Baisser la mensualité d’un prêt étudiant : quatre solutions, dont le rachat de crédit
Elles se prennent dans l’ordre : la banque d’abord, le regroupement ensuite, le juge en dernier recours.
La règle est de commencer par la solution qui coûte le moins, et d’aller vers la suivante seulement quand la précédente est refusée. Beaucoup de demandes de regroupement arrivent chez un courtier alors que la banque d’origine n’a même pas été sollicitée. Les étapes d’une demande de rachat de crédit ne commencent réellement qu’après ce refus.
- 1Le report ou la baisse d’échéance c’est la demande la moins chère, et souvent gratuite. Elle s’adresse à votre banque, par écrit. Elle n’aboutit que si votre offre de prêt prévoit cette possibilité.
- 2La renégociation du prêt votre banque réécrit le contrat avec une durée plus longue, donc une mensualité plus basse. Elle n’y est jamais obligée, et elle accepte plus volontiers si vous êtes devenu un client qui gagne un salaire.
- 3Le rachat par une autre banque un nouveau prêt solde l’ancien, sur une durée plus longue. C’est la solution quand le prêt étudiant est votre seul crédit, parce que le regroupement, lui, en exige deux.
- 4Le regroupement de crédits vos crédits sont remplacés par un seul, avec une seule mensualité, plus petite. Il faut au moins deux crédits en cours, et un revenu que le prêteur peut mesurer.
Une cinquième porte existe, et elle n’est pas bancaire. Si votre banque refuse le report et qu’aucun prêteur ne reprend le dossier, le tribunal judiciaire peut accorder un délai de grâce : la suspension ou le rééchelonnement des échéances pendant deux ans au maximum, sans majoration ni intérêts de retard. La demande se fait sans avocat, sur le fondement de l’article 1343-5 du code civil.
Sortez votre offre de prêt étudiant et cherchez le mot « modulation » ou « report ». S’il y est, vous avez un droit à exercer, et il ne vous coûte rien. S’il n’y est pas, passez directement à la solution suivante : la demande sera refusée, et vous aurez perdu trois semaines.
Calcul à 6,26 %, taux relevé par Empruntis en juillet 2026 sur un regroupement de crédits à la consommation. Hors assurance et frais de dossier.
Le report d’échéance ne s’obtient que si le contrat l’a prévu
Deux conditions doivent être réunies, et la seconde ne dépend pas de vous.
Un report d’échéance ou une baisse de mensualité n’est pas un droit général : c’est une clause du contrat. Quand elle y figure, la banque doit l’appliquer. Quand elle n’y figure pas, la banque peut refuser sans motif, et elle refuse souvent.
Deux conditions se cumulent, et la seconde surprend :
- 1votre offre de prêt initiale doit prévoir la modulation ou le report;
- 2le système informatique de la banque doit savoir l’exécuter, une clause jamais utilisée depuis la signature du contrat n’est pas toujours gérable dans l’outil du conseiller.
Le cas se lit sur les forums bancaires : un emprunteur qui avait souscrit 21 000 € de prêt étudiant et dont les études s’allongeaient s’est d’abord vu confirmer la prolongation de son différé, puis annoncer que « le différé est impossible ». Sa banque lui a proposé à la place un nouveau prêt pour rembourser l’ancien, c’est-à-dire la troisième solution de cette page.
La demande se fait par écrit, en lettre recommandée avec accusé de réception, avec les justificatifs de votre situation. L’écrit sert à deux choses : il oblige la banque à répondre, et il constitue la preuve du refus si vous devez ensuite demander un délai au juge.
Le différé est prévu au départ : c’est la période pendant laquelle vous ne remboursez rien, ou seulement les intérêts, le temps de terminer vos études. Le report est une pause demandée en cours de route, une fois le remboursement commencé. Les deux se négocient auprès de la même banque, mais ils ne reposent pas sur la même clause.
Rachat de crédit étudiant : pourquoi un prêt seul ne peut pas être regroupé
Le regroupement exige au moins deux crédits ; le rachat d’un crédit unique, non.
C’est la distinction qui décide de la démarche, et presque personne ne l’écrit. L’article L.313-12 du code de la consommation réserve le regroupement de crédits aux opérations qui reprennent au moins deux crédits en cours. Si votre prêt étudiant est votre seul crédit, aucun organisme ne peut vous vendre un regroupement : ce serait illégal.
