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Faire racheter son prêt étudiant dans un regroupement de crédits : différé, garantie et caution

Un prêt étudiant se fait racheter comme n’importe quel crédit à la consommation, et c’est presque toujours un diplômé qui le demande, pas un étudiant. Deux choses disparaissent au passage : le différé d’amortissement, remplacé par une échéance pleine dès le premier mois, et la garantie de l’État, qui reste attachée à l’ancien prêt. Le tri se fait ensuite sur un seul chiffre : le taux. Un prêt étudiant à 1,90 % laissé hors du dossier économise 3 908,28 € sur dix ans. Au-dessus de 6,26 %, il gagne au contraire à être repris — 547,80 € d’économie sur 9 000 € à 8,40 %.

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rédigé et vérifié par notre équipe éditoriale
Vérifiée le 10 septembre 2026 Mis à jour le 11 septembre 2026 22 min de lecture
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L'essentiel en 5 points
  • Un prêt étudiant dont le TAEG dépasse 6,26 % gagne à être repris. 9 000 € à 8,40 % repris sur 60 mois : 547,80 € de coût en moins et 9,13 € de mensualité en moins. Le cadre commun à ces situations est posé par Les différents types de rachat de crédit.
  • Racheter un prêt étudiant encore en différé déclenche l’amortissement tout de suite. 20 000 € repris à 6,26 % sur 84 mois, c’est 294,67 € dès la première échéance, contre 0 € pendant un différé total.
  • La garantie de l’État couvre 70 % du prêt étudiant, dans la limite de 20 000 € (economie.gouv.fr, 6 février 2026). Elle s’éteint avec le prêt et ne se reporte pas sur le regroupement.
  • 3 908,28 € économisés en gardant un prêt étudiant à 1,90 % hors du dossier. Sur dix ans, le surcoût tombe de 5 543,34 € à 1 635,06 €, contre 20,87 € de mensualité en plus.
  • 140 € d’indemnité sur un prêt étudiant de 14 000 € soldé, 0 € sur les deux autres crédits. Rien n’est dû sous 10 000 € remboursés sur douze mois glissants (article L.312-34 du code de la consommation).

Qui demande un rachat de crédit étudiant : le diplômé qui rembourse, et l’étudiant encore en cours d’études

Le rachat de crédit étudiant concerne d’abord un jeune actif qui rembourse son prêt à côté d’autres crédits.

Deux personnes très différentes tapent « rachat de crédit étudiant », et une seule obtient l’opération sur ses propres revenus. Le tri se fait sur une question : y a-t-il un revenu d’activité régulier au dossier ?

  • 1Le diplômé qui rembourse son prêt étudiant. Il travaille, il a signé d’autres crédits depuis, et veut une échéance unique à la place de trois.
  • 2L’étudiant encore en études. Sans revenu d’activité stable, le dossier ne tient pas sur ses seuls chiffres : un prêteur raisonne sur des bulletins de paie, pas sur une promesse de diplôme.

Parmi les profils d’emprunteur qu’un rachat de crédit accepte, le jeune actif diplômé est l’un des plus lisibles : son endettement est court et daté.

Le prêt étudiant est un crédit à la consommation, pas un crédit à part

Même régime que les prêts personnels : remboursement anticipé ouvert à tout moment, reprise possible dans un regroupement.

Aucun texte ne protège un prêt étudiant du rachat, et aucun ne l’interdit non plus. C’est un crédit à la consommation ordinaire, remboursable par anticipation à tout moment (article L.312-34 du code de la consommation). Il entre donc dans un rachat de crédit à la consommation amortissable comme un prêt personnel.

Quatre caractéristiques le distinguent, et chacune réagit autrement au rachat : le différé, la garantie de l’État, la caution d’un parent, un taux souvent bonifié.

Un étudiant sans bulletin de paie ne présente pas de capacité de remboursement

Le prêteur mesure un revenu régulier et le reste après charges. Une bourse ne remplace pas un salaire.

Le dossier bute sur la capacité de remboursement, pas sur l’âge ni sur le statut d’étudiant. Un analyste additionne les revenus réguliers, retire les charges fixes et regarde le reste. Une bourse a une date de fin connue, et un contrat de quelques heures par semaine ne se projette pas sur sept ans.

La solution passe alors par un tiers qui apporte du revenu au dossier.

