Les montants en vigueur depuis le 1ᵉʳ juin 2026
Le minimum légal se lit sur trois lignes : l’heure, le mois brut, et le mois net estimé.
La revalorisation a été annoncée le 18 mai 2026 et s’applique aux salaires versés à partir du mois de juin. Elle découle d’un mécanisme automatique : dès que les prix à la consommation progressent de deux pour cent depuis la dernière révision, le minimum légal est relevé sans attendre le 1ᵉʳ janvier. Le seuil a été franchi le 13 mai 2026.
Le minimum légal, montant par montant+
| Taux horaire brut | 12,31 € |
| Salaire mensuel brut, 35 heures | 1 867,02 € |
| Salaire mensuel net estimé | 1 477,93 € |
| Revalorisation appliquée | + 2,41 % |
| Date d’effet | 1ᵉʳ juin 2026 |
Le montant net publié par le gouvernement est un net « estimé ». Le net réellement versé dépend de votre taux de prélèvement à la source, de votre mutuelle d’entreprise et des éventuelles heures supplémentaires. Un prêteur, lui, travaille sur le net que montre votre bulletin de paie — c’est ce chiffre-là qu’il faut reprendre, pas celui-ci.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
Exemple : la même personne, avant et après la revalorisation
Deux colonnes, quatre lignes, et l’écart réel entre les deux situations.
Le calcul suit la mécanique que les prêteurs appliquent. On part du net, on en prend trente-cinq pour cent pour obtenir la mensualité maximale, on retire cette mensualité du net pour voir ce qui reste, puis on cherche quelle somme cette mensualité permet d’emprunter sur dix ans au taux du marché.
Le calcul complet, avant et après+
| Avant | Après | |
|---|---|---|
| Salaire net estimé | 1 443,15 € | 1 477,93 € |
| Mensualité maximale à 35 % | 505,10 € | 517,28 € |
| Ce qui reste pour vivre | 938,05 € | 960,65 € |
| Somme empruntable sur dix ans | 44 966 € | 46 049 € |
Voilà le résultat, et il mérite d’être lu deux fois : 34,78 € de salaire net en plus ouvrent 12,17 € de mensualité, soit à peu près 1 084 € de capital sur dix ans. Autrement dit, une revalorisation de salaire se transforme en pouvoir d’emprunt à hauteur d’un tiers, et pas davantage.
C’est le plafond qui produit cet effet, et c’est logique : il est là pour que la hausse de revenu profite d’abord au budget courant, et non à un crédit de plus.
Sur un salaire au minimum légal, ce n’est pas le plafond qui bloque
Le second critère — ce qui reste pour vivre — se referme avant le premier dès qu’il y a un enfant.
Un salarié au minimum légal qui vise 517,28 € de mensualité respecte parfaitement le plafond de trente-cinq pour cent. Il ne passe pourtant pas partout, et la raison est ailleurs.
Les prêteurs appliquent un second calcul : ce qui reste pour vivre une fois les mensualités payées, avec un montant minimum par personne du foyer. Ici, il resterait 960,65 €. Pour une personne seule, c’est acceptable dans la plupart des grilles. Pour un couple, c’est très juste. Pour un couple avec un enfant, c’est en dessous.
La conséquence pratique est utile à connaître avant de monter un dossier : sur un revenu modeste, allonger la durée pour faire baisser la mensualité sert moins à respecter le plafond qu’à remonter ce qui reste pour vivre. C’est ce second nombre qu’il faut viser, et nous détaillons les seuils dans notre page sur le rachat de crédit avec un petit salaire.
Le taux d’endettement est un pourcentage ; le reste à vivre est de l’argent. C’est lui qui dit si le mois passe.
Quand la prochaine revalorisation peut tomber
Elle ne suit pas le calendrier : elle suit les prix, et se déclenche à un seuil.
Deux mécanismes coexistent. Le premier est annuel et intervient au 1ᵉʳ janvier. Le second est automatique en cours d’année : dès que les prix à la consommation ont progressé de deux pour cent depuis la dernière révision, le minimum légal est relevé du même pourcentage, sans décision particulière.
C’est ce second mécanisme qui a joué en juin 2026. Les prix progressant de 2,4 % sur un an au mois d’août 2026, une nouvelle révision en cours d’année n’est pas à exclure — mais elle dépend du rythme des mois à venir, et personne ne peut en donner la date.
Pour un dossier en cours de montage, la règle est simple : c’est le bulletin de paie du mois qui compte, pas l’annonce. Un prêteur demande les trois derniers bulletins, et une revalorisation ne se voit dans son calcul qu’au bout de trois mois.
Beaucoup de gens se croient hors des clous alors qu’ils passent. Et l’inverse arrive aussi. Vérifiez plutôt que de supposer.
Questions fréquentes
Le prêteur retient-il mon salaire brut ou mon salaire net ?+
Le net avant impôt, tel qu’il figure sur le bulletin de paie, et moyenné sur les trois derniers mois. Les primes récurrentes sont souvent retenues à hauteur d’une part seulement, et les heures supplémentaires irrégulières ne sont en général pas comptées du tout.
Trente-cinq pour cent est-il un maximum légal ?+
Non, et c’est une confusion fréquente. Aucun texte n’impose ce plafond aux crédits à la consommation ni aux regroupements : il vient d’une recommandation adressée aux banques pour les crédits immobiliers, devenue une norme de place. Un établissement peut donc l’appliquer plus strictement, ou accepter un peu au-delà quand ce qui reste pour vivre est confortable.
Une revalorisation du SMIC peut-elle faire accepter un dossier refusé avant ?+
Rarement à elle seule, puisqu’elle n’ouvre qu’une douzaine d’euros de mensualité. Elle peut faire basculer un dossier qui échouait de très peu. Dans les autres cas, ce sont la durée retenue, le montant regroupé ou le nombre de crédits repris qui font la différence.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Gouvernement — Revalorisation du SMIC au 1ᵉʳ juin 2026, annonce du 18 mai 2026 (16 septembre 2026)
- 2Insee — Indice des prix à la consommation d’août 2026, information rapide n° 218 du 15 septembre 2026 (16 septembre 2026)
- 3Banque de France — Crédits aux particuliers, juillet 2026 : taux moyen des crédits à la consommation amortissables (16 septembre 2026)