Ce qui reste ouvert, et qui donne le même résultat sur la mensualité, c’est le rachat pur et simple : une autre banque vous accorde un nouveau prêt, du montant qui reste à rembourser, sur une durée plus longue. Elle solde l’ancien à votre place. Vous n’avez toujours qu’une mensualité, elle est plus petite, et vous n’avez pas eu besoin d’un second crédit.
un rachat par une autre banque, ou la renégociation avec la vôtre.
les deux se reprennent dans un seul crédit, avec une seule mensualité.
un découvert n’est pas toujours compté comme un crédit en cours. Demandez-le avant de monter le dossier.
À partir du 20 novembre 2026, le périmètre s’élargit : les paiements en plusieurs fois, les mini-crédits et la location avec option d’achat deviennent des crédits à la consommation. Un étudiant qui a un prêt étudiant et trois paiements en trois fois aura donc, à cette date, les deux crédits que la loi exige. Nous détaillons ce changement dans notre page sur la réforme du crédit à la consommation.
À 1,92 % en moyenne, un prêt étudiant est souvent trop bon marché pour être racheté
Le taux relevé sur le marché est quatre fois inférieur à celui d’un regroupement, et c’est ce qui dicte la stratégie.
Un prêt étudiant est l’un des crédits les moins chers du marché. Le relevé le plus complet publié en 2026 — 99 barèmes bancaires comparés fin août sur une base de 20 000 € sur cinq ans — donne un taux moyen de 1,92 %, dans une fourchette allant de 0 % à 3,90 %.
L’écart dépasse quatre points, et il commande la stratégie. Quand vous avez d’autres crédits à côté, la bonne opération consiste souvent à faire regrouper les autres et à laisser le prêt étudiant là où il est : vous obtenez la baisse de mensualité sans payer un taux plus élevé sur la partie la moins chère de votre dette.
Le calcul s’inverse dans deux cas, et ils ne sont pas rares. Si votre prêt étudiant est dans le haut de la fourchette — autour de 3,90 % — l’écart se resserre et la reprise devient neutre. Et si votre problème n’est pas le coût total mais le montant prélevé chaque mois, alors allonger la durée vaut ce qu’elle coûte : c’est un arbitrage entre votre budget d’aujourd’hui et le total payé à la fin.
Les trois décisions sont chiffrées sur un même dossier, plus bas dans cette page.
Calculé comme un prêteur le calcule, avec ses conventions à lui. Vous verrez de combien vous dépassez, ou ce qu’il vous reste de marge.
Exemple chiffré : trois décisions comparées sur 23 900 € de crédits
Le même dossier traité de trois façons, avec la mensualité et le coût total de chacune.
Voici un cas complet, avec toutes les hypothèses écrites. Un jeune diplômé en poste, trois crédits en cours.
- 1Un prêt étudiant de 14 000 €, à 1,90 %
- 2Un prêt personnel de 6 500 €, à 7,90 %
- 3Un crédit à la consommation de 3 400 €, à 15,20 %
Le nouveau crédit est proposé à 6,26 %. L’assurance et les frais de dossier sont mis de côté, pour ne comparer que le crédit lui-même.
Trois décisions sont possibles, et elles ne donnent pas du tout le même résultat.
Voir les trois décisions comparées+
| Décision | Par mois | Total restant à payer | Écart |
|---|---|---|---|
| Ne rien faire, garder les trois crédits | 473,44 € | 26 673,06 € | référence |
| Tout faire racheter, sur dix ans | 268,47 € | 32 216,40 € | + 5 543,34 € |
| Garder le prêt étudiant, ne faire racheter que les deux autres | 289,34 € | 28 308,12 € | + 1 635,06 € |
Source : Calcul Reductis · Date : 15/09/2026
Regrouper les autres crédits et garder le prêt étudiant : l’option la moins chère
Vingt euros de plus par mois, et 3 908 € de moins au total. C’est le meilleur échange des trois.
C’est la troisième ligne du tableau, et c’est presque toujours la bonne décision quand le prêt étudiant est à taux bas.
Vingt et un euros par mois contre près de quatre mille euros au total : l’échange n’est pas discutable. Et il est facile à obtenir, il suffit de dire à la banque quels crédits vous voulez faire racheter. Elle n’a aucune obligation de tout reprendre.
Quand le prêt étudiant coûte plus cher que le nouveau crédit, tout reprendre devient gagnant
Au-dessus du taux du nouveau crédit, le prêt étudiant devient la ligne qu’il faut faire racheter en premier.