Votre situation en une phrase
Je regroupe de crédits sur mois.
Je rembourserais 546,06 € par mois.

Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.

Racheter un prêt étudiant encore en différé déclenche l’amortissement dès la première échéance

Le différé est une clause du contrat racheté : il meurt avec lui. 20 000 € repris à 6,26 % sur 84 mois se paient 294,67 €.

Le différé n’appartient pas à l’emprunteur : c’est une clause du prêt étudiant. Soldé par un regroupement, ce prêt emporte la clause avec lui. Le nouveau prêt est un crédit amortissable classique, remboursable dès le mois suivant.

Un prêt étudiant en différé total passe de 0 € à 294,67 € par mois

Sur 20 000 € — le plafond du montant garanti par l’État — repris à 6,26 % sur 84 mois, la première échéance tombe à 294,67 €. Pendant le différé total, aucune mensualité n’était versée. Demandez la date de fin de différé inscrite au contrat.

La réponse est simple : attendre. Un différé qui s’achève dans huit mois se laisse courir jusqu’au bout.

Différé total et différé partiel : deux formules que le rachat efface toutes les deux

En différé partiel, seuls les intérêts sont payés ; en différé total, tout est reporté.

Les deux formules du différé sont prévues au contrat, et aucune ne survit au rachat. Le prêt étudiant garanti par l’État en admet deux, selon la fiche d’etudiant.gouv.fr. En différé partiel, seuls les intérêts sont réglés pendant les études. En différé total, capital et intérêts sont reportés.

La date de fin de différé décide du calendrier du dossier

Elle figure sur l’offre de prêt. Un différé qui s’achève dans huit mois ne se traite pas comme un différé de trois ans.

Un prêt étudiant de 20 000 € repris à 6,26 % coûte 3 376,80 € de plus

Amorti comme prévu à 1,90 % sur 84 mois, ce prêt coûte 21 375,48 €. Repris à 6,26 %, 24 752,28 €.

Hypothèses : 20 000 € de capital, 1,90 % de TAEG d’origine — un prêt bonifié —, amortissement prévu sur 84 mois après le différé. Reprise à 6,26 % (Empruntis, juillet 2026). Les intérêts du différé ne sont comptés d’aucun côté.

DécisionMensualitéCoût totalÉcart
Attendre, puis amortir à 1,90 % sur 84 mois254,47 €21 375,48 €référence
Reprise à 6,26 % sur 84 mois294,67 €24 752,28 €+ 3 376,80 €
Reprise à 6,26 % sur 144 mois197,87 €28 493,28 €+ 7 117,80 €

Source : Calcul Reductis · Date : 10/09/2026

La durée de remboursement retenue sur un rachat de crédits fait passer le surcoût de 3 376,80 € à 7 117,80 €.

La garantie de l’État sur un prêt étudiant ne suit pas le prêt de regroupement

L’État garantit 70 % du prêt étudiant, dans la limite de 20 000 €. Cette garantie s’éteint avec le prêt.

La garantie de l’État est attachée au prêt étudiant, pas à l’emprunteur : elle disparaît le jour où ce prêt est soldé. Le dispositif est décrit par economie.gouv.fr, dans sa fiche mise à jour le 6 février 2026 : l’État couvre, via Bpifrance, 70 % du montant du prêt, plafonné à 20 000 €.

20 000 €
le montant maximum d’un prêt étudiant garanti par l’État
70 %
la part du prêt couverte par la garantie de l’État
moins de 28 ans
la condition d’âge à la conclusion du prêt

Le prêt de regroupement s’instruit donc sans ce filet, sur les revenus et l’historique bancaire.

Un prêt étudiant garanti par l’État se signe sans caution et sans condition de ressources

Ce sont les deux avantages du dispositif, absents d’une offre de regroupement ordinaire.

Le prêt étudiant garanti par l’État s’obtient sans caution personnelle et sans plafond de ressources, selon la fiche d’etudiant.gouv.fr relevée le 10 septembre 2026. Il est ouvert avant 28 ans, pour des études dans un établissement supérieur français, et la banque garde la décision.

Aucune de ces deux facilités ne se retrouve sur un prêt de regroupement. Les critères d’acceptation du dossier de rachat de crédit portent alors sur le revenu, l’ancienneté dans l’emploi et le reste à vivre.

