Le dernier relevé publié, catégorie par catégorie
Quatre catégories suivies chaque mois, sur les crédits réellement accordés.
La Banque de France mesure chaque mois les taux des nouveaux crédits accordés aux particuliers. Le relevé porte sur les contrats signés, pas sur les offres affichées, et il exclut les frais et l’assurance : c’est le taux du crédit seul.
Le relevé de juillet 2026+
| Catégorie de crédit | Taux moyen relevé |
|---|---|
| Crédits à la consommation amortissables | 6,07 % |
| Le mois précédent, même catégorie | 6,27 % |
| Crédits à l’habitat, hors renégociations | 3,30 % |
| Découverts bancaires | 7,56 % |
Le décalage de publication mérite d’être connu, parce qu’il fait écrire beaucoup de bêtises. Le relevé de juillet a paru le 7 septembre 2026 : quand une offre est reçue aujourd’hui, le dernier point de comparaison disponible a donc un mois et demi. Sur un marché qui bouge de deux dixièmes de point par mois, la comparaison reste valable — mais elle n’est pas une photographie du jour.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
Exemple : ce que deux dixièmes de point font vraiment
Le même dossier calculé aux deux taux du relevé, et l’écart en euros.
Reprenons un dossier ordinaire : 52 000 € repris sur cent vingt mois. Calculons-le au taux de juillet, puis à celui de juin, et lisons l’écart plutôt que les pourcentages.
52 000 € sur dix ans, aux deux taux du relevé+
| À 6,07 % | À 6,27 % | |
|---|---|---|
| Mensualité | 579,14 € | 584,38 € |
| Intérêts payés en tout | 17 496 € | 18 126 € |
| Écart | 5,25 € par mois, 630 € au total | |
630 €. C’est le prix d’un dixième de point multiplié par deux, sur dix ans, pour cinquante-deux mille euros. Ce n’est pas rien, et ce n’est pas non plus la ligne qui décide du coût d’une opération.
Mise en regard : sur un dossier de cette taille, des frais de dossier et des honoraires d’intermédiaire représentent couramment entre mille et quatre mille euros selon l’établissement. Un poste se négocie de plusieurs milliers d’euros, l’autre de quelques centaines — et c’est le second que tout le monde regarde.
L’assurance d’abord, parce que vous avez le droit d’en changer à tout moment et sans frais. Les frais de dossier ensuite, parce qu’ils tombent souvent à zéro quand une seconde offre existe. Les honoraires de l’intermédiaire en troisième. Le taux en dernier : c’est celui sur lequel votre interlocuteur a le moins de marge, et celui qui rapporte le moins. Le détail poste par poste est dans notre page sur la négociation d’un rachat de crédits.
Pourquoi ce taux n’est pas celui d’un regroupement
La catégorie mesurée rassemble des crédits très différents, dont la durée et le montant ne se ressemblent pas.
La catégorie « crédits à la consommation amortissables » rassemble un prêt auto de 15 000 € sur quatre ans, un prêt personnel de 8 000 € sur trois ans et un regroupement de 50 000 € sur douze ans. Ces opérations n’ont ni la même durée, ni le même montant, ni le même risque : leur moyenne ne décrit aucune d’entre elles précisément.
Pour un regroupement, deux écarts jouent en sens contraire. La durée est plus longue, ce qui tire le taux vers le haut. Le montant est plus élevé, ce qui le tire vers le bas. En pratique, un regroupement sans garantie se situe un peu au-dessus de la moyenne de sa catégorie, et un regroupement garanti par un logement nettement en dessous — il relève alors du crédit immobilier.
Le bon usage de ce relevé n’est donc pas d’en attendre votre taux. C’est de savoir si une offre reçue est dans le marché ou très loin : un écart d’un demi-point s’explique, un écart de deux points est un signal.
Quand paraît le prochain relevé, et ce qu’il faut en attendre
Une publication mensuelle, et un lien direct avec le plafond légal du trimestre suivant.
Le relevé paraît chaque mois, avec un décalage d’un peu plus d’un mois. Le prochain portera sur le mois d’août 2026.
Il y a un second usage à ce chiffre, moins connu : il alimente le calcul du plafond légal. Le plafond d’un trimestre vaut le taux moyen réellement pratiqué au trimestre précédent, majoré d’un tiers. Les relevés mensuels permettent donc d’anticiper le plafond du trimestre suivant avant sa publication, à quelques centièmes près.
Avec les relevés de juin et juillet à 6,27 % et 6,07 %, la tendance est à la baisse, donc le plafond suivant devrait baisser aussi. Ce n’est pas un calcul que nous publions comme un fait : le plafond porte sur le taux tout compris et sur un périmètre un peu différent, et seule la publication officielle fait foi.
L’inscription ferme des portes, elle ne les ferme pas toutes, et tout dépend de ce que vous mettez en face. Faites regarder votre cas.
Questions fréquentes
Pourquoi le taux qu’on me propose est-il plus élevé que la moyenne publiée ?+
Trois raisons se cumulent souvent. La moyenne mélange des crédits plus courts et plus petits que le vôtre, ce qui la tire vers le bas. Elle porte sur le crédit seul, sans les frais. Et elle rassemble tous les profils : un dossier avec une part de revenus déjà fortement engagée est proposé au-dessus de la moyenne, légitimement.
Ce relevé inclut-il l’assurance et les frais ?+
Non. C’est un taux de crédit seul, hors frais de dossier, hors honoraires et hors assurance. Le chiffre à comparer d’une offre à l’autre est le taux tout compris, celui que l’offre écrite appelle le taux annuel effectif global, et il est toujours plus élevé que le taux du crédit.
Une baisse du taux moyen est-elle un bon moment pour regrouper ses crédits ?+
Pas en soi. Ce qui décide, c’est l’écart entre le taux de vos crédits actuels et celui qu’on vous propose, et la durée qui reste à courir sur chacun. Un crédit renouvelable à quinze pour cent mérite d’être racheté quel que soit le mois ; un prêt personnel à quatre pour cent qui finit dans dix-huit mois ne le mérite jamais.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Banque de France — Crédits aux particuliers, juillet 2026, publié le 7 septembre 2026 (16 septembre 2026)
- 2Banque de France — Crédits aux particuliers, juin 2026, publié le 5 août 2026 (16 septembre 2026)
- 3Légifrance — Code de la consommation, article L.314-6, mode de calcul du plafond légal (16 septembre 2026)