Tous les prêts étudiants ne sont pas à taux bas. Certains, signés hors dispositif garanti ou dans une banque qui n’en faisait pas une priorité, dépassent 8 %.
Sur un prêt étudiant de 9 000 € à 8,40 %, avec cinq ans restants, le faire racheter à 6,26 % fait gagner 547,80 € et allège la mensualité de neuf euros. Le geste utile est le suivant : comparez le taux de votre prêt étudiant à celui que la banque vous propose. En dessous, gardez-le. Au-dessus, faites-le racheter.
Ce taux à comparer s’appelle le TAEG sur les offres de prêt : c’est le taux tout compris, intérêts et frais obligatoires réunis. C’est le seul des deux chiffres affichés qui permette une comparaison honnête.
Le différé et la garantie de l’État s’arrêtent avec le prêt étudiant
Les deux sont attachés à ce prêt précis, et ne se reportent pas sur le crédit qui le remplace.
Un prêt soldé emporte avec lui tout ce qui était attaché à lui. Ni l’un ni l’autre n’interdit l’opération : ils se vérifient avant de signer.
Le différé s’arrête net, et le remboursement commence le mois suivant
La période pendant laquelle vous ne remboursez rien appartient au contrat du prêt étudiant.
Si vous êtes encore en différé — total, c’est-à-dire que vous ne payez que l’assurance, ou partiel, c’est-à-dire que vous payez les intérêts — le rachat y met fin. Le nouveau crédit s’amortit dès sa première échéance.
Pour un étudiant encore en cours d’études, c’est en général une mauvaise affaire : la mensualité passe de presque rien à une somme réelle. Pour un jeune actif qui a commencé à rembourser, la question ne se pose plus.
Le différé d’un prêt garanti par l’État ne peut de toute façon pas s’étendre au-delà de dix ans après la signature du contrat.
La garantie de l’État ne peut pas être réutilisée sur le nouveau crédit
Elle protège la banque sur un prêt précis, et disparaît le jour où ce prêt est remboursé.
Le prêt étudiant garanti par l’État couvre 70 % du capital emprunté, dans la limite de 20 000 €, par l’intermédiaire de Bpifrance. Cette garantie est attachée au prêt, pas à vous : le solder l’éteint, et elle ne se reporte pas sur le crédit qui le remplace.
Perdre cette garantie ne change rien à ce que vous devez. Elle ne vous protégeait pas, elle protégeait la banque contre votre défaillance. Ce qu’elle change, c’est la facilité à obtenir le prêt : elle explique pourquoi un prêt étudiant s’obtient sans revenus, et pourquoi le crédit qui le remplace, lui, en demande.
Les modalités de ce prêt garanti évoluent au 20 novembre 2026, en même temps que la réforme du crédit à la consommation.
Frais de dossier, garantie, courtage : le total avant de signer. Et rien ne peut vous être demandé avant que les fonds soient versés.
La caution de vos parents s’arrête, et ce qu’il faut sans salaire
Le remboursement libère la personne qui avait signé ; le nouveau prêteur peut en demander une autre.
Une caution s’engage sur un prêt précis. Le solder la libère définitivement, et le prêteur suivant peut en exiger une neuve.
La caution de vos parents s’arrête, mais le nouveau prêteur peut en demander une autre
Une caution s’engage sur un prêt précis : le solder libère la personne qui avait signé.
Si vos parents se sont portés caution, le remboursement du prêt les libère définitivement. Le nouveau prêteur, en revanche, peut exiger une caution neuve, et il le fait d’autant plus volontiers que vos revenus sont récents.
Une banque a besoin d’un revenu qu’elle peut mesurer sur des bulletins de paie. Sans salaire, le dossier ne passe pas seul, et trois montages existent : ils reposent tous sur quelqu’un d’autre, ou sur le temps.
c’est le montage le plus simple, et le seul qui n’engage personne d’autre. Trois mois de salaire suffisent à la plupart des prêteurs.
il emprunte avec vous, ses revenus s’ajoutent aux vôtres, et il doit la totalité de la dette comme vous.
en dessous du seuil à partir duquel le prêteur exige une garantie, la caution n’est plus demandée. Une durée plus longue produit le même effet, en abaissant la mensualité.
Se porter caution n’est pas une formalité : la personne qui signe s’engage à payer à votre place si vous ne payez pas, sur toute la durée du crédit, et son propre taux d’endettement en tient compte auprès de sa banque. Les critères d’acceptation d’un dossier détaillent ce que le prêteur regarde dans les deux cas.