Perdre la garantie de l’État ne change rien à la dette, mais change la lecture du dossier

La garantie protège le prêteur, pas l’emprunteur : elle ne réduit jamais la somme due.

Une garantie d’État ne rembourse rien à l’emprunteur : elle sécurise la banque. Sa disparition n’allège aucune échéance. Ce qu’elle changeait, c’est la facilité de l’accord : un prêteur couvert à 70 % accepte un dossier qu’il aurait refusé autrement.

Le levier de remplacement se prépare avant le dépôt : un revenu régulier, trois relevés sans incident, un co-emprunteur si besoin. La méthode du rachat de crédit sur un premier petit salaire s’applique à un jeune actif.

Et dans votre cas, ça donnerait quoi ?

Les exemples des autres ne remplacent pas vos chiffres. Deux minutes suffisent pour avoir les vôtres.

La caution parentale s’éteint avec le prêt étudiant qu’elle garantissait

Le solde du prêt étudiant met fin à l’engagement des parents. Le nouveau prêteur peut en demander une.

Une caution garantit un prêt précis, et elle tombe quand ce prêt est remboursé. L’engagement du parent porte sur le contrat, pas sur la personne de l’emprunteur : le jour où le regroupement solde ce prêt, la caution n’a plus d’objet.

La caution demandée par le nouveau prêteur est un engagement neuf, pas la reprise de l’ancien

Elle porte sur un capital plus élevé, sur une durée plus longue, et sur des lignes que le parent n’avait jamais garanties. Lisez le montant et la durée inscrits sur l’acte avant de signer : ce ne sont pas ceux du prêt étudiant.

Le regroupement libère les parents de l’ancien prêt étudiant, et c’est un vrai gain

Un parent caution reste engagé jusqu’à la dernière échéance. Le rachat avance cette date au déblocage.

Un rachat de prêt étudiant met fin à l’engagement parental des années avant son terme. Tant que le prêt court, la caution peut être appelée, et cet engagement figure dans le passif du parent quand lui-même demande un crédit. Le regroupement solde le prêt en une fois : la libération passe de la dernière échéance au jour du déblocage.

Le geste utile tient en une ligne : demander une attestation de solde à l’ancien prêteur, et la remettre au parent caution.

Une caution sur le prêt de regroupement se négocie, et elle a des alternatives

Trois pistes avant de faire signer un parent : le co-emprunteur, la société de cautionnement, une durée plus courte.

Le co-emprunteur en poste

Il apporte un revenu au dossier, et il est titulaire du prêt. Un parent caution, lui, ne détient rien mais paie en cas de défaut.

Une société de cautionnement

La garantie est portée par un organisme, contre une commission chiffrée dans le TAEG.

Une durée plus courte

Elle réduit le risque du prêteur, donc le niveau de garantie exigé. Elle baisse aussi le coût total.

Un prêt étudiant à 1,90 % racheté à 6,26 % : le calcul sur 23 900 € repris

Trois crédits, 473,44 € de mensualités et 26 673,06 € à payer. Tout reprendre sur dix ans coûte 5 543,34 € de plus.

Hypothèses : un diplômé en poste, trois crédits. Prêt étudiant de 14 000 € à 1,90 %, 84 échéances restantes. Prêt personnel de 6 500 € à 7,90 %, 48 échéances. Crédit conso de 3 400 € à 15,20 %, 30 échéances, sous les 15,67 % de sa tranche d’usure. Reprise à 6,26 % (Empruntis, juillet 2026), assurance et frais exclus.

DécisionMensualitéCoût total restantÉcart
Ne rien faire, les trois crédits jusqu’au terme473,44 €26 673,06 €référence
Tout reprendre, 23 900 € sur 120 mois268,47 €32 216,40 €+ 5 543,34 €
Garder le prêt étudiant, reprendre 9 900 €289,34 €28 308,12 €+ 1 635,06 €

Source : Calcul Reductis · Date : 10/09/2026

Sortir le prêt étudiant du dossier économise 3 908,28 € pour 20,87 € de mensualité en plus

20,87 € de plus chaque mois contre près de quatre mille euros de coût total en moins.

