Prêt personnel, crédit auto, découvert : le périmètre exact d’un rachat de crédit à la consommation
Chaque crédit relevant du chapitre du crédit à la consommation entre dans l’opération, et il est repris pour son capital restant dû ou son encours utilisé, jamais pour sa mensualité.
Un regroupement composé uniquement de crédits à la consommation reste soumis au chapitre II du code de la consommation, article L.314-10. Ce qui entre dans le lot est repris pour ce qu’il reste à devoir, jamais pour l’échéance payée chaque mois.
Chiffres vérifiés le 17 août 2026. Sources détaillées en bas de page.
Dettes fiscales, dettes professionnelles et pensions alimentaires n’entrent dans aucun regroupement
Un avis d’imposition, un découvert professionnel ou une pension alimentaire ne sont pas des crédits : aucun prêteur ne les rachète, seule une trésorerie permet de les solder.
Trois dettes reviennent dans toutes les demandes et n’entrent dans aucune opération : ce ne sont pas des crédits.
- 1Les dettes fiscales et les arriérés de charges. Un prêteur ne rachète pas un avis d’imposition. Ce qui existe est une trésorerie destinée à les solder.
- 2Les dettes professionnelles. Découvert professionnel, prêt de trésorerie ou crédit-bail relèvent d’un autre régime.
- 3Les pensions alimentaires. Elles gardent leur caractère alimentaire, même impayées.
Une dette hors périmètre ne disparaît pas du dossier pour autant : elle reste une charge que le prêteur compte dans le taux d’endettement.
Une réserve d’argent pèse peu en capital et beaucoup en intérêts
Reprendre un crédit renouvelable fait baisser la mensualité et le coût total, alors qu’ajouter une ligne déjà peu chère renchérit l’ensemble de l’opération.
Une réserve d’argent pèse peu en capital et beaucoup en intérêts : le rachat des crédits renouvelables fait baisser la mensualité et le coût total. À l’inverse, faire entrer dans un rachat de prêts à la consommation des lignes déjà peu chères renchérit l’ensemble. Sur les 24 000 € chiffrés plus bas, les 2 600 € de réserve à 18,90 % sont la ligne qui justifie l’opération, et les 7 850 € de crédit auto à 4,90 % celle qui la coûte.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
Le régime du crédit à la consommation : un TAEG plafonné à 8,56 % et aucune garantie sur le logement
Le plafond légal de TAEG dépend du montant financé — 23,53 %, 15,67 % ou 8,56 % au 3ᵉ trimestre 2026 —, aucune durée maximale n’est fixée par la loi et aucune garantie n’est prise sur le logement.
Le plafond d’usure dépend du montant consenti, pas du prêteur. Un regroupement de 24 000 € tombe dans la tranche la plus protectrice.
23,53 %, 15,67 % ou 8,56 % : le TAEG maximal légal selon le montant financé
Le plafond d’usure dépend du montant consenti et non du prêteur : au-delà de 6 000 €, aucune offre ne peut dépasser 8,56 % frais compris jusqu’au 30 septembre 2026.
Source (date) : Banque de France (3ᵉ trim. 2026)
Chiffres vérifiés le 17 août 2026. Sources détaillées en bas de page.
Ces seuils de l’usure de la Banque de France valent jusqu’au 30 septembre 2026. Le TAEG est le taux qui réunit intérêts, frais et assurance obligatoire dans un seul chiffre. Le plafond porte sur le TAEG d’un rachat de crédit à la consommation, jamais sur le taux nominal affiché.
Aucune durée maximale légale, aucune hypothèque, 14 jours pour se rétracter
La loi ne fixe aucune durée plafond — 84 mois chez LCL, 180 chez Cetelem relèvent de politiques d’établissement —, aucune sûreté n’est prise sur le logement et l’article L.312-19 laisse 14 jours pour revenir sur l’offre.
Trois autres traits distinguent ce régime, et ils pèsent autant que le taux.
- 1Aucune durée maximale légale. Des politiques d’établissement : 84 mois chez LCL, 108 chez BNP Paribas, 120 chez Sofinco, 180 chez Cetelem, relevés le 13 août 2026.