Frais de remboursement anticipé : 140 € sur ce dossier, et souvent zéro
Ils se comptent crédit par crédit, et ils sont nuls en dessous de 10 000 € remboursés sur une même année.
Quand une banque rembourse vos crédits pour les remplacer, chaque prêteur peut réclamer une somme, une compensation pour les intérêts qu’il ne touchera pas. Cette somme est encadrée par la loi, et elle est souvent nulle. Le détail de tous les postes figure dans notre page sur les frais d’un rachat de crédit.
La règle vient du code de la consommation : rien n’est dû tant que vous remboursez moins de 10 000 € par avance sur une même année. Au-delà, le prêteur peut demander 1 % de la somme remboursée, ou 0,5 % s’il restait moins d’un an à courir.
Calcul Reductis du 15 septembre 2026, sur le dossier chiffré plus haut.
Le seuil de 10 000 € se compte crédit par crédit, pas sur le total
Trois crédits soldés le même jour ne s’additionnent pas pour franchir le seuil. Chacun est regardé seul.
C’est une bonne nouvelle mal connue, et elle change le chiffre final. Chaque contrat est examiné séparément.
Encore faut-il savoir lesquels, et à quel moment. Posez vos chiffres, et voyez ce qui peut sortir de la facture.
Dans le dossier ci-dessus, trois crédits sont soldés le même jour pour un total de 23 900 €. On pourrait croire le seuil largement franchi. Ce n’est pas le cas : seul le prêt étudiant, à lui seul, dépasse 10 000 €. Les deux autres sont en dessous, et ils ne coûtent donc rien.
La somme réclamée ne peut jamais dépasser les intérêts que le prêteur aurait encore touchés. Sur un prêt à taux bas soldé quelques mois avant la fin, c’est cette limite qui s’applique, et elle fait tomber le montant.
Les quatre chiffres à relever avant de demander un rachat de crédit étudiant
Ils sont tous les quatre sur votre offre de prêt ou sur le décompte que la banque vous remet sur demande.
La décision se prend sur quatre chiffres, et aucun ne se devine. Ils figurent sur votre offre de prêt, sur le tableau que la banque vous a remis à la signature, ou sur un décompte qu’elle doit vous fournir si vous le demandez.
- 1Ce qu’il vous reste à rembourser, à une date précise. Ce n’est pas le montant emprunté moins ce que vous avez payé : une partie de vos mensualités part en intérêts. Seul le décompte de la banque est juste.
- 2Le taux tout compris de votre prêt étudiant. Il s’appelle TAEG sur l’offre. C’est lui qu’on compare au taux proposé pour le nouveau crédit, et c’est lui qui décide.
- 3La date de fin de votre période sans remboursement. Elle dit s’il faut agir maintenant ou attendre, et c’est celle qu’on oublie le plus souvent.
- 4Le nombre de mensualités qu’il vous reste à payer. Sans lui, aucune comparaison n’a de sens : un crédit plus long est toujours plus léger chaque mois et plus cher au total.
Les six papiers à réunir pour déposer une demande
Rien d’exotique : l’offre de votre prêt, trois bulletins de paie, votre contrat de travail et des relevés de compte.
Le dossier d’un jeune diplômé est l’un des plus simples à monter, parce que son histoire bancaire est courte.
- 1L’offre de votre prêt étudiant, et le tableau de remboursement qui l’accompagne
- 2Vos trois derniers bulletins de paie
- 3Votre contrat de travail, ou une attestation de votre employeur
- 4Vos trois derniers relevés de compte, toutes les lignes visibles
- 5Votre dernier avis d’imposition
- 6Une pièce d’identité et un justificatif de domicile récent
Un dernier repère utile : la loi fixe un taux maximum au-delà duquel une banque n’a pas le droit de prêter. Pour un regroupement de crédits à la consommation, il est de 8,56 % depuis le 1ᵉʳ juillet 2026. Une offre au-dessus est illégale, et cela n’arrive pas chez un établissement sérieux.
Trois autres profils de début de vie active, et ce qui change pour eux
Un prêteur ne lit pas deux dossiers de la même façon selon le contrat de travail et son ancienneté. Les pages ci-dessous traitent les profils voisins d’un jeune actif diplômé.
Posez vos chiffres : nos partenaires l’étudient et vous disent ce qui passe et ce qui coince. Rien ne vous est facturé.