3 908,28 €
de coût total en moins en laissant le prêt étudiant courir seul
20,87 €
de mensualité en plus, chaque mois, pour obtenir cette économie
184,10 €
la baisse de mensualité obtenue malgré tout, de 473,44 € à 289,34 €

Calcul Reductis du 10 septembre 2026. Un prêt étudiant à 1,90 % est la ligne la moins chère d’un jeune actif : le racheter à 6,26 %, c’est échanger un taux bonifié contre un taux de marché.

Un prêt étudiant à 8,40 % gagne au contraire à être repris, jusqu’à 80 mensualités

Sur 9 000 € et 60 échéances, la reprise à 6,26 % fait gagner 547,80 €. Elle se ferme à 80 mois.

Au-dessus de 6,26 %, un prêt étudiant se fait racheter avec profit sur les deux tableaux. Tous ne sont pas bonifiés : la banque fixe librement son taux (economie.gouv.fr, 6 février 2026).

− 9,13 €
la mensualité en moins, de 184,22 € à 175,09 € sur 60 mois
− 547,80 €
le coût total, de 11 053,20 € à 10 505,40 €
80 mensualités
la durée limite : au-delà, la reprise coûte plus que de ne rien faire

Hypothèses : 9 000 € de capital, 60 échéances, 8,40 % de TAEG d’origine, reprise à 6,26 % (Calcul Reductis, 10 septembre 2026). À 81 mois, le total repasse à 11 058,12 € : 4,92 € de trop.

Un prêt étudiant à 8,40 % repris à 6,26 % : 547,80 € d’économie, et gagnant jusqu’à 80 mensualités

Le sens de l’arbitrage s’inverse dès que le taux du prêt étudiant dépasse celui du regroupement.

Tous les prêts étudiants ne sont pas à 1,90 %. Ceux souscrits sans garantie de l’État, ou hors convention, se négocient couramment au-dessus du taux d’un regroupement. L’arbitrage s’inverse alors complètement.

Hypothèses : prêt étudiant de 9 000 € à 8,40 %, 60 échéances restantes. Reprise à 6,26 % (Empruntis, juillet 2026). Sous 10 000 € de capital soldé, aucune indemnité n’est due (article L.312-34 du code de la consommation). Assurance et frais exclus des deux côtés.

DécisionMensualitéCoût totalÉcart
Garder le prêt étudiant, 60 échéances184,22 €11 053,20 €référence
Repris sur 60 mois175,09 €10 505,40 €− 547,80 €
Repris sur 72 mois150,26 €10 818,72 €− 234,48 €
Repris sur 84 mois132,60 €11 138,40 €+ 85,20 €

Source : Calcul Reductis · Date : 11/09/2026

La reprise reste gagnante jusqu’à 80 mensualités. Au-delà, l’allongement reprend d’une main ce que le taux a rendu de l’autre : c’est la même mécanique que sur un prêt bon marché, dans le sens inverse.

Un doute sur votre dossier ?

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Solder un prêt étudiant de 14 000 € coûte 140 € d’indemnité, et 0 € sur les deux autres crédits

L’indemnité se calcule contrat par contrat, jamais sur le total repris. Sous 10 000 € remboursés, elle est nulle.

L’indemnité se compte prêt par prêt, et non sur le total repris. L’article L.312-34 du code de la consommation écarte toute indemnité sous 10 000 € remboursés sur douze mois glissants. Au-delà, elle atteint 1 % du capital remboursé s’il reste plus d’un an, 0,5 % sinon, sans dépasser les intérêts que le prêteur aurait perçus.

140 €
sur le prêt étudiant de 14 000 € soldé, soit 1 % du capital
0 €
sur le prêt personnel de 6 500 €, sous le seuil de 10 000 €
0 €
sur le crédit à la consommation de 3 400 €, sous le même seuil

Calcul Reductis du 10 septembre 2026, sur le dossier chiffré plus haut.

Le seuil de 10 000 € se compte contrat par contrat, pas sur le total du regroupement

Trois crédits de 14 000 €, 6 500 € et 3 400 € soldés le même jour ne forment pas 23 900 € au regard de l’indemnité.

Chaque prêt soldé porte son propre calcul. Un regroupement rembourse plusieurs contrats le même jour, mais l’indemnité s’apprécie sur chacun : sur 23 900 € repris, 140 € seulement sont dus.

Le seuil se lit sur douze mois glissants : un remboursement anticipé partiel déjà fait dans l’année s’additionne au solde.