- 2Aucune sûreté réelle sur le logement. Pas d’hypothèque, donc pas d’acte notarié ni de mainlevée à financer plus tard.
- 314 jours de rétractation après acceptation de l’offre, article L.312-19, même une fois les anciens crédits soldés.
C’est la seule fenêtre où la décision reste réversible sans frais.
Simulation d’un rachat de crédit à la consommation : 24 000 € en cinq crédits regroupés
Ces cinq crédits coûtent 27 182,20 € payés jusqu’à leur terme et 31 112,98 € repris à 6,26 % sur 84 mois, pour une mensualité de 370,39 € au lieu de 726,32 €.
Hypothèses affichées avant le résultat. Foyer locataire, 2 780 € nets par mois, aucun prêt immobilier.
Voir les cinq crédits repris, ligne par ligne+
| Crédit | Capital dû | TAEG | Échéances | Mensualité | Source (date) |
|---|---|---|---|---|---|
| Prêt personnel | 9 400 € | 6,90 % | 42 | 252,56 € | Reductis (17/08) |
| Crédit auto | 7 850 € | 4,90 % | 34 | 247,75 € | Reductis (17/08) |
| Crédit affecté | 2 950 € | 7,40 % | 26 | 123,15 € | Reductis (17/08) |
| Crédit renouvelable | 2 600 € | 18,90 % | 36 | 95,17 € | Reductis (17/08) |
| Découvert autorisé | 1 200 € | 7,69 % | — | 7,69 € | Banque de France (05/2026) |
| Total | 24 000 € | 7,65 % | — | 726,32 € | — |
Chiffres vérifiés le 17 août 2026. Sources détaillées en bas de page.
Le taux d’agios est celui des découverts relevés par la Banque de France en juin 2026, le découvert étant supposé remboursé à la 42ᵉ échéance. Payées jusqu’au bout, ces cinq lignes représentent 27 182,20 €, pour un endettement de 26,13 %.
Voir les hypothèses du regroupement : taux, frais, assurance+
- Taux nominal de 6,26 %, relevé par Empruntis en juillet 2026.
- 1 % de frais de dossier et 2 % de commission : 720 € financés, 24 720 € empruntés.
- Assurance à 0,30 % par an du capital initial, soit 6,18 € par mois.
- Aucune indemnité de remboursement anticipé, le seuil de 10 000 € de l’article L.312-34 n’étant atteint nulle part.
Les exemples des autres ne remplacent pas vos chiffres. Deux minutes suffisent pour avoir les vôtres.
Tout regrouper, ne rien faire, ou ne reprendre que trois crédits sur cinq : les trois montages chiffrés
Les mêmes 24 000 € donnent 27 182,20 € en ne faisant rien, 31 112,98 € en regroupant tout sur 84 mois et 27 699,08 € en ne reprenant que les trois lignes les plus chères.
Une seule variable change d’un montage à l’autre : ce qu’on met dans le lot repris. Le coût total est affiché en face de chaque mensualité.
01 Ne rien faire et payer les cinq crédits jusqu’au bout 27 182,20 € +
726,32 € par mois, 3 182,20 € d’intérêts et d’agios.
- Aucun frais.
- La réserve reste rechargeable.
02 Tout regrouper sur 84 mois 31 112,98 € +
24 720 € empruntés à 6,26 %, TAEG de 7,969 %.
- 370,39 € par mois, soit 355,93 € de moins.
- Endettement de 13,32 % au lieu de 26,13 %.
- 3 930,78 € de coût en plus.
03 Ne reprendre que le prêt personnel, la réserve et le découvert, sur 60 mois 27 699,08 € +
13 200 € repris, 13 596 € empruntés. L’auto et l’affecté poursuivent leur amortissement.
- 638,79 € par mois, puis 515,64 € au 27ᵉ mois et 267,89 € au 35ᵉ.
- 516,88 € de coût en plus, TAEG de 8,342 %.
Calcul Reductis, 17 août 2026. Tout regrouper achète 355,93 € de budget mensuel au prix de 3 930,78 €. Le troisième montage rend presque la même respiration pour un septième du prix.