Questions fréquentes
Comment baisser la mensualité de mon prêt étudiant ?+
Quatre solutions, dans l’ordre du moins coûteux au plus engageant : demander un report ou une baisse d’échéance à votre banque, renégocier la durée du prêt avec elle, faire racheter le prêt par une autre banque, ou faire regrouper vos crédits si vous en avez au moins deux. Si tout est refusé, le tribunal judiciaire peut accorder un délai de paiement de deux ans au maximum.
Peut-on faire regrouper un prêt étudiant tout seul ?+
Non. L’article L.313-12 du code de la consommation réserve le regroupement aux opérations qui reprennent au moins deux crédits en cours. Avec un seul prêt étudiant, la démarche possible est le rachat : une autre banque accorde un nouveau prêt, sur une durée plus longue, et solde l’ancien. Le résultat sur la mensualité est le même.
Ma banque peut-elle refuser de reporter mes échéances de prêt étudiant ?+
Oui, si votre offre de prêt ne prévoit pas de clause de report ou de modulation. Ce n’est pas un droit général. Faites la demande par lettre recommandée avec accusé de réception, avec vos justificatifs : la réponse écrite vous servira ensuite, que ce soit pour un autre prêteur ou pour une demande de délai au juge.
Faut-il faire racheter son prêt étudiant, ou le garder de côté ?+
Comparez son taux à celui du nouveau crédit. Un prêt étudiant se situe en moyenne à 1,92 % contre 6,26 % pour un regroupement : dans la majorité des cas, la bonne opération consiste à faire regrouper vos autres crédits et à laisser le prêt étudiant là où il est. L’inverse devient vrai si votre prêt est dans le haut du marché, ou si c’est la mensualité du mois prochain qui pose problème.
La garantie de l’État est-elle transférée au nouveau crédit ?+
Non. Elle couvre 70 % du capital d’un prêt précis, dans la limite de 20 000 €, et elle s’éteint avec lui. Elle ne vous protégeait pas personnellement : elle protégeait la banque. Sa disparition ne change rien à ce que vous devez, mais elle explique pourquoi le crédit qui remplace le prêt étudiant demande, lui, des revenus.
Un étudiant sans revenu peut-il obtenir un rachat de son prêt étudiant ?+
Pas sur ses seuls revenus : une banque a besoin d’un revenu qu’elle peut mesurer sur des bulletins de paie. Trois montages existent, et ils reposent tous sur quelqu’un d’autre ou sur le temps : la caution d’un tiers qui travaille, un co-emprunteur, ou l’attente de trois mois de salaire une fois le premier emploi signé.
Combien coûte le fait de solder un prêt étudiant par avance ?+
Rien en dessous de 10 000 € remboursés sur une même année : l’article L.312-34 du code de la consommation l’interdit. Au-delà, l’indemnité est plafonnée à 1 % du capital remboursé, ou 0,5 % quand il reste moins d’un an à courir. Le seuil se compte crédit par crédit, pas sur le total du dossier.
Reductis ne prête pas, ne perçoit aucune somme de la part du visiteur, et met en relation avec des établissements et des courtiers ; le site est rémunéré par ses partenaires. Les calculs de cette page sont reproductibles à partir des hypothèses affichées. Cette page n’est pas un conseil personnalisé.
Nos sources
- 1Légifrance · Code de la consommation, article L.313-12 : le regroupement de crédits reprend au moins deux crédits en cours (17 septembre 2026)
- 2Légifrance · Code civil, article 1343-5 : délai de grâce accordé par le juge, deux ans au maximum (17 septembre 2026)
- 3Étudiant.gouv · Prêt étudiant garanti par l’État : garantie de 70 % du capital via Bpifrance, plafond de 20 000 €, différé limité à dix ans après la signature (17 septembre 2026)
- 4Selectra · Étude des taux de prêt étudiant, 99 barèmes bancaires comparés du 28 au 31 août 2026 sur une base de 20 000 € sur 60 mois : taux moyen 1,92 %, fourchette de 0 % à 3,90 % (17 septembre 2026)
- 5Légifrance · Code de la consommation, article L.312-34 : aucune indemnité de remboursement anticipé en dessous de 10 000 € remboursés sur une année (15 septembre 2026)
- 6Empruntis · Baromètre des taux de regroupement de crédits : 6,26 % pour un regroupement de crédits à la consommation (juillet 2026)
- 7Reductis · Calculs de cette page : trois décisions comparées sur un dossier de 23 900 €, mensualités et coûts totaux (17 septembre 2026)