L’indemnité est plafonnée aux intérêts que le prêteur aurait encore perçus

Sur un prêt à 1,90 % soldé cinq mois avant son terme, le plafond ramène l’indemnité de 70 € à 66,55 €.

Le plafond mord sur les prêts à taux bas et proches de leur terme, donc sur les prêts étudiants bonifiés. Un prêt de 14 000 € soldé à cinq échéances de la fin relève du taux de 0,5 %, soit 70 €. Mais il n’aurait produit que 66,55 € d’intérêts : l’indemnité est ramenée à ce montant.

Calcul Reductis du 10 septembre 2026. L’indemnité de remboursement anticipé réclamée au moment du solde obéit aux mêmes règles quand c’est le regroupement lui-même qui est soldé plus tôt.

Étudiant sans revenu stable : trois montages qui rendent un regroupement de crédits possible

La caution d’un tiers solvable, le co-emprunteur en poste et l’attente de la fin du différé restent ouverts.

Un dossier d’étudiant ne se refuse pas sur le statut : il se refuse faute de revenu à mesurer. Et un revenu peut venir d’ailleurs que du demandeur.

  1. 1Faire cautionner un tiers solvable Un parent ou un proche en poste se porte caution du prêt. Le prêteur mesure alors les revenus du garant.
  2. 2Faire entrer un co-emprunteur Il signe le prêt, ses revenus s’additionnent et il en est titulaire. C’est le montage le plus solide, et le plus engageant.
  3. 3Attendre la fin du différé et les premiers salaires Trois bulletins de paie et un différé arrivé à terme transforment le dossier, sans rien coûter.

La caution d’un tiers solvable fait entrer un revenu mesurable au dossier

Le garant n’emprunte pas mais paie en cas de défaut. Ses revenus et son endettement sont examinés.

Une caution ne se signe pas à la légère : le garant paie si l’emprunteur ne paie pas. Le prêteur examine ses bulletins de paie, ses charges et son endettement. Un garant déjà engagé sur son propre crédit immobilier n’apporte pas la même sécurité.

Deux précautions avant de signer : lire le montant maximum garanti sur l’acte, et vérifier la durée de l’engagement.

Attendre la fin des études coûte souvent moins cher que de regrouper trop tôt

Un différé conservé, un taux bonifié préservé et trois bulletins de paie : l’attente est le levier le moins coûteux.

Le calendrier est un levier gratuit, et c’est le plus efficace des trois. Déposer trois mois après l’entrée en poste, plutôt que six mois avant la fin des études, change tout. Le différé a joué son rôle, le taux bonifié est intact, et le prêteur a des bulletins de paie à mesurer.

Une seule situation justifie de ne pas attendre : des échéances déjà impayées. Une inscription au fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers referme l’accès au crédit bien plus longtemps.

Est-ce jouable dans votre cas ?

Chaque situation se juge sur ses chiffres, pas sur une règle générale. Donnez les vôtres, vous aurez une réponse claire.

Préparer un dossier de rachat de crédit étudiant : les pièces et les quatre chiffres du prêt

Quatre chiffres se relèvent sur l’offre : capital restant dû, TAEG d’origine, fin de différé, échéances restantes.

Un dossier de rachat de prêt étudiant se décide sur quatre chiffres, et aucun ne se devine. Ils figurent sur l’offre de prêt, le tableau d’amortissement ou le décompte délivré à la demande.

  1. 1Le capital restant dû à une date précise. Il ne se déduit pas des échéances déjà payées : seul le décompte du prêteur est opposable.
  2. 2Le TAEG d’origine du prêt étudiant. Sous 6,26 %, le rachat de cette ligne coûte plus qu’il ne rapporte.
  3. 3La date de fin de différé. Elle dit s’il faut déposer ou attendre, et c’est la donnée la plus souvent oubliée.
  4. 4Le nombre d’échéances restantes. Il fixe la durée de référence de la comparaison.

Les six pièces d’un dossier de regroupement pour un jeune actif diplômé

Offre de prêt, tableau d’amortissement, bulletins de paie, contrat de travail, relevés de compte, avis d’imposition.