Trois leviers qui réduisent les 3 930,78 € de surcoût d’un regroupement de 24 000 €
Laisser dehors les crédits les moins chers, prendre la durée la plus courte que le plafond d’usure autorise et continuer à verser l’ancienne mensualité ramènent le surcoût de 3 930,78 € à quelques centaines d’euros.
Un surcoût de 3 930,78 € n’est pas une fatalité de l’opération : il vient de trois arbitrages, et chacun se reprend.
Le dernier est le moins connu : signer sur 84 mois puis verser l’ancienne mensualité solde le prêt en 38 échéances pour 27 544 €, la durée longue restant au contrat comme filet en cas de coup dur. Le premier porte un nom, le rachat de crédit partiel des seules lignes conso : on ne reprend que les lignes dont le taux dépasse celui du nouveau prêt.
La durée la plus courte possible sur un rachat de 24 000 € est de 52 mois, à cause du plafond d’usure
En dessous de 52 mensualités, les 720 € de frais s’amortissent sur trop peu d’échéances et le TAEG franchit les 8,56 % : l’offre devient impossible, quel que soit le prêteur.
Les frais se répartissent sur la durée : plus elle est courte, plus ils pèsent sur le TAEG. Le plafond d’usure interdit donc les durées courtes.
Voir le calcul sur 48, 52, 84 et 120 mois+
| Durée | Mensualité | Coût total | Écart | TAEG |
|---|---|---|---|---|
| 48 mois | 589,68 € | 28 304,70 € | + 1 122,50 € | 8,660 % — hors plafond |
| 52 mois | 550,19 € | 28 609,65 € | + 1 427,45 € | 8,538 % |
| 84 mois | 370,39 € | 31 112,98 € | + 3 930,78 € | 7,969 % |
| 120 mois | 283,86 € | 34 063,36 € | + 6 881,16 € | 7,676 % |
Source (date) : Reductis (17/08)
Chiffres vérifiés le 17 août 2026. Sources détaillées en bas de page.
Mêmes hypothèses que plus haut. Chaque mois ajouté rend 4 à 6 € d’échéance et coûte environ 78 €. Fixez la mensualité tenable, puis prenez la durée immédiatement supérieure. Le calcul du reste à vivre après un rachat dit laquelle l’est.
Un simulateur de rachat de crédit à la consommation calcule une mensualité, pas une acceptation
Un simulateur chiffre une mensualité, une durée et un coût total à partir des montants saisis ; il n’estime ni le taux définitif ni la décision du prêteur.
Trois opérations, toujours les mêmes : additionner les capitaux restant dus saisis, calculer la mensualité sur la durée demandée, chiffrer le coût total.
- 1Ce que le simulateur de l’établissement calcule : mensualité, durée, coût total et TAEG sur les frais qu’on lui a donnés.
- 2Ce qu’il ne calcule pas : la marge restante sous le plafond d’usure, la bascule en régime immobilier au seuil de 60 %, et l’indemnité de remboursement anticipé propre à chaque crédit repris.
L’estimation obtenue sert à cadrer une demande, pas à la remplacer : pour obtenir un taux ferme, il faut déposer un dossier complet, décomptes de remboursement anticipé et relevés à l’appui.
Pas un exemple, pas une moyenne : votre situation. Vous voyez ce que vous paieriez chaque mois, et ce que ça coûte au bout.
Deux situations font passer un regroupement de crédits sous le régime du crédit immobilier
Le regroupement bascule dès que les créances immobilières atteignent 60 % du montant total, et dès qu’une garantie hypothécaire est prise, quel que soit le ratio.
Le régime ne se choisit pas, il se calcule : le regroupement passe sous les règles du crédit immobilier dès que les créances immobilières atteignent 60 % du montant total, et dès qu’une hypothèque garantit l’opération, même sans aucun prêt immobilier repris.
Quels textes fixent le seuil de 60 % ?+
L’article L.314-11 du code de la consommation, précisé par l’article R.314-18, applique les règles du crédit immobilier dès que la part des crédits immobiliers atteint 60 % du montant total de l’opération.
