rend le chiffre de LCL utile pour comparer.
Chaque année de durée en plus fait baisser la mensualité et monter la facture. Voyez les deux chiffres bouger ensemble.
Hors des critères publiés par LCL : vers quel type d’établissement se tourner
Trois écarts sortent du produit — plus de 75 000 € à financer, un prêt immobilier à reprendre, un budget qui exige plus de 84 mois — et chacun a sa réponse.
Un dossier écarté sur un critère de barème n’est pas un dossier refusé partout. L’écart se lit sur une ligne précise, et cette ligne désigne le prêteur suivant.
Le produit s’arrête à 75 000 €. Au-delà, les établissements spécialisés en regroupement montent jusqu’à 250 000 €, le plus souvent avec une garantie sur un logement.
La reprise d’un prêt à l’habitat n’est pas publiée ici. Dès que la part immobilière dépasse 60 % du total repris, l’opération change de régime et de délais.
La durée la plus longue de LCL est de sept ans. Les prêteurs spécialisés allongent jusqu’à 180 mois, avec un coût total nettement supérieur à l’arrivée.
Au-delà de 60 % de part immobilière, le regroupement passe sous les règles du crédit immobilier
Quand les prêts immobiliers repris dépassent 60 % du montant total, l’opération relève du crédit immobilier : 10 jours de réflexion au lieu de 14 jours de rétractation.
La règle est posée par les articles L.314-11 et R.314-18 du code de la consommation. Une garantie hypothécaire produit le même effet quel que soit le pourcentage, en application de l’article L.314-12 alinéa 2. L’opération relève alors du régime du rachat de crédit hypothécaire, avec des frais de notaire et une inscription sur le logement à chiffrer en plus des frais de dossier.
Le changement de régime n’est pas qu’une affaire de vocabulaire. Les 14 jours de rétractation laissent place à 10 jours de réflexion avant signature, article L.313-34 du code de la consommation, et le plafond de taux applicable change lui aussi.
Un dossier inscrit au FICP : LCL apprécie le fichage au cas par cas
Aucun critère explicite sur le fichage ne figure sur la page produit ; la ligne reste en non publié et la demande se dépose comme une autre.
Le FICP est le fichier des incidents de remboursement tenu par la Banque de France. Une inscription se consulte, se date et se lève. Elle ne ferme pas toutes les portes, mais elle réduit le nombre d’établissements qui étudient le dossier, et elle pousse le taux vers le haut.
Un dossier de rachat de crédit d’un locataire fiché FICP se prépare avec un décompte à jour de chaque créance et la date exacte de l’inscription. C’est ce qui permet de savoir si l’effacement précède ou suit la mise en place du regroupement.
D’autres enseignes à regarder
Les pages suivantes décrivent les conditions d’autres enseignes, sur le même type de dossier.
Pas un exemple, pas une moyenne : votre situation. Vous voyez ce que vous paieriez chaque mois, et ce que ça coûte au bout.
Questions fréquentes
Peut-on regrouper des crédits souscrits dans d’autres banques que LCL ?+
La page produit ne pose aucune condition sur l’établissement d’origine des crédits repris, relevé du 19 août 2026. Un regroupement porte par nature sur des crédits en cours ailleurs, et c’est le décompte remis par chaque prêteur qui fixe le montant exact à financer.
Combien de temps faut-il pour obtenir une réponse après le dépôt du dossier ?+
La banque n’affiche aucun délai d’examen au 19 août 2026 ; il est indiqué pendant l’examen du dossier. Ce qui est certain, ce sont les 14 jours calendaires de rétractation qui suivent l’acceptation de l’offre, prévus par l’article L.312-19 du code de la consommation, et pendant lesquels on renonce sans avoir à se justifier.
C’est quoi la différence entre le taux débiteur et le TAEG sur une offre LCL ?+
Le taux débiteur sert à calculer les intérêts, 5,00 % dans l’exemple publié. Le TAEG y ajoute les frais de dossier et les frais obligatoires, ce qui le porte à 6,27 %. Seul le TAEG se compare d’une banque à l’autre : c’est le prix complet de l’opération.
Peut-on demander une somme en plus des crédits repris, pour un projet ?+
L’option de trésorerie ne figure sur aucun support public : elle se discute à l’examen du dossier. Une somme demandée en plus s’ajouterait au montant emprunté, donc à l’assiette des frais de dossier de 1 %, et elle allongerait le coût total. La demande se formule au dépôt du dossier.
Faut-il être propriétaire de son logement pour obtenir la Solution Conso Regroupement ?+
La condition de propriété s’apprécie au dossier. La page produit relevée le 19 août 2026 réserve l’offre aux personnes majeures, sous réserve d’acceptation du dossier, et la ligne « garantie exigée » reste en non publié. Ce sont le montant repris et la durée demandée qui décident, pas le statut d’occupation.
Est-ce qu’on peut regrouper un découvert ou une dette dans l’offre de LCL ?+
La page produit ne vise que les crédits à la consommation, relevé du 19 août 2026. Un découvert ou un arriéré n’y est pas mentionné, contrairement à des offres qui les acceptent comme second engagement. La question se pose au moment du dépôt, décompte en main.
Est-ce qu’une demande de regroupement laisse une trace au fichier de la Banque de France ?+
Non. Le FICP n’enregistre que les incidents de remboursement caractérisés et les mesures de surendettement. Une demande de crédit étudiée puis refusée n’y figure pas, et elle ne se voit pas non plus des autres établissements consultés ensuite.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1LCL — Page produit « Solution Conso Regroupement » — 3 000 à 75 000 €, 12 à 84 mois, frais de dossier de 1 % du montant emprunté avec un minimum de 79 €, exemple représentatif du 01/03/2026 portant sur 7 000 € en 24 mois, taux débiteur 5,00 %, TAEG fixe 6,27 %, 24 échéances de 310,55 €, montant total dû 7 453,20 € dont 374,20 € d’intérêts, assurance facultative 4,83 €/mois pour un TAEA de 1,62 %, report de la première échéance jusqu’à 3 mois puis 2 reports non consécutifs par an, remboursement anticipé sans pénalité, souscription en ligne et en agence, rétractation de 14 jours calendaires (19 août 2026)
- 2Répertoire Sirene des entreprises et des établissements — LCL (Crédit Lyonnais), SIREN 954 509 741, siège dans le 2ᵉ arrondissement de Lyon (15 août 2026)
- 3Légifrance — Articles L.314-11 et R.314-18 (seuil de 60 % de part immobilière), L.314-12 al. 2 (garantie hypothécaire), L.312-19 (rétractation de 14 jours), L.313-34 (réflexion de 10 jours) et L.312-34 (remboursement anticipé) du code de la consommation (13 août 2026)
- 4Banque de France — Taux effectifs moyens des crédits aux particuliers, juin 2026 — consommation amortissable 6,27 % ; taux d’usure du 3ᵉ trimestre 2026 — 8,56 % sur les crédits à la consommation de plus de 6 000 € (31 août 2026)
- 5Calcul Reductis — Cas chiffré de 31 000 € regroupés sur 84 mois au taux débiteur de 5,00 %, frais de dossier de 310 € inclus — mensualités constantes, taux mensuel proportionnel, hypothèses affichées avant le résultat, assurance exclue ; variantes calculées à 60 et 120 mois sur le même capital et le même taux (19 août 2026)