  • 1L’offre de prêt étudiant et son tableau d’amortissement, qui portent le TAEG, le différé et le capital restant dû.
  • 2Les trois derniers bulletins de paie, la pièce la plus regardée.
  • 3Le contrat de travail, avec la date d’entrée et la fin d’essai.
  • 4Les trois derniers relevés de compte, où le prêteur cherche les incidents.
  • 5Le dernier avis d’imposition et les contrats des autres crédits en cours, un par ligne à reprendre.

Le TAEG du regroupement se compare au plafond de l’usure de 8,56 %

Au 1ᵉʳ juillet 2026, le TAEG maximal légal est de 8,56 % au-delà de 6 000 € et de 15,67 % de 3 001 à 6 000 €.

Un TAEG au-dessus du plafond de l’usure rend le prêt illicite, pas seulement cher. Les seuils de l’usure publiés par la Banque de France fixent trois plafonds depuis le 1ᵉʳ juillet 2026. Le TAEG ne peut dépasser 8,56 % au-delà de 6 000 €, 15,67 % entre 3 001 et 6 000 €, ni 23,53 % jusqu’à 3 000 €.

L’effet de seuil joue contre les petits dossiers : regrouper 5 000 € expose à une tranche plus haute que 7 000 €. C’est le TAEG entier qui se compare, frais et assurance compris.

Trois autres profils de début de vie active, et ce qui change pour eux

Un prêteur ne lit pas deux dossiers de la même façon selon le contrat de travail et son ancienneté. Les pages ci-dessous traitent les profils voisins d’un jeune actif diplômé.

Combien vont vous coûter les frais ?

Frais de dossier, garantie, courtage : le total avant de signer. Et rien ne peut vous être demandé avant que les fonds soient versés.

Questions fréquentes

Est-ce qu’on peut faire racheter un prêt étudiant avant la fin de ses études ?+

Oui, rien ne l’interdit, mais l’opération fait perdre le différé d’amortissement : les échéances commencent le mois suivant le déblocage. Sur 20 000 € repris à 6,26 % sur 84 mois, cela représente 294,67 € par mois immédiatement, au lieu de 0 € pendant un différé total.

C’est quoi un prêt étudiant garanti par l’État, exactement ?+

Un prêt bancaire dont l’État couvre 70 % du montant par l’intermédiaire de Bpifrance, dans la limite de 20 000 €. Il se signe sans caution personnelle et sans condition de ressources, avant 28 ans, pour des études dans un établissement supérieur français (economie.gouv.fr, 6 février 2026).

Combien de temps faut-il travailler après ses études pour regrouper ses crédits ?+

Aucun texte ne fixe de durée. Les grilles regardent trois bulletins de paie et, le cas échéant, la confirmation écrite de fin de période d’essai. Trois mois de salaires versés sur un compte sans incident suffisent souvent à rendre un dossier lisible.

Mes parents restent-ils cautions après le rachat de mon prêt étudiant ?+

Non, pas sur l’ancien prêt : leur engagement s’éteint le jour où ce prêt est soldé. Demandez une attestation de solde et remettez-la leur. Si le nouveau prêteur réclame une caution, il s’agit d’un engagement entièrement neuf, sur un capital et une durée différents.

Un prêt étudiant compte-t-il dans mon taux d’endettement ?+

Oui, dès qu’une échéance est versée. Un prêt en différé total n’affiche aucune mensualité et pèse donc peu au moment du calcul, mais il figure au dossier comme dette existante. Le prêteur tient compte de l’échéance future prévue au tableau d’amortissement.

Est-ce qu’une bourse peut servir de revenu dans un dossier de regroupement ?+

Très rarement, parce qu’une bourse a une date de fin connue et n’est pas un revenu d’activité. Elle peut apparaître en complément d’un salaire, jamais à sa place. Les deux leviers efficaces restent la caution d’un tiers solvable et le co-emprunteur en poste.

Vaut-il mieux rembourser son prêt étudiant par anticipation que le faire racheter ?+

Si l’épargne le permet, oui, et c’est même moins cher : rembourser 14 000 € coûte au maximum 140 € d’indemnité, contre 962,92 € d’intérêts encore à payer. Le rachat, lui, remplace un taux bonifié par un taux de marché sur une durée plus longue.

Qui écrit cette page

Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.