Et lorsqu’aucun prêt immobilier n’est repris ?+
L’article L.314-12, alinéa 2 produit le même effet dès qu’une hypothèque est prise, quel que soit le contenu du regroupement.
Rien au numérateur. Régime consommation, 14 jours de rétractation, TAEG plafonné à 8,56 %.
30 000 ÷ 54 000. Le seuil n’est pas atteint : l’opération reste un crédit à la consommation, sans notaire ni garantie.
36 000 ÷ 60 000. Le seuil est atteint : règles du crédit immobilier, 10 jours de réflexion, acte notarié.
Trois gestes qui font franchir le seuil de 60 % sans qu’on s’en aperçoive
Accepter une garantie hypothécaire, ajouter un prêt immobilier ancien ou oublier les frais rangés au numérateur par l’article R.314-18 suffisent à franchir le seuil.
La marge est donc de 35 999 €. Trois gestes la consomment sans qu’on s’en aperçoive.
- 1Accepter une garantie hypothécaire présentée comme un moyen d’abaisser le taux. La bascule ne dépend d’aucun ratio, et sur 24 000 € l’écart de taux ne couvre pas un acte notarié.
- 2Ajouter un prêt immobilier « pour n’avoir qu’une seule mensualité ». Un prêt ancien à taux bas refinancé au taux du jour se paie deux fois.
- 3Oublier ce que contient le numérateur. L’article R.314-18 y range aussi les intérêts, taxes, pénalités et frais payés pour rembourser les crédits immobiliers repris. Une indemnité de remboursement anticipé peut suffire à franchir le seuil.
En crédit à la consommation, l’article L.312-19 laisse 14 jours pour revenir sur une offre acceptée. En crédit immobilier, l’article L.313-34 impose 10 jours de réflexion avant de signer, et plus rien ensuite. Le dossier qui bascule perd donc le droit de changer d’avis.
Une trésorerie demandée dans le rachat ramène un dossier limite sous les 60 %
La somme demandée en plus gonfle le dénominateur du ratio : elle éloigne du seuil un dossier qui en approchait.
Le mécanisme joue aussi dans l’autre sens : la somme demandée en plus gonfle le dénominateur, et une trésorerie obtenue dans un rachat de crédit ramène un dossier limite sous les 60 %. Elle a son prix : chaque euro reçu se rembourse au TAEG de l’opération, sur toute la durée. Quand le prêt immobilier doit entrer, l’arbitrage se joue sur le coût total et relève du rachat de crédit immobilier classique, qui obéit à d’autres délais et à d’autres frais.
Mettre le logement en garantie ouvre des montants et des durées inaccessibles autrement. Voyez ce que ça donnerait chez vous.
Montants, durées et frais publiés par six prêteurs sur un rachat de crédit à la consommation
Les montants minimum et maximum publiés vont de 1 000 € à 250 000 € et de 4 à 180 mensualités, et les frais de dossier appliqués aux 24 000 € du dossier type s’étalent de 0 € à 240 €.
Une case « non publié » veut dire que la donnée n’est pas mise en ligne, pas qu’elle serait défavorable à l’emprunteur. Chaque ligne reprend ce que l’établissement écrit lui-même sur sa page produit.
Montants relevées le 13 août 2026 sur les pages produit. Sources détaillées en bas de page.
Sur un lot de 24 000 €, les cinq établissements qui publient un montant restent dans leurs montants minimum et maximum. C’est la durée, pas le montant, qui écarte le plus de dossiers : un plancher de 36 mensualités interdit de solder en deux ans, un plafond de 84 mensualités interdit d’étaler sur dix.
Frais de dossier sur 24 000 € repris : de 0 € à 240 € selon l’établissement
Appliqués aux 24 000 € du dossier type, les tarifs publiés donnent 0 €, 125 €, 150 € et 240 € : l’écart maximal représente huit mensualités de réserve d’argent.
Les tarifs sont publiés en pourcentage ou en euros. Appliqués au même lot de 24 000 €, ils se lisent enfin sur la même échelle.
- 10 € — Cetelem, qui annonce « 0 € frais de dossier » sur sa page produit.
- 2125 € — Caisse d’Épargne, montant forfaitaire de l’exemple publié.
- 3150 € — Sofinco, dont le 1 % est plafonné : au-delà de 15 000 € repris, le plafond joue.
- 4240 € — LCL, dont le 1 % n’est pas plafonné et porte un minimum de 79 €.
Ces 240 € d’écart maximal ne se paient pas comptant : financés dans l’opération sur 84 mois, ils coûtent environ 300 € au total. Le poste reste secondaire face à la durée choisie, qui pèse 2 950 € entre 84 et 120 mensualités sur ce même dossier.
Crédit Agricole et le rachat de crédit à la consommation : le Prêt Regroupé renvoie le chiffrage à la Caisse régionale
Le Prêt Regroupé exige au moins deux crédits et réserve l’étude à la Caisse régionale, prêteur : montant minimum, durée, TAEG et frais de dossier ne figurent pas sur la page nationale.
La page nationale du Prêt Regroupé pose deux conditions écrites : une offre réservée aux particuliers majeurs, et la reprise d’au moins deux crédits. Elle indique aussi que l’étude et l’acceptation définitive reviennent à la Caisse régionale, prêteur — il y en a 39 — et que « pour tout montant au-delà de 75 000 €, veuillez contacter votre conseiller ». Deux délais y figurent : les crédits repris sont soldés sous 15 jours, les fonds versés sous 180 jours au maximum. Relevé du 13 août 2026.
Qui signe le contrat derrière chaque marque ?+
Trois de ces six noms sont des marques, pas des prêteurs. Cetelem est une marque de BNP Paribas Personal Finance, SIREN 542 097 902. Sofinco est une marque de CA Consumer Finance, SIREN 542 097 522, RCS Évry. Le Prêt Regroupé est distribué sous l’enseigne Crédit Agricole, mais le prêteur est la Caisse régionale qui étudie le dossier. Relevé du 13 août 2026.
Le Prêt Regroupé est-il proposé partout en France ?+
L’annuaire officiel du groupe recense 39 Caisses régionales couvrant les 101 départements. C’est la Caisse dont dépend le domicile de l’emprunteur qui étudie le dossier, et elle fixe son propre barème : les conditions ne sont donc pas nécessairement les mêmes d’un département à l’autre. Relevé du 13 août 2026.
À lire dans la foulée
Ces pages traitent les questions qui entourent celle-ci, dans le même chapitre du site.
La mensualité, tout le monde vous la donne. Le coût total, beaucoup moins. Ici, les deux s'affichent ensemble.
Questions fréquentes
Une simulation de rachat de crédit à la consommation est-elle vraiment gratuite ?+
Oui, et la loi va plus loin qu’une promesse commerciale. L’article L.519-6 du code monétaire et financier interdit à quiconque de percevoir une somme avant le versement effectif des fonds. Une étude facturée à la signature d’un mandat est irrégulière.
Combien de crédits faut-il au minimum pour faire racheter ses crédits à la consommation ?+
Deux, sur la plupart des offres publiées. Cetelem exige au moins deux crédits en cours, ou un crédit et une dette ; Sofinco et CAFPI annoncent la même condition, relevée les 10 et 13 août 2026. Un crédit unique se traite par un remboursement anticipé.
Combien de temps faut-il pour que les anciens crédits soient soldés ?+
Deux établissements publient un délai : Sofinco annonce les créances soldées sous 8 jours après signature, le Crédit Agricole sous 15 jours, avec un versement des fonds sous 180 jours au maximum. Relevés du 13 août 2026. Les autres pages produit consultées n’affichent aucun délai.
L’assurance est-elle obligatoire sur un rachat de crédit à la consommation ?+
Elle est présentée comme facultative sur les offres consultées : 12,73 € par mois pour un TAEA de 1,51 % chez BNP Paribas, 18,50 € pour 1,99 % à La Banque Postale, relevés le 10 août 2026. Exigée par le prêteur, elle entre dans le TAEG.