Nos sources

  1. 1economie.gouv.fr — Fiche « Qu’est-ce que le prêt étudiant garanti par l’État ? » — montant maximum de 20 000 € accordés en un ou plusieurs prêts, garantie de l’État à hauteur de 70 % du montant du prêt via Bpifrance, condition d’âge de moins de 28 ans à la conclusion du prêt, taux d’intérêt fixé librement par la banque (6 février 2026)
  2. 2etudiant.gouv.fr — Fiche « Prêt étudiant garanti par l’État » — plafond de 20 000 €, garantie de l’État sur 70 % du montant, durée minimale de deux ans et délai maximum de dix ans, remboursement en différé possible sous deux formules (différé partiel avec paiement des seuls intérêts, différé total reportant capital et intérêts), absence de caution personnelle et de conditions de ressources, remboursement anticipé autorisé (10 septembre 2026)
  3. 3Légifrance — Article L.312-34 du code de la consommation — remboursement anticipé total ou partiel à tout moment ; aucune indemnité sous 10 000 € remboursés sur douze mois glissants ; 1 % du capital remboursé au-delà d’un an de durée restante, 0,5 % en deçà, dans la limite des intérêts que le prêteur aurait perçus jusqu’au terme (10 septembre 2026)
  4. 4Banque de France — Seuils de l’usure applicables à compter du 1ᵉʳ juillet 2026 — TAEG maximal de 8,56 % sur les crédits à la consommation de plus de 6 000 €, 15,67 % de 3 001 à 6 000 €, 23,53 % jusqu’à 3 000 € (10 septembre 2026)
  5. 5Banque de France — Crédits aux particuliers, juin 2026 — taux effectif moyen de 6,27 % sur les crédits à la consommation amortissables (10 septembre 2026)
  6. 6Empruntis — Taux relevé en juillet 2026 : 6,26 % sur un rachat de crédits à la consommation, retenu comme taux de reprise dans les trois dossiers chiffrés de cette page (10 septembre 2026)
  7. 7Calcul Reductis — Trois dossiers chiffrés, mensualités et coûts totaux recalculés le 10 septembre 2026. PREMIER DOSSIER — prêt étudiant de 20 000 € à 1,90 % de TAEG d’origine : amortissement prévu sur 84 mois, 254,47 € par mois et 21 375,48 € au total ; repris à 6,26 % sur 84 mois, 294,67 € et 24 752,28 €, soit un écart de 3 376,80 € ; repris sur 144 mois, 197,87 € et 28 493,28 €, soit un écart de 7 117,80 €. Indemnité de remboursement anticipé de 1 % sur 20 000 €. DEUXIÈME DOSSIER — prêt étudiant de 14 000 € à 1,90 % sur 84 échéances (178,13 € par mois, 14 962,92 € au total, dont 962,92 € d’intérêts), prêt personnel de 6 500 € à 7,90 % sur 48 échéances (158,38 € et 7 602,24 €), crédit à la consommation de 3 400 € à 15,20 % sur 30 échéances (136,93 € et 4 107,90 €) : soit 473,44 € de mensualités cumulées et 26 673,06 € restant à payer. Reprise de 23 900 € à 6,26 % sur 120 mois : 268,47 € et 32 216,40 €, soit un surcoût de 5 543,34 € et une mensualité allégée de 204,97 €. Reprise partielle de 9 900 € sur 120 mois : 111,21 €, soit 289,34 € avec le prêt étudiant conservé, et 28 308,12 € au total, soit un surcoût de 1 635,06 € et une mensualité allégée de 184,10 €. Écart entre les deux montages : 3 908,28 € de coût total et 20,87 € de mensualité. Indemnités de remboursement anticipé de 140 €, 0 € et 0 € ; plafonnement à 66,55 € sur un solde à cinq échéances du terme, contre 70 € au taux de 0,5 %. TROISIÈME DOSSIER — prêt étudiant de 9 000 € à 8,40 % sur 60 échéances (184,22 € et 11 053,20 €), repris à 6,26 % sur 60 mois (175,09 € et 10 505,40 €) : 9,13 € de mensualité en moins et 547,80 € de coût total en moins. Zone gagnante fermée à 80 mensualités (137,89 € et 11 031,20 €) ; à 81 mois, 11 058,12 €, soit 4,92 € de plus que de payer jusqu’au terme. (10 septembre 2026)
R La rédaction de Reductis — page rédigée et vérifiée par notre équipe éditoriale. Vérifiée le 10 septembre 2026.