Pourquoi deux simulations de rachat de crédit à la consommation donnent-elles des mensualités si différentes ?+
Parce que la durée n’est presque jamais la même. Sur les 24 000 € chiffrés ici, 60 mois donnent 487,08 € et 120 mois 283,86 €, au même taux. S’y ajoutent les frais et l’assurance : deux mensualités ne se comparent qu’à durée et frais identiques.
Est-ce qu’une demande refusée laisse une trace quelque part ?+
Non. Le fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers tenu par la Banque de France enregistre les incidents de paiement, pas les demandes ni les refus. Un dossier écarté par un prêteur se présente ailleurs sans que rien n’en subsiste.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Banque de France — Seuils de l’usure applicables du 1ᵉʳ juillet au 30 septembre 2026 — crédits à la consommation : 23,53 % jusqu’à 3 000 €, 15,67 % de 3 000 à 6 000 €, 8,56 % au-delà (17 août 2026)
- 2Banque de France — Crédits aux particuliers, juin 2026 — taux effectifs moyens : consommation amortissable 6,27 %, découverts 7,56 % (31 août 2026)
- 3Banque de France — Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers — enregistrement des incidents de paiement, aucune inscription des demandes de crédit ni des refus (17 août 2026)
- 4Légifrance — Article R.314-18 du code de la consommation — seuil de 60 % de part immobilière et composition du numérateur : coûts, intérêts, commissions, taxes, pénalités et frais payés pour le remboursement des crédits immobiliers (17 août 2026)
- 5Légifrance — Code de la consommation — article L.314-10 (regroupement composé de crédits à la consommation), L.314-11 et L.314-12 alinéa 2 (bascule en régime immobilier), L.312-19 (rétractation de 14 jours), L.313-34 (réflexion de 10 jours), L.312-34 (indemnité de remboursement anticipé) (31 août 2026)
- 6Légifrance — Article L.519-6 du code monétaire et financier — aucune somme ne peut être perçue par qui que ce soit avant le versement effectif des fonds prêtés (31 août 2026)
- 7Empruntis — Taux relevé en juillet 2026 : 6,26 % sur un rachat de crédits à la consommation (17 août 2026)
- 8Relevé Reductis — Pages produit de regroupement de crédits à la consommation — montants, durées, frais de dossier et exemples représentatifs des six établissements du tableau comparatif ; assurances facultatives BNP Paribas 12,73 €/mois pour un TAEA de 1,51 % et La Banque Postale 18,50 €/mois pour 1,99 % ; minimum de deux crédits chez Cetelem, Sofinco et CAFPI ; créances soldées sous 8 jours chez Sofinco, sous 15 jours au Crédit Agricole, fonds versés sous 180 jours au maximum (13 août 2026)
- 9Relevé Reductis — Identité des prêteurs — Cetelem, marque de BNP Paribas Personal Finance, SIREN 542 097 902 ; Sofinco, marque de CA Consumer Finance, SIREN 542 097 522, RCS Évry ; Prêt Regroupé du Crédit Agricole, l’étude et l’acceptation revenant à la Caisse régionale, prêteur (13 août 2026)
- 10Relevé Reductis — Conditions publiées par les organismes cités en fin de page — Crédit municipal de Lyon, prêt équilibre de 1 000 à 35 000 € sur 36 à 84 mois, et de Roubaix, jusqu’à 45 000 € sur 120 mois ; Créatis, 150 000 € locataire, 250 000 € propriétaire, 50 000 à 400 000 € sur 10 à 25 ans avec hypothèque ; CIC, 7 ans sur le volet consommation et 25 ans sur le volet immobilier ; Partners Finances, 200 000 € sur 15 ans sans hypothèque et 25 ans avec garantie, délais de 7 à 10 jours en consommation (13 août 2026)
- 11service-public.gouv.fr — Fiche pratique « Crédit renouvelable » — relevé mensuel portant le capital restant, le montant disponible, le taux débiteur et le TAEG appliqués (12 juin 2026)
- 12Calcul Reductis — Dossier type de 24 000 € en cinq crédits à la consommation — mensualités, coûts totaux, TAEG, durée minimale admissible sous le plafond d’usure, variante en rachat partiel, et frais de dossier des six prêteurs appliqués au même montant (17 